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jeudi 22 décembre 2016

Women wage peace : des milliers de femmes en marche pour la paix !

Le pacifisme n'a pas la faveur des médias. Pourtant, cette initiative mériterait qu'on y regarde de plus près. Mieux, elle mériterait qu'on l'encourage ! Par Axel Leclercq -

La paix (la vraie) s’obtient rarement par les armes. Pour un monde sans guerre, ni conflits, on n’a rien inventé de mieux que le respect, l’amour et la tolérance. Fortes de ce constat irréfutable, des milliers de femmes juives, musulmanes, chrétiennes et athées, ont décidé d’unir leurs forces dans un magnifique combat pour la paix en Israël et en Palestine… Des images fortes, belles et pleines d’espoir.

Mujeres palestinas e isralíes marchan para exigir la paz

La Marcha de la Esperanza exigió el reinicio de las negociaciones entre los Gobiernos de Israel y Palestino por la paz de las futuras generaciones.
telesurtv.net

Ce mouvement a été baptisé Women Wage peace. Il a connu son premier coup d’éclat le 19 octobre dernier, quand une immense foule de femmes vêtues de blanc ont défilé pacifiquement devant la résidence du premier ministre israélien. De toutes confessions et de tous bords politiques, elles n’étaient là que pour une chose : réclamer la paix.

Depuis, de nombreuses autres marches similaires ont été organisées un peu partout en Israël, en Palestine et en Cisjordanie. Objectif : qu’un véritable dialogue s’instaure entre les différentes parties en conflit. Une démarche apolitique qui, peu à peu, prend une véritable ampleur, comme en témoignent ces magnifiques photos !
Amelia Navarro @AmeliaNavarroA
Miles de mujeres hebreas, musulmanas y cristianas marchan x la PAZ en Israel @WomenWagePeacehttp://youtu.be/YyFM-pWdqrY http://www.periodistadigital.com/opinion/politica/2016/12/10/video-ano-2016-mujeres-conmocionan-mundo-caminando-paz-palestina-israel.shtml#.WE06qX7oRnl.twitter 

. reports on Women Wage Peace's movement in Israel-Palestine calling for conflict resolution and dialogue

Alessandra Pinello @alepinello
Oggi a Mediterraneo @TgrRai ore 12,25 su @RaiTre con il @Cissong per parlare del video e del @WomenWagePeace @TgrSicilia

WomenWagePeace @WomenWagePeace
We are here, outside the Knesset, demanding that our elected officials report on their efforts to promote a diplomatic agreement

Lapido Media @LapidoMedia
In , @WomenWagePeace unites & women to build case for peace. @naomidarom @csmonitor http://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2016/1102/In-deeply-divided-Israel-Jewish-and-Arab-women-build-case-for-peace 
Le mouvement est tel qu’il a inspiré une superbe chanson à Yael Deckelbaum, en collaboration avec d’autres artistes de différentes religions. Ça s’appelle Prayer of the mothers (la prière des mères) et le clip reprend des images des manifestations pacifistes… Regardez cet extrait, c’est juste magnifique !

Ici, le clip dans son intégralité :
Les initiatives de paix sont nombreuses mais, bizarrement on en entend très peu parler. Comme si l’on préférait donner systématiquement la parole à ceux qui font le choix de la guerre…

Il est grand temps que les pacifistes aient aussi voix au chapitre. Donnons leur l’audience qu’ils méritent et, alors, peut-être que les choses finiront enfin par changer !

Vive Women wage peace !
 

vendredi 1 avril 2016

Marine Le Pen coupée au montage



Ce n’est pas croyable…j’en suis bouche bée.

Déformer autant la réalité afin de plaire à leur gouvernement corrompu, cela me donne la nausée.

On réalise aisément  comment les médias sont achetés par une élite au pouvoir qui décide ce que les gens doivent penser.

Lorraine

http://www.journaldemontreal.com/2016/03/30/marie-lepen-coupee-au-montage
Comme c’est bizarre.
Alors que l’entrevue (match de boxe?) Anne-Marie Dussault vs Marine Le Pen a été amplement critiquée au Québec, de l’autre côté de l’Atlantique, en France, c’est Le Pen qui passe pour avoir été mise K.O.

Que s’est-il passé?

Il s’est passé qu’en France l’émission satirique Le petit journal a proposé un micromontage de l’entrevue de 30 minutes en ne gardant que les portions qui l’arrangeaient.

Ils ont charcuté et tronqué une entrevue jusqu’à la dénaturer.

Dans certains cas, ils ont gardé une question de Dussault mais ont complètement occulté la réponse cinglante de Le Pen... C’est à la limite de la propagande...

Si je prends un match de hockey Canadiens-Bruins et que je ne garde au montage que les buts marqués par les Bruins, je peux réussir à vous faire croire qu’ils ont gagné la partie. Alors que c’est le Canadien qui l’a emporté 8 à 3.

Voici des répliques cinglantes de Marine Le Pen que les Français n’ont pas pu entendre:

«Vous avez l’air d’avoir beaucoup de complaisance pour ces jeunes d’extrême gauche.»

«M. Couillard, c’est celui qui est allé en Arabie saoudite y’a pas très longtemps et qui est revenu en étant devenu un ami du communautarisme alors qu’il en était l’adversaire, c’est celui-là, non?»

«Et il aurait fallu quoi... pour vous plaire... que je leur offre le déjeuner? Que je les remercie peut-être d’être venus ainsi perturber une conférence de presse en effectuant des violences?»

«Vous êtes journaliste, madame, vous n’êtes pas militante. Par conséquent vous êtes obligé de faire une analyse factuelle des choses.»

"Je suis une responsable politique. Ce serait bien qu'on parle de politique. Parce que depuis le début de cette émission, j'ai l'impression d'assister à un tribunal".

"Quand on est incapable d'avoir un argument sur le fond, on utilise cette litanie, on sort la boîte à insultes et on se sert : raciste, xénophobe, etc. Et on pense comme ça qu'on discrédite l'adversaire sans avoir besoin d'échanger des idées, de confronter des arguments. C'est précisément en gros ce que vous faites depuis le début de cette émission."

«Mais qu’est-ce que ça veut dire? Vous avez l’air de débiter comme ça une série de mots sans chercher même à savoir s’ils correspondent à la moindre réalité.»

«Vous croyez très sincèrement que c’est moi qui crée la peur du terrorisme, madame, ou ce sont les 130 morts du Bataclan? Ou ce sont les six attentats qui ont eu lieu en France dans les dernières années? Vous croyez sincèrement que c’est moi qui suscite la peur?»

Ils n’ont pas gardé un seul des malaises, un seul des silences, quand Le Pen pose une question à Dussault et que celle-ci ne sait quoi répondre.

C’est d’une mauvaise foi hallucinante.

Bizarrement, ils n’ont pas gardé l’extrait où AMD lance:

«Je ne réponds pas à vos questions, madame c’est moi qui pose les questions.»

Ce à quoi Le Pen répond: «Madame le procureur si c’est vous qui posez les questions dans ces termes-là.»

Je ne prends pas la défense idéologique de Marine Le Pen. Mais occulter ses réponses, parfois très bien envoyées, c’est mentir aux téléspectateurs français sur la nature même de cette entrevue.

p.s.: Le pire c'est qu'en France, plusieurs médias pourtant respectables, ont écrit des textes basés sur le "remontage" du Petit Journal, sans jamais manifestement avoir visionné l'intégralité de l'entrevue.
L’interview de Marine Le Pen à Radio-Canada - Le Petit Journal du 24/03

lundi 10 février 2014

Voici ce que j'ai envoyé à M. Harper « Le 10 février 2014

Miche Lampron 10 février 17:14

Voici ce que j'ai envoyé à M. Harper « Le 10 février 2014

Monsieur Harper,

Nous ne comprenons absolument pas votre changement de position quand a la possibilité de voter à visage «couvert». C'est totalement insensé, voire ridicule, et on a pas à permettre ça pour aucune raison ! On ne peut croire que vous allez aller de l'avant avec cette décision saugrenue sans que des politiciens s'y opposent farouchement.

Si des immigrantes islamiques veulent voter qu'elles le fassent à visage découvert et pièce d'identité en main. Pour avoir travailler aux élections, nous nous devions de vérifier scrupuleusement tous les détails de la personne qui venait voter et « à visage découvert»...
mais là, cette obligation ne s'appliquerait pas pour ces femmes...c'est ce que vous nous dites ? Qu'il y aurait maintenant des lois spéciales pour agrémenter «gentiment» ces communautés islamiques.

Vous auriez grandement intérêt à lire les journaux internationaux et les articles sur Internet, écouter les vidéos de menaces faites par les islamiques promettant de nous ENVAHIR et de nous ANÉANTIR. Ce n'est pas des paroles en l'air et c'est ce qu'ils sont en train de faire depuis plusieurs années déjà... une invasion sournoise qui est bel et bien réelle. Wake up please!

Vous êtes à même de savoir que la communauté Ahmadiyya, une branche dissidente de l'Islam, a bâti leur propre ville, Peace Village, à 50 km de Toronto et vit selon leurs principes de religion. Ils ont même des auto-patrouilles de police lettrées en arabe. De plus, le chef de police de Toronto, Bill Blair a autorisé en 2011, le port du hijab pour les musulmanes policières et la police d'Edmonton a emboité le pas. En Angleterre ils ont fait de même et sont pris avec des problèmes majeurs découlant de la communauté islamique, et ce, à différents niveaux. La France, où il y a environ 2,1 millions de musulmans, quant à elle, a refusé de se plier à ces demandes.

Le Qatar et l'Arabie saoudite font des dons importants régulièrement à différentes universités pour pouvoir y faire leur conférence de propagande par la suite et surtout que soient autorisés sans objection des accommodements de plus en plus envahissants.... comme à l'Université de Régina qui ont dû installer des bains de pieds, dans une salle d'eau publique, pour les ablutions des 700 étudiants musulmans, coût des installations $35,000.00 ... et sans oublier, les millions versés pour la construction de mosquées, qui poussent d’ailleurs plus vite que les champignons et sont souvent sous le couvert de «fausse œuvre de bienfaisance»… dont la mosquée d’Assuna au Québec, infiltrée par le FBI. Il y aurait du ménage à faire de ce côté et mettre à jour ces abus.

Je vous ferais remarquer qu’il y a un tribunal islamique depuis 1994, à Montréal, le premier du genre au Canada, selon un des membres, M. Ridwan Yusuf, également directeur de l’École musulmane de Montréal, où le port du voile hijab est obligatoire pour les musulmanes. De plus, situé à proximité de la prison de Bordeaux, la Masdjid Al-Islam est la seule mosquée au Québec, du moins officielle, à offrir des services correctionnels et gérer un cimetière musulman.

Est-ce légal, dites-moi Monsieur Harper ?

Il a été prouvé à maintes reprises que la taqiyya ou la doctrine de la tromperie islamique est très présente dans la politique islamique, surtout de nos jours.

Dans une entrevue à la Presse, M. Yusuf précise « Le conseil de la Charia ne tente pas de se substituer au droit québécois ou canadien, même si ses décisions sont exécutoires».

L'Islam, au de-delà de la religion proprement dite avec sa foi et son culte... est aussi, ne l'oublions pas, une puissance politique et un mouvement de civilisation générale. Comme on le sait la charia est la loi islamique et sectarisme. Le Coran est la source principale de la jurisprudence islamique, un mélange désordonné de haine, de violence gratuite irrationnelle, d'intolérance liée au racisme, d'appel au meurtre crapuleux. Les islamistes attaquent la société civile dans tous les pays appartenant à d’autres religions. Une grande majorité d’entre eux sont pour l’intégrisme et non pour la paix, la tolérance et le progrès !

Une religion d'obscurantisme, de misogynie, de phallocratie et d'hostilités marquées envers les peuples qui ne reconnaissent pas l'unique Dieu Allah !

En 2010, on estimait à environ 1,6 milliards de musulmans dans le monde... partagés parmi les trois (3) branches principales de l'Islam; sunnisme (90%), chiisme ( 10%), ibadisme (-1%).

Le docteur en sciences politiques de renom, Salem Ben Ammar, l'a bien dit « Il n'y a pas de pire crime que d'octroyer un statut de parti politique ( voter à visage couvert en est un en soi !) à des mouvements sectaires islamistes... djihadiste, salafiste, wahhabite ou goutbiste... qui prônent la Charia. La Charia est un instrument d'aliénation juridique de la femme et des minorités sexuelles, ethniques et religieuses.» Et le docteur en droit et spécialiste du droit arabe et musulman, Sami Aldeeb, rajoute en parlant des textes du Coran « Le Coran exerce une énorme influence, surtout négative, sur plus d’un milliard d’humains dans le monde. Particulièrement entre musulmans et non-musulmans. Le texte coranique reflète des normes qu’on peut qualifier aujourd’hui de criminelles et contraires aux droits de l’Homme.»

Admettre l'usage de celui-ci dans notre pays, c'est lui reconnaître un statut de plein droit, un droit de véto sur nos lois. À moins d'être masochiste, cupide, inconscient et irresponsable, cela équivaut à se tirer une balle dans le pied.

Il y a une limite à ne pas dépasser, comme le stipule la Commission des Droits et Libertés, à vouloir accommoder ceux et celles qui refusent de s'intégrer et revendiquent de vivre comme dans leurs pays d'origine en faisant fi de nos lois. Jusqu’où vont aller nos politiciens dans leur quête de pouvoir… jusqu’à laisser les islamiques empiéter sur nos terres, nos valeurs, notre identité !?!

Nous le répétons ces femmes doivent voter à visage découvert ou s'abstenir de le faire tout simplement. Point à la ligne !

Bien à vous,

Miche Lampron, Représentante de citoyens québécois

mardi 4 février 2014

La discrimination n’a rien de culturel

-CLAUDE LORTIE La Presse
L’autre jour, je prends un taxi à Toronto. Conversation banale avec le chauffeur. Vous venez d’où ? Montréal. « Ma fille étudie à Montréal, répond-il. À McGill. » Je lui demande alors s’il est allé lui rendre visite et il me répond que non, il n’est pas allé, et qu’il n’ira pas la voir. Pourquoi ?
« Parce qu’elle habite chez ma sœur », répond l’homme d’une cinquantaine d’années, d’origine indienne. « Et dans ma culture, tu ne vas pas en visite chez ta sœur. Depuis qu’elle est mariée, c’est la femme de son mari avant d’être ma sœur et ça ne se fait pas d’aller chez elle. »
« C’est comme ça dans ma culture », m’a-t-il répété quatre ou cinq fois, remarquant probablement l’incrédulité dans mon regard. Le tout sur un ton qui signalait « ma culture, c’est ma culture, point à la ligne ».
Quand je suis sortie de l’université dans les années 80, après avoir étudié les sciences politiques avec, notamment, Charles Taylor, j’étais de ceux qui se seraient inclinés devant une telle affirmation. C’est sa culture. Respect.
Sauf que depuis, j’ai changé d’avis.
Il y a des valeurs universelles qui dépassent les cultures et qu'on ne peut pas renier en s'excusant par la culture. Et la consécration de l’égalité entre hommes et femmes fait partie de ces valeurs modernes. Monsieur le chauffeur de taxi, vous pourrez me répéter autant que vous voulez que c’est votre culture qui vous permet de croire que votre sœur est devenue la propriété de son mari, cela ne fait pas de cela quelque chose d’acceptable, ici ou ailleurs.
***
Avez-vous lu les articles excellents et très troublants de ma collègue Katia Gagnon, parus ce week-end dans ces pages ?
Là encore, il était question de différences culturelles. De différences culturelles que l’on n’a pas à accepter. Des différences culturelles qui font que des jeunes filles habitant ici ou alors vivant à l’étranger, mais ramenées ici par des ressortissants canadiens d’origines culturelles diverses, sont obligées de marier des hommes qu’elles n’ont pas choisis. Leur vie matrimoniale est une série de viols. Leur vie en général, un cauchemar.
Cette réalité n’est pas rarissime. Elle n’est pas courante, mais bien présente. Assez pour que deux directrices de la protection de la jeunesse, celle du centre Batshaw et celle du Centre jeunesse de Montréal, demandent officiellement au gouvernement fédéral de mettre de l’avant une loi interdisant les mariages forcés. Une loi claire envoyant un message limpide : ceci n’est pas accepté ni acceptable au Canada.
***
Le multiculturalisme est un concept formidable quand vient le temps de lutter contre l’esprit de clocher, le racisme et autres intolérances liées à la différence. Mais il ne peut devenir, comme c’est de plus en plus le cas, une arme de recul social. Il doit servir à embrasser la dissemblance et la multiplicité de races, d’origines ethniques, de langues, de traditions, dans un contexte moderne, démocratique, où certaines valeurs contemporaines protégées par nos chartes sont inaliénables et doivent primer. En commençant par l’égalité entre les sexes et la protection des droits des homosexuels, deux piliers fondamentaux que les religions veulent ébranler par leur retour dans la vie civique par la porte de côté, celle que l’on ouvre en disant : « Désolé, différence culturelle. »
Oui, il y a des gens pour dire que mariages forcés, excision et autres violences liées à l’honneur sont des phénomènes qu’on ne peut comprendre que par la lorgnette de la différence culturelle…
Non. Ce sont des crimes. Point. Et aucune différence culturelle n’amoindrit leur gravité.
***
Il y a actuellement au Québec une soif légitime et incroyablement louable de manifester et de confirmer notre tolérance, une tolérance qui, en passant, est encore très jeune, puisque l’immigration et la diversité ethnique et culturelle du Québec demeurent un phénomène relativement récent. Ce désir d’inclusion fait dire à bien des gens que la Charte des valeurs n’a pas sa raison d’être. Et la légitimité de l’esprit de cette démarche est confirmée par l’apparition, devant la Commission parlementaire sur la Charte, de personnages dont les réflexions ahurissantes ne font qu’exprimer ignorance, égoïsme et méconnaissance de la réalité diversifiée de la société québécoise.
Mais le respect et l’inclusion de l’autre, c’est aussi se dire que les femmes venues d’ailleurs ont droit aux mêmes protections que celles, issues de la société d’accueil, pour qui mariages forcés, excision, tenues vestimentaires chastes obligatoires et autres expressions concrètes d’inégalités ne seraient jamais tolérés. Ou plutôt ne sont plus tolérés depuis qu’on a réussi à tasser l’Église et sa morale et sa conception de la société, de nos quotidiens.
Pourquoi a-t-on tant de difficulté à dénoncer ces réalités ?
***
Dans le débat sur la Charte, on a beaucoup dit que ce document ne réglait pas de problème, qu’il en cherchait. La réalité des mariages forcés, après celle des certificats de virginité, après les assassinats des sœurs Shafia, après la mort de la jeune Ontarienne Aqsa Parvez, qui refusait de porter le voile, nous montre cependant que sur le terrain, l’égalité entre hommes et femmes et le respect de l’intégrité des femmes sont réellement remis en question et que la réaction de nos institutions est parfois rendue confuse par notre désir d’adhérer à une vision multiculturaliste inclusive. On pourrait aussi parler du doyen de la faculté des Arts de l’Université York, à Toronto, qui croit acceptable qu’un étudiant refuse de travailler en groupe avec des femmes. Et de l’Université de Regina où, nous apprenait hier Le Devoir, des professeurs ont acquiescé à la demande de certains étudiants de séparer des classes entre hommes et femmes.
Peut-être que la Charte ne changera pas la mentalité de ces orthodoxes exaltés refusant d’étudier avec des femmes ou envoyant leurs filles mineures à l’autre bout du monde se marier avec des inconnus qui vont les violer le soir de leurs noces.
Mais peut-on commencer, quelque part, officiellement, publiquement, collectivement, à trouver les meilleurs moyens possibles pour que notre multiculturalisme et notre désir d’ouverture ne nous ramènent pas, malgré nous, à un conservatisme barbare dont tout le monde, inclusivement, collectivement, généreusement, mérite d’être affranchi.
L’égalité, c’est pour tout le monde. Nos chartes québécoise et canadienne la consacrent, mais cela n’a rien de culturel. C’est une valeur humaine universelle.
vu ici

samedi 25 janvier 2014

Le nouveau triangle amoureux : gauche, islam, multiculturalisme

Quel est donc, me direz-vous, ce «nouveau triangle amoureux» ? Eh bien ! Il s’agit de la pernicieuse accointance, que certains jugeront peut-être contre-nature, entre la gauche, l’islamisme et le multiculturalisme.

C’est d’ailleurs le thème central du livre d’un jeune auteur, Jérôme Blanchet-Gravel, étudiant à l’Université Laval, qui vient d’être publié aux éditions Accent Grave.

Cette idée d’une alliance objective entre la gauche d’ici et d’ailleurs (rongée par une haine ancienne de la civilisation occidentale), l’islam radical (une religion affligée d’une incompati- bilité congénitale avec la démocratie et réfractaire par essence aux valeurs de l’Occident judéo-chrétien) et le multicul- turalisme (idéologie favorisant la juxtaposition des identités, conduisant ainsi à l’échec de l’intégration à la société d’accueil), cette idée, dis-je, n’est pas nouvelle, mais elle est exposée avec clarté par Jérôme Blanchet-Gravel.

Pourquoi, pensez-vous, la gauche, dans la plupart de ses avatars, s’est-elle acoquinée avec les forces obscurantistes de l’islam radical ? C’est tout simple : ceux qui ont le même ennemi deviennent des amis.

Cet ennemi commun, c’est, bien sûr, l’Occident démocratique et capitaliste. Et du même coup, Israël, terre de liberté au cœur du monde musulman, devient l’incarnation exemplaire de cette civilisation qu’il est impérieux d’éradiquer à tout prix. C.Q.F.D.!

«Les marxistes et les islamistes, écrit le professeur Robert Wistrich, de l’Université hébraïque de Jérusalem, divisent le monde d’une façon simpliste et manichéenne entre les forces de la Lumière et celles de l’Obscurité, entre les impérialistes et les masses opprimées… Dès lors, une fois que les Palestiniens ont été définis comme la victime absolue (une fiction bien commode), les sionistes deviennent nécessairement l’oppresseur absolu accusé du génocide palestinien.»

Que voilà une mixture idéologique toxique cimentant depuis des lunes l’alliance entre Marx et Mahomet, entre les gauches de presque toutes obédiences et les bataillons totalitaires islamistes.
Et comme à la belle époque où les intellectuels occidentaux se pavanaient en «idiots utiles» du communisme triomphant, nous avons, dans les salles de rédaction et les tours d’ivoire universitaires, toute une cohorte d’idiots utiles copinant stupidement avec l’islamisme tout pétri de haine de l’Occident et des Juifs.

Dan son livre, Jérôme Blanchet-Gravel ne fait en somme qu’expliciter les tenants et les aboutissants de cet étrange triangle amoureux et il prend bien soin de l’illustrer par des faits tirés de l’actualité du Québec et d’ailleurs.

À titre d’exemples, citons la trahison de l’égalité homme-femme par la Fédération des femmes du Québec et le cas d’Amir Khadir, figure centrale de l’islamo-gauchisme. L’auteur ne passe pas non plus sous silence les ravages de ce triangle amoureux dans les pays européens.

En lisant ce livre, il vous apparaitra vite combien ce triangle amoureux malsain est à l’œuvre dans le débat en cours au Québec sur la neutralité de l’État et l’identité nationale.

Nous pouvons ainsi observer que l’essentiel de la gauche au Québec (NPD, Québec Solidaire), les défenseurs du multiculturalisme canadien valorisant la non-intégration (parmi eux, le PLQ, pathétique et burlesque), et les groupes islamistes et obscurantistes se retrouvent côte à côte et solidaires dans le débat sur la charte.

http://www.radioh2o.ca/le-nouveau-triangle-amoureux-gauche-islam-multiculturalisme/

lundi 13 janvier 2014

Temps durs pour le multiculturalisme canadien

Heureux hasard du calendrier, vendredi
En une du Devoir, un professeur d’université de Toronto, Paul Grayson, affirme que le Canada aurait besoin d’une Charte des valeurs à la québécoise. Extrait:
Selon M. Grayson, le Québec a raison de vouloir se doter d’un mécanisme de règlement des demandes d’accommodement, comme le prévoit le projet du ministre Drainville, ainsi que d’interdire le port des signes religieux. « Je vois le besoin d’une très, très stricte séparation entre l’État et l’Église. Il ne devrait pas y avoir une intrusion du sacré dans le laïque. »
Quand on lui soumet que l’initiative de Québec a parfois été présentée dans le reste du Canada comme une velléité à caractère raciste, M. Grayson estime qu’il y a plus d’appuis qu’on le croit. « Ce sont les élites qui parlent. Beaucoup de gens à qui je parle pensent que les Québécois ont de bonnes idées quand ils voient les excès. Le prix à payer pour restreindre l’intrusion des croyances religieuses dans la sphère publique est peut-être qu’il faut interdire le port du crucifix. Si c’est le prix à payer pour que tout le monde soit traité également, soit. Je ne vois pas le problème. »
En matinée, le New York Times met en ligne mon texte qui traite de la Charte québécoise, dans le contexte plus large du rejet du multiculturalisme en Europe et de son déclin au sein du Canada.
Qu’en est-il au juste ?
J’avais creusé la question en octobre 2010 dans une série de trois articles portant sur l’Europe et le Canada. Les voici, en rafale:

1. Europe: le double échec du multiculturalisme

La chancelière allemande n’y est pas allée avec le dos de la main morte. Angela Merkel, conservatrice, vient d’annoncer que la politique de « Multikulti, le concept selon lequel nous vivons des vies parallèles et en sommes heureux a échoué complètement ».
Mme Merkel a ainsi heurté un énorme tabou, dans l’Allemagne moderne où la tolérance à l’autre a été vue comme le prix à payer pour, disons, un passé excessif en sens inverse. Ces derniers jours, un sondage a illustré le pourrissement du climat: le tiers des Allemands affirment que les immigrants sont des fraudeurs de l’aide sociale. Ambiance.

La chancelière, qui est en période pré-électorale, a décidé de lever le ton. La société allemande a un comportement humaniste, hérité de la chrétienté, et « ceux qui n’acceptent pas ça sont au mauvais endroit ici ». Et, de toute façons, les immigrants qui vivent en Allemagne doivent s’adapter et apprendre l’Allemand « immédiatement ».
Le revirement allemand sur la question multiculturelle n’est que le dernier épisode d’un effondrement de ce concept en Europe. Le précédent domino à tomber fut la Grande-Bretagne, où les travaillistes, hier grands promoteurs du concept, ont entrepris depuis trois ans un virage mettant en avant le concept de « British first ».
Même toi, Gordon ?
Gordon Brown relayait ainsi en novembre dernier le sentiment palpable dans une large part de l’opinion britannique:
«Je connais des gens inquiets du fait que l’immigration fragilise leurs salaires et les perspectives d’emplois de leurs enfants, et ils s’inquiètent aussi de savoir s’ils vont trouver un logement décent pour leur famille.»
«Ils veulent être sûrs que le système est à la fois sévère et juste. Ils veulent être sûrs que les nouveaux arrivants dans le pays accepteront leurs obligations (…): obéir à toutes les lois, parler anglais est important, payer leurs impôts».
Malheureusement, le reflux du multiculturalisme et de ses excès s’opère, non dans une discussion éclairée dont l’objectif doit viser une politique publique mieux à même d’assurer le succès de l’intégration des nouveaux arrivants, mais dans une sale ambiance de refus de l’autre, de montée des préjugés et de stigmatisation des minorités. Les politiques honteuses de la France de Sarkozy et de l’Italie de Berlusconi face aux Roms en sont l’exemple extrême, mais non unique.

Un recul mondial
Dans un très intéressant texte, publié en janvier et présentant une défense argumentée du multiculturalisme canadien pour le compte du gouvernement fédéral, l’éminent intellectuel canadien Will Kimlicka admet que le concept subit un « recul mondial » depuis 2006. Il en fait la synthèse qui suit, que je cite largement :
Dans la plupart des autres pays du monde, il existe une perception généralisée stipulant que le multiculturalisme a « échoué » et qu’il est temps de « prendre un recul » à l’égard du multiculturalisme, qui a été poussé « trop loin ».
L’exemple le plus frappant de ce recul du multiculturalisme nous est probablement fourni par les Pays‑Bas. Cet État a adopté l’ensemble de politiques de multiculturalisme le plus ambitieux de l’Europe de l’Ouest au cours des années 1980. À partir des années 1990, toutefois, on a commencé à réduire la portée de ces politiques, pour les abandonner presque complètement au cours des années 2000. Le multiculturalisme aux Pays‑Bas a été remplacé par des politiques sévères et coercitives d’« intégration civique », lesquelles (selon les opposants, du moins) ressemblent tout à fait à l’ancienne assimilation.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui considèrent l’exemple néerlandais comme le prototype de « l’échec du multiculturalisme ». D’autres pays européens le citent pour justifier un recul de leurs propres politiques de multiculturalisme, ou pour ne pas adopter de telles politiques. C’est le cas, par exemple, en Grande-Bretagne, où le New Labour a largement abandonné son engagement à l’égard du multiculturalisme.
De plus, plusieurs pays européens qui avaient un jour envisagé le multiculturalisme suivent maintenant le modèle néerlandais, adoptant des politiques d’« intégration civique » coercitive – par exemple, l’Autriche et l’Allemagne. Et tandis que ce recul est le plus fort en Europe, on constate une tendance similaire en Australie [...].
Ce contrecoup et ce recul mondiaux sont aujourd’hui si répandus que même les organismes intergouvernementaux internationaux qui avaient déjà promu le multiculturalisme s’en dégagent désormais. Par exemple, le Conseil de l’Europe a récemment déclaré que le multiculturalisme est simplement l’envers de l’assimilation, une affirmation qui est également fondée sur l’hypothèse d’une opposition irréconciliable entre la majorité et la minorité, menant à [traduction] « une ségrégation communautaire et une incompréhension mutuelle ».
Dans ce débat européen, le multiculturalisme est tenu responsable de toutes sortes de maux. En particulier, on affirme que le multiculturalisme a favorisé :
*la ghettoïsation résidentielle et l’isolement social des immigrants;
*l’accroissement des stéréotypes et, par conséquent, des préjugés et de la discrimination entre les groupes ethniques;
*le radicalisme politique, en particulier chez les jeunes musulmans;
*la perpétuation de pratiques d’intolérance entre les groupes d’immigrants, qui a souvent pour effet de restreindre les droits et les libertés des filles et des femmes.
Selon les opposants, ces problèmes s’aggravent depuis les années 1980, mais on n’en a pas tenu compte en raison de l’idéologie naïve et, en fait, pernicieuse, du multiculturalisme, qui tenait pour acquis qu’il était en quelque sorte « naturel » que la société soit divisée en groupes ethniques distincts et déconnectés, chacun avec ses propres espaces territoriaux, valeurs politiques et traditions culturelles. En conséquence, les sociétés européennes [traduction] « se dirigeaient en somnambules vers la ségrégation », ce qui a mené à une crise ethnique.
Les citoyens se félicitaient eux‑mêmes pour leur attitude de « vivre et laisser vivre » à l’égard des immigrants, tout en ne tenant pas compte des niveaux croissants de ségrégation et de marginalisation.
Voilà, en bref, le récit dominant au sujet du multiculturalisme en Europe. On dit avoir fait l’essai du multiculturalisme et avoir échoué, avec de graves conséquences sociales. Aujourd’hui, le multiculturalisme est répudié, à la fois par des pays et par des organismes paneuropéens.
Le seul remède maintenant consiste à insister pour que les nouveaux arrivants accordent la priorité à leur nouvelle identité nationale par opposition à leur identité ethnique ou confessionnelle d’origine – ils doivent accepter d’être « Néerlandais d’abord », du moins dans la vie publique, et renoncer à leurs revendications d’accommodements institutionnels ou d’expression politique de leurs identités ethniques. Pour qu’elles puissent être le moindrement préservées, les identités ethniques doivent s’exprimer uniquement dans la sphère privée, sans fournir de fondement aux revendications politiques de multiculturalisme.
Kimlicka estime que les Européens font fausse route et attribuent à tort au multiculturalisme des problèmes qui sont également apparus dans des pays, comme la France, qui ont eu une politique non-multiculturelle.

Les deux victimes du multiculturalisme
C’est possible. Mais quoi qu’on puisse penser de la qualité intrinsèque des politiques multiculturelles (que Kimlicka défend avec brio), on doit constater qu’après des décennies d’application, elles sont rejetées par les majorités européennes. Lorsqu’on veut promouvoir une forme de vivre-ensemble, son rejet par la majorité n’est-il pas, en soi, la preuve de son échec ?
L’écrasement du multiculturalisme européen n’est pas une bonne nouvelle. Les majorités s’estiment victimes de la naïveté des élites face à la difficulté de l’intégration, surtout des musulmans. Les minorités ethniques sont victimes du retour de balancier et de l’intolérance qui se faufile — non, qui triomphe — dans son sillage.
Ce concept aura donc été un double échec. Son incapacité à réussir son enracinement durable dans les consciences collectives d’une part, et d’autre part sa disparition trop brusque pour donner lieu à un nouvel équilibre intégrateur, respectueux des uns et des autres.

2. Le multicul au Canada: au point de bascule ?

canadaCela se passait à Los Angeles, au printemps 2009. Le Consul général du Canada avait rassemblé à sa table plusieurs personnalités californiennes autour d’un Premier ministre d’une province de l’Ouest que je ne puis nommer. J’étais de passage, en promotion des écoles internationales d’été du Cérium, et je fus invité.
Un Californien aborda avec le PM canadien la question de l’immigration. « Nous, ici, on a des tas de problèmes avec les immigrants mexicains, dit-il. Mais vous, au Canada, vous semblez avoir trouvé la formule qui marche. Pouvez-vous nous donner des conseils. »
Nous étions en pleine crise des accommodements au Québec et, ayant entendu souvent des représentants canadiens de par le monde, je m’attendais à la cassette habituelle des exploits multiculturels de notre beau grand pays, phare post-moderne de l’univers. Eh non. Le PM eut la franchise que permettent l’éloignement et l’anonymat.
« Ce n’est pas aussi rose que vous le pensez. Les problèmes d’intégration sont très réels partout au Canada. Il y a un mécontentement que je sens grandir dans la population. Il n’en faudrait pas beaucoup pour que les braises s’enflamment. » Le Californien était très déçu. Pas moi.
J’avais encore à l’esprit un article de La Presse qui avait démontré qu’il y n’avait pas plus de plaintes de discrimination raciale au Québec qu’en Ontario (même si nous n’avons pas de leçons à donner pour l’embauche des minorités, loin s’en faut). La seule grande différence entre le Québec et l’Ontario: ici, on en parle !
Du moins, c’était vrai. Car la prédiction du PM de l’Ouest est en train de se réaliser. Dans le Globe and Mail de ce mardi, la chroniqueuse Margaret Wente écrivait ce qui suit au sujet des cas allemands et canadiens:
Comme les Canadiens, les Allemands ont été inondés de propagande officielle célébrant les joies de la diversité ethnique. Dans les deux pays, le fait d’exprimer des doutes au sujet de la politique d’immigration était socialement verboten. Comme l’explique la journaliste allemande Sabine Beppler-Spahl dans le magazine en ligne Spiked!, « être ‘pro-immigration’ ou ‘pro-multiculturalisme’ en Allemagne aujourd’hui est l’équivalent d’un statut social, une façon de prouver que vous êtes culturellement raffiné et cosmopolites, contrairement aux classes populaires incultes et racistes. »
L’histoire et la composition de l’immigration au Canada sont résolument différentes de la situation allemande. Mais notre point de bascule est aussi sur le point d’arriver. Et lorsqu’il arrivera, il n’y aura pas de retour possible.
La date du point de bascule
Ce point de bascule pourrait avoir une date: le lundi 25 octobre prochain. C’est la date où l’une des villes les plus cosmopolites du monde, la plus importante au Canada, Toronto, pourrait élire un maire très nettement post-multiculturel: Rob Ford. (La course est très serrée.)
Il est ouvertement critique de la politique d’immigration canadienne, juge que le pays a suffisamment d’immigrants et a voulu déclarer Toronto une « zone libre de réfugiés » pour refuser d’accueillir les Tamouls réfugiés en Colombie-Britannique. Comme l’indique ma collègue Chantal Hébert, ces déclarations très un-canadian ont fait monter sa cote de popularité.
Ford surfe sur un retour de balancier défavorable aux immigrants qu’on n’aurait pas cru possible dans le Canada multiculturel il y a quelques années à peine. Je vous ai parlé récemment des sondages réalisés en juillet et en septembre par la firme Angus Reid sur les attitudes des Canadiens et des Américains face à l’immigration.
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Angus Reid perçoit un durcissement de l’opinion canadienne face à l’immigration ces dernières années. La moitié des répondants, notamment, souhaitent que les réfugiés Tamouls soient déportés et retournés au Sri Lanka !


Un révélateur, la burka
En avril dernier, les éditorialistes bien-pensants du Canada anglais ont fondu sur le Québec pour la décision du gouvernement Charest d’interdire le port du voile intégral dans les services publics.
Angus Reid a la bonne idée de faire un sondage qui démontre, comme prévu, que l’immense majorité des Québécois y sont favorables. Mais il révèle aussi, ce qui est surprenant, que des majorités existent également au Canada anglais pour cette interdiction:
Manitoba, Saskatchewan: 65%
Colombie-Britannique: 70%
Maritimes: 73%
Ontario: 77%
Alberta: 82%
Québec: 83%
Un autre sondeur, ayant obtenu des résultats similaires, a avoué que lui et son équipe avaient été très surpris de ces réactions. « On est au Canada, on n’interdit rien ici » a-t-il commenté.
Étrangement, dès la publication de ce sondage, le chef du parti qui a inventé le multiculturalisme, Michael Ignatieff du PLC, s’est découvert une tolérance nouvelle pour l’approche québécoise !
Ces mouvements de mauvaise humeur de l’opinion canadienne envers l’immigration, les réfugiés et les cas comme la burka n’épuisent évidemment pas le débat sur le multiculturalisme et n’en annoncent pas le décès. Mais elles sont symptomatiques d’un ras-le-bol palpable.
Or le déclin du multiculturalisme n’est pas seulement perceptible chez les Rednecks et les intolérants des classes inférieures « incultes et racistes », mais dans toute l’opinion canadienne.
Il est aussi perceptible dans la haute société canadienne. Chez des intellectuels et même, chez les juges. Ce que nous verrons dans notre épisode de demain…

3. Le multiculturalisme, en recul dans l’élite canadienne

biss1Le titre de l’éditorial du Globe and Mail de vendredi dernier était éloquent: « Biffez le mot ‘multiculturalisme’ du vocabulaire national« . Non, les penseurs du journal de l’intelligentsia canadienne ne veulent pas tourner le dos au concept qui définit la politique de citoyenneté du pays depuis 40 ans. Mais ils admettent que son label, le mot, est à ce point discrédité qu’il faudrait en changer.
Un peu comme nos penseurs québécois ont inventé le mot « interculturalisme » pour ne pas utiliser le terme, honni au Québec, de l’invention trudeauiste. Certes, l’artifice est faible: mon collègue de l’UdeM Daniel Weinstock a déclaré publiquement que c’était essentiellement la même chose et Charles Taylor, le jour de la sortie du rapport portant pour moitié son nom, expliquait à la CBC que « l’interculturalisme, c’est le multiculturalisme avec un ajustement » (with a twist), cet ajustement étant le fait français au Québec.
Reste que l’éditorial du Globe est symptomatique. Lorsqu’une idée, ou une marque de commerce, est en déclin, on commence par en changer l’intitulé. (Et les éditorialistes du Globe écrivaient ce jeudi que le problème du Multikulti en Allemagne est que les Allemands n’avaient pas bien appliqué les préceptes de sa variante canadienne.)
Il y a toujours eu, dans la classe intellectuelle canadienne, des voix s’opposant au multiculturalisme. Le plus connu est évidemment l’auteur Neil Bissoondath, qui a pris racine au Québec.

Le problème des enclaves ethniques
Mais parmi les voix influentes qui pèsent dans le débat, on compte celle du sondeur et analyste (et ex-conseiller de Mulroney) Allan Gregg. Dans le magazine torontois Walrus, Gregg a lancé un gros pavé dans la mare du multicul en 2006 dans l’article intitulé : « Crise d’identité : le multiculturalisme : un rêve du vingtième siècle devient une énigme du vingt et unième siècle »
On y lisait notamment cet argument souvent repris par les critiques canadiens du concept:
Alors que les visiteurs sont souvent ébahis par le mélange multiculturel visible sur les rues de nos villes, on perçoit de manière croissante les fractures s’installer dans la mosaïque canadienne, et les groupes ethniques pratiquer l’auto-ségrégation.
En 1981, Statistique Canada avait répertorié six ‘enclaves ethniques’ au pays, c’est-à-dire des communautés dont plus de 30% des membres viennent d’une minorité visible. Vingt ans plus tard, Statistiques Canada a identifié dans rapport sur les « Quartiers de minorités visibles à Toronto, Montréal et Vancouver » une explosion du nombre de ces enclaves, à 254.
D’autres auteurs notent également que si le multiculturalisme pouvait fonctionner pour les cohortes précédentes d’immigration, essentiellement européennes, les nouvelles cohortes de minorités visibles, notamment sud-asiatiques, s’intègrent beaucoup moins facilement et ont tendance à rester dans les enclaves ethniques après la seconde génération, ce qui est préoccupant.
Les échecs européens du multiculturalisme ont un impact sur la nature du débat canadien et alimentent une angoisse palpable, chez deux Canadiens sur trois, quant à l’intégration des minorités visibles.
Dans son rapport du début 2010 pour le gouvernement fédéral, l’intellectuel pro-multiculturalisme Will Kimlicka admet que le concept-clé de l’édifice social canadien est désormais sur la défensive:
C’est ce thème – la situation européenne présageant de l’avenir du Canada – qui a dominé le débat public sur le multiculturalisme au Canada au cours des dernières années. De nombreux commentateurs sont convaincus que le Canada suit la route tracée par l’Europe et surveillent donc constamment la situation dans l’espoir de relever une preuve, aussi mince soit-elle, qu’on retrouve au Canada la même ségrégation qu’en Europe, le même isolement, les mêmes préjugés et la même polarisation.
Kimlicka estime que ces critiques font fausse route et il argumente avec force. Mais la situation politique n’est plus celle des Trudeau et Mulroney, les grands promoteurs de la politique multicul. Au contraire, le gouvernement Harper semble de plus en plus tiède envers cette politique et, bien qu’il fasse une cour active aux groupes ethniques pour bâtir sa propre coalition de conservateurs économiques et sociaux, ses politiques en matière d’immigration et de réfugiés relaient le malaise grandissant de l’encore majorité blanche du pays.

Le recul du multicul, côté cour
Les tribunaux canadiens ont été, au fil des ans, les grands promoteurs du multiculturalisme. Dans l’affaire du Kirpan de 2006, la Cour Suprême a probablement exprimé avec le plus de vigueur le primat de la différence — le droit de porter une arme blanche, inoffensive mais religieusement symbolique, dans une école publique où toutes ces armes sont prohibées — sur les règles communes d’une société laïque.
Une récente décision du plus haut tribunal ontarien posant le principe général que les musulmanes peuvent témoigner avec un voile intégral est l’exemple le plus récent — et le plus extrême — de cette tendance.
Cependant, comme l’indique le mémoire déposé ce mardi (pdf) par les signataires du Manifeste pour un Québec laïque (transparence totale: j’ai signé le manifeste), des brèches commencent à apparaître dans la carapace multiculturelle juridique.
D’abord en 2007, la Cour a rejeté les prétentions d’un citoyen juif dans une affaire de divorce. La décision affirme la validité de règles et de valeurs communes face aux différences d’origines religieuses:
le droit à la protection des différences ne signifie pas que ces différences restent toujours prépondérantes. Celles‐ci ne sont pas toutes compatibles avec les valeurs canadiennes fondamentales et par conséquent, les obstacles à leur expression ne sont pas tous arbitraires.
La Cour suprême devient plus hardie en 2009. Contrairement à tous les tribunaux inférieurs — qui suivaient la jurisprudence antérieure — la Cour validé la législation de l’Alberta imposant la photographie obligatoire sur les permis de conduire, même pour les membres d’une communauté religieuse s’y opposant.
La Cour a tiré cette conclusion, surprenante à deux égards. Lisons d’abord:
Étant donné les multiples facettes de la vie quotidienne qui sont touchées par la religion et la coexistence dans notre société de nombreuses religions différentes auxquelles se rattachent toute une variété de rites et de pratiques, il est inévitable que certaines pratiques religieuses soient incompatibles avec les lois et la réglementation d’application générale.
La Cour ajoute:

la Charte garantit la liberté de religion, mais ne protège pas les fidèles contre tous les coûts accessoires à la pratique religieuse. Plusieurs pratiques religieuses entraînent des coûts dont la société juge raisonnable qu’ils soient supportés par les fidèles.
Surprenant, donc, parce que la Cour affirme maintenant le primat de règles sociales communes sur la liberté religieuse. Elle indique clairement qu’il appartient aux citoyens qui choisissent une pratique religieuse exigeante de s’accommoder des règles communes, et non l’inverse. C’est la signification des mots « coûts … supportés par les fidèles ».
Surprenant finalement, parce qu’on n’avait pas lu autant de gros bon sens dans un jugement canadien sur ce sujet depuis, disons, 1986, quand le juge Dickson avait écrit, au sujet de l’existence du dimanche comme jour général de repos : « Notre société est collectivement dans l’impossibilité de répudier son histoire, y compris l’héritage chrétien de la majorité.»
Ces décisions, surtout les deux les plus récentes, indiquent que sans toutefois rejeter le concept de multiculturalisme — la Cour ne le peut pas, ce concept est constitutionnel — les juges commencent à intégrer et à traduire en termes juridiques le ressac provoqué par une approche jusqu’ici jusqu’au-boutiste de la valorisation des différences.
Le multiculturalisme canadien n’est pas mort. Mais il n’est plus triomphant. Ni dans l’opinion, ni dans l’intelligentsia, ni au gouvernement, ni même dans les hautes sphères du droit.
Pour le Québec, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que, demain, un gouvernement du Parti québécois qui voudrait redéfinir concrètement et juridiquement une identité et une citoyenneté québécoise laïque se heurterait à une résistance moins déterminée du Rest-of-Canada.
Pour le Rest-of-Canada, cependant, l’avenir est périlleux. Reste à voir si la redéfinition de ce fondement du vivre-ensemble canadien se fera via une transition douce vers un nouveau point d’équilibre ou dans un repli plus brusque générateur de tensions.
*  *  *
Il y a peu à ajouter à ces textes écrits il y a deux ans. Sauf que Rob Ford a été élu, pour le plus grand courroux de Toronto, que le refus du multiculturalisme a été encore plus affirmé par le premier ministre britannique David Cameron, que la popularité de la Charte québécoise est plus forte au Canada anglais que chez les Anglo-Québécois.
De mon point de vue, la Charte québécoise est une des bonnes réponses au refus du multiculturalisme. Elle doit être additionnée de politiques visant le succès des parcours d’immigration au Québec — ce que fait la réforme avancée par Diane de Courcy — par le recul du chômage chez les minorités visibles et l’augmentation de leur représentation dans la société. C’est une tâche de moyen terme mais, enfin, on a commencé !
vu ici

mardi 31 décembre 2013

Le cauchemar des multiculturalistes : 50% des musulmans d’Europe réclament l’islamisation et la charia



La majorité des musulmans en Europe pense que la loi islamique de la charia devrait avoir la préséance sur les constitutions et les lois laïques de leurs pays d’accueil. Selon une nouvelle étude, le fondamentalisme islamique progresse très rapidement en Europe occidentale.
Une enquête comparative d’intégration des immigrants turcs et marocains, effectuée dans six pays occidentaux – Autriche, Belgique, France, Allemagne, Pay-Bas et Suède -a été publiée le 11 décembre dernier par le WZB Berlin Social Science Center, l’un des plus grands instituts européen de recherches en sciences sociales.
D’après cette étude, dirigée par le sociologue néerlandais Ruud Koopmans et financée par le gouvernement allemand :
    
        65% des musulmans interrogés affirment clairement que la loi islamique de la charia est plus importante à leurs yeux que les lois du pays dans lequel ils vivent.
        75% des personnes questionnées partagent l’avis selon lequel il n’existe qu’une seule interprétation légitime du Coran, qui devrait s’appliquer à tous les Musulmans.
        Près de 60% des musulmans estiment que leur communauté doit revenir à ses racines islamiques.
        44 % des Marocains et des Turcs interrogés adhèrent à ces déclarations fondamentalistes.
        Ces idées fondamentalistes se propagent non seulement chez les jeunes musulmans, mais également chez les plus âgés.
Les résultats de l’étude montrent que le fondamentalisme islamique est plus marqué en Autriche, où :
    
        73 % des musulmans interrogés déclarent que la charia est plus importante que les lois laïques de l’Etat,
        79% affirment qu’il n’y a qu’une seule interprétation correcte du coran et elle devrait s’appliquer à tous,
        65% pensent que les musulmans doivent revenir à leurs racines islamiques,
        et 55% approuvent les idées énoncées ci-dessus.

L’auteur de l’étude affirme que les comparaisons avec d’autres études allemandes révèlent des tendances très similaires.
• Par exemple, en 2007, une étude sur les « Muslim in Deutschland » avait révélé que 47% des musulmans allemands estimaient que les lois de la charia étaient supérieures aux lois de l’Etat allemand. Dès lors, suivre les règles de sa « religion » l’emportait sur la démocratie.
    Grande hostilité des musulmans envers les minorités
L’enquête montre également la grande hostilité des musulmans envers les minorités, qui sont perçues comme des menaces par le groupe religieux :
60% des Musulmans interrogés rejettent les homosexuels, et 45% déclarent que les Juifs ne sont pas dignes de confiance.
Les musulmans autrichiens semblent être les plus fondamentalistes d’Europe :
    
        60% des musulmans autrichiens rejettent les homosexuels comme amis,
        63% affirment que l’on ne peut pas faire confiance aux Juifs,
        66% sont persuadés que l’Occident essaye de détruire l’islam.
A titre de comparaison, parmi les Européens non musulmans sondés pour l’enquête dans les six pays ci-dessus :
    
        8% expriment leur méfiance envers les Juifs,
        10% déclarent leur aversion envers les homosexuels,
        21% n’aiment pas les musulmans,
        1.4% ne supportent ni les juifs, ni les homosexuels, ni les musulmans.

Pour Koopmans, le fondamentalisme musulman n’est pas une forme innocente d’une religiosité stricte. Alors qu’un Européen sur cinq peut être considéré comme islamophobe, le niveau de phobie contre l’Occident exprimé par les Musulmans, pour lequel il n’existe pas de terme, sinon « l’occidentalophobie » est beaucoup plus élevé : 54% des Musulmans croient que l’Occident veut détruire l’islam.
Ces résultats, dit Koopmans, contredisent clairement l’affirmation souvent entendue que le fondamentalisme religieux islamique est un phénomène marginal en Europe occidentale, comparable à l’intégrisme au sein de la majorité chrétienne. Or cette allégation est erronée, car 50% des Musulmans en Occident veulent revenir aux racines de l’islam, affirment qu’il n’y a qu’une seule interprétation du coran, applicable à tous, et que la loi islamique de la charia est supérieure aux lois laïques.
Parmi les Chrétiens en Occident, moins d’un sur vingt-cinq peut être considéré comme fondamentaliste.
L’intégrisme religieux islamique et ses corrélats : homophobie, antisémitisme et « occidentalophobie » devraient vivement inquiéter les gouvernements occidentaux et les leaders des communautés musulmanes. Evidemment, l’intégrisme religieux ne doit pas nécessairement être assimilé à l’envie de faire usage de la violence pour des motifs religieux, mais, vu son hostilité envers les minorités perçues comme des dangers, l’intégrisme religieux peut facilement nourrir le terreau de la radicalisation.
    Une société libre peut être vaincue et soumise
« Les données ne sont pas suffisantes pour tirer de simples conclusions » écrit Die Welt, toutefois, les démocraties doivent se méfier de ceux qui pensent qu’une société libre peut être vaincue et soumise.

D’autre part, un document de travail publié par la Fondation Gustav Stresemann, basée en Allemagne – un groupe de réflexion dédié à la préservation et à la promotion de la démocratie libérale en Europe – lance un avertissement des plus inquiétants : les organisations islamiques nationales et internationales exercent de plus en plus de pression sur les politiciens occidentaux dans le but de faire criminaliser progressivement toute critique de l’islam.
La quotidien allemand « Die Welt » déclare dans un commentaire que l’étude jette de sérieux doutes sur l’optimisme angélique des « multiculturalistes » européens, pour qui les citoyens musulmans finiront par intérioriser l’état d’esprit et les valeurs des démocraties occidentales.
Le politologue scientifique Félix Strüning, auteur du document publié par la Fondation Gustav Stresemann présente dans son rapport une analyse méticuleusement détaillée des efforts entrepris par le lobbying islamiste pour réduire au silence Thilo Sarrazin – politicien socialiste, économiste et banquier allemand -, via des poursuites judiciaires, pour s’être rendu coupable d’avoir critiqué le refus des immigrants musulmans à s’intégrer dans la société allemande, ce qui, paradoxalement, est précisément ce qu’ils revendiquent.
En octobre 2009, au cours d’une interview avec un magazine culturel, basé à Berlin, Lettre International, T. Sarrazin avait déclaré :
“Un grand nombre d’Arabes et de Turcs de cette ville n’exercent aucune profession productive, à l’exception du commerce de fruits et légumes. Le nombre de naissances parmi les Arabes et les Turcs est deux fois supérieur à celui de la population allemande.
Une grande partie de ces immigrants, soit refusent de s’intégrer, soit sont incapables de le faire. La solution à ce problème serait d’arrêter l’immigration, à l’exception d’individus hautement qualifiés, et de ne plus offrir de protection sociale aux immigrants.
Les immigrants doivent faire l’effort de s’intégrer. Je n’ai pas à accepter des personnes qui ne fournissent aucun effort. Je n’ai pas à accepter des personnes qui vivent de l’assistanat, de la générosité d’un Etat, qu’ils rejettent par ailleurs.
Je n’ai pas à accepter des personnes qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants, voilent de plus en plus leurs petites filles et refusent l’intégration. Cela s’applique à 70% des immigrants turcs et à 90% des immigrants arabes de Berlin. »
Ci-dessous, quelques extraits de   »L’Allemagne disparait*» de Thilo Sarrazin (Editions du Toucan).
Politiquement très incorrect : « Lorsque des immigrés turcs, même de la troisième génération, ne parlent pas encore vraiment allemand, on en rend responsable l’hostilité de l’environnement, qui a empêché l’intégration. Mais pourquoi, on se le demande, ces difficultés n’apparaissent-elles pas dans la quasi-totalité des autres groupes de migrants ? »
Jeunes musulmans agressifs : « De façon indéniable, le problème allemand de l’éducation est le plus souvent un problème de migrants musulmans. (…) Il existe un lien tout à fait réel entre les mauvais résultats scolaires des migrants turcs en Allemagne et les mauvais résultats du système scolaire turc à l’étude Pisa 2006. Cette mauvaise position joue un rôle notable dans le potentiel agressif de nombreux jeunes Turcs et Arabes. »
La liste des problèmes que posent certains immigrés : « La problématique particulière liée aux immigrés islamiques ne se limite pas à l’Angleterre. Dans tous les pays concernés – Angleterre, France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Danemark ou Norvège –, on fait des constatations comparables à propos du groupe des migrants musulmans, à savoir :
– intégration au marché du travail inférieure à la moyenne,
– dépendance à l’égard des transferts sociaux supérieure à la moyenne,
– participation à l’éducation inférieure à la moyenne,
– taux de natalité supérieur à la moyenne,
– ségrégation topographique, avec tendance à créer des sociétés parallèles,
– religiosité supérieure à la moyenne, avec une tendance croissante à rejoindre les courants traditionnels ou fondamentalistes de l’islam;
– criminalité supérieure à la moyenne, depuis la « simple » criminalité violente dans la rue jusqu’à la participation à des activités terroristes. »
On ne peut plus clair : « Sur le plan économique, nous n’avons pas besoin de l’immigration musulmane en Europe. Dans tous les pays, les immigrés musulmans, compte tenu de leur faible participation à l’activité professionnelle et de leur forte consommation de prestations sociales, coûtent plus cher aux caisses de l’État qu’ils n’apportent de valeur ajoutée. Du point de vue de la culture et de la civilisation, les images de la société et les valeurs qu’ils défendent constituent une régression. »
Un mot sur la France : « La France a connu, en plusieurs vagues, des immigrations polonaise, juive, chinoise et vietnamienne. Toutes ont connu la réussite économique, se sont intégrées sans problème et ont peu à peu fusionné avec la société majoritaire sans avoir recours aux aides de l’État. Mais la France a de tout autres problèmes avec les immigrés musulmans, notamment en provenance d’Algérie. Walter Laqueur émet cette supposition : « Il doit y avoir, dans l’attitude mentale de ceux qui se sentent marginalisés, quelque chose qui leur rend plus difficile l’accès à la réussite existentielle. »
Un peu de populisme : « Une partie des Allemands – y compris de l’élite – n’a pas encore compris le problème. Dans le monde où ils vivent, logent et travaillent, les immigrés musulmans n’apparaissent que pour venir nettoyer les bureaux, ou bien comme décor exotique lors d’une visite occasionnelle à Berlin-Kreuzberg. Une partie des intellectuels et de la presse libérale semble même éprouver une joie secrète à l’idée que l’immigration musulmane sape la société allemande. »
L’Association turque de Berlin – Brandebourg (Türkischer Bund Berlin – Brandebourg, TBB) avait poursuivi T. Sarrazin pour incitation à la haine (Volksverhetzung). Toutefois, les procureurs allemands avaient rétorqué que les déclarations de T. Sarrazin étaient protégées par la liberté d’expression et clôturèrent le dossier.
Furieux, le TBB s’adressa alors au CERD (Comité pour l’élimination de la discrimination raciale). Ce Comité fut chargé de déterminer si les déclarations de T. Sarrazin violaient la convention internationale sur l’élimination de la discrimination raciale.
En février 2013, le Comité affirma que les déclarations de T. Sarrazin transgressaient la convention, car elles exprimaient des idées de supériorité raciale, niaient le respect dû aux êtres humains et stigmatisaient la population turque. Le Comité ajouta que les déclarations de T. Sarrazin incitaient à la discrimination raciale, car celles préconisaient la suspension des prestations sociales aux Turcs, à l’exception des personnes hautement qualifiées, et l’arrêt de l’immigration.
Il est important de souligner que le CERD a également critiqué l’article 130 du Code pénal allemand, (le paragraphe d’incitation à la haine Volksverhetzungsparagraf), car il protège la liberté d’expression garantie par la Constitution allemande, à condition qu’elle ne soit pas utilisée pour nuire à la paix sociale et à la sécurité publique. Et cette dernière partie gène le CERD.
Le CERD prévoit une limite légale beaucoup plus basse, au-delà de laquelle un discours peut être qualifié de discours de haine. La convention des Nations Unies ne stipule pas qu’un discours devient discours de haine s’il est susceptible de nuire à l’ordre public. Le CERD fait dès lors pression sur l’Allemagne pour qu’elle modifie sa législation, afin d’être en conformité avec la convention des Nations Unies, en supprimant de sa loi le seuil légal délimité par « discours susceptible de nuire à l’ordre public ».
Selon F. Strüning, si l’Allemagne devait accéder à cette exigence, il serait dès lors permis d’interdire toute déclaration sur l’islam ou les musulmans, ce qui signifierait une atteinte irréversible à la liberté d’expression. Même si le gouvernement allemand a jusqu’à présent refusé de ré-ouvrir l’enquête sur T. Sarrazin, F. Strüning souligne le danger que fait courir le CERD à la liberté d’expression et aux autres droits fondamentaux en Europe et aux USA, car il autorise les représentants d’états, qui ont clairement une autre compréhension des droits de l’homme, à porter des jugements au sein des Nations Unies.
« Les Nations se sentent obligées de vérifier si les lois existantes sont valables ou si elles doivent être ajustées. Traiter avec des groupes musulmans implique clairement un nouveau défi politique, car de nombreux musulmans préservent farouchement leurs valeurs culturelles et religieuses et les transmettent à l’intérieur de leurs communautés, tout en les défendant de façon virulente à l’extérieur. »
F. Strünning déplore que les Autorités politiques allemandes se plient de plus en plus aux pressions des organisations islamiques allemandes en adoptant les définitions musulmanes de l’islamophobie, lors de discours publics, créant ainsi une incertitude légale, quant à qui peut dire quoi à propos de l’islam et des musulmans en Allemagne. Par exemple, les autorités allemandes ont officiellement confirmé qu’elles surveillaient les sites internet allemands qui critiquent l’immigration musulmane et l’islamisation de l’Europe.
Et Strüning de conclure :
“Les personnes qui critiquent l’idéologie et les organisations islamiques sont constamment confrontées à des poursuites judiciaires et doivent se défendre contre les accusations de blasphème ou d’incitation à la haine. Même si elles n’aboutissement pas toujours à une condamnation, cela coûte énormément de temps et d’argent, et ces personnes voient leur réputation salie et parfois perdent leur emploi. Dès lors, même en Occident, nous assistons à l’application de facto de la loi islamique de la charia en ce qui concerne l’islam. »
« Les Allemands constatent que la « spirale du silence » en relation avec l’islam est déjà appliquée aujourd’hui. Lors d’une enquête représentative en Allemagne, la majorité des gens interrogés a admis ne pas oser critiquer l’islam et les musulmans en public »…
Rosaly : Amer constat et conclusion d’une extrême gravité. Jusqu’où ces irresponsables politiques, semeurs de haine envers leurs propres peuples, vont-ils pousser les limites de l’insupportable et nous imposer humiliation et soumission à l’idéologie islamique et à ses fidèles ; à faire de nous, dans nos propres pays, des parias réduits au silence, tout en fermant les yeux sur les associations musulmanes, écoles islamiques, mosquées, qui prêchent et enseignent la haine de la société occidentale, de la laïcité, de la démocratie, de ses valeurs fondamentales, de ses citoyens, et d’Israël.
Par leur déni obstiné de la réalité, ils deviennent complices de la propagation de l’islam, l’islam suprémaciste, conquérant, belliqueux, liberticide, avec son cortège d’actions violentes et de revendications de plus en sectaires et communautaires. Plus l’Occident se veut humaniste, altruiste, ouvert, généreux, au détriment de ses propres peuples, plus il est haï, détesté, critiqué, menacé par ceux qu’il accueille, protège et nourrit gracieusement.
Notre tolérance est aujourd’hui utilisée contre nous et l’issue ne peut être qu’une seule… soit la révolte des peuples, soit leur soumission totale à la nouvelle idéologie islamo-nazie.
Ne réalisent-ils pas qu’ils sont en train de créer le terreau propice à l’explosion de futures guerres civiles en Occident ?
Grâce à cette politique d’immigration suicidaire de l’Occident, délibérément imposée par l’UE « prix Nobel de la Paix », le spectre de conflits inter-confessionnels hante à nouveau le ciel de l’Europe.


Source : http://www.gatestoneinstitute.org/4092/europe-islamic-fundamentalism. Europe: Islamic Fundamentalism is Widespread, by Soeren Kern, traduit, adapté et commenté par Rosaly.
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