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mardi 14 juin 2016

La leçon de Hani Ramadan contre l’islamophobie…

http://www.bvoltaire.fr/
Peut-on dire à des enfants que toutes les femmes qui ne sont pas voilées sont des prostipéripatétipute ?






Peut-on dire à des enfants que toutes les femmes qui ne sont pas voilées sont des prostipéripatétiputes ? Hani Ramadan (le petit frère de Tariq) vient de répondre à cette épineuse question devant une classe d’élèves suisses : « Une femme est comme une perle dans un coquillage. Si on la montre, elle crée des jalousies. Ici, la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre. ». Élégant !

Venu pour régler des problèmes d’islamophobie de cette classe (ne riez pas, dans le fond), Hani avait pourtant bien commencé en comparant la femme à une perle… Mais la perle se transforme vite en une pièce de deux euros, passant de main à main : de perle rare à vulgaire monnaie, il n’y a qu’un voile ! On notera l’intelligence toute particulière du professeur ou du directeur d’établissement qui, pour régler des problèmes d’islamophobie, s’amuse à inviter des personnes qui, justement, la provoquent de plus en plus par leurs discours…

Il fallait pourtant s’y attendre, Hani Ramadan, tout comme son frère Tariq, est le descendant du fondateur des Frères Musulmans. Mais si, cher lecteur, les Frères musulmans, c’est le groupe musulman islamiste plus modéré que les islamistes, mais plus islamiste que les musulmans modérés selon nos médias en fonction de là où il se situe sur le globe : en France, il s’agit de radicalisés proches de Daech ; au Maghreb, les chantres de la liberté des printemps arabes… Comprenne qui pourra !

Le journalMarianne ne s’en remet pas d’une telle bêtise faite par l’établissement et tente de se donner bonne conscience en remettant en cause la légitimité des frères Ramadan, ou en affirmant qu’ils défendent un islam radical qui fait peur, une mauvaise vision de l’islam, bla-bla-bla… Cependant, et les Français le constatent chaque jour dans la rue, il y a de plus en plus de musulmanes suivant les préceptes des Ramadan, qui s’affichent notamment en voile intégral, ou même simplement voilées. Par contre, on ne sait pas s’il y a beaucoup de musulmans qui lisent Marianne et qui en appliquent les principes coraniques républicains…

Entre l’islam rêvé par nos élites, pouvoir et contre-pouvoir, et l’islam que les Européens vivent au quotidien dans la rue, il y a un gouffre béant…

Pour en revenir à Hani, il avait déjà défendu la lapidation (charia oblige) des mêmes perles qu’il évoque aujourd’hui ! C’est dire à quel point il est un habitué de ce genre de sorties dans le domaine public. D’ailleurs, le bougre est directeur du Centre islamique de Genève et organise, en somme, la vie communautaire et spirituelle de la ville : un rôle public qui démontre à quel point les Frères musulmans progressent dans nos sociétés plus vite que n’importe quel prétendu « islam républicain ». Du reste, le musulman aujourd’hui se réfère bien plus volontiers aux Ramadan qu’à Boubakeur (preuve en est, ce n’est pas Boubakeur qui a été invité)…

« Couvrez cette femme que je ne saurais voir ! »

dimanche 14 septembre 2014

L’État islamique et l’islam dans tous ses états

Ce n’est pas en répétant qu’il s’agit d’une religion de paix qu’on la conciliera avec la modernité et les droits de la personne
samedi 13 septembre
À la suite de la prise de Mossoul par les combattants armés de Daesh (l’État islamique), et particulièrement après la décapitation, devant le monde entier, de deux journalistes américains, quelques voix musulmanes se sont indignées : « Ce n’est pas la vraie version de l’islam ! » Ou : « Ce n’est pas l’islam authentique. »
Après les attentats d’al-Qaïda aux États-Unis et en Europe, nous avons déjà entendu les propos semblables, lesquels insistaient sur la nature pacifique de l’islam.
Pourtant, un grand malaise s’installe au sein des musulmans, dans les pays musulmans et aussi parmi les musulmans d’Occident. Dans les pays musulmans, les groupes islamistes représentés par les Frères musulmans et les mouvements dérivés critiquent Daesh sans avouer que ce dernier ne fait qu’appliquer, à sa façon, leur théorie de l’État islamique à construire. Nous avons du mal à croire à la sincérité de l’Arabie saoudite lorsque le grand mufti de la Mecque, Abdul Aziz al-Asheikh, déclare dans la foulée que « l’extrémisme et l’idéologie de groupes tels que l’État islamique sont contraires à l’islam, sont le plus grand ennemi de l’islam et les musulmans en sont les premières victimes », pendant qu’un tribunal saoudien vient de condamner un jeune libéral, Raef Badawi, à 10 ans d’emprisonnement, à 1000 coups de fouet et à une amende équivalant à 300 000 $CAN pour avoir défendu la liberté religieuse. En plus, le grand mufti ne dit pas en quoi l’idéologie des groupes djihadistes diffère de celle du pouvoir saoudien.
À l’époque déjà, le pouvoir des talibans et d’autres pouvoirs islamistes n’ont pas provoqué beaucoup d’indignation chez les musulmans, malgré les exécutions des penseurs ou la lapidation des femmes adultères, ou lorsque ces pouvoirs imposaient le port du voile à toutes les femmes de leurs pays. Même le penseur islamiste très « modéré » Tarik Ramadan n’a pas trouvé mieux que proposer un moratoire sur la lapidation des femmes adultère !
Pourtant, beaucoup de musulmans, partout, y compris dans les villes occidentales, ont manifesté pour condamner à mort l’auteur des versets sataniques et les dessinateurs des caricatures du prophète.
On ne peut expliquer le malaise provoqué par le succès de Daesh et la participation des milliers de jeunes occidentaux au djihad à son côté, qu’en avouant que la doctrine intégriste wahhabite (la doctrine officielle de l’Arabie saoudite) domine l’islam d’aujourd’hui.
Comment reprocher à Daesh les exécutions de ceux qui refusent de se convertir à l’islam ou de payer la djizîa (un impôt spécial exigé des non-musulmans), sans remettre en question l’application de la charia ? Comment reprocher à Daesh l’exécution des mécréants, la lapidation de la femme adultère, les coups de fouet pour ceux qui boivent de l’alcool, tout en étant pour l’application de la charia ? Qui, parmi les musulmans croyants et les islamistes qui s’opposent à Daesh, peut prouver que les actions de Daesh ne sont pas conformes à la charia ? Eux, dans le meilleur des cas, préfèrent l’appliquer d’une façon plus « soft » ou sélective.
Or, ce n’est pas en répétant que l’islam est une religion de paix, même en s’appuyant sur des versets coraniques, que l’on concilie l’islam avec la modernité et le respect des droits de la personne. Les musulmans qui veulent vivre un islam pacifique et moderne (et non pas « modéré ») doivent rompre définitivement avec la pensée islamique dominante et se débarrasser d’un héritage lourd qui les plonge dans la violence et les guerres civiles.
Or, les conditions minimales d’un islam moderne sont les suivantes :
Il suffit de croire en Dieu et son prophète pour être musulman ;
Détruire tout lien entre politique et religion ;
Désacraliser le texte coranique ;
Déclarer que les versets violents sont inopérants ;
Déclarer les lois de la charia caduques.
http://www.vigile.net/L-Etat-islamique-et-l-islam-dans 

dimanche 26 janvier 2014

GB : une fratrie musulmane tente de kidnapper une « salope blanche infidèle »



(traductions + résumés) Lancashire – Six membres d’une famille musulmane traditionaliste ont été incarcérés. Ils avaient menacé de mort, violenté, et tenté de kidnapper une jeune anglaise de souche qui entretenait une relation amoureuse avec l’une des sœurs de la fratrie.

La famille musulmane n’approuvait pas la relation homosexuelle que Namza, l’une des neuf enfants, entretenait avec une femme blanche et non-musulmane. La famille souhaitait que Namza contracte un mariage arrangé au Pakistan avec un cousin. Après des échanges de textos qui évoquaient la nécessité de « défoncer cette salope blanche infidèle » [vocabulaire anglais : "battering that bitch" /"a kaffir" / "honkey"], ils ont tenté d’enlever la jeune anglaise. L’agression perpétrée par trois des soeurs et « supervisée » par l’un des frères, a été filmée par des caméras de surveillance (extrait vidéo ci-dessous, 17 secondes). Ils ont tenté d’enfermer la jeune femme dans le coffre d’une voiture.



Au tribunal, il a été révélé qu’un enseignant de la mosquée avait recommandé « d’agir avant qu’il ne soit trop tard » et avait « autorisé la violence ». Le juge a estimé que leurs actes étaient motivés par la haine raciale et religieuse. Les condamnations prononcées vont de 3 à 6 ans de prison.

http://informations-nationales-francaises-et-d-europe-non-censurees.fr/gb-une-fratrie-musulmane-tente-de-kidnapper-une-salope-blanche-infidele-video/

http://pamelageller.com/2014/01/six-muslims-abduct-assault-english-lesbian-blackburn-lancashire.html/#

samedi 4 janvier 2014

Les illusions perdues du Printemps arabe

Frank Nouma est un journaliste indépendant.

Le 17 décembre 2010, un jeune Tunisien, Mohamed Bouazizi, s'immolait par le feu, donnant ainsi naissance à la révolution du jasmin, puis au Printemps arabe. Certes, le monde démocratique avait toutes les raisons de se réjouir de ces révoltes. Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kaddafi en Libye, trois dictateurs dont la chute permettait donc, pensa l'Occident, la libération aussi inattendue qu'inespérée de peuples opprimés depuis de longues années. Mais force est de constater, si l'on dresse un premier bilan objectif, que c'est plutôt un hiver islamiste qui se profile à l'horizon. En Libye, les milices surarmées, anarchiques et hors de contrôle prolifèrent. En Égypte, les Frères musulmans sont sur le point d'instaurer une dictature religieuse. Enfin, en Tunisie, le fondamentalisme islamiste est en train de s'installer au coeur de la société.

Ce sont en effet les partis intégristes qui règnent désormais en maîtres, avec la probable inscription dans les futures Constitutions de la charia, cette rétrograde et obscurantiste loi islamique où le statut des femmes mais également ceux des homosexuels, des laïcs, des juifs et des chrétiens subissent un effroyable bond en arrière.

Dictature théocratique

C'est précisément l'un des enjeux du référendum que le président égyptien Mohamed Morsi, soutenu par les Frères musulmans, a soumis à son peuple, qui a favorablement répondu à cet appel identitaire. Car, il faut bien le reconnaître, il n'y a pas plus de démocratie en Égypte aujourd'hui que sous l'ère Moubarak. Au contraire, une nouvelle dictature théocratique est en train de se substituer à la dictature politique de l'ancien régime, avec une dérive autoritaire encore plus affirmée que la précédente. Elle dénie toute liberté de pensée, de parole, de culte autre que l'islam, et opprime les consciences en ce qu'elles ont de plus intime et « sacré ». Qu'il suffise, pour s'en convaincre, d'interroger les différentes minorités chrétiennes, dont les Coptes, qui furent pourtant jadis un des piliers culturels de l'Égypte. Les sociétés égyptienne, libyenne et même la société tunisienne sont en train de régresser de manière significative sur le plan des libertés individuelles. C'est une involution plus qu'une évolution, où toute référence à la laïcité, condition sine qua non de toute véritable démocratie, est bannie de la nouvelle loi.

Dans ces conditions, le grand critère de la démocratie - un régime politique dans lequel seul le peuple est souverain -, s'il est nécessaire, s'est révélé insuffisant. Certes, cette ultime définition est proche du sens étymologique du mot « démocratie » (pouvoir du peuple).

Seulement voilà, ce qui pouvait apparaître au départ comme un bien précieux, sinon une vertu, peut aussi se transformer, in fine, en une autre tyrannie : la dictature des masses. Surtout lorsque ces dernières s'expriment au détriment de la liberté des individus.

Démocratie

C'est le danger qui guette aujourd'hui, par-delà leurs indéniables mérites, les révolutions arabes, fussent-elles parées du beau nom - malheureusement galvaudé - de « démocratie ». Car c'est une étrange idée de la démocratie que se font ces nouveaux émirs de Tunis, de Tripoli ou du Caire : un système qui, contrairement à ce que préconisa Montesquieu dans De l'esprit des lois, ne connaît pas la séparation des pouvoirs en trois instances distinctes et indépendantes.

C'est dire qu'il ne saurait y avoir de démocratie, à moins d'en donner une définition tronquée, là où il n'y a pas de séparation entre les pouvoirs législatif (le Parlement), exécutif (le gouvernement) et judiciaire (la justice). C'est cette évidence que bon nombre de nos responsables politiques, nos intellectuels, ainsi que nos médias semblent ignorer lorsqu'ils qualifient de « démocratique » ce largement surévalué Printemps arabe. Sauf à limiter la démocratie au seul comptage des bulletins de vote et à en sacrifier l'esprit humaniste et universaliste. D'où cette question, si l'on veut véritablement aider, sans leurre ni hypocrisie, sans fausses promesses ni faux espoirs, les jeunes générations à emprunter, en ces terres tourmentées, le difficile chemin de la vraie liberté : qu'ont donc de si « démocratiques », à moins d'infirmer notre propre vision de la démocratie, ces prétendues révolutions arabes, lesquelles ne sont tout au plus que des révoltes populaires ?

Il est des avenirs prétendument radieux qui se révèlent parfois, faute de clairvoyance tout autant que de résistance, d'interminables et tragiques cauchemars.

lundi 23 décembre 2013

Pauvres Frères musulmans persécutés!...

Par Henri Boulad, sj - Le Caire, le 17 août 2013

L'Occident tout entier est outré, offusqué, scandalisé parce que l'armée égyptienne a osé déloger les Frères musulmans des deux bastions de Rabia et de Nahda, où ils s'étaient barricadés depuis plusieurs semaines. Bilan : plus de six cents morts dans les deux camps.
Aussitôt, les média bien pensants poussent des cris d'orfraie et demandent que le Conseil de Sécurité et les associations internationales des droits de l'homme condamnent avec la plus extrême fermeté cette sauvage agression.
Frères musulmansPauvres Frères musulmans victimes de la violence ! Ces gentils moutons, bien connus pour leur douceur et leur innocence, sont l'objet de procédés inacceptables. Il faut donc les défendre contre les loups dévorants de l'armée et de la police égyptiennes.
USA, Grande Bretagne, France, Allemagne, Turquie, ONU… se lèvent alors comme un seul homme pour dénoncer l'injustice, défendre ces innocents et inviter le monde à voler à leur secours. Les média internationaux enfourchent aussitôt Pégase pour pourfendre les coupables ...
Cette levée de boucliers pour réclamer et proclamer le droit de tout citoyen à manifester « pacifiquement » a quelque chose de tragi-comique.

Les faits

Mais, passons aux faits :
La mosquée de Rabaa, où s'étaient enfermés les Frères, était une véritable poudrière, où l'on a découvert un arsenal de guerre inouï.
Aucune dénonciation de l'Occident.
Depuis des semaines, les milices des Frères, armées jusqu'aux dents, sèment la terreur dans l'ensemble de la population d'Egypte : meurtres, enlèvements, kidnappings, demande de rançons, rapt et viol de filles mariées de force à des musulmans.
Aucune réaction de l'Occident.
Plus d'une vingtaine de postes de police pillés et brûlés; près d'une cinquantaine de policiers et d'officiers massacrés et torturés de la manière la plus sauvage.
Silence de l'Occident.
Mausolées soufis détruits et familles chiites massacrées ne soulèvent aucune émotion internationale.
Une cinquantaine d'églises, d'écoles et d'institutions chrétiennes brûlées dans la seule journée du 14 août.
Aucune protestation de la part de l'Occident.
Prêtres et chrétiens attaqués et tués – dont des enfants en bas âge - pour la seule raison qu'ils sont chrétiens.
Aucune dénonciation occidentale qui serait taxée d'« islamophobie », qui est aujourd'hui le crime des crimes.
Près de 1500 personnes massacrées par les milices de Morsi au cours de son année de règne.
Silence des médias.
Accords secrets de Morsi pour vendre l'Egypte à ses voisins, morceau par morceau : 40% du Sinaï à Hamas et aux Palestiniens, la Nubie à Omar el-Béchir, et la portion ouest du territoire à la Libye ... Tout cela est pain béni pour l'Occident, puisque c'est son œuvre ...
Lorsque l'Egypte décide enfin de réagir pour mettre un peu d'ordre dans la baraque... l'Occident crie à la persécution, à l'injustice, au scandale.

Mascarade, déception et terreur

Ce n'est un secret pour personne que les élections présidentielles furent une vaste mascarade et que le scrutin fut entaché d'énormes fraudes. Malgré tout, les média persistent à affirmer que Morsi a été le premier président de l'histoire d'Egypte élu « démocratiquement » et qu'il a pour lui la « légitimité ».
Le peuple égyptien, qui a bon dos, a quand même accepté de jouer le jeu, en se disant : voyons-les à l'œuvre. Le résultat fut tellement catastrophique – insécurité, chômage, inflation, pénuries de pain et d'essence, économie en chute libre, tourisme agonisant ... - que l'ensemble de la population, au bout d'un an, demande à Morsi de dégager.

En moins de deux mois, le mouvement « Tamarrod » rassemble plus de 22 millions de signatures réclamant son départ. En vain! Face à son obstination, plusieurs dizaines de millions d'Egyptiens – dont une majorité de gens du petit peuple qui étaient ses anciens partisans – déferlent dans les rues des grandes villes pour exiger son départ. Encore en vain!

L'armée – jusqu'alors neutre – se décide à intervenir pour soutenir le peuple et écarter l'indésirable, qu'elle garde en résidence surveillée. Au cours de longues heures d'interrogatoire, elle obtient de lui des révélations d'une gravité exceptionnelle, qui compromettent aussi bien les Frères musulmans qu'un certain nombre de pays étrangers.

Face à la prise de pouvoir de l'armée, l'Occident crie aussitôt au « coup d'État ». Si « coup d'État » il y a eu, celui-ci fut populaire et non militaire, l'armée n'ayant fait qu'obtempérer à la volonté du peuple. Celui-ci, excédé par un président qui l'avait trompé, floué, berné, a donc, par une réaction de survie, réclamé son départ.

Une petite histoire très savoureuse illustre bien ce que je dis. Quelqu'un achète au marché une boîte de conserves qui, une fois ouverte, se révèle avariée. Que va-t-il faire? La manger ou la jeter? La jeter bien entendu. C'est un peu ce qu'a fait le peuple égyptien auquel Morsi et les Frères promettaient monts et merveilles. Une fois la boîte ouverte, il s'est aperçu que l'intérieur était pourri. D'où sa réaction de rejet.

Suite à l'exclusion de Morsi, l'armée a voulu quand même associer les Frères musulmans au nouveau gouvernement en leur proposant de faire équipe avec les autres tendances. Ils se sont heurtés à un refus obstiné et systématique.

Après de nombreuses tentatives infructueuses de dialogue et de négociations avec eux, un nouveau gouvernement provisoire est mis en place.
Ils décident alors de « prendre le maquis » et de semer la terreur, ce en quoi ils ont bien réussi. Mais cette stratégie ne fait qu'augmenter leur impopularité, et l'on peut dire aujourd'hui que le peuple égyptien les exècre et les honnit.

Equipés des armes les plus sophistiquées, ils s'organisent un peu partout pour brûler, attaquer, tuer, détruire ...
L'armée décrète alors l'état d'urgence et impose un couvre-feu du coucher au lever du soleil. Mais les Frères musulmans s'estiment dispensés d'obéir. Hier soir, 16 août, de ma chambre, toute proche de l'avenue et de la place Ramsès grouillantes de leurs miliciens, j'entends explosions, coups de feu et tirs de mitraillette provenant des rues avoisinantes.

Après plusieurs sommations aux jeunes de rentrer chez eux, l'armée décide alors d'envoyer ses chars pour faire respecter le couvre-feu. Face aux dégâts probables, l'Occident bien pensant incriminera alors l'armée d'avoir eu le culot d'attaquer des manifestants « pacifiques » ...
Mais de qui se moque-t-on ?...
vu ici