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lundi 4 avril 2016

Des hôtesses d’Air France refusent de se voiler lors des escales en Iran



J’aurais bien aimé publier le commentaire d’un ami qui m’a fait bien rire face à cette polémique, mais finalement je le trouvais un ptit peu trop politiquement  NO correct.
Ce qu’il disait en gros…
Non vraiment c’est pas disable, je pourrais me faire arrêter pour indécence intellectuelle
Lorraine
 

source:Le Monde
 Plusieurs hôtesses d’Air France refusent d’avoir à porter le voile en atterrissant à Téhéran, capitale de l’Iran vers laquelle la reprise des vols depuis Paris est programmée pour la mi-avril, a annoncé samedi 2 avril le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC).

En vue de la réouverture de la liaison Paris-Téhéran, la direction d’Air France a diffusé une note interne obligeant le personnel navigant féminin à « porter un pantalon durant le vol, une veste ample et un foulard recouvrant les cheveux à la sortie de l’avion », a expliqué Christophe Pillet, élu du SNPNC au comité central d’entreprise, confirmant une information du site Francetvinfo.
« Atteinte à la liberté de conscience »

« Tous les jours, nous avons des appels d’hôtesses de l’air inquiètes, qui nous disent qu’elles ne veulent pas porter le foulard », a affirmé ce responsable syndical. Lors d’une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, vendredi, il a demandé à la direction, conjointement avec l’UNSA, de « mettre en place un volontariat » afin de ne « pas porter atteinte à la liberté de conscience » de certaines hôtesses.

« Mais la direction campe sur ses positions, alors que ça fait des mois qu’on l’alerte là-dessus. Elle parle de sanctions pour celles qui refuseront », a regretté M. Pillet. Selon lui, Air France « a le temps de recenser les personnels volontaires, qui pourraient suffire à assurer la liaison ».
Air France invoque la loi

De son côté, Air France a expliqué que ses équipages étaient « tenus, comme tous les visiteurs étrangers, de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent ».

« La loi iranienne impose le port d’un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s’applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République d’Iran. »

La compagnie fait valoir que l’obligation du port d’un foulard dans certaines escales « n’est pas nouvelle », puisqu’elle fut appliquée par le passé notamment en Arabie saoudite, et à l’époque où Air France desservait Téhéran.

Air France a annoncé en décembre la réouverture à partir du 17 avril de la liaison Paris-Téhéran, suspendue en 2008 à la suite de sanctions internationales contre la République islamique, à raison de trois vols hebdomadaires.

vendredi 1 avril 2016

Molenbeek ou l’islamisme ordinaire

http://www.ledevoir.com/international/europe/467064/molenbeek-ou-l-islamisme-ordinaire
Le nom de Molenbeeck est aujourd’hui connu dans le monde entier. Et pour cause. C’est dans ce quartier de Bruxelles, situé de l’autre côté du canal du Hainaut, à deux pas de la vieille ville, qu’on a retrouvé Salah Abdeslam, le logisticien des attentats de Paris. Depuis quelques semaines, la presse internationale s’est donc précipitée à Molenbeek à la recherche d’un imam radical, d’un jeune extrémiste, d’un passant lambda ou simplement de couleur locale.

Il aura en effet fallu l’arrestation spectaculaire d’Abdeslam, après quatre mois de cavale, pour découvrir que Molenbeek était devenu, comme dit CNN, la « capitale logistique de l’État islamique ». C’est là qu’Abdeslam a grandi, a connu plusieurs de ses complices et s’est caché. C’est aussi là qu’avaient séjourné les assassins du commandant Massoud en Afghanistan, en 2001, ainsi que l’un des artisans des attentats de Madrid, en 2004. Le nom de Molenbeek est aussi associé à ceux de Medhdi Nemmouche, le terroriste du Musée juif de Bruxelles, et d’Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher à Paris.

S’il fallait n’en retenir qu’un parmi tous les témoignages sur Molenbeek, celui de la journaliste flamande Hind Fraihi, intitulé « En immersion à Molenbeek (La Différence) », devrait décrocher la palme. Non pas que Fraihi eut découvert le scoop du siècle. Les deux mois qu’elle a passé à Molenbeek ne l’ont pas mis sur la piste de dangereux terroristes. Mais on referme le livre convaincu qu’elle a vu pire.

La journaliste était partie en reportage avec en tête cette phrase de Salman Rushdie : « Les musulmans ne sont pas le problème. Les musulmans ont un problème. » Elle en revient avec la conviction que ledit problème est plus grave qu’elle ne le croyait. Hind Fraihi raconte ni plus ni moins l’islamisation ordinaire d’un quartier de Bruxelles. Comment celui-ci se transforme progressivement en ghetto et devient ce qu’elle nomme ironiquement une « petite république musulmane ».

Au cours de ces deux mois où elle s’est fait passer pour une étudiante en sociologie, Fraihi a parlé à des imans plus ou moins radicaux, elle a recueilli les confidences de femmes qui craignaient d’être « victimes de commérage » si elles ne portaient pas le voile. Elle a fait le tour des trois maisons de jeunes du quartier et a parlé à une faune étrange en quête d’identité qu’elle surnomme les « punks musulmans ».

Partout, c’est l’islam qui anime la vie, détermine les comportements, les codes vestimentaires et alimentaires. L’islam jusque dans les moindres replis de la vie de chacun. Dans les bibliothèques, les mosquées et les associations culturelles, il n’y a qu’à se baisser pour ramasser des livres qui prêchent ouvertement le « grand djihad » et l’assassinat des Juifs. Des jeunes, qui reprennent mot pour mot le discours de la victimisation, disent sans broncher préférer les revenus de la drogue aux bancs de l’école. D’autres racontent comment des « barbus » ont tenté de les recruter en leur proposant une forme de « blanchiment moral », écrit Fraihi.

Plus on tourne les pages, plus l’atmosphère devient irrespirable. Ce livre n’a rien à voir avec le récit idyllique de l’immigration. Il montre au contraire combien cette immigration est une souffrance. Surtout pour la seconde génération, qui ne possède ni les codes du pays d’origine ni ceux du pays d’accueil. Des jeunes, plus ou moins analphabètes, qui en veulent tout autant à leurs parents qu’aux Belges pour ce vide moral, culturel et spirituel dans lequel on les a sciemment enfermés, sous prétexte d’ingénierie sociale.

Partout, Fraihi croise une population qui craint de parler et d’en dire trop. Comme si elle se sentait observée, comme si tout le quartier était soumis à une loi non écrite. Une sorte de régime mafieux dans lequel dénoncer un coreligionnaire, fût-il terroriste, serait trahir les siens.

On dit que la « radicalisation » passe plus par Internet que par les mosquées. Ce n’est pas ce que découvre Hind Fraihi. Les imans qu’elle croise n’hésitent pas à comparer les chrétiens à des chiens immondes. Ils rêvent de califat et traitent sans sourciller la Belgique de « pays de mécréants ».

On découvre à Molenbeek un islam totalement soumis à l’Arabie saoudite et au Maroc. Bref, une religion qui n’a jamais connu l’équivalent du gallicanisme imposé par la force à l’Église de France dès la fin du Moyen-Âge. Un islam auprès duquel, d’ailleurs, l’ex-bourgmestre socialiste de la commune, Philippe Moureaux, a acheté la paix sociale en sous-traitant ses responsabilités.

Certes, Fraihi tombe en partie dans le discours naïf du « véritable » islam qu’il faudrait distinguer du « faux ». Un peu comme à l’époque où il y avait le « bon » et le « mauvais » communisme. Comme si toutes les idées — et la religion en est une — ne devaient pas être jugées sur la façon dont elles s’incarnent dans le monde.

J’oubliais. Le témoignage de Hind Fraihi a été écrit en 2005. Cela fait maintenant 11 ans ! À l’époque, la journaliste avait été traitée d’islamophobe, voire de raciste. Son livre avait vite été ignoré par la critique bien-pensante. Alors, n’allons surtout pas dire que nous ne savions pas.

dimanche 14 septembre 2014

L’État islamique et l’islam dans tous ses états

Ce n’est pas en répétant qu’il s’agit d’une religion de paix qu’on la conciliera avec la modernité et les droits de la personne
samedi 13 septembre
À la suite de la prise de Mossoul par les combattants armés de Daesh (l’État islamique), et particulièrement après la décapitation, devant le monde entier, de deux journalistes américains, quelques voix musulmanes se sont indignées : « Ce n’est pas la vraie version de l’islam ! » Ou : « Ce n’est pas l’islam authentique. »
Après les attentats d’al-Qaïda aux États-Unis et en Europe, nous avons déjà entendu les propos semblables, lesquels insistaient sur la nature pacifique de l’islam.
Pourtant, un grand malaise s’installe au sein des musulmans, dans les pays musulmans et aussi parmi les musulmans d’Occident. Dans les pays musulmans, les groupes islamistes représentés par les Frères musulmans et les mouvements dérivés critiquent Daesh sans avouer que ce dernier ne fait qu’appliquer, à sa façon, leur théorie de l’État islamique à construire. Nous avons du mal à croire à la sincérité de l’Arabie saoudite lorsque le grand mufti de la Mecque, Abdul Aziz al-Asheikh, déclare dans la foulée que « l’extrémisme et l’idéologie de groupes tels que l’État islamique sont contraires à l’islam, sont le plus grand ennemi de l’islam et les musulmans en sont les premières victimes », pendant qu’un tribunal saoudien vient de condamner un jeune libéral, Raef Badawi, à 10 ans d’emprisonnement, à 1000 coups de fouet et à une amende équivalant à 300 000 $CAN pour avoir défendu la liberté religieuse. En plus, le grand mufti ne dit pas en quoi l’idéologie des groupes djihadistes diffère de celle du pouvoir saoudien.
À l’époque déjà, le pouvoir des talibans et d’autres pouvoirs islamistes n’ont pas provoqué beaucoup d’indignation chez les musulmans, malgré les exécutions des penseurs ou la lapidation des femmes adultères, ou lorsque ces pouvoirs imposaient le port du voile à toutes les femmes de leurs pays. Même le penseur islamiste très « modéré » Tarik Ramadan n’a pas trouvé mieux que proposer un moratoire sur la lapidation des femmes adultère !
Pourtant, beaucoup de musulmans, partout, y compris dans les villes occidentales, ont manifesté pour condamner à mort l’auteur des versets sataniques et les dessinateurs des caricatures du prophète.
On ne peut expliquer le malaise provoqué par le succès de Daesh et la participation des milliers de jeunes occidentaux au djihad à son côté, qu’en avouant que la doctrine intégriste wahhabite (la doctrine officielle de l’Arabie saoudite) domine l’islam d’aujourd’hui.
Comment reprocher à Daesh les exécutions de ceux qui refusent de se convertir à l’islam ou de payer la djizîa (un impôt spécial exigé des non-musulmans), sans remettre en question l’application de la charia ? Comment reprocher à Daesh l’exécution des mécréants, la lapidation de la femme adultère, les coups de fouet pour ceux qui boivent de l’alcool, tout en étant pour l’application de la charia ? Qui, parmi les musulmans croyants et les islamistes qui s’opposent à Daesh, peut prouver que les actions de Daesh ne sont pas conformes à la charia ? Eux, dans le meilleur des cas, préfèrent l’appliquer d’une façon plus « soft » ou sélective.
Or, ce n’est pas en répétant que l’islam est une religion de paix, même en s’appuyant sur des versets coraniques, que l’on concilie l’islam avec la modernité et le respect des droits de la personne. Les musulmans qui veulent vivre un islam pacifique et moderne (et non pas « modéré ») doivent rompre définitivement avec la pensée islamique dominante et se débarrasser d’un héritage lourd qui les plonge dans la violence et les guerres civiles.
Or, les conditions minimales d’un islam moderne sont les suivantes :
Il suffit de croire en Dieu et son prophète pour être musulman ;
Détruire tout lien entre politique et religion ;
Désacraliser le texte coranique ;
Déclarer que les versets violents sont inopérants ;
Déclarer les lois de la charia caduques.
http://www.vigile.net/L-Etat-islamique-et-l-islam-dans 

samedi 19 juillet 2014

Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.


Merci Christine
TEXTE DE MARTIN NIEMÖLLER (1892 - 1984) S.V.P. ..... Prenez 2 minutes pour le lire !

Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.
Texte de Martin Niemöller (1892-1984)

Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

« Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.»

La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour «la Paix et l'Amour» ?

Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.

Aujourd'hui, des «experts» et des «têtes bien pensantes», ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée. C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.

Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.

Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique», la «majorité silencieuse» y est étrangère et se terre.

Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.

Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples,sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.

Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.

Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront simplement ce message, sans le faire suivre, qu'ils sachent qu'ils contribueront à la passivité qui permettra l'expansion du problème.

Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message.

Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le feront suivre...

«Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.»

«Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau .. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

On ne peut s’empêcher de repenser à cette phrase de l’un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d’origine :

«Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»
Albert Einstein

vendredi 28 février 2014

UN islamisme "laïcophobe" très militant


par Rakia Fourati, membre fondatrice de la Ligue tunisienne de la défense de la laïcité et des libertés (LDLL) et membre de l’association Égalité et Parité
Si la laïcité, l’appel à l’égalité, la liberté sont synonymes « d’islamophobie », eh bien, je suis une musulmane islamophobe et les islamistes sont des « laïcophobes ».

Je suis désolée de constater que certains partis politiques croient aider la femme en autorisant le port du voile et en se substituant aux islamistes, alors qu’ils devraient l’aider à mieux s’intégrer, à comprendre et partager les principes et les valeurs de la société où elle est censée vivre, travailler et éduquer ses enfants.

Après mon passage à l’Assemblée nationale pour défendre la charte de la laïcité, j’ai eu des menaces et de l’intimidation de la part de certains islamistes de Montréal, mais j’ai aussi eu des encouragements de plusieurs musulman-es qui disent que je les ai éclairé-es sur certaines notions qu’ils ou elles ignoraient. À la suite d’une petite enquête faite autour de moi et qui ne concerne que l’aspect de la charte de la laïcité et sa répercussion dans la communauté musulmane, j’ai distingué deux sortes d’approches.

1) Les personnes qui comprennent les principes de la laïcité, qui s’intègrent et s’adaptent facilement dans n’importe quelle société, ont en général une bonne culture (je ne parle pas du niveau d’instruction). Elles n’ont pas de préjugés religieux discriminatoires, elles sont dotées d’une grande personnalité et n’ont aucune gêne ni complexe à partager et épouser la culture du pays d’accueil et à y adapter la leur.

2) Les gens qui confondent laïcité, athéisme et mécréance et n’ont personne pour les éclairer sont vite récupérés par des islamistes. Ces derniers les parrainent et leur expliquent que la laïcité c’est la mécréance et éloigné de l’islam et que leur identité réside dans le port du voile, le rejet de l’occident et l’application de la charia.

On leur explique qu’être un bon musulman, c’est ne jamais critiquer, douter, ou contester les paroles de dieu, de Mohamed et du coran, de peur d’être dénigré, rejeté et exclu par leurs proches ici et dans leur pays d’origines. Certaines dames à qui j’ai parlé m’ont manifesté leur admiration de me voir mener la vie et exprimer les idées que je souhaite. D’autres m’ont avoué qu’elles ne portaient pas le foulard dans leur pays d’origine et qu’elles le portent ici par intimidation depuis la présentation de la charte des valeurs.

Certaines m’ont confié qu’elles luttaient contre les islamistes chez elles mais qu’elles se sentent obligées d’être solidaires et de combattre avec eux ici parce qu’ils leur ont fait croire que l’islam serait en danger si la laïcité était instaurée. Certains ont eu le courage de me demander si la charte allait interdire la religion musulmane au Québec !!!

Les gens avec qui j’ai discuté m’ont demandé si je n’avais pas l’impression de me renier ou de renier ma religion et mes origines en défendant la laïcité, en m’investissant avec les « Janette » et en défendant les valeurs québécoises. Une dame m’a demandé ce que veut dire la laïcité. Je lui ai expliqué que « c’est la séparation de l’État et de la religion ». Je lui ai dit : « Vous, vous pouvez continuer à être de bons musulmans pour aller au paradis, et nous, les laïques, nous nous occupons de la protection de vos acquis, la défense de vos droits et la sauvegarde de votre dignité. Ainsi vos maris ne pourront jamais vous répudier, ni en épouser une autre, ni vous imposer leurs lois. »

Elle a ri et m’a remerciée de l’avoir éclairée en m’avouant que son mari l’a prévenue de ne jamais parler aux laïques parce qu’ils sont mécréant-es.

Inutiles de préciser que toutes ces craintes et ces psychoses sont l’œuvre des islamistes qui ont monté les musulman-es contre la laïcité, la charte et les lois de l’État afin d’imposer ultérieurement leur charia, comme ils le font actuellement dans plusieurs pays et en se basant sur la Déclaration des droits de l’homme en islam, adoptée au Caire le 5 août 1990.

L’article 24 de cette Déclaration stipule : « Tous les droits et libertés énoncés dans la Déclaration sont soumis à la charia islamique », et l’article 19 : « Il n’y aura pas de crime ou de peine, sauf tel que prévu dans la charia ».

L’auteure

Rakia Fourati est co-signataire de la lettre des Janette, membre de l’Association Égalité et Parité, membre de la Ligue tunisienne pour la défense de la laïcité et des libertés, et psychothérapeute à la retraite.

- Elle a aussi présenté un mémoire à la Commission parlementaire sur le projet de loi 60 (charte des valeurs, laïcité et neutralité religieuse de l’État, égalité des femmes et des hommes et balises des accommodements). Lire ce mémoire très remarqué.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 février 2014
vu ici

jeudi 13 février 2014

Obama décide de donner l’asile aux « terroristes jihadistes modérés »


Masked Palestinian Members of Islamic Jihad
WASHINGTON: l’administration Obama a allégé les règles d’immigration pour les demandeurs d’asile, réfugiés qui souhaitent se rendre ou immigrer aux Etats Unis, qui ont apporté un soutien « limité » au terrorisme.
Le changement fait partie des premières actions du Président Barack Obama sur l’immigration depuis son discours sur l’Etat de l’union où il a promis de gouvernement avec « son stylo et son téléphone », c’est à dire par ordres exécutifs en court-circuitant le système démocratique du vote du parlement.
Le Département de la sécurité intérieure a ainsi déclaré que les djihadistes qui ont apporté un « support matériel limité » au terrorisme ou à des organisations terroristes – comme al Qaida, ne seront plus automatiquement refoulés.
C’est une loi postérieure aux attentats du 11 septembre, qui interdisait d’entrée sur le sol américain toute personne reconnue comme ayant approché le terrorisme, qui vient d’être amendée, alors que les experts ont tous déclaré que la menace terroriste est maintenant bien plus grande que jamais, du fait qu’al Qaida s’est divisé en métastases partout dans le monde musulman, et que sa nouvelle stratégie consiste à créer des cellules dormantes et des « loups solitaires » difficilement détectables.
 
Fin 2011, les services d’immigration ont recensé 4400 car de personnes rejetées pour affiliation au terrorisme.
Les députés Républicains ont fait remarquer que l’administration a allégé une règle qui avait été édictée par le Congrès pour protéger le pays contre le terrorisme.
Le Républicain Bob Goodlatte, président du comité judiciaire du Congrès, a qualifié ce changement de « naïf », compte tenu de la menace terroriste actuelle : « Le Président Obama devrait protéger les citoyens américains plutôt que prendre des risques avec ceux qui ont aidé et ont participé au terrorisme et mettre la vie des Américains en grand danger. »
Obama a donc, en passant outre le Congrès, préparé l’après Obama à une Amérique plus vulnérable que jamais au terrorisme islamiste, plus sanglante, alors qu’il tente, par ailleurs et par tous les moyens, de faire interdire la possession d’armes pour se défendre aux Américains – un rêve pour le jihad.  
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
vu ici 

EN-VOILEMENT SOUS PRESSION SOCIALE

Cette oeuvre intitulée "DISPARITION" 
est de l'artiste yémenite Bouchra Almutawakel.

En discutant avec certaines tunisiennes de la raison "subite" de leur en-voilement, il est curieux d'entendre leur raisons :

- Certaines, biens qu'universitaires (pharmacienne, médecin...), ont adopté le voile sans conviction particulière; juste pour le qu'en dira-t-on, de leurs voisins et de leur famille où certaines femmes peu instruites mais voilées, incitent leurs "sœurs" à se voiler, persuadées que le voile est un critère "religieux" de leur bonne moralité !
Comme disent les tunisiens " khoudh el ilm min ras el fkaren " (" instruis-toi auprès de cerveaux obtus, pas plus grands que celui des tortues " !) (proverbe traduisant à la fois l'étroitesse et la lenteur d'esprit des obscurantistes !!).
Au lieu que ce soit les "instruites" qui éduquent les non instruites, en leur ouvrant l'esprit et les yeux; c'est l'inverse qui se produit, puisque les non instruites entraînent, les instruites à l'en-voilement avec des arguments obscurantistes qu'elles semblent gober avec conviction !

- Certaines pourtant étudiantes, l'ont porté sans conviction non plus, mais sous la pression et la menace de leurs collègues " barbus " qui investissent de plus en plus l'Administration Tunisienne et les universités. Comme celle de Kairouan tombée dans les mains des salafistes qui y dictent leurs lois aux étudiantes. Et par l'intimidation, l'insulte, la violence; ils finissent par les "convaincre" de se voiler !

- Aux deux types de femmes récemment envoilées sous "pression", aucune n'a réfléchi sérieusement aux conséquences de son acte, sur elle-même mais aussi sur le statut de la femme en général en Tunisie !

Après discussion, elles ont compris qu'elles étaient utilisées comme porte étendard d'un mouvement politique qui les abuse de leur faire croire qu'il est le défenseur de la foi, de la religion et de la moralité.

- Certaines me disent porter leur voile depuis des années par conviction religieuse.
Après discussion, elles ont compris qu'il n'y a rien de religieux dans ce chiffon, et ce ne sont que les hommes qui lui donnent une "valeur" religieuse ... qui n'est en réalité que politique !

Une m'a dit qu'elle réfléchira mais finira surement par le retirer... car elle se sentirait toute nue si elle le retirait du jour au lendemain ! Ce qui démontre l'impact psychologique de l'accoutrement "religieux" au point que les femmes finissent par se sentir nues sans leur voile !

Une autre travaillant dans l’administration avoue avoir retiré le voile du jour où ses collègues qui l’ont poussée à le porter, commençaient à la harceler de « haram » (ce qui est illicite) et de « halal » (de ce qui est illicite), à propos de tout : ses faits, ses gestes, sa conduite, sa façon de parler … comprenant subitement l’endoctrinement dans lequel elles veulent l’enfermer !

- Certaines m'assurent que bien qu'elles soient envoilées, elles ne cautionnent pas Ghannouchi, qu'elles disent "loin" de leur vraie foi islamique.
Une lui reproche même d'instrumentaliser la religion à des fins politiques, en divisant la société en "bons musulmans" et en "mauvais musulmans", se prenant pour Allah pour juger les hommes ! Ce qui est "hram", dit-elle !

- Plus grave encore, certaines ont été utilisées comme moyen de pression et de vengeance par Ghannouchi qui coopte ses victimes et s'en sert contre ses ennemis !
Des amis m'ont présenté la fille d'un haut responsable sous Bourguiba, chargé des dossiers des islamistes, dont le mouvement naissant sous la houlette de Ghannouchi pratiquait déjà les méthodes des sectes par l'infiltration de leurs opposants et l'endoctrinement de leurs proches ... par cooptation !

A l'âge de 12 ans, elle et sa sœur ont été "approchées" par un groupe de "religieux" pour les convaincre d'adopter leur islam, "le vrai", les assuraient-ils ! L'aînée rebelle, les a envoyés paître et la seconde ayant des problèmes relationnels avec son père s'est laissée convaincre ... et les a suivis.
Ils l'ont convaincue d’abandonner l'école, de se contenter de fréquenter la mosquée et d'apprendre le coran. Ce qu'elle a fait ! Et de manière assidue, elle assistait aux prières à la mosquée d'Ariana, "placée" deux à trois rangs derrière Ghannouchi en personne !
Très vite l'endoctrinement à coup de "halal" (licite) et de "haram" (illicite), d'interdits, de paradis et d'enfer .... a porté ses fruits. Puisqu'elle a fini par s'isoler de sa famille devenue "mécréante" et impure à ses yeux; et qu'elle a très vite porté le voile ... au grand dam de son père !
Ses nouveaux "amis" ne lui laissaient pas de répit jusque chez elle, dans sa chambre ... pour l'endoctriner et veiller à sa "bonne" éducation et surtout pour veiller à ce que ses parents ne la "récupèrent"  ! Evidemment tous ces changements n’étaient pas du goût du père qui faisait la chasse aux islamistes ! L'adolescente vivant sa crise existentielle, jubilait de cette contrariété paternelle !

Au bout de quelques années de "wahhabisation", dont elle ignorait jusqu'au nom cette doctrine, elle a commencé à observer ses nouveaux "amis" décelant leur supercherie, leur hypocrisie, leur mensonges et leur tartuferie !
Un jour elle décide de les quitter et s'isole, dégoûtée de s'être laissée duper et d'avoir gober leurs discours lignifiants sur la religion !!
Après une déprime et une crise d'identité doublée d'une crise mystique, elle a compris que l'Islam n'est pas ce que ces "amis" lui inculquaient !
Par réaction, elle a retiré les voiles et cessé de fréquenter la mosquée pour ne plus les revoir.

A l'âge adulte elle a réalisé qu'elle était manipulée pour servir d'instrument de vengeance pour Ghannouchi qui voulait piéger son père chargé des "dossiers" des islamistes ... en semant le poison wahhabite qu'il était censé combattre ... et ce en l'introduisant jusque dans sa famille !
A son insu, elle a vengé Ghannouchi de l'homme qui le pourchassait, lui et ses sympathisants !
Des années plus tard, elle a regretté d'avoir quitté l'école à 12 ans ... mais pugnace, autodidacte, elle a "suivi" des cours de droit en plongeant dans les cours de son fils inscrit à la fac de droit !

Ce qui m'a fait plaisir, c'est que la plus part de ces tunisiennes, m'ont semblées convaincues de la nécessité de retirer leur chiffon, et même certaines ont franchi le pas et ont retiré leur voile, dont une m'a dit : "Ouf je respire" (ce jour là il faisait 36 °) en le retirant devant moi.
Quand je lui ai expliquée le sens de son "ouf" et de son geste qui pouvaient aussi dire : " Je me libère du carcan que les barbus veulent m'imposer, pour mieux me soumettre à leurs lois prétendument divines ! Et ce en m'instrumentalisant dans un but hypocritement politique de prise de pouvoir tout simplement "; elle a souri et m'a remercié de lui avoir ouvert les yeux.

Devant la vague de wahhabisation, il revient à tous les progressistes d'éclairer les femmes victimes du poids social et de la peur qu'instaurent les salafistes ! Car si les femmes refusaient de jouer le jeu des islamistes, moins grande sera leur "visibilité" par l'étendard qu'ils leur font porter dans la société tunisienne. Ce qui limitera leur influence.
Si elles pouvaient comprendre qu'il y va de leurs intérêts de refuser le port de cet "étendard" pour en faire un acte de résistance à l'obscurantisme et à la soumission aux hommes ... elles éviteront de couper la branche sur laquelle elles sont assises et éviteront à leurs sœurs, filles et mères .... de perdre leurs précieux acquis, uniques dans le monde dit "arabo musulman" : Le Statut de la Femme  !

Que les tunisiennes se rappellent ce qu'il est advenu des iraniennes qui ont joué le jeu des ayatollah, en portant le tchador comme étendard de contestation du Shah d'Iran et de sa dictature.
Mal leur en a pris, car une fois le Shah parti, les ayatollah leur avaient interdit de retirer leurs tchadors sous peine d'amende ... ou de coup de poignard par des fanatiques, pour les plus récalcitrantes !
Plus de 30 après elles ne savent comment faire pour se défaire de leur tchador et de tous les symboles qu'il représente pour elles !
Une prise de conscience tardive d'un piège où elles se sont laissées prendre avec leur consentement !

Les tunisiennes seront-elles plus intelligentes que les iraniennes ?

Rachid Barnat

http://latroisiemerepubliquetunisienne.blogspot.ca/2012/07/en-voilement-sous-pression-sociale.html

jeudi 6 février 2014

Des soldats d'Allah à l'assaut de Djemila Benhabib, par Karim Akouche


L'heure est grave. Le religieusement correct a investi l'espace public. De nouveaux clercs surgissent sur la scène médiatique et rabâchent leur moraline sirupeuse. L'élite, égarée dans un conformisme délétère, ne voit plus l'intérêt général. Les médias plombent le débat des idées. Le champ de la critique se resserre. L'oxygène de la liberté se raréfie.

D'aucuns, au nom de l'idéologie multiculturaliste, refusent qu'on critique l'islam. Aveuglés parles sanglots de l'homme blanc, ils piétinent les idéaux des Lumières, devenant ainsi des alliés objectifs de l'islamisme.

>> N'a-t-on pas le droit de dire de l'islam qu'il n'est pas seulement une religion, mais un projet politique qui régit la vie des gens dans les moindres détails?

>> N'a-t-on pas le droit de dire qu'il est un programme globalisant qui vise à bâtir la Oumma, le Califat mondial?

>> Peut-on sans risque remettre la parole du prophète Mahomet en question?

>> Peut-on dénoncer la misogynie ou le racisme de quelques versets coraniques?

>> Qui oserait rejouer la pièce de Voltaire sur le prophète de l'islam?

>> Qui oserait faire des caricatures de Mahomet?

>> Bref, est-il permis de critiquer sereinement l'islam?

Après Salman Rushdie, Taslima Nasreen, Theo Van Gogh et tant d'autres,
Djemila Benhabib, journaliste et essayiste, est aujourd'hui la cible des fous d'Allah. Elle est victime d'unepoursuite-bâillon parce qu'elle a osé dénoncer le caractère intégriste de l'enseignement prodigué dans une école musulmane à Montréal.

Les réelles intentions de ses détracteurs ne sont pas seulement de la faire condamner, mais surtout de la museler, de la pousser à l'autocensure, de l'épuiser financièrement et de l'atteindre psychologiquement.

A-t-on le droit de se taire face à ces procédures abusives? A-t-on le droit d'abdiquer face à cette grave atteinte à la liberté d'expression ?

Non !
Je refuse de me taire.
Je refuse la capitulation.

Je me souviens d'un jeune barbu qui m'a violemment interpellé au sortir du métro au lendemain de la diffusion aux Grands Reportages de RDI du documentaire Mon Algérie et la vôtre. Il m'a reproché d'avoir qualifié l'islamisme de «fascisme vert» et d'avoir cité cette phrase extraite d'un manuel scolaire trouvé dans une bibliothèque algérienne: «L'islam est un arbre qui ne vit que lorsqu'il est irrigué de sang.»

Il m'a dit d'un regard terrifiant:
- Pourquoi, M. Akouche, dévoiles-tu nos secrets aux Québécois? Notre linge sale doit se laver en famille.

Je lui ai répondu:
- On ne peut malheureusement pas le laver ensemble. Soit le linge est trop sale, soit nous n'appartenons pas à la même famille.

En effet, à travers ce scandaleux procès intenté contre Djemila, deux familles, aux antipodes l'une de l'autre, s'affrontent, comme aurait dit Tahar Djaout (journaliste et écrivain assassiné en 1993 par l'hydre islamiste): la famille qui avance et la famille qui recule.

Djemila appartient à la première, là où règnent la tolérance, la démocratie, la laïcité, la liberté et l'égalité des sexes. Quant à la seconde, elle sombre dans la bêtise, l'obscurantisme, la haine des femmes et de l'Occident.

Tout combat idéologique est avant tout un combat sémantique. Le mot «islamophobie» signifie «crainte de l'islam».

Serait-il raciste celui qui a peur d'une religion, en l'occurrence l'islam? L'islam est une religion et non une ethnie.

Le mot «islamophobie» est utilisé par les fondamentalistes musulmans dans une posture victimaire, afin de répandre leurs idées rétrogrades en Occident. C'est un mot-piège rabâché à tort et à travers en vue de bâillonner les détracteurs de l'islam politique et d'étouffer toute critique sérieuse de l'intégrisme.

Ce vocable est devenu une sorte de délit de blasphème. Malheureusement, en ces temps de fadeur et de censure, ceux qui résistent au rouleau compresseur islamiste, en en dénonçant les projets obscurs et haineux, sont taxés de xénophobes.

Au nom de la liberté d'opinion et d'expression, j'invite les intellectuels, les artistes et les politiques à apporter un soutien large et massif à Djemila Benhabib.A

Ceux qui hésitent encore, je les invite à méditer ces paroles du pasteur allemand Martin Niemöller:

Quand ils sont venus chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs
Je n'ai pas protesté
Je n'étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques
Je n'ai pas protesté
Je n'étais pas catholique

Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait personne
vu ici

mercredi 5 février 2014

DE LA BARBARIE NAZIE À SA PARENTE IDÉOLOGIQUE ISLAMISTE, POUR NE PAS LA QUALIFIER DE MUSULMANE


 
A chaque siècle sa barbarie. Le 21e est celui de l’islamisme impérialiste

By : Salem Ben Ammar



On ne cesse de marteler que les hydres islamistes, véritables escadrons de la mort appelés moudjahidine fī sabīl Allāh (qui font un effort dans le chemin d’Allah), et qui infestent nos villes et nos cités ne sont pas Musulmans et que leurs dérives sectaires n’ont aucun caractère coranique, alors qu’ils sont en train de tisser leurs toiles, de décréter des Fatwa, de faire des pogroms et des autodafés, et d’exercer leur emprise sur tous les secteurs économiques, culturels, sociaux, judiciaires, sans oublier les tentatives violentes d’OPA sur les espaces de prières.

Mais ces fervents disciples sont musulmans et de ce fait ils peuvent répandre et propager en toute liberté et surtout en toute impunité leur vision rétrograde et régressive de l’Islam.

Leur prosélytisme agressif et violent bénéficie de la mansuétude coupable du pouvoir de transition en Tunisie et des exégètes, théologiens et doctes musulmans. Tout laisse croire que cette vision de l’Islam ultra violente et ultra réactionnaire – qui suscite pourtant des peurs et des angoisses légitimes chez la majorité des citoyens - n’est pas contraire au Coran lui – même lorsqu’il exhorte les disciples à recourir aux actes les plus répréhensibles.

Ainsi, tout adorateur d’Allah qui juge que sa foi est offensée et bafouée est en droit selon le Coran de tuer l’offenseur. Faire couler le sang du mécréant est alors un acte purificateur qui vaut à celui qui le commet les bienfaits du paradis.

De toute évidence, les islamistes ne sont en aucun cas les enfants damnés d’Allah, ils en sont les enfants chéris qui auront sa grâce éternelle. Ils sont porteurs d’une mission d’ordre divin en violation flagrante par ailleurs à l’ordre républicain, pour protéger sa Parole et instaurer son hégémonie aux quatre coins de la terre.

Il est écrit dans le coran que la terre sera un jour islamisée. Dans ce contexte, condamner les islamistes – qui ne font en réalité qu’appliquer les recommandations du Coran – pour actes de troubles à l’ordre public, menaces de mort ou atteintes aux biens et aux personnes revient à condamner Allah lui-même.

Aucun pouvoir judiciaire ou politique dans les pays musulmans ne saurait commettre une telle apostasie sans provoquer le courroux de sa majorité musulmane. Ce qui vaut effectivement aux islamistes de bénéficier d’une sorte d’immunité juridique que leur confère leur statut d’élus d’Allah. Ils deviennent juridiquement intouchables comme les Mollahs en Iran ou les Nahdhaouistes en Tunisie, dont le triste et nazillon gourou s’est affublé du titre de Habib Allah, le chéri d’Allah.

Au vu des idées liberticides et scélérates qu’ils diffusent au sein des populations musulmanes ainsi qu’au regard de leurs comportements agressifs et violents, les islamistes sont en conformité avec les lois divines, ce qui les exonère dans une certaine mesure de toute responsabilité civile ou pénale.

Vous imaginez le jour où nos codes juridiques seront déclarés désuets du fait de leur incompatibilité avec les leurs ?

Ce sera le règne de la barbarie, de l’arbitraire, de le justice expéditive.

L’islamisme n’est pas seulement un ver venimeux dans nos fruits humains, il est la négation de l’Etat de droit et de l’Etat nation. Il proclame la suprématie de la foi sur le droit.

vu ici 

mardi 4 février 2014

Québec : Le voile comme carte d'identité politique, par Fatima Houda-Pepin (1994)


Ce n'est pas d'hier que la question du voile islamique fait débat au Québec. En témoigne cet article de Fatima Houda-Pepin publié dans le quotidien La Presse en janvier 1994.

Élue à l'Assemblée nationale en septembre 1994, Mme Houda-Pepin a été la première parlementaire musulmane dans tout le monde occidental.

Arrivée au Québec en 1976 à l'âge de 24 ans, elle a lutté sans relâche à la défense des Maghrébines et contre les islamistes, tout en poursuivant ses études jusqu'à l'obtention d'un doctorat en relations internationales, et en subissant les insultes personnelles grossières de l'islamiste Salam Elmenyawi. Lire à la fin de l'article quelques notes sur son parcours impressionnant.

Je vous salue, Fatima !



Les trois religions monothéistes - juive, chrétienne et musulmane - ont montré un souci particulier pour le comportement des femmes quant à leur modestie et la décence de leurs parures vestimentaires.

Chez les juifs orthodoxes, les femmes doivent se couper les cheveux et les dissimuler sous une perruque. Alors que les femmes sépharades ont porté traditionnellement des foulards et des coiffes aux couleurs locales de leur pays respectif. Saint Paul, l'Apôtre des gentils, six siècles avant l'avènement de l'Islam, s'est penché sur la question du voile dans son Épître aux Corinthiens. Dans ce texte éloquent, le voile est imposé aux chrétiennes en tant que signe de leur subordination à l'homme dans l'Église.

Une recherche documentaire permet de retracer à suffisance les images, les illustrations et les peintures représentant la Vierge Marie et les femmes de son époque portant de grandes étoffes couvrant leurs cheveux et une partie de leur corps. L'icône de la Vierge à l'enfant dite de Vladimir (XIIe siècle) avec son châle noir aux bordures dorées est assez éloquente à cet effet.

Étymologiquement, le «hijab», du verbe «hajaba» signifie cacher, dérober au regard. Le voile est appelé différemment selon les modes et les façons de le porter. Les termes les plus souvent utilisés en arabe classique sont le «hijab» (voile couvrant les cheveux), le «khimar» (châle), le «néquab» ou «litham» (voile cachant le visage), sans compter les multiples dénominations qu'on retrouve dans les autres langues comme le persan (Tchadour), le turc (Tcharchaf) et les multiples parlers locaux (haïk, djellaba, etc...).

Le Coran a fait mention du voile dans des contextes assez particuliers. Les versets 16 et 17 de la sourate IXX, intitulée «Marie» (La Vierge) confirment que le voile est antérieur à l'Islam:

«Parle dans le Coran de Marie lorsqu'elle se retira loin de sa famille dans un endroit à l'Est (de Jérusalem). Elle se couvrit d'un voile (hijab) qui la déroba à leurs regards».

Les premiers exégètes musulmans qui ont écrit les commentaires sur le Coran, tel que Tabari (839-923) dans son célèbre ouvrage l'Histoire (Tarikh), volume III réfère à la «descente du hijab» dans le sens de «rideau» (sitr). Il s'agit ici du verset 53 de la sourate XXXIII qui instaure le hijab dans le sens d'un «rideau» devant marquer le respect à l'égard des épouses du Prophète Mohamed. Le verset fait référence à un incident où des invités au mariage du Prophète avec sa cousine Zaynab s'étaient attardés indûment dans sa chambre nuptiale la nuit de ses noces.

Avec l'instauration du système dynastique en 661, le hijab au sens de «rideau» a été institutionnalisé par le Khalife Omeyyade, Mouawiya ibn Abi Soufyan. Desormais, le hijab marquera la distance à la fois spatiale et sociale entre les gouvernants et les gouvernés.

Le hijab est également évoqué dans le sens de «rempart» entre le paradis et l'enfer. La sourate 88 s'intitule le voile (Al-Ghachiya) et fait référence au jour du jugement dernier. Cette idée est confirmée par le verset 46 de la sourate VII intitulée l'Enceinte du paradis. «Un voile (hijab) sépare les bienheureux des réprouvés (..)».

Le hijab s'est abattu sur les femmes à Médine en l'an 5 de l'hégire (627) dans un contexte de «fitna» (désordre social). Les puissantes tribus de la Mecque, attachées à leurs nombreuses divinités et au prestige socio-économique qu'elles leur conféraient, avaient très mal reçu le message du Prophète les invitant à croire en un Dieu unique et à adhérer à une religion qui réglemente leur vie publique et privée.

Les tribus se sont coalisées et décidé de lui faire la guerre, ce qui l'incita à émigrer avec un groupe de compagnons en 622 vers Yathrib, devenue depuis «Madinat-an-Nabi» (la ville du Prophète, Médine). C'est l'hégire, le début du calendrier musulman et de l'organisation politique de la «oumma» (communauté). Le Prophète venait de perdre la bataille d'Uhud, en l'an 3 de l'hégire (625) et se préparait à défendre «sa» Ville, Médine, dans la célèbre bataille du fossé. Dans ce contexte de guerre civile - comme dans toutes les guerres - les femmes paient malheureusement les plus lourds tributs.

Esclavage et prostitution

C'est ainsi que les femmes de Médine se faisaient attaquer et violer selon une stratégie bien orchestrée par les clans opposés au Prophète, qui les capturaient, les réduisaient à l'esclavage et les forçaient à la prostitution (Ta'arrud). L'un de ces opposants, surnommé la «tête des hypocrites», Abdullah ibn Oubey ibn Saloul vivait justement de ce genre de «commerce» que le Coran avait interdit. C'est également ce même personnage qui a calomnié Aïcha, l'épouse du Prophète en l'accusant d'avoir commis l'adultère, alors qu'elle avait perdu son collier dans le désert, lors d'une expédition où elle accompagnait le Prophète, et qu'elle fut ramenée par Safouan, un cavalier de l'arrière garde.

Pour justifier la pratique du «ta'arrud», les clans rivaux alléguaient qu'ils ne pouvaient distinguer les femmes libres des esclaves. Le dilemme sera tranché par le verset 59 de la sourate XXIII (Les Coalisés):

«O Prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rabattre un pan de leur voile sur leur visage (Jalabibihinna), cela est plus à même de les faire distinguer (des esclaves) et à leur éviter ainsi d'être importunées. Dieu est infiniment Absoluteur et Miséricordieux».

Le verset 31 de la sourate XXIV «La Lumière» (An-Nour) sur lequel les islamistes fondent l'obligation du port du voile, doit être situé dans ce contexte de guerre qui a caractérisé l'an 5 de l'hégire. L'enjeu était de taille: il fallait de toute urgence assurer la sécurité des femmes, ramener la paix dans la cité et assoir l'autorité du Prophète en tant que chef militaire, religieux et politique. Le verset 31 de la sourate XXIV énumère les personnes devant lesquelles les femmes musulmanes seraient dispensées de se voiler et s'adresse au Prophète en ces termes:

«Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de préserver leurs parties intimes, de ne laisser voir de leur parure que ce qui est en évidence. Qu'elles se fassent de leur voile (khomourihinna) un écran sur leur gorge (...)»

En soi, ce verset 31 n'a qu'une valeur morale et éthique tout comme la plupart des versets coraniques. D'ailleurs, la sharia (loi divine et le Fikh, jurisprudence) ne prévoient aucune disposition qui fait du port du foulard «dit islamique» une obligation légale, ni aucune peine pour non respect de cette obligation.

Par contre, la sourate XXIV «La Lumière» s'ouvre sur des versets qui traitent de l'adultère (zina) et qui précisent avec une extrême rigueur les conditions et les châtiments corporels prévus pour ce pêché. Ces dispositions coraniques en rapport avec l'adultère ont été intégrées au droit pénal musulman, dont l'application varie aujourd'hui d'un pays à l'autre, selon leur degré de tolérance religieuse.

Le Coran a donc instauré le hijab, en l'an 5 de l'hégire, dans un contexte particulier, celui d'une ville assiégée, Médine, dans un climat d'agitation politique et sociale grave, dans le but de protéger les femmes du viol et, partant, de l'adultère, un acte sévèrement puni par le Coran (flagellation).

Ce contexte, d'aucuns tentent de le faire oublier en développant une fixation obsessionnelle sur la corrélation hijab-zina (voile-adultère). Selon cette interprétation, les femmes musulmanes non voilées seraient une menace potentielle pour l'ordre social, puisqu'elles incitent les hommes à commettre un acte répréhensible appréhendé: l'adultère.

L'un des ardents partisans du port du voile, le 2e khalife, Omar Ibn Al-Khattab (634-644) a eu fort à faire pour l'imposer aux musulmanes de l'époque. Certaines -dont Sakira bint al-Hussein, l'arrière petite fille du Prophète- ont manifesté ouvertement une vive opposition à l'institutionnalisation du hijab.

Pas de «foulard islamique» universel

Depuis, le débat est ouvert. Chose certaine, il n'existe pas de «foulard islamique» universel ou de tenue caractéristique et généralisée à l'ensemble des femmes dans le monde musulman. Exception faite de l'Arabie Saoudite et de l'Iran, chaque pays, et à l'intérieur de chaque pays, chaque région, témoigne d'un patrimoine vestimentaire intégré à la culture locale. Le «haïk» dans les pays du Maghreb, côtoie la «djellaba» la «sabniya» (foulard de soie brodé) tout autant que le jeans, la maxi ou la mini-jupe.

Le débat sur la pertinence du voile a donné lieu dans les pays musulmans à des prises de positions fort tranchées. Des théologiens et des juristes ont soutenu la lutte d'émancipation des femmes. Tahar Haddad, dans son célèbre ouvrage La femme dans la Scharia et la société, publié à Tunis, en 1929, plaide en faveur de la libération des femmes comme condition préalable à la modernisation de la société. Un an auparavant, l'Égyptien Kacem Amin, a publié au Caire un ouvrage-choc intitulé La libération de la femme où il démolit la fameuse relation de cause à effet entre le voile et l'adultère.
«Si les hommes redoutent de voir les femmes succomber à leurs attraits masculins, pourquoi n'ont-ils pas instauré le port du voile pour eux-mêmes (...). Le fait d'interdire aux femmes de se montrer sans voile exprime la crainte qu'ont les hommes de perdre le contrôle d'eux-mêmes... chaque fois qu'ils se trouvent face à une femme non-voilée. Les implications d'une telle institution nous amènent à penser que les femmes sont considérées comme plus à même de résister que les hommes» (Kacem Amin, The liberation of the Woman Le Caire, 1928, p 65).
Des gestes éminemment symboliques ont contribué à faire tomber le voile des musulmanes. La politique de laïcisation amorcée en Turquie, dans les années 20, ont mené à l'abolition de la polygamie et à la réforme du code vestimentaire. En 1932, «Miss Turquie» a été déclarée «Miss Monde».
Cet événement a marqué le conscient collectif féminin tant en Turquie que dans les autres pays musulmans. En Iran, la reine et les princesses ont décidé d'abandonner le voile à compter de 1936. Au Maroc, c'est le Roi Mohamed V lui-même, également commandeur des croyants qui, en 1943, posa le geste audacieux de présenter en public sa fille, la princesse Aïcha, tête dévoilée. Mais au delà des symboles, c'est la généralisation de l'enseignement public qui a provoqué la «révolution tranquille» des femmes musulmanes. Des bancs d'école, elles ont réussi -l'espace d'une génération- à investir la vie publique jusque là réservée aux hommes.

Pas étonnant que l'une des principales mesures adoptées par la République islamique de l'Ayatollah Khomeiny en 1979, fut la «tchadorisation» massive et généralisée des Iraniennes. Depuis, la campagne du foulard «dit islamique» bat son plein.

Tout en reconnaissant le droit à toute femme musulmane qui, par choix personnel décide de se couvrir la tête, il faut se garder des généralisations abusives. Par exemple, Waffa Moussiyne -qui a défrayé les manchettes, le 2 décembre 1993, dans l'affaire du juge Alary et du foulard- n'a pas toujours porté le hijab, et sa mère qui vit au Maroc ne s'est jamais voilée. Il en va de même pour sa soeur Soad, une Québécoise d'adoption.

Le voile comme carte d'identité politique

Les femmes musulmanes ne constituent donc pas un groupe monolithique quant au choix de leur tenue vestimentaire. Beaucoup d'entre elles se battent actuellement, au prix de leur vie, contre le fanatisme religieux et ses symboles. Et c'est là où le voile devient une carte d'identité politique, érigé par les intégristes pour affirmer leur présence et leur visibilité.

Ce phénomène est apparu, il y a une dizaine d'années, dans le sillage de la révolution islamique en Iran et a donné lieu à une industrie fort lucrative. Les intégristes ont réussi le coup de force de «prendre l'Islam en otage», de l'interpréter à travers leur lunette politique qu'ils tentent d'imposer à coup de propagande et de guerre des symboles. En France, par exemple, lors de la controverse du foulard «dit islamique», en 1989, les intégristes sont parvenus à récupérer l'incident et en faire une «guerre de symboles» au nom de la liberté religieuse et des droits de la personne. Ils ont montré leur force en organisant une manifestation monstre où les Françaises converties étaient sur la ligne de front portant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Le voile est notre identité». L'un des leaders de cette tendance, Daniel Youssouf Leclerc, président de la Fédération nationale des musulmans de France, un cadre polygame, a une idée bien arrêtée sur le voile:
«Je suis favorable à un voile complet. Mais alors, complet! Pas le Tchador que portent les musulmanes en ce moment et qui met en valeur les yeux et une partie du visage. Il ne faut aucun regard possible. D'abord, c'est plus moral, ensuite c'est plus excitant pour les relations sexuelles conjugales. Quand je vais en Algérie, je suis sevré pendant un mois à cause de toutes ces femmes cachées. Mettez-vous à la place d'un bon musulman qui arrive en France. Toutes ces filles nues... comment voulez-vous qu'il ne se sente pas provoqué?» (L'Événement du jeudi, 22 au 28 novembre 1990).
Du Pakistan en Algérie, en passant par l'Iran, l'Égypte, l'Arabie Saoudite, le Soudan, le Nigéria, etc... les manifestations de violence et d'intolérance impliquant l'«exigence» du voile se multiplient. Maniant la carotte et le bâton, les intégristes, dans leur «grande générosité», offrent des hijabs gratuitement, et dans certains cas, ils sont même allés jusqu'à payer pour le faire porter par des universitaires. Dans plusieurs pays musulmans, l'importation du hijab «dit islamique» fait une concurrence déloyale à la tenue vestimentaire traditionnelle, mais ce sont les jeunes femmes, principalement les étudiantes et les professionnelles, qui constituent la cible privilégiée de cette propagande.

Dans cette grande marche des intégristes vers la création de la «République islamique mondiale», il ne faut pas s'étonner si un jour vous entendez parler de la «barbe islamique», car c'est le sujet de l'heure dans certains milieux où la guerre des symboles -en l'absence d'une véritable réflexion théologique- a réduit les mosquées, ces superbes «maisons de Dieu» à de véritables succursales des mouvements politiques sous couvert de religion.

Source : Voile: les femmes musulmanes ne sont pas un groupe monolithique, La Presse, 15 janvier 1994, page B3.  Archivé à la Bibliothèque nationale du Québec

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Notes biographiques

Née au Maroc en 1951, de père marocain et de mère algérienne, cadette d'une famille de quatre enfants, Fatima Houda-Pepin devint la première musulmane élue au Parlement dans le monde occidental. Elle a prêté serment sur le Coran.

Son père décéda alors qu'elle était toute petite; sa mère prit la direction d'un commerce. «Elle fut mon modèle.» [La Presse, Nouvelles générales, dimanche 12 avril 1992, p. B3. La personnalité de la semaine. Richer, Anne]

Elle fit des études bilingues (français et arabe) à l'école publique à Casablanca; et étudia l'islam à l'école coranique. Elle obtint un baccalauréat en commerce et travailla ensuite comme bibliothécaire. Puis elle mit sur pied une maison de jeunes vouée à réinsérer des décrocheurs scolaires, drogués ou délinquants.

Elle avait 24 ans lorsqu'elle arriva au Québec en 1976, munie d'une bourse d'études et d'un amoureux "Québécois de souche" rencontré au Maroc.

Ici, elle obtint une maîtrise en sciences de l'information de l'Université McGill, une maîtrise en relations internationales de l'Université d'Ottawa, un baccalauréat en science politique de l'Université Laval, et un doctorat en relations internationales de l'Université de Montréal.

Elle fonda en 1978 le Centre maghrébin de recherche et d'information, qu'elle a présidé jusqu'à sa lancée en politique, en 1994.

À Montréal, ce centre faisait la promotion des femmes musulmanes au Québec et dans le reste du Canada. Il comptait 260 membres en 1992, et disposait alors d'un budget annuel d'environ 120.000$, provenant surtout de fonds gouvernementaux. «Initialement, on faisait des activités de sensibilisation pour combler un besoin d'information sur le Maghreb et les Maghrébins.»

Dans les années 1990, Mme Houda-Pepin assurait aussi la présidence du Comité consultatif sur les relations interculturelles et interraciales de la Ville de Montréal et participait au Comité consultatif sur les relations interethniques et raciales de la Commission des droits de la personne.

Elle fut aussi membre fondatrice du Comité d'intervention sur la violence raciste au Québec, du Comité de dialogue trilatéral entre juifs, chrétiens et musulmans au Québec, ainsi que du Groupe de travail sur le rapprochement entre les hindous et les musulmans du Québec.