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samedi 27 août 2016

La question du burkini n'est en rien un débat sur la liberté de choix


https://fr.sott.net/article/28885-


burkini 
Je ne voulais vraiment pas en parler, tant le sujet relevait pour moi de l'évidence. Apparemment, à part chez quelques individus et veilleurs indépendants, toute pensée un tant soit peu cohérente a été définitivement anéantie dans la sphère politico-médiatique.
La question du burkini n'est en rien un débat sur la liberté de choix, sur la tolérance de nos sociétés, sur « le droit à s'habiller comme l'on veut », comme j'ai pu le lire sous la plume de quelques ravis de la crèche néo-libéraux ou socialistes.

Placer la discussion sur ce terrain serait revenu à défendre en 1933 le droit aux fringants jeunes gens nommés les SA de porter ces jolis brassards ornés d'une croix gammée, comme s'il s'agissait d'un simple choix vestimentaire.

Le burkini n'est ni un choix vestimentaire parmi d'autres, ni un signe religieux, ni même un vêtement propre aux femmes d'une communauté. 
Le burkini est un uniforme, un vêtement de combat d'une armée totalitaire en ordre de bataille, ne rêvant que de faire la peau à l'occident et plus généralement d'écraser tous ce qui n'est pas eux. Qui plus est, ces rêves de destruction et de domination sont devenus leur seule raison d'être et le seul moteur de leur existence, sans qu'aucun accomplissement positif ne vienne s'y glisser.

L'armée totalitaire est bien organisée, coordonnée, dispose de plans et d'instructions précises. Autour d'eux, tous les musulmans ne font pas partie des troupes de choc comme tous les allemands n'appartenaient pas aux SA. Mais c'est maintenant la majorité d'entre eux qui éprouve une sympathie pour les meneurs, tout comme à un certain point, une majorité d'allemands avait fini pas basculer : il faut avoir le courage de le dire.

Trop de silence, d'inaction et de victimisation complices valent collaboration : le non soutien des musulmans aux islamistes ne redeviendra crédible que lorsqu'ils cesseront de se déclarer seulement inquiets pour eux-mêmes lorsqu'un homme chinois a été battu à mort, un enfant juif tué d'une balle dans la tête à bout touchant, des centaines d'innocents écrasés ou égorgés et torturés. Egalement qu'ils cessent de trouver des excuses ou circonstances atténuantes aux exécuteurs.

Enfin lorsqu'ils assumeront leur propre devoir, c'est-à-dire celui de prendre les armes et de corriger eux-mêmes sévèrement ceux qui emploient leur religion comme instrument du nouveau totalitarisme. Ne pas voir que nous en sommes arrivés là, c'est vivre dans de très rares cercles privilégiés, préservés aussi bien de cette réalité que de celle du « peuple qui empeste » et les empêche de vivre dans leurs rêves.

Placer le débat sur le plan des libertés politiques et des libertés de l'individu est proprement hallucinant, et ne peut être défendu que soit par quelques ravis de la crèche néo-libéraux, soit par des pré-collabos de l'islamo-gauchisme émargeant chez Edwy Plenel, au PIR ou au NPA. Il est cocasse de voir les néo-libéraux communier ainsi avec le gauchisme radical, mais cela n'est en rien surprenant : le relativisme moral généralisé de 1968 a finalement bien transmis ses gènes à ses deux rejetons préférés. Que les soi-disant « libéraux » évoquant les mânes de Von Mises à tout bout de champ se rappellent ce que Von Mises a dû fuir et comment les épisodes de sa vie se sont enchaînés.

Certains principes ne se négocient pas, ne se soumettent pas à la marchandisation. Car électoralement, le salafisme possède une valeur marchande élevée, même pécuniaire par le sponsoring actif des pétromonarchies. Le libéralisme politique n'a jamais consisté à laisser à la « régulation par le marché des idées» le jugement à porter sur des idéologies inacceptables : être nazi ou raciste n'est pas une opinion mais un délit, il devrait en être de même du salafisme.

L'exemple du scénario corse aurait pourtant dû ouvrir les yeux à certains. La petite virée en burkini n'était pas un festival de choix vestimentaires de femmes entièrement libres de leurs actions. Elle était accompagnée d'une privatisation de la plage occupée et d'une interdiction ne serait-ce que de regarder ce territoire conquis, jusqu'à usage de la violence.

Ne pas voir que les significations charriées par le burkini sont immanquablement associées à cette mentalité d'intimidation et de guerre de territoire est le degré zéro de l'analyse politique. Certains vêtements et accessoires ont des sens symboliques extrêmement forts, qui font qu'ils ne sont plus précisément de simples vêtements. Les voir sous l'angle du goût et de l'habillement nous ramène à ce lâche credo du « pas d'amalgame », pensant naïvement que pour la plupart des musulmans, il ne s'agit que d'affaire de goût et de fripes.

Il y a sans doute eu des inconscients pour penser que lorsqu'un allemand prêtait allégeance à la croix gammée dans son habillement, il pouvait ne rien avoir de commun avec les méchants excités qui se livraient à toutes les exactions dans les années 1930.

La défense des libertés civiques n'a jamais consisté à autoriser n'importe quoi, en particulier lorsqu'il s'agit de menaces claires comme de l'eau de roche. Il est pénible de devoir rappeler la simple définition : « la liberté s'arrête là où commence celle des autres », pourtant à la base de toute liberté politique digne de ce nom, mais la bouillie mentale de la pensée dominante ignore ces principes élémentaires.

Le propre du post-modernisme est de penser la liberté comme une palette de nombreux choix indifférenciés, c'est-à-dire une absence de choix véritable. Le relativisme moral ne mène pas à la liberté mais à l'insipide, puis par voie de conséquence à l'aveuglement et à la passivité, préparant toutes les servitudes.

mercredi 27 avril 2016

Port du voile en hausse parmi les musulmanes au Canada

http://www.sympatico.ca/actualites/nouvelles
ICI Radio-Canada 7h42

Quelque 48 % des musulmanes canadiennes se couvrent la tête avec un voile en public, selon un sondage Environics, comparativement à 38 % en 2006. Par ailleurs, 6 % des répondantes portaient le tchador ou le niqab.

Le sondage a été mené auprès de 600 répondants de novembre 2015 à février 2016, alors que le débat sur le niqab dominait la dernière campagne électorale fédérale.

Les musulmanes moins éduquées et récemment arrivées au Canada demeurent celles qui ont le plus tendance à porter le voile. Toutefois, le port du hijab est en plus forte augmentation parmi les jeunes femmes ayant un diplôme postsecondaire.

Nombre de ces femmes ressentent davantage le besoin d'afficher leur religion, à la suite des attentats en France et Belgique, notamment.

Sadaf Khan, une autre musulmane de Mississauga, en banlieue de Toronto, raconte qu'un inconnu a même arraché le niqab que portait son ancienne collègue au centre commercial local.

Fierté canadienne
Par ailleurs, 83 % des musulmans disent être « très fiers » d'être Canadiens, une augmentation de 10 points de pourcentage depuis 2006. Ce niveau de fierté est partagé par 73 % des répondants non musulmans.

Parmi les répondants disant que leur religion et leur nationalité sont très importantes pour eux, la moitié affirme que l'islam est plus important, comparativement à 28 % pour les non musulmans.

Ce sentiment d'appartenance religieuse était encore plus fort chez les jeunes musulmans (61 %).

Le tiers victime de discrimination
Pas moins de 35 % des répondants disent avoir été victimes de discrimination à cause de leur religion et de leur culture au cours des cinq dernières années.

Il s'agit de l'enjeu principal auquel la communauté fait face, selon le sondage : 62 % des musulmans se préoccupent beaucoup ou moyennement de la discrimination. Ce chiffre passe à 72 % parmi les jeunes et à 83 %, pour les musulmans nés au Canada.

samedi 9 avril 2016

Photographie : femmes iraniennes contre le port du voile en 1979



L’histoire que l’on oublie facilement, il était un temps où les femmes étaient libres…..il est un temps où les femmes sont  soumises et esclaves des idéologies des hommes.

Lorraine
 

http://fr.euronews.com/2015/09/24/photographie-femmes-iraniennes-contre-le-port-du-voile-en-1979/
L’expo photo s’intitule “Witness 1979” et nous plonge dans une révolution iranienne. Non pas celle qui provoqua la chute du régime du chah Mohamed Reza Palavi en septembre 79, mais celle qui, le 7 mai, imposa aux femmes le port du voile ou du tchador.
Au lendemain de cette loi, des dizaines de milliers d’entre elles battent le pavé à Téhéran.

Alors âgée de 27 ans, la photographe Hengameh Golestan a immortalisé cette mobilisation, et présente aujourd’hui au Showroom Gallery de Londres ces clichés de femmes au poing levé.“Personne ne prêtait vraiment attention à ces manifestations, se souvient-elle. Même les journaux de l‘époque ne publiaient pas d’articles sur ces événements. Je me suis dit que c‘était un bon moment pour exposer ces photos. Quand je les regarde, je vois une représentation complètement différente des femmes iraniennes. Ce que je veux dire, c’est que maintenant, ça devient quelque chose d’historique.”

Les droits des femmes comme indicateur de la politique iranienne… Cette exposition offre ainsi l’opportunité de remonter le fil de l’histoire politique de ces dernières décennies en Iran.

En 1936, tenté par la politique “moderniste” du premier président turc, Ataturk, Reza Chah Pahlavi, interdit le port du foulard.

Dans les années 70, le port du voile se diffuse à nouveau, se généralisant avec l’avènement de la République islamique. Mais les droits des femmes évoluent dans le même temps et notamment le droit à l‘éducation.

“Les photos de Hemgameh Golestan attirent un public divers, des personnes s’intéressant à la photographie, à l’histoire contemporaine de l’Iran, mais aussi des militantes des droits des femmes, étant donné qu’une telle exposition ne serait pas possible en Iran”, commente Ali Kheradpir; correspondant d’Euronews à Londres.

Gamal Abdel Nasser -Président d'Égypte de 1952 à 1970-
parle de son entretien avec les frères musulmans sur la question du voile.

jeudi 7 avril 2016

J'ai du mal avec le voile et je n'ai pas honte de le dire. Ce n'est pas "raciste"


http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1503428-j-ai-du-mal-avec-le-voile-et-je-n-ai-pas-honte-de-le-dire-ce-n-est-pas-raciste.html

Par Marguerite Stern
Citoyenne militante
LE PLUS. En comparant les femmes voilées aux "nègres favorables à l'esclavage", Laurence Rossignol a réveillé le débat autour du port du voile. Est-il l'expression d'une liberté ou l'image d'une discrimination ? Marguerite Stern, militante féministe, a tranché : pour elle, le voile pose problème et elle l'affirme sans détour.

J'ai du mal avec le voile. Oui j'ai du mal avec le voile et je n'ai pas honte de le dire. Et je ne crois pas que cela fasse de moi une idiote xénophobe. Quant aux potentielles accusations d'islamophobie, je ne les comprends pas très bien non plus, ce terme me semble plus être un mot valise bien pratique puisqu'on ne sait pas vraiment ce qu'il désigne.

Du voile des bonnes sœurs à celui de certaines femmes juives en passant par le sari indien et le voile islamique, aussi coloré puisse-t-il être... J'ai du mal avec le voile.

Ce n’est pas raciste d’être contre le voile
Et j'en ai ras-le-bol d'être systématiquement taxée de raciste à chaque fois que je m'autorise à affirmer ce point de vue. Comme si religion et couleur de peau étaient toujours liées. Ne vous en déplaise, il y a des femmes blanches musulmanes, et des femmes noires et arabes athées, juives, catholiques ou polythéistes. La critique d'un dogme religieux ne va pas nécessairement de pair avec une pensée raciste. Ne faisons pas d'amalgames comme vous dites.

Sachez qu'il est possible, et pas du tout antithétique d'être favorable à l'ouverture totale des frontières par exemple, et de se permettre de critiquer le port du voile en même temps. Tout comme on peut vouloir de tout cœur que la France soit multicolore et affirmer par ailleurs que Mahomet était polygame. On peut penser que le métissage est l'une des plus belles choses au monde et affirmer que le Coran n'est qu'un ramassis d'insultes sexistes, homophobes et antisémites.

C'est mon cas. Et je suis très énervée qu'on ne puisse pas le comprendre car les choses ne sont pas toujours binaires.

On naît noir ou arabe mais on devient musulman. La couleur de peau fait partie de ce qu'on appelle l'innée, mais la religion est plutôt quelque chose que l'on acquiert avec le temps, comme la culture. Voilà pourquoi il est acceptable de la critiquer.

C'est "l'esprit Charlie" que j'invoque ici.






Dessin de Charb

J’ai eu l’impression qu’on niait mon existence
Je ne fais certes pas partie de la communauté musulmane, et je n'en serai jamais. Mais le voile, j'ai eu l'occasion de le porter alors je peux vous en parler, un peu.

C'était quand je me suis retrouvée emprisonnée en Tunisie pour avoir mené une action Femen avec deux autres activistes. À l'occasion de chaque procès, juste avant de nous présenter devant le juge, des policiers nous recouvraient de la tête aux pieds d'un "safsari" ("vêtement" traditionnel tunisien) alors que nous étions menottées.

Par ce geste, j'ai eu l'impression qu'on niait mon existence. Qu'on me réduisait à une sorte d'objet vivant. Que je perdais tout ce qui me rendait unique puisque de dos ou de profil, plus rien ne pouvait me distinguer des deux autres accusées. C'était comme si ce voile venait se mettre entre le monde et moi. Comme si on m'excluait violemment de l'humanité.

Je vous rassure tout de suite : j'accepte très bien la présence de musulmans en France, tout comme j'accepte la présence des catholiques dont les dogmes religieux m'exaspèrent tout autant mais j’estime avoir le droit de m'exprimer contre un dogme, et aujourd'hui plus spécifiquement contre un "vêtement" que je juge discriminatoire à l'encontre des femmes.

Et ça n'est pas parce que je suis née en France d'une mère française et d'un père portugais que je n'ai pas la légitimité de m'exprimer là-dessus. De la même façon, j'estime avoir le droit de m'exprimer sur les droits des homosexuels, même si je ne pas homosexuelle. C'est le sens et l'importance du débat public qui est en jeu ici.

Le voile suggère que l’homme et la femme ne sont pas égaux
On disait donc que j'ai du mal avec le voile. J'ai du mal avec ça parce que j'ai du mal avec tout ce qui suggère que femmes et hommes ne sont pas égaux. Or, c'est exactement ce que le voile suggère. Si une certaine tradition qui se veut islamique prétend qu'il faut couvrir les femmes, alors pourquoi pas les hommes ?

Je pose la question, mais en fait je sais très bien pourquoi : il paraîtrait que nous les femmes, nous sommes terriblement attirantes. Attirantes au point que le moindre centimètre carré de peau laissé à l'air libre pourrait déclencher une sorte de désir animal irrépressible de la gente masculine. Comme si ces messieurs n'étaient pas capables de contrôler leurs pulsions sexuelles.

Alors oui, les femmes sont belles. Les femmes sont désirables, elles ont des formes, elles sont magiques. Mais être belle et magique n'est pas une raison suffisante pour être privée à vie de sentir le vent dans ses cheveux. Et au passage : moi aussi j'en ai des pulsions sexuelles, mais je suis capable de les contrôler et j'arrive très bien à mener une vie normale sans que l'objet de mes désirs ne soit recouvert de la tête au pied.

Et si on changeait le regard des hommes ?

Venons-en à la signification profonde du voile. Si certaines femmes le portent, c'est soi-disant pour préserver leurs corps pour Dieu. Mais elles peuvent l'enlever devant leurs maris, leurs pères, leurs frères et leurs fils, ou devant d'autres femmes. Il s'agit donc bien de se préserver du regard masculin avant tout.

On en revient à la même chose : les femmes sont désirables. Mais elles le sont parce que nos sociétés patriarcales en ont décidé ainsi. Parce qu'une fois qu'on les désigne comme telles, il est alors bien plus facile de les mettre à part, en prétextant qu'on veut les protéger.

Et si le problème était du côté des hommes ? Si ça n'était pas l'apparence des femmes qu'il fallait changer mais plutôt le regard des hommes ? Car le voile ne résout aucun problème, au contraire, en cachant la chevelure des femmes, il ne fait que perpétuer cette idée patriarcale qui voudrait que les corps des femmes soient infiniment plus sexués que ceux des hommes. Car cacher quelque chose, c'est le désigner comme intime, honteux, obscène ou sexuel.

Or, pourquoi les cheveux des femmes le seraient plus que ceux des hommes ?
Une façon de perpétuer le patriarcat

Alors pour toutes ces raisons, voir des femmes voilées dans la rue, ça me touche. Je sais bien que la majorité d'entre elles le choisissent. Quoique je me demande si l'on peut réellement parler de choix quand on évolue dans un cadre religieux qui vous rappelle en permanence qu'en tant que femme, vous vaudrez toujours moins qu'un homme.

Ça me touche parce que quand une femme se voile alors qu'elle a la possibilité de ne pas le faire, elle choisit de perpétuer le patriarcat au lieu de se révolter contre cette oppression millénaire. Ça me touche parce que le port du voile participe à donner une certaine image non pas des femmes musulmanes, mais des femmes en règle générale.

Le système patriarcal use de différents stratagèmes pour contraindre les corps des femmes, mais partout sa fin est la même : réduire les femmes au rang d'objets sexuels.

Si l'on veut obtenir une réelle égalité femmes-hommes, c'est toutes ces formes de soumission qu'il faut combattre en même temps parce qu'elles s'auto-alimentent. Les corps des femmes doivent cesser d'être des champs de bataille, que ces batailles soient d'ordre religieux, économique ou culturel.

Ne pas accepter la soumission
Loin de moi la volonté d'être condescendante envers les femmes voilées. Parce qu'elles sont femmes avant d'être musulmanes, je les reconnais comme mes sœurs. J'ai la volonté d'être claire et honnête, mais pas agressive. Je ne crois pas valoir mieux qu'elles.

Des oppressions, j'en subis aussi, j'en accepte peut-être même certaines sans m'en rendre compte. Et si c'était le cas j'aimerais mieux qu'on me le dise plutôt que de considérer que je ne suis pas capable de comprendre.

Alors oui, quand on estime être oppressé, en général on essaye de se défendre. Mais parfois, la soumission, on l'accepte et on l'aime. Cela s'apparente au syndrome de Stockholm et ça n'est pas mon invention.

Love, peace and equality.

jeudi 27 février 2014

«À ceux qui comparent le bikini et le hijab, je dis Fuck You!» (Alala, une ex musulmane)

Ce commentaire de Alala (du groupe Muslim & Exmuslim Women for Secularism) a été posté sur la page Facebook de Marwa, une ex musulmane chiite qui s'est enfuie du Sud Liban et vit maintenant aux États-Unis.

Marwa tient un blogue et une page Facebook intitulés : Between a Veil and a Dark Place. Elle s'y présente comme une ex-musulmane qui blogue et partage des informations sur l'islam, le Moyen-Orient, l'apostasie et l'athéisme.

Sur son blogue, elle raconte l'oppression des femmes par le Hezbollah. Si vous lisez l'anglais, son texte What it is like to grow up in Hezbollah culture, très bien écrit et d'une grande richesse, vaut le détour! On est bien loin de l'image idyllique et superficielle du Hezbollah présentée par Rima («inclusive») Demanins dans La Presse sous le titre:  Je suis une terroriste.

Marwa avait 16 ans sur cette photo prise au Liban:



Ça me dépasse complètement quand des gens assimilent le hijab et d’autres formes de voile au bikini ou à d’autres vêtements «suggestifs». Cette comparaison révèle tout simplement leur position de privilège et leur manque total de compréhension de la force, de la violence et du contrôle associés au hijab, au niqab, à la burka et à la culture générale de la modestie. Ça me révolte, car en comparant les deux habillements, ces gens tentent de faire croire que l’oppression des femmes en Orient et en Occident est en quelque sorte la «même», et s’équivaut. C'est le comble du déni. Ça me révolte encore plus quand des gens ayant vécu toute leur vie en Occident assimilent les deux situations. Cela expose réellement leur situation de privilège.

BULLETIN D’INFORMATION : Oui, l'oppression des femmes dans les pays à majorité musulmane est - et de loin -, bien pire, beaucoup plus systématique, beaucoup plus prescrite par les lois, beaucoup plus justifiée, beaucoup moins contestée que ce que peut connaître n’importe quelle femme en Occident. Oui, il est vrai que l'Occident a des problèmes innombrables concernant l'égalité des sexes, et il y a place à amélioration. Mais quand vous dites que l'oppression des femmes en Occident est pratiquement la «même», vous démontrez un incroyable manque de respect pour le sort de celles qui, comme moi, se sont enfuies ou cherchent à s’enfuir d’enfers encore bien pires. Être honnête avec vous-mêmes sur le fait qu’une personne puisse vivre une situation pire que la vôtre NE signifie PAS que vous devez occulter les problèmes de votre propre pays ; l’honnêteté à ce sujet est importante car entretenir des idées illusoires n’aide pas la cause.

Il est essentiel de reconnaître que malgré tous les problèmes en Occident, les femmes vivant dans la plupart de ces pays ont une plus grande liberté de choix. Oui, la mode et l’habillement sont «dictés» dans une certaine mesure par les médias et la pression des pairs, mais c’est la femme elle-même qui décide de s’y conformer (et dans quelle mesure) ou pas. Personne ne lui dit qu'elle sera tuée ou autrement arrêtée. Il y a une pression des pairs, mais cette pression n’est pas assortie de violence. Cette liberté de choix est vraiment importante. Avoir la loi de son côté fait une ÉNORME différence. Beaucoup de femmes en provenance des pays à majorité musulmane ont découvert leurs libertés et leur pouvoir de faire leurs propres choix seulement après leur arrivée en Occident, et c’est extrêmement offensant qu’on sape complètement ces découvertes et ces luttes en disant : «La condition des femmes n'est pas mieux en Occident, c’est la même chose». J’ai vraiment envie de hurler: Fuck you !

Je présume que ceux et celles qui disent ce genre de choses n’ont jamais su ce que représentent des libertés aussi basiques que pouvoir choisir de porter ce que tu veux; coucher avec qui tu veux; divorcer quand tu veux; épouser qui tu veux; ne pas te marier si c'est ton choix; travailler si tu le veux, et sortir de la maison quand tu le veux… Je présume que les personnes qui assimilent l’oppression des femmes dans les pays à majorité musulmane avec la situation des femmes en Occident n’ont JAMAIS été privées de ces libertés, elles n’ont jamais eu à se battre pour les obtenir, et elles n’ont jamais eu à fuir un pays où elles ont vécu toute leur vie pour jouir de ces libertés.

À tous ceux et celles qui pensent de cette manière, je dis: Fuck you !

~Alala

Source : Commentaire de Alala sur la page Facebook Between a Veil and a Dark Place
Traduction par Poste de veille

http://www.postedeveille.ca/2014/02/a-ceux-qui-comparent-le-bikini-et-le-hijab-je-dis-fuck-you.html

mardi 25 février 2014

Elle pose sans voile, Facebook censure sa photo

Dana, une jeune Egyptienne, a posté sur le réseau social une photo pour soutenir "le soulèvement des femmes dans le monde arabe".

Une page Facebook invite les femmes du monde arabe à dénoncer les oppressions qu'elles subissent dans leur pays. Cette page, intitulée "Le soulèvement des femmes dans le monde arabe", réunit près de 60 000 personnes.

Les femmes à l'origine de l'initiative demandent aux femmes de se prendre en photo, brandissant un panneau sur lequel on peut lire "Je suis pour le soulèvement de la femme dans le monde arabe parce que..."

Un cliché jugé outrageant

Dana, une jeune égyptienne, a posté sur le réseau social une photo d'elle sans voile. elle brandit son passeport à bout de bras. Sur la photo du document, la jeune Egyptienne est voilée. En dessous, elle a écrit "je soutiens le soulèvement des femmes du monde arabe parce que pendant vingt ans, je n'ai pas été autorisée à sentir le vent dans mes cheveux".

Suite à de nombreuses plaintes jugeant la photo outrageante, le cliché a été censuré, le compte bloqué pendant vingt-quatre heures. Cette décision du réseau social a provoqué la colère des internautes qui ont posté de très nombreux messages de soutien à Dana.

http://www.francetvinfo.fr/internet/facebook/video-elle-pose-sans-voile-facebook-censure-sa-photo_164671.html

Le talon d’Achille de l’islam, c’est le voile

voiléenueQuand Kémal Ataturk, s’appuyant sur la France des Lumières et la Révolution française, sécularisa la société turque et imposa la laicité comme valeur fondatrice, la première mesure concréte et symbolique fut d’interdire le voile dans l’espace public.
Les observateurs et chroniqueurs occidentaux de l’époque soulignèrent, certes, l’importance et la portée de  cet acte, se félicitèrent du fait qu’il ouvrait la voie à l’émancipation de la femme et son occidentalisation, mais  rares sont ceux qui comprirent la réelle motivation du réformateur turque.
Pour Ataturk, le voile, manifestation absolue de l’aliénation de la femme porte en lui tout le despotisme du califat ottoman et avant lui du califat arabo-musulman. La femme, objet de plaisir est porteuse de toutes les impuretés et par sa morphologie suscite les désirs et fantasmes des hommes. Tolérée comme génitrice, elle doit être  totalement effacée  par le voile et la relégation dans le foyer familial puis marital sous la responsablité du père et des frères puis sous celle du mari. Inégalité totale entre l’homme et la femme, ségrégation parfaitement organisées et traduites dans les coutumes et les usages et bien entendu dans la tradition musulmane et la charia. Véritable statut d’infériorité et de domination validé par toute la législation.
En imposant l’interdiction du voile, Attaturk neutralisa la charia et entraina toute une série de conséquences dont la plus importante: la fin de la domination crapuleuse de la  femme et son irruption dans l’espace public
Toutes les lois laïques et la constitition même qui inscrivait la laicité en tant que valeur essentielle seraient inopérantes sans la reconnaissance de l’égalité des droits entre femmes et hommes. et sans leur application stricte.
Il faut cependant souligner que contrairement au manque de volonté politique de nos gouvernants, la loi fut implacablement appliquée  en Turquie pour le plus grand bien de tous. Depuis 1923, date de cette  révolution turque, tous les pays arabes  ont vécu cela comme une offence, un affront et jurèrent implicitement de rétablir, un jour le Grand califat, d’abattre la démocratie et la laïcité, responsables selon eux de toutes les faiblesses, de la décadence des bonnes moeurs et de la  perversion des femmes.
Il est certes important de dénoncer la mosquée comme bastion avancée de l’islamisation et l’état français soumis indirectement au versement d’une véritable dime aux mosquées, seules habilités à délivrer les certifications pour l’abattage hallal. ce qui revient, contrairement aux lois à un financement du culte.
Il est certes important de demander l’arrêt de l’immigration en provenance de pays reconnus musulmans ou assimilés, le reflux de tous ceux qui refusent nos lois valeurs et principes et tout imman formé ou rémunéré par l’étranger qui abuserait de sa responsabilité morale en se transformant en prêcheur djihadiste.
Il est certes important d’imposer, comme dans certains pays, des préalables à toute naturalisation tels la langue, la laicité, notre histoire et nos valeurs, notre mode de vie, le sens profond de la Marseillaise ainsi que la déclaration des droits de l’Homme.
Il est certe important de demander et même d’exiger l’interdiction de l’abattage hallal interdit par la loi car la souffrance animale est insupportable pour nous tous.
MAIS….  il faut absolument comprendre que cet islam a une seule faiblesse : le VOILE.
C’est son talon d’Achille. Dévoilez ses femmes, forcez-les à l’occidentalisation, elles s’émanciperont de cet enfer dans lequel elles sont tenues de vivre depuis des siècles ET NOUS REMERCIERONT.
Rappelez-vous Aragon et Ferrat : « la femme est l’avenir de l’homme»  ET bien, son émancipation sera un coup fatal à cet islam qui tente de nous polluer.
Le seul poison violent capable d’anéantir ce fatras d’obscurantisme c’est l’égalité des droits entre femmes et hommes. C’est le meilleur axe des luttes à mener: forcer l’état à appliquer avec vigueur la loi de 1905 : comme Martin Luther King, j’ai fait un rêve.
Marc Mardas
vu ici

lundi 17 février 2014

Voile musulman : radicalisation ou mondialisation ?

voile
         
Cet habit interpelle et choque, tel un minaret à Colombey-les-Deux-Églises.
    
Qui peut nier la multiplication des voiles en tout genre dans nos rues ? Notamment la visibilité croissante du jilbab. Cette longue robe partant de la tête pour aller jusqu’aux pieds, ne laissant de découvert que le visage et les mains. D’aucuns affirment qu’il y a, à travers ce mode vestimentaire, le signe d’une radicalisation. Nous devrions donc comprendre que la ferveur religieuse se mesure au spectaculaire de l’habit. En effet, cet habit interpelle et choque, tel un minaret à Colombey-les-Deux-Églises. Néanmoins, dans quelle mesure cette affirmation peut-elle être prise au sérieux ?
L’invasion sarrasine est en route. Le Français de souche ne reconnaît plus le paysage, il cherche désespérément les épaules et les jambes dénudées en guise de réconfort. Car à la sortie des écoles, dans le métro, à la boulangerie et dans les centres commerciaux, le jilbab de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel gagne du terrain. Ces filles, généralement assez jeunes, seraient de futures djihadistes.
Analysons un instant l’habit de l’une de ces jeunes filles, que j’aperçois dans un des centres commerciaux de la banlieue parisienne. Jilbab vert émeraude, veste en cuir à l’italienne, bien cintrée, paire de baskets à virgule, qui se dirige doucement vers McDonald’s pour déjeuner sans doute. Là où je devrais voir, sous la pression de l’opinion de la majorité, une preuve de radicalisme religieux, je ne vois que l’incarnation parfaite de ce que produit la mondialisation. En effet, veste à l’italienne, baskets à l’américaine et robe de style saoudien. La quintessence du melting pot vestimentaire, alliant en une seule tenue l’Est et l’Ouest, l’Orient et l’Occident, le libéralisme et le conservatisme. On peut y voir au choix une certaine manière de faire la paix, ou une globalisation tellement puissante que nous tous sommes condamnés à ce patchwork qui, au final, ne nous fait plus ressembler ni à rien ni à personne.
Comment est-il possible de nier l’effet de la mondialisation dans ce phénomène ? En effet, il faut reconnaître que le « soft power » n’est plus le fait exclusif d’Hollywood, mais aussi celui de l’Arabie saoudite et de bien d’autres pays qui, à travers des programmes télévisés relayés par le câble et Internet, diffusent leur mode de penser, de s’habiller, de vivre. Alors pourquoi regarder d’un air suspicieux le jilbab, et de l’autre côté être en totale confiance quand il s’agit du survêtement à l’américaine ? Quand ces deux derniers participent de la même façon à la destruction de l’élégance à la française. Il serait en effet totalement injuste d’expliquer l’un par l’uniformisation culturelle et l’autre par une prétendue radicalisation.
L’argument est d’autant plus risible que le jilbab aujourd’hui a lui aussi été récupéré par l’industrie de la mode ; et qu’il est au même titre que le décolleté de chez Mango, une marchandise de plus, dans les rouages de l’économie de marché. Il n’y a qu’à se balader sur Internet pour en avoir la preuve : les sites marchands spécialisés affichant modèles prenant la pause en jilbab d’occasion ou du quotidien sont d’un nombre incalculable.
Il ne s’agit bien évidemment pas, ici, de juger des intentions de chacune, mais simplement d’observer d’un regard extérieur.
Somme toute, le jeu de la mode est toujours là, seule la forme diffère. Cependant, malgré les mises en opposition superficielles, le dénominateur commun est bien là. Je m’explique. Les femmes d’aujourd’hui sont toutes unies, en jilbab ou en mini-jupe, sous ce bel emblème, le seul que nous connaissions, incarnant nos valeurs communes, à savoir ce petit caddie, en haut à droite de nos pages Web préférées, qui a pour devise : « Shop now ? »
vu ici

vendredi 14 février 2014

L'Indonésie musulmane vent debout contre la Saint-Valentin


« Le hijab n'est pas un choix, pas besoin d'attendre que vous soyez prêtes car le hijab est une obligation ». C'est munies de telles pancartes que des Indonésiennes ont participé à un grand rassemblement le 13 février à Java dans lequel elles appelaient pêle-mêle leurs coreligionnaires à porter le voile et à refuser de célébrer le saint patron des amoureux.

Signe du désamour profond du désamour des Indonésiens envers cette coutume d'origine occidentale, le Conseil indonésien des oulémas (MUI) a jugé la Saint Valentin contraire à l'islam. Dans un communiqué, l'organisation a estimé la fête susceptible de corrompre la jeunesse. Son principal sujet de préoccupation concerne l'usage immodéré de drogue et la sexualité débridée qui va de pair selon elle avec cette célébration. Suivant l'avis du MUI, l'agence de l'éducation de la province des Petites Iles de Sondes occidentales, a interdit aux élèves de fêter la Saint-Valentin dans les écoles de la région.

Le but de cette politique serait d'empêcher les jeunes gens de la province de perdre le contact avec la culture traditionnelle indonésienne. « Regardez en arrière, soyez proches de votre culture et de votre religion », voilà le conseil que leur a donné le directeur de l'agence de l'éducation pour la province, H. Ruslan Effendy. Quelques jours plus tôt, à Kediri, sur l'île de Java, d'autres activistes avaient protesté massivement contre la célébration de la Saint-Valentin, signe d'une « culture libérale » étrangère à l'islam. La fête était accusée de favoriser la promiscuité, qui conduit à la débauche. Les activistes en voulaient pour preuve le fait que 20% des étudiantes à Surabaya, capitale de la Java orientale, tombaient enceintes hors mariage.

Comme l'Arabie saoudite et l'Iran, l'Indonésie, où les 250 millions d'habitants sont à 85% musulmans et les chrétiens minoritaire, boycotte la Saint-Valentin. Son islam est réputé modéré, sauf dans certaines provinces, telles que celle d'Aceh qui applique la charia. En 2005, en Malaisie, autre pays musulman, le Jakim, l'autorité musulmane fédérale a officiellement émis une fatwa contre « ce piège à vices ». La Saint-Valentin pousse à mettre son aimé sur un piédestal, or l'idolâtrie est le premier péché. Mais ce que craignent vraiment les religieux, c'est que « le baiser volé dans un parc ne mène à des relations sexuelles hors mariage ».

(Photo : AFP/Aman Rochman)



jeudi 13 février 2014

EN-VOILEMENT SOUS PRESSION SOCIALE

Cette oeuvre intitulée "DISPARITION" 
est de l'artiste yémenite Bouchra Almutawakel.

En discutant avec certaines tunisiennes de la raison "subite" de leur en-voilement, il est curieux d'entendre leur raisons :

- Certaines, biens qu'universitaires (pharmacienne, médecin...), ont adopté le voile sans conviction particulière; juste pour le qu'en dira-t-on, de leurs voisins et de leur famille où certaines femmes peu instruites mais voilées, incitent leurs "sœurs" à se voiler, persuadées que le voile est un critère "religieux" de leur bonne moralité !
Comme disent les tunisiens " khoudh el ilm min ras el fkaren " (" instruis-toi auprès de cerveaux obtus, pas plus grands que celui des tortues " !) (proverbe traduisant à la fois l'étroitesse et la lenteur d'esprit des obscurantistes !!).
Au lieu que ce soit les "instruites" qui éduquent les non instruites, en leur ouvrant l'esprit et les yeux; c'est l'inverse qui se produit, puisque les non instruites entraînent, les instruites à l'en-voilement avec des arguments obscurantistes qu'elles semblent gober avec conviction !

- Certaines pourtant étudiantes, l'ont porté sans conviction non plus, mais sous la pression et la menace de leurs collègues " barbus " qui investissent de plus en plus l'Administration Tunisienne et les universités. Comme celle de Kairouan tombée dans les mains des salafistes qui y dictent leurs lois aux étudiantes. Et par l'intimidation, l'insulte, la violence; ils finissent par les "convaincre" de se voiler !

- Aux deux types de femmes récemment envoilées sous "pression", aucune n'a réfléchi sérieusement aux conséquences de son acte, sur elle-même mais aussi sur le statut de la femme en général en Tunisie !

Après discussion, elles ont compris qu'elles étaient utilisées comme porte étendard d'un mouvement politique qui les abuse de leur faire croire qu'il est le défenseur de la foi, de la religion et de la moralité.

- Certaines me disent porter leur voile depuis des années par conviction religieuse.
Après discussion, elles ont compris qu'il n'y a rien de religieux dans ce chiffon, et ce ne sont que les hommes qui lui donnent une "valeur" religieuse ... qui n'est en réalité que politique !

Une m'a dit qu'elle réfléchira mais finira surement par le retirer... car elle se sentirait toute nue si elle le retirait du jour au lendemain ! Ce qui démontre l'impact psychologique de l'accoutrement "religieux" au point que les femmes finissent par se sentir nues sans leur voile !

Une autre travaillant dans l’administration avoue avoir retiré le voile du jour où ses collègues qui l’ont poussée à le porter, commençaient à la harceler de « haram » (ce qui est illicite) et de « halal » (de ce qui est illicite), à propos de tout : ses faits, ses gestes, sa conduite, sa façon de parler … comprenant subitement l’endoctrinement dans lequel elles veulent l’enfermer !

- Certaines m'assurent que bien qu'elles soient envoilées, elles ne cautionnent pas Ghannouchi, qu'elles disent "loin" de leur vraie foi islamique.
Une lui reproche même d'instrumentaliser la religion à des fins politiques, en divisant la société en "bons musulmans" et en "mauvais musulmans", se prenant pour Allah pour juger les hommes ! Ce qui est "hram", dit-elle !

- Plus grave encore, certaines ont été utilisées comme moyen de pression et de vengeance par Ghannouchi qui coopte ses victimes et s'en sert contre ses ennemis !
Des amis m'ont présenté la fille d'un haut responsable sous Bourguiba, chargé des dossiers des islamistes, dont le mouvement naissant sous la houlette de Ghannouchi pratiquait déjà les méthodes des sectes par l'infiltration de leurs opposants et l'endoctrinement de leurs proches ... par cooptation !

A l'âge de 12 ans, elle et sa sœur ont été "approchées" par un groupe de "religieux" pour les convaincre d'adopter leur islam, "le vrai", les assuraient-ils ! L'aînée rebelle, les a envoyés paître et la seconde ayant des problèmes relationnels avec son père s'est laissée convaincre ... et les a suivis.
Ils l'ont convaincue d’abandonner l'école, de se contenter de fréquenter la mosquée et d'apprendre le coran. Ce qu'elle a fait ! Et de manière assidue, elle assistait aux prières à la mosquée d'Ariana, "placée" deux à trois rangs derrière Ghannouchi en personne !
Très vite l'endoctrinement à coup de "halal" (licite) et de "haram" (illicite), d'interdits, de paradis et d'enfer .... a porté ses fruits. Puisqu'elle a fini par s'isoler de sa famille devenue "mécréante" et impure à ses yeux; et qu'elle a très vite porté le voile ... au grand dam de son père !
Ses nouveaux "amis" ne lui laissaient pas de répit jusque chez elle, dans sa chambre ... pour l'endoctriner et veiller à sa "bonne" éducation et surtout pour veiller à ce que ses parents ne la "récupèrent"  ! Evidemment tous ces changements n’étaient pas du goût du père qui faisait la chasse aux islamistes ! L'adolescente vivant sa crise existentielle, jubilait de cette contrariété paternelle !

Au bout de quelques années de "wahhabisation", dont elle ignorait jusqu'au nom cette doctrine, elle a commencé à observer ses nouveaux "amis" décelant leur supercherie, leur hypocrisie, leur mensonges et leur tartuferie !
Un jour elle décide de les quitter et s'isole, dégoûtée de s'être laissée duper et d'avoir gober leurs discours lignifiants sur la religion !!
Après une déprime et une crise d'identité doublée d'une crise mystique, elle a compris que l'Islam n'est pas ce que ces "amis" lui inculquaient !
Par réaction, elle a retiré les voiles et cessé de fréquenter la mosquée pour ne plus les revoir.

A l'âge adulte elle a réalisé qu'elle était manipulée pour servir d'instrument de vengeance pour Ghannouchi qui voulait piéger son père chargé des "dossiers" des islamistes ... en semant le poison wahhabite qu'il était censé combattre ... et ce en l'introduisant jusque dans sa famille !
A son insu, elle a vengé Ghannouchi de l'homme qui le pourchassait, lui et ses sympathisants !
Des années plus tard, elle a regretté d'avoir quitté l'école à 12 ans ... mais pugnace, autodidacte, elle a "suivi" des cours de droit en plongeant dans les cours de son fils inscrit à la fac de droit !

Ce qui m'a fait plaisir, c'est que la plus part de ces tunisiennes, m'ont semblées convaincues de la nécessité de retirer leur chiffon, et même certaines ont franchi le pas et ont retiré leur voile, dont une m'a dit : "Ouf je respire" (ce jour là il faisait 36 °) en le retirant devant moi.
Quand je lui ai expliquée le sens de son "ouf" et de son geste qui pouvaient aussi dire : " Je me libère du carcan que les barbus veulent m'imposer, pour mieux me soumettre à leurs lois prétendument divines ! Et ce en m'instrumentalisant dans un but hypocritement politique de prise de pouvoir tout simplement "; elle a souri et m'a remercié de lui avoir ouvert les yeux.

Devant la vague de wahhabisation, il revient à tous les progressistes d'éclairer les femmes victimes du poids social et de la peur qu'instaurent les salafistes ! Car si les femmes refusaient de jouer le jeu des islamistes, moins grande sera leur "visibilité" par l'étendard qu'ils leur font porter dans la société tunisienne. Ce qui limitera leur influence.
Si elles pouvaient comprendre qu'il y va de leurs intérêts de refuser le port de cet "étendard" pour en faire un acte de résistance à l'obscurantisme et à la soumission aux hommes ... elles éviteront de couper la branche sur laquelle elles sont assises et éviteront à leurs sœurs, filles et mères .... de perdre leurs précieux acquis, uniques dans le monde dit "arabo musulman" : Le Statut de la Femme  !

Que les tunisiennes se rappellent ce qu'il est advenu des iraniennes qui ont joué le jeu des ayatollah, en portant le tchador comme étendard de contestation du Shah d'Iran et de sa dictature.
Mal leur en a pris, car une fois le Shah parti, les ayatollah leur avaient interdit de retirer leurs tchadors sous peine d'amende ... ou de coup de poignard par des fanatiques, pour les plus récalcitrantes !
Plus de 30 après elles ne savent comment faire pour se défaire de leur tchador et de tous les symboles qu'il représente pour elles !
Une prise de conscience tardive d'un piège où elles se sont laissées prendre avec leur consentement !

Les tunisiennes seront-elles plus intelligentes que les iraniennes ?

Rachid Barnat

http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.ca/2012/07/en-voilement-sous-pression-sociale.html

lundi 10 février 2014

Exposition sur le voile: «le musée n'a pas à nous dire quoi penser»

Djemila Benhabib s'oppose à la vision du port du voile islamique présentée par le Musée des religions du monde de Nicolet.

(Nicolet) À peine lancée, la nouvelle exposition du Musée des religions du monde de Nicolet, Et voilà, le voile musulman dévoilé, suscite déjà de l'opposition. L'écrivaine Djemila Benhabib accuse notamment l'établissement de faire de la propagande à travers cette exposition en démontrant seulement le côté positif associé au port du voile.

Pour l'auteure de Ma vie à contre-Coran, la vision exposée par le musée a pour effet de camoufler tous les côtés sombres de ce délicat sujet. «Le musée n'a pas à nous dire quoi penser. Ce n'est pas correct d'avoir un parti pris de cette façon-là. Ce n'est pas correct de brouiller tout le contexte dans lequel s'inscrit le port du voile islamique. Une prison demeure une prison.

«Qu'importe qu'elle soit dorée, rose ou verte, c'est une prison. Le voile islamique est une forme d'oppression et d'asservissement des femmes», souligne l'ex-candidate péquiste dans Trois-Rivières, tout en s'offusquant que l'établissement ait bénéficié de fonds publics pour ce projet.

Djemila Benhabib déplore notamment que cette vision «rose bonbon» du port du voile relègue aux oubliettes de tragiques événements comme les assassinats des quatre femmes de la famille Shafia, en Ontario, tuées pour avoir bafoué l'honneur familial en refusant de vivre selon les traditions afghanes.

«Ces quatre femmes ne souhaitaient pas porter le voile islamique. Je ne vois pas pourquoi elles n'auraient pas leur place dans une telle exposition», ajoute-t-elle.

Le directeur général du Musée des religions du monde, Jean-François Royal, se défend bien de vouloir imposer sa vision des choses aux visiteurs. En présentant cette exposition, il souhaite surtout briser les barrières et certains préjugés.

«La mission du musée est de parler des cinq grandes traditions religieuses et faire une plus grande ouverture à la tolérance et la compréhension. On veut dire aux gens que les musulmans, ce n'est pas juste les Arabes. Aussi, on veut montrer qu'il n'y a pas juste le côté négatif qui existe. On ne veut pas jouer à l'autruche et se dire qu'on ne voit qu'une belle facette du sujet mais on veut juste

dire que cette facette existe», explique-t-il.

«Il faut arrêter de penser que tous les gens voilés sont automatiquement des musulmans battus et contraints. Oui, il y a en a, on le sait et on en parle abondamment. Mais il y a aussi des gens qui le font par choix religieux», ajoute le directeur général du musée.

Pour l'instant, Djemila Benhabib ne va pas jusqu'à réclamer la fermeture de l'exposition. Elle souhaite simplement rappeler à la population les aspects néfastes et contraignants du port du voile.

«Pour le moment, je réagis seulement. Ça va être aux Québécois de décider quoi faire avec cette exposition. Je ne fais que m'exprimer en tant que citoyenne en fonction de ce que je sais. J'ai une expertise dans ce domaine et je réfléchis sur cette question depuis plus de 20 ans», rappelle l'auteure qui prévoit se rendre à Nicolet pour visiter l'exposition mercredi prochain.

À ce sujet, M. Royal trouve la réaction de l'ex-candidate péquiste un peu trop vive, surtout compte tenu qu'elle ne l'a pas encore vue. «Je trouve exagéré de voir l'exposition comme un outil de propagande. Je ne vois pas quelle menace elle sent», mentionne-t-il, bien calmement.

  Source :  La Presse

Une école privée laïque doit revoir son règlement


Une rare intervention de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en matière d'accommodement religieux a récemment poussé une école secondaire privée entièrement laïque à changer son règlement interne afin de permettre à une élève de porter son voile en classe.

L'affaire commence en septembre 2010. Pour la première fois de son histoire, le collège Letendre de Laval accueille alors parmi ses nouvelles élèves une jeune musulmane voilée.

L'établissement est entièrement laïque; à la direction, on ne sait pas quoi faire.

«On a été pris par surprise, convient le directeur général, Yves Legault. À l'époque, tout le débat [sur la religion] n'était pas dans l'actualité. On n'avait pas encore fait de réflexion à ce sujet», dit-il.

La direction rencontre l'élève afin de comprendre son choix. On lui demande si elle pourrait envisager d'enlever son voile en classe afin de respecter les valeurs de laïcité de son école. Elle refuse.

«Personne ne m'a imposé ça. Ma mère ne le porte même pas», répond la jeune fille alors âgée de 13 ans.

Sur le coup, le directeur se rend à ses arguments et accepte de l'accommoder. La jeune fille s'intègre bien. Elle a de bonnes notes et elle fait même du bénévolat lors des portes ouvertes de l'école. Mais son hijab dérange.

«On s'est rendu compte qu'on n'avait pas de politique claire sur la question, dit Yves Legault. On s'est dit: si on ne veut pas se retrouver avec une avalanche de demandes du genre, il faut dire qu'on est contre. On est une école laïque. Il n'y a aucun symbole religieux entre nos murs.» Pas même une croix.

Le collège décide donc d'adopter un nouveau règlement qui interdit noir sur blanc le port de signes ostentatoires chez ses élèves pour la rentrée scolaire suivante. La mère de l'élève, Leila Sayadi, en est avisée par écrit durant les vacances d'été.

«Ils m'ont envoyé une lettre en même temps que le bulletin pour me dire que ma fille ne pourrait pas retourner dans cette école si elle gardait son voile», raconte-t-elle dans une entrevue accordée à La Presse.

Furieuse, elle s'adresse à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, qui juge sa plainte recevable.

Le règlement interdisant les symboles religieux contrevient à la loi, selon l'organisme. L'établissement accepte de le retirer de son code de vie et l'adolescente est officiellement réadmise à l'école juste à temps pour la rentrée. «On n'a jamais voulu contrevenir à la loi, assure M. Legault. Dès qu'on a eu les avis légaux, on a décidé de revenir au règlement d'avant.»

Au terme d'une médiation, la direction s'engage aussi à dédommager financièrement la famille de l'adolescente en plus de tenir une conférence publique sur la laïcité devant élèves, parents et membres du personnel.

Mais pour l'élève, il est trop tard. «À 13 ans, quand un milieu que tu aimes te montre qu'il ne veut pas de toi, c'est très difficile pour l'estime de soi», dit Mme Sayadi.

Elle raconte que dès le début de sa deuxième année au collège Letendre, sa fille a été victime d'intimidation. «Les autres filles riaient d'elle. Chaque jour, elle revenait de l'école dans un état émotionnel très instable.»

Un mois à peine après le début des cours, et même si on lui permet de continuer à aller en classe avec son hijab, sa mère décide de la changer d'école. «C'était trop lourd.»

Le directeur Legault assure pour sa part que la jeune fille a été bien accueillie, même après la plainte de sa mère.

Depuis son départ, l'école n'a pas reçu d'autres élèves portant un signe religieux visible. «S'il y en a, on va leur expliquer nos valeurs de laïcité, mais on ne le leur interdira pas.»

Accommodements et contradictions

Les élèves qui portent le hijab sont nombreuses à l'école publique Marguerite-De Lajemmerais de Montréal. Pour les accommoder, l'établissement a voulu, il y a quelques années, intégrer le voile à l'uniforme officiel. Les élèves devaient se le procurer chez le même fournisseur où elles achetaient les polos, chemises, jupes et pantalons au logo de l'école. Le hijab arborait lui aussi l'écusson de l'école. Mais en 2010, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a statué que cette politique «portait atteinte au principe de neutralité religieuse de l'État» et pouvait «être interprétée comme favorisant l'exercice d'une religion en particulier, dans ce cas la religion musulmane». Depuis, l'école demande plutôt à ses élèves de porter un voile blanc ou noir qui s'harmonise à l'uniforme officiel. Le logo de l'école a été retiré.

Symboles religieux: deux cas opposés

Depuis plusieurs années, le collège privé très multiethnique Marie de France de Montréal interdit le port de symboles religieux entre ses murs. Le règlement de l'établissement du chemin Queen-Mary, inspiré de la loi française, est plus sévère encore que ce que propose la Charte des valeurs du ministre Bernard Drainville. Non seulement les membres du personnel doivent s'abstenir de porter des signes religieux, mais les quelque 2000 élèves aussi. Le but: «Maintenir la paix sociale, instaurer un climat de confiance et de coopération indispensable à la réussite de chacun» et éliminer «les éléments de distinction, de discrimination ou de prosélytisme», dit le règlement interne de l'école. Bien sûr, l'établissement est soumis aux lois canadiennes et à la Charte des droits et libertés. Sa position sur les symboles religieux pourrait être contestée. Elle ne l'a jamais été.

Voile et couvre-chef

En 2010, de jeunes réfugiées irakiennes ont été inscrites à l'école secondaire des Pionniers de Trois-Rivières. Malgré un règlement interdisant le port de couvre-chefs dans l'établissement, la direction a accepté qu'elles gardent leurs voiles après avoir demandé un avis légal à la commission scolaire. La décision a causé un tollé.

Des citoyens ont demandé publiquement à l'école de revenir sur sa décision. «Tout ce qui peut avoir une référence à une culture ou à une religion est accepté», avait tranché la commission scolaire en se basant sur la Charte canadienne des droits et libertés. Une élève avait aussi publié une lettre ouverte dans les journaux pour appuyer ses nouvelles camarades de classe. «Quand je me mets dans leur peau, je me dis qu'elles doivent vivre un gros choc culturel. On doit au moins leur donner une chance, leur démontrer que le Québec est accueillant et chaleureux. En même temps, c'est très enrichissant pour l'ensemble des élèves de notre école», écrivait Clothilde Champagne, 13 ans.

Source:  La Presse

vendredi 7 février 2014

Les fondamentalistes ont imposé le voile dans les pays musulmans

LEXIQUE

Hidjab : Porté en majorité par les musulmanes, le hidjab recouvre uniquement la tête, laissant le visage apparent. Il ne couvre pas le corps.
Niqab : Le niqab est une voile couvrant le visage à l’exception des yeux. Il est principalement porté au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.
Tchador : Le tchador est un vêtement traditionnellement porté en Iran et dans quelques pays d’Asie centrale. Le visage n’est pas couvert, mais la pièce de tissu couvre tout le corps.
Burqa : Voile intégral porté en Afghanistan, il couvre le corps ainsi que le visage. 

Le hidjab, simple voile recouvrant la tête, est le plus accepté dans le monde musulman selon l'enquête du Pew Center.

Pour maintenir la suprématie masculine, les fondamentalistes ont réussi à remettre le voile au cœur des sociétés musulmanes, explique le chercheur Mansoor Moaddel, qui a interrogé des habitants de sept pays musulmans pour savoir quelle tenue doivent porter les femmes. Cette enquête a suscité la polémique outre-Atlantique.

Burqa ou niqab ? Cheveux au vent ou hidjab ? Quelle tenue est la plus appropriée pour les femmes musulmanes ? Des chercheurs de l’université du Michigan ont voulu connaître l’avis des musulmans. Une étude a été conduite auprès de 20 000 personnes, dans sept pays à majorité musulmane (Tunisie, Iraq, Liban, Pakistan, Arabie Saoudite, Turquie) et, partout, une majorité estime le hidjab nécessaire. Publiée en décembre dernier par le Pew Research Center, cette large enquête a suscité de nombreuses controverses aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient. Pour mettre fin à cette polémique, le centre de recherches a publié une interview de Mansoor Moaddel, directeur de l'enquête, pour clarifier les raisons d'un tel sondage.

« L'étude vise à expliquer les variations du fondamentalisme religieux dans les pays concernés, et déterminer l’étendue de la pénétration des valeurs occidentales », précise-t-il. « Dans les années 1920, l'avènement d'un État laïque moderne en Egypte, en Iran et en Turquie a créé un contexte qui a permis aux femmes de s'engager dans des mouvements pour leurs droits. Mais pour maintenir la suprématie masculine, les fondamentalistes musulmans ont attaqué le mouvement des femmes sur la question qu'ils pensaient la plus fragile – la liberté de s'habiller comme elles l'entendent », détaille le chercheur. Et depuis, la question de l'apparence et du voile est redevenue centrale.

Le hidjab largement plébiscité

Pour construire cette enquête, chaque volontaire s’est vu confier six cartes, pour six manières de porter le voile : hidjab, burqa, niqab, tchador, cheveux légèrement couverts et tête dénudée. Les résultats sont intéressants car ils sont révélateurs d’une différence de perception et de tradition entre divers pays, qui ont pourtant en commun une même religion.

La majorité des interrogés souhaite que les femmes se couvrent la tête, mais pas nécessairement le visage. Le hijab est souvent considèré comme le vêtement le plus approprié.  Il a été le plus cité en Tunisie (57% des votants), en Egypte (52%) , en Turquie (46%) et en Iraq (44 %). À l’inverse, le Pakistan se montre plus radical. La majorité (32%) préfère que les femmes portent le niqab, tandis qu’ils sont 31% à voter pour le tchador, et 24% pour le hijab. L’Arabie Saoudite opte également en grande partie pour le niqab, mais le royaume wahhabite est celui qui a le plus plebiscité la burqa (11%). « Les réponses des Saoudiens sont intéressantes, car d'un côté, ils sont nombreux à dire que les femmes doivent choisir leurs tenues, de l'autre ils sont plus conservateurs en termes de vêtement », souligne Mansoor Moaddel.

Les femmes sans voile au Liban

Dans plusieurs pays, toutefois, il est communément accepté pour une femme d’avoir la tête découverte. Au Liban surtout. Le pays du Cèdre est le seul des sept où le pourcentage, hommes et femmes confondus, des antivoiles est majoritaire. Un constat logique dans un pays multi-religieux où les chrétiens représentent plus de 30 % de la population. En Turquie, si le hidjab arrive encore largement en tête des sondés, ils sont près de 32 % à apprécier les cheveux découverts. Enfin, la Tunisie est le troisième pays à voter en majorité contre le voile, tandis que dans le reste des pays, le pourcentage ne dépasse jamais les 5 %. Une tendance qui reflète la volonté d’un pays qui aspire à l’égalité entre hommes et femmes.

Si globalement, les musulmans font preuve de conservatisme dans le domaine vestimentaire, beaucoup ont tenu à faire savoir que seules les femmes doivent avoir le choix de s’habiller. C’est notamment le cas en Tunisie où ils sont 56 % à le réclamer, en Turquie (52 %) et au Liban (49 %), pays relativement libéraux. Plus étonnant pourtant, en Arabie Saoudite où le code est le plus restrictif, ce chiffre atteint les 47 %. Bien loin devant l’Égypte (14 %), le plus mauvais élève de la classe.


mardi 4 février 2014

Minorités sexuelles et intégrisme religieux: que nous propose vraiment la Charte?

Puisqu'il le faut, parlons de cette Charte qui nous divise en créant des débats déchirants à partir de mauvaises prémisses.

Le résultat: on se sépare en groupes qui se crient des bêtises en nous basant sur nos différences plutôt que de s'appuyer sur nos ressemblances.

Pourtant nous partageons toutes et tous ce territoire où nous voulons voir vieillir nos enfants heureux. Nous voulons vivre en paix et en harmonie avec nos concitoyennes et concitoyens, peu importe nos croyances ou nos incroyances, peu importe notre couleur et nos manières de nous habiller.

Je suis très bien placée pour comprendre les inquiétudes des membres des communautés LGBT, car en tant que femme et lesbienne, je sais ce que nous avons subi et subissons encore dans les milieux où l'intolérance règne. L'intolérance, religieuse ou idéologique, est à proscrire.

Alors, très franchement, c'est quoi le problème? Le voile, la différence, ou l'intégrisme, la menace à la liberté? Les femmes musulmanes que je fréquente, qu'elles portent le hijab ou non, sont contre l'intégrisme religieux. C'est pareil avec les personnes catholiques que je connais. Alors, pourquoi ne pas s'attaquer ensemble à la lutte contre toutes les formes d'intégrisme? Le projet de loi actuellement sur la table n'agit nullement dans ce sens.

L'intégrisme, ça se combat par l'éducation de toutes et de tous dans un même cursus où l'égalité homme femme, mais aussi la diversité sexuelle, sont enseignées partout. C'est aussi par l'autonomie financière, la lutte à la pauvreté et à l'exclusion, que les gens peuvent s'intégrer dans la société et gagner de l'assurance en se mêlant plus facilement aux autres.

S'il voulait vraiment la laïcité de l'État, pourquoi le projet de loi 60 (la fameuse Charte), ne dit-il rien sur le financement public des écoles confessionnelles? Et si le gouvernement québécois voulait vraiment combattre les intégrismes religieux qui portent atteinte aux droits des minorités sexuelles, pourquoi ne fait-il pas pression sur le gouvernement canadien pour faire abroger la partie de l'article 319 du Code criminel qui permet aux organismes religieux de tenir un discours haineux contre les personnes homosexuelles?

Est-ce que la Charte va dans ce sens-là? Non, elle ne fait que diviser mon peuple en «vous» et «nous». Elle dit à une personne qui se sent déjà minoritaire: «Tu n'as pas le droit de porter tel vêtement si tu travailles pour le gouvernement». «Si tu le portes, c'est toi qui as tort!» Priver une personne d'un emploi valorisant et intégrateur, ça la ramène à l'insécurité financière, ça ne l'aide pas à s'intégrer. C'est bien connu, quand les gens se sentent menacés ou in-sécurisés financièrement, ils se replient sur eux-mêmes.

En mettant l'accent sur les différences, en refusant de les admettre, on risque bien plus de précipiter les gens qu'on rejette dans les bras de l'intégrisme que de les en éloigner.

Nous sommes toutes et tous des membres d'une même société, d'un même pays: notre Québec. Nous, ensemble, pouvons apprendre et pratiquer la tolérance tout en laissant zéro place aux intégrismes, quels qu'ils soient.

Pour cela, il faut s'attaquer aux vraies questions d'intégration: l'accès à l'éducation publique et gratuite pour toutes et tous, la sécurité économique pour toutes et tous, ça veut dire la lutte contre la pauvreté. Sinon, quelle tristesse et que de chances ratées!

http://quebec.huffingtonpost.ca/manon-masse/minorites-sexuelles-integrisme-religieux-charte_b_4704205.html

Projet de loi 60 - Le voile : quelle histoire il raconte aux enfants ?

par Jocelyne Robert, sexologue et auteure

Extraits du mémoire présenté par Jocelyne Robert à la commission parlementaire sur le Projet de loi 60 (charte des valeurs), intitulé «  Égalité et Laïcité : Des valeurs à affirmer et à afficher ».

L’auteure de ce mémoire

Sexologue, auteure, animatrice, conférencière, consultante et formatrice, Jocelyne Robert est une femme de mots et d’opinion. Ses analyses portent sur les phénomènes socio-sexologiques de société.

Dès le début des années 70’, elle co-fonde la première « garderie populaire » au Québec. En 1983, elle participe à la fondation de la première maison d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale à Lac-Mégantic. En 1985, avec dix femmes venant de tous horizons, elle s’investit dans le processus Décisions 85 – Conférence nationale sur la sécurité économique des Québécoises. Elle y défend les dossiers de lutte à la violence faites aux femmes et d’éducation à la sexualité et au sexisme. Elle a publié une douzaine d’ouvrages traduits en vingt langues. Parmi les plus connus figurent le best-seller « Full sexuel », destiné aux adolescents, son essai « Le sexe en mal d’amour » dans lequel elle s’élève contre les phénomènes de l’hypersexualisation et de la pornographisation de l’espace public et sa trilogie Ma sexualité, destinée aux enfants.

Active sur les médias sociaux, elle tient les blogues http://jocelynerobert.com et http://quebec.huffingtonpost.ca/joc.... Ici et en France, elle est régulièrement invitée sur différentes tribunes pour commenter des dossiers d’actualité. Le 8 mars 2013, elle était sur le plateau de l’émission française Les Maternelles avec la ministre des droits des femmes, Najat Vallaud Belkacem sur la question « Quelle éducation pour nos filles ? ». Enfin, elle signe régulièrement des textes d’opinion dans les journaux, revues et magazines. (..)

Introduction

De nos jours, il est primordial que les voix de tous les peuples et collectivités qui se reconnaissent dans des valeurs humanitaires, de respect, de laïcité et d’égalité, s’élèvent, s’unissent, transcendent les discours violents et haineux.

En se dotant d’une charte laïque et égalitaire, notre modeste, mais dynamique communauté livre un message à la planète entière. Un message qui dit, clairement et simplement : « Ici, nous favorisons la séparation entre la religion et l’État. Ici, nous prônons l’égalité entre les hommes et les femmes. » Un message qui, sans en exagérer la portée, n’est pas insignifiant.

Dans ce mémoire, je reviens sur deux aspects qui ont marqué les discussions et débats sur la Charte des valeurs. Il s’agit d’idées déjà présentées sur mon blogue personnel et reprises sur le Huffington post Québec. Je tente de répondre aux principaux arguments des opposants au projet de Charte des valeurs, ceux que j’appelle amicalement les chartophobes, en questionnant le bien-fondé de leurs postulats. Également, je documente en quoi le voile, un signe ostentatoire lourd de sens, peut avoir une influence, dans les lieux de garde, sur les enfants en bas âge. C’est surtout ce dernier point qui m’amène présenter ce mémoire, car à ma connaissance, malgré son importance, il n’a été soulevé nulle part ailleurs.

Les enfants d’abord…

Première partie - Le voile : quelle histoire il raconte aux enfants ?

Tout le monde sait que la période de la naissance jusqu’à six ans ou sept ans est cruciale pour le développement de l’enfant. Les pédagogues et autres spécialistes de l’enfance (1) ne cessent de réclamer plus d’attentions, de budgets, de programmes destinés à aider les tout-petits à grandir. C’est durant cette période :

- que se noue et se dénoue (si tout se passe bien) ce qu’on a appelé les complexes d’OEdipe et d’Électre
- que se structurent les bases d’une saine identité de sexe et de genre (2)
- que l’enfant développe un sentiment d’appartenance à un groupe sexué
- que se construit le sentiment de sa propre valeur
- que s’organise la capacité d’attachement (3)
- que l’enfant intériorise, au contact des adultes qui l’entourent, ce qu‘il en est d’appartenir à un sexe et comment se comportent les messieurs dames auxquels ils s’identifient, soit par similitude soit par complémentation.

Ici comme ailleurs, on occulte bien des questions dans le débat sur le voile. Celles que je pose ont été escamotées au bénéfice de propos simplificateurs. « L’essentiel n’est-il pas que les enfants soient accompagnés, en garderie, par des femmes aimantes ? », clame-t-on ça et là. Et bien non, pas tout à fait. C’est une pensée sympathique, mais un peu courte. Il faut aussi se demander ce que les enfants, eux, perçoivent de ce voile ? Comment le traduisent-ils ? Comment l’intériorisent-ils ? Comment celui-ci façonne-t-il leur perception de la féminité et de la masculinité ? Des questions, aussi muettes que fondamentales qu’il faut aborder.

Il est indéniable que le fait de côtoyer quotidiennement des femmes voilées a une incidence sur la représentation que se fait l’enfant de l’être féminin, du corps féminin. Même s’il s’agit du hijab, le fait que le visage ne soit vu que de face, tête recouverte, sans oreilles, sans cheveux et sans cou transmet inévitablement une image morcelée de la représentation humaine féminine.

Des bribes de l’histoire

Des bribes de l’histoire racontée par le voile aux tout-petits :

- Il y a une différente importante entre les hommes et les femmes (vous aurez compris qu’on ne parle pas ici des spécificités biologiques xx/xy )
- Les femmes doivent se comporter différemment, et plus différemment encore en présence des hommes
- Le corps de la femme, en tout ou en partie, est emprisonné alors que celui de l’homme est libre
- Le corps de la femme doit s’effacer du regard, s’éclipser
- La femme baisse les yeux au passage de l’homme
- La femme ne serre pas la main des papas, ce geste témoin de relations sociales conviviales
- La femme n’est pas autorisée à sentir le vent dans ses cheveux…

L’éducatrice aura beau être aimante et merveilleuse à plein d’égards, elle aura beau être consciente (ou inconsciente) de l’histoire racontée par son vêtement, elle n’a aucune prise sur ce celle-ci, inoculée de manière subliminale à l’enfant.

Les tout-petits apprennent par mimétisme

Dès la petite enfance, filles et garçons apprennent par mimétisme. Ils apprennent l’affection, l’amour, la joie, la peine, la peur, le dégout, la tendresse, la fierté, la honte, la colère via les signaux émotionnels que renvoie le visage de l’adulte qui en prend soin. Par-delà le langage, les micro-expressions et micros-mouvements faciaux font comprendre à l’enfant ce qui est en train de se passer dans sa relation avec son interlocuteur. Mais ils lui apprennent aussi ce qui se joue dans la relation de l’interlocuteur adulte, dans ce cas-ci son éducatrice, avec les autres enfants, avec les autres adultes, avec les autres hommes et femmes…

Pour favoriser l’échange, la communication, la reconnaissance de ce qui se joue dans une interaction humaine, le visage en entier doit être pleinement visible et accessible. Dès tout-petit, l’enfant va décrypter les émotions de la personne qui en prend soin via tous les muscles qui s’activent sur la totalité de son visage. Cela, dans la mesure où ceux-ci sont visibles et perceptibles. Je vous invite à explorer le travail de Giacomo Rizzolatti (4) qui a révolutionné la notion d’empathie avec sa découverte des neurones miroirs dans les années 1990.

Dans cet esprit, un exemple… Plus près de nous, le professeur Pierre Gosselin, de l’Université d’Ottawa, a montré qu’un enfant ne distingue pas entre la peur et la surprise avant l’âge de 9 ou 10 ans. (5) Or, la différence entre ces deux émotions est principalement marquée par une disparité dans la zone du front… cachée par le voile.

Enfin, les tout-petits apprennent aussi par modélisation, c’est-à-dire par identification aux adultes qui gravitent dans leur univers. C’est maintenant chose connue : la manière dont ces adultes témoignent de ce que c’est qu’être une femme ou un homme, la manière dont ils et elles exercent les tâches et activités qui sont socialement dévolues à leur sexe, la manière dont ils et elles transigent et évoluent avec les personnes de leur sexe et de l’autre sexe influencent autant l’enfant que tous les discours. « Je suis une fille, donc je reproduis les comportements et attitudes des femmes… » Idem pour les garçons avec les hommes.

Combien de fois ai-je répété aux enseignant/es que j’aidais à dispenser les cours d’éducation à la sexualité : les mots et le langage pour dire les faits sexués et sexuels sont importants mais les modèles d’hommes et de femmes qui les entourent le sont tout autant. Quels messages livrent ces femmes et ces hommes ? Que véhiculent-ils ? Comment évoluent-elles elles-mêmes ?

Il n’y a pas que les mots, mais il y a aussi les mots

Et puis, les enfants sont insatiables de curiosité. Par delà la transmission d’informations factuelles ou scientifiques, les mots se rattachent à une culture, à une vision du monde, à une expérience de vie comme femme ou homme. Les mots ont du pouvoir. Ils contribuent à illuminer l’estime de soi, comme fille ou comme garçon. Ou à l’assombrir. Les bambins, entre trois et six ou sept ans sont inlassablement fascinés par la différence des sexes qu’ils découvrent et explorent, qui les aide à s’identifier, à socialiser, à se rassurer. Que répondra l’éducatrice au bambin qui lui demande pourquoi elle porte le voile et pas son mari ? Que dira-t-elle à la gamine qui veut savoir pourquoi elle ne serre pas la main de son papa ? On a beau croire que les éducatrices sont de bonne foi, qu’elles ne sont pas là pour enrégimenter les enfants ou les rallier à leur foi ou culture religieuse, il faut se demander comment elles répondront aux questions sur la sexualité : « Comment il rentre le bébé dans le corps de la maman ? », « Pourquoi y’a des monsieurs qui aiment d’autres monsieurs ? », « Le clitoris, ça sert à quoi ? » Quelles seront leurs réactions et interventions devant l’expression de la curiosité sexuelle enfantine ? Le jeu sexuel ? La masturbation d’Albert ou de Zoé ?

Réprouver le port du voile pour combattre le racisme…

Le voile est un vêtement lourd de valeurs négationnistes et réductrices à l’endroit des femmes et des hommes. Il est tout sauf neutre. Même rose et fleuri, lorsque la tendance est au rose et aux fleurs, il n’est pas un accessoire de mode. Par conséquent, il n’a pas plus sa place dans les lieux d’éducation des enfants, fussent-ils privés ou publics, que n’importe quel autre vêtement, signe ou objet, transmettant un message contraire au respect de la pleine liberté et de la pleine égalité des êtres humains entre eux.

Sexisme, misogynie et détestation des femmes sont l’expression du racisme planétaire le plus répandu, destiné à cette moitié de l’humanité constituée de la « race des femmes ». Dans cette perspective, réprouver le port du voile, c’est combattre le racisme. Il faut le répéter puisque dans une lecture ou interprétation de premier degré, cela peut ne pas être évident.

Enfin, désapprouver le port du voile, je le redirai jusqu’à épuisement, ne signifie pas combattre les femmes qui le portent. Bien au contraire. Cette simplification est carrément malhonnête. Moi qui ai toujours priorisé la solidarité avec les femmes, avant tout autre mouvement d’appui, je suis bien loin de me contreficher que des femmes puissent perdre leur emploi en raison d’un apparat religieux qu’elles se sentent incapables de laisser tomber en certains lieux. Du fond du coeur, je souhaite que cela n’arrive à aucune. Mais…

Mais à titre de personne responsable, de pédagogue, d’ex-éducatrice en garderie, d’ex-formatrice auprès du personnel oeuvrant auprès de la petite enfance, de mère et de grand-mère, j’ai d’abord à coeur l’épanouissement des enfants, lequel passe par la neutralité, indissociable de l’égalité : Égalité entre les garçons et les filles, entre les hommes et les femmes, lutte aux stéréotypes sexuels et sexistes, activités mixtes accessibles aux deux sexes…

J’ai confiance que tous les hommes et toutes les femmes, incluant celles pour qui le voile est partie prenante de leurs habitudes culturelles ou religieuses, comprendront cet impératif pédagogique égalitaire et laïque. (...)

Notes

1. Depuis Jean Piaget, fin du 19e, suivi par des dizaines d’experts de tous les continents, jusqu’à l’UNESCO qui, en 2010 statue que les huit premières années de vie sont cruciales et appelle les gouvernements à se mobiliser pour développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l’éducation de la petite enfance.
2. Robert Stoller, lien, etc.
3. John Bolwby lien, suivi par Boris Cyrulnik
4. Neurone Miroir
5. Voir à cet effet les travaux du professeur Pierre Gosselin sur les expressions faciales des émotions et en particulier sur la peur et la joie Lien

- L’auteure tient les blogues Jocelyne Robert et Huffington Post/Jocelyne Robert.

- Pour télécharger le mémoire intégral, cliquez sur l’icône PDF ci-dessous.

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- Transcription des débats sur le site de l’Assemblée nationale, le 22 janvier à 16 h.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 26 janvier 2014
vu ici