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dimanche 25 décembre 2016

Je déclare ouverte la guerre des claviers contre la pensée unique

Publié par Jean-Patrick Grumberg le 24 décembre 2016


Il suffit. La plaisanterie a assez duré. Le moment est venu de mettre à mort le politiquement correct et la dictature de la pensée unique.

Je me souviens la première fois que j’ai été attaqué pour avoir écrit «les musulmans ont agressé trois adolescents juifs».

Mon crime : j’avais commis un amalgame !
Me reprochait-on d’avoir écrit le mot musulman ? Juif ? Agressé ? Les faits étaient là, les agresseurs étaient musulmans et les victimes, des jeunes juifs qui sortaient d’une synagogue.

Ma faute était d’avoir dit les musulmans et non pas des musulmans. Coupable d’amalgame, je venais d’insulter 1,3 milliard de musulmans !

Il suffit de ce prétexte fallacieux destiné à délégitimer ceux qui énoncent des vérités que la gauche ne veut pas qu’on dise.

Pierre Belon du Mans, dans son Voyage au levant* publié en 1553 écrit:



«Les Arabes voulurent faire quelque violence, mais nous leur résistâmes vivement, et de force.»

Dans son Itinéraire de Paris à Jérusalem*, Chateaubriand ne s’embarrasse pas non plus de cette fausse nuance, lorsqu’il écrit :



«Ali proposa de serrer notre troupe afin d’empêcher les Arabes de nous compter. «S’ils peuvent nous prendre, dit-il, à notre ordre et à nos vêtements pour des soldats chrétiens, ils n’oseront pas nous attaquer.»

Qui dit le vrai ? Les petits flics gauchistes de la pensée qui se prennent pour Staline, ou les grands auteurs ?

Il suffit.
Le politiquement correct était destiné à forcer l’autocensure. Une vision totalitaire de la gauche qui tentait de prolonger l’état de la terreur morale. Mais elle a perdu la main, ça suffit.

Dans son Dictionnaire de la langue de con* anti-langue de bois paru en 2015, Gilbert Collard donne sa définition du mot racisme :
«Caractéristique supposée de tout homme qui n’est pas de gauche, permettant à l’insulteur de se délivrer un brevet d’irréprochabilité morale dans le bénitier de la sainte salive socialiste.»

Collard ajoute que «le lynchage médiatique et la condamnation judiciaire guettent celui qui ne parle pas la «langue de con».
J’ajoute quelques mots :
  • Conservateur : «mot préempté par les gauchistes pour désigner les pays arabes qui conservent leur tradition et protègent leurs racines».
  • Extrême droite : «mot préempté par les gauchistes pour désigner les Occidentaux qui conservent leur tradition et protègent leurs racines».
  • Fachosphère : amalgame désignant tout média internet qui n’est pas de gauche.
  • Identitaire : toute personne qui tient aux frontières de son pays, tandis que la gauche éphémère tient les frontières établies par l’homme au cours des siècles comme une erreur de l’homme.
  • Homophobe : insulte dégradante destinée à faire passer pour un monstre toute personne opposée au mariage où à l’adoption par des homosexuels. Cette insulte exclut spécifiquement les musulmans opposés au mariage où à l’adoption par des homosexuels.
  • Islamophobe : celui qui a lu le coran et a vu que ne s’y trouve pas la moindre indication que l’islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour.
  • Sioniste : juif dans le langage des lobotomisés soraliens, y compris Alain Soral.
  • Loup solitaire : combattant de l’Etat islamique et ses nombreux complices, réseaux et fournisseurs de moyens logistiques et d’armes destinés à commettre un attentat.
  • Gentil garçon : jihadiste qui vient de commettre un attentat barbare.
Complétez avec moi la liste de ces expressions liberticides dictées par les intolérants, car «dès qu’on adopte le vêtement langagier des médias, on en est prisonnier» conclut justement Collard.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
http://www.dreuz.info/2016/12/24/je-declare-ouverte-la-guerre-des-claviers-contre-la-pensee-unique/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

jeudi 30 janvier 2014

Faut-il censurer le Québec des régions?

Sur le ton du reproche, j’entends souvent dire que la Charte des valeurs vise à ramener vers le PQ le vote du Québec «des régions» (on parle aussi, avec une condescendance accentuée, du «Québec profond»), comme s’il s’agissait d’une frange de la population souillant celui qui s’en approche, peuplée de débiles et d’analphabètes faciles à exciter par la xénophobie. Comme s’il s’agissait d’un électorat qu’un parti responsable ne devrait pas solliciter, tant les passions le traversant seraient coupables et répréhensibles.

J’exagère? Pas tant que ça. On nous en parle comme d’un électorat culturellement attardé et intellectuellement sous-développé, comme s’il se laissait définir seulement par sa caricature ou par ses plus mauvais représentants. L’enracinement culturel serait symptomatique d’un développement moral inférieur, alors que le cosmopolitisme «branché», lui, distinguerait une caste de citoyens «supérieurs», moralement admirables parce que délivrés du cadre national. L’enracinement historique serait une pathologie identitaire appelée à se dissoudre devant les progrès de la modernité radicale.

Je repose la question à propos du «Québec des régions» : s’agit-il d’une population marquée du sceau de l’infamie, dont on ne peut s’approcher qu’en se souillant, et dont on ne cherchera à obtenir le vote qu’en s’abaissant, qu’en perdant son âme? J’aimerais savoir : quels segments de la population peut-on solliciter sans honte, sans gêne, sans avoir l’impression de se rouler dans la fange? Et qui est habilité à décerner ce certificat de respectabilité médiatique, qui distingue les ploucs des évolués? Faudra-t-il désigner à l’avance, à propos des questions identitaires, les régions dont il est interdit de tenir compte dans la définition de l’intérêt public?

Faudra-t-il distribuer des «permis de voter» pour s’assurer que les citoyens appelés à choisir le gouvernement et à peser sur ses orientations ne trainent pas avec eux dans les urnes des idées en contradiction avec les exigences de la rectitude politique? J’entends déjà ici hurler au populisme, mais je note qu’on accuse aujourd’hui de populisme ceux qui n’affichent pas une forme de mépris spontanée à l’endroit du peuple et de la souveraineté populaire. Je note surtout que ceux qui dénoncent le «populisme» prennent rarement la peine de le définir, comme s’il suffisait de l’évoquer pour désigner à la vindicte médiatique ceux qui en sont accusés.

On nous dira peut-être qu’il s’agit simplement d’une question de «familiarité» avec le phénomène de la diversité. La question de la diversité est montréalaise, pourquoi tenir compte du point de vue des «régionaux»? Je note qu’on oublie que Montréal est loin d’être unanime dans son rejet de la Charte des valeurs et que c’est une étrange manière de voir les choses que de croire qu’il suffit de la côtoyer pour d’un coup chanter les vertus du multiculturalisme, comme si sa critique était inévitablement symptomatique d’une terrible ignorance

Mais la question mérite de se renverser. Quand on parle du développement régional, faudrait-il faire taire les Montréalais? Faut-il segmenter le territoire en régions étrangères les unes aux autres? Certains le proposent : ils ont la tentation de la «cité-État» montréalaise, même s’ils continuent d’avoir un avis sur ce qui se passe l’autre côté des ponts. Pourtant, dans une nation, la chose commune est par définition la chose de tous. Et l’avenir de l’identité québécoise ne saurait s’imaginer à partir d’une perspective exclusivement montréaliste.

http://blogues.journaldemontreal.com/bock-cote/politique/faut-il-censurer-le-quebec-des-regions/

LES LIGUES DE DÉFENSE DE LA VIRGINITÉ DE L’ISLAM VEULENT CRIMINALISER LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

En parcourant rapidement le site de la Ligue de défense judiciaire des musulmans, où depuis quelques jours je suis le sujet de discussions enfiévrées et endiablées de ses partisans me couvrant d’insultes et d’anathèmes, j’ai pu mesurer Ô combien les défenseurs-djihadistes de l’islam  sont obsédés par la charia et aimeraient  tant rétablir la loi de Talion en faisant leur propre justice eux-mêmes.

Quand aux lois antiracistes de la république dont ils se prévalent pour criminaliser la critique de l’islam et la personnalité de leur prophète, elles ne sont en réalité qu’une aubaine et un subterfuge pour obtenir une jurisprudence de délit de blasphème. En se considérant comme ébranlé dans sa croyance, ainsi n’importe quel musulman peut demander la condamnation du contrevenant dont les idées et les écrits ont provoqué son émoi.

Plutôt que de décréter une fatwa de condamnation à mort de l’insolent comme lors des affaires de Salman Rusdhie ou Tasleema Nasreen, ces multitudes d’association loi 1901 dont l’objet est plus idéologique et religieux que républicain, recourent habilement et pernicieusement aux  lois de la république  pour se donner en même temps une posture républicaine et officialiser par la voie jurisprudentielle la charia, autrement dit l’inquisition musulmane.

Si par extraordinaire, elles obtiendront demain un jugement qualifiant les critiques de l’islam et reconnaître implicitemente le statut de race aux musulmans en vertu de la loi de 1881, c’est tout simplement une mise à mort inéluctable de la liberté d’expression et le droit d’exprimer son opinion sur telle ou telle religion sans encourir le risque de passer sous les fourches Caudines de la justice.

Une telle jurisprudence sera un véritable requiem pour la démocratie d’une part et d’autre part elle marquera l’amorce officielle de l’inféodation définitive de la France à la charia aux conséquences désastreuses, provoquer un exil politique sans précédent de tous ceux qui ne veulent pas vivre sous la dictature de l’islam telle que veut l’instaurer sournoisement l’O.C.I.

Le crime est moins dans la formulation des idées qui dérangent et qui ne sont l’expression d’un droit fondamental dont l’islam ne connait guère le sens, que dans la réaction démesurée qu’elles suscitent. Ces lecteurs mus pour l’occasion en procureurs ne se rendent pas compte qu’ils sont eux-mêmes les vrais ennemis de leur religion et le meilleur alibi de ceux qu’ils cherchent à crucifier par leur violence verbale en attendant qu’un jour ils pourraient leur ôter la vie comme en Iran et en Arabie Saoudite voire la plupart des pays musulmans.

Ils n’ont pas appris qu’on ne grandit pas dans la calomnie. Car ce n’est pas en employant un langage ordurier et nauséabond et traiter la cible de leur courroux de chien, de singe, de porc, de vendu, de sioniste, de sale juif, de mécréant, de laïc ( qui est une insulte dans leur bouche) que cela va contribuer au renforcement du crédit de leur religion et lui donner cette image de religion de paix dont ils l’affublent, alors qu’eux-mêmes ils font preuve d’agressivité et de bellicisme qui ne peuvent que témoigner de leur état de lobotomisation avancée.

Qui dit paix dit aussi sérénité qu’il est difficile de la déceler à travers leurs commentaires exécrables à mon sujet. Juste des insanités, des élucubrations psychotiques et des délires hystériques qui me confortent dans mon idée que la violence est le premier pilier de l’islam et de mes inquiétudes légitimes que ma vie ne vaudra pas chère si un jour ces fanatiques aveuglés par leur passion de la leur religion  me mettent la main dessus.

Plutôt que de faire preuve d’un sens aigu du débat républicain  et d’échanges d’idées constructifs  nécessaires à éclairer l’opinion publique sur le vrai visage de l’islam, de sa compatibilité avec les valeurs de la république, de la volonté des musulmans de s’intégrer dans la république et de leurs réels attachements à la laïcité qui est une hérésie au regard de leurs dogmes, ils affichent leur hostilité pathologique à toute voix discordante de la leur tout en marquant leur choix préférentiel à l’islam  qui prime sur la république.

On ne répond pas non plus à la haine par la haine en l’instrumentalisant à l’image de certains sites de la vertu musulmane, ne serai-ce en lui offrant une tribune, ni en soufflant sur sa braise et attisant la discorde.

Leur attitude excessive et inquisitoriale n’est-elle pas elle-même la preuve que l’islam a peur de l’examen de la vérité qu’il veut étouffer par tous les moyens de peur de sa faire démasquer ?  Pourquoi s’enflamment-ils et vocifèrent-ils dès lors que des intrus veulent lever le voile sur le visage de l’islam auxquels ils opposent le principe de l’inviolabilité du sacré de l’islam ?

Si la Maison de l’islam est aussi solide et viable, n’est-elle pas capable de résister aux légers soubresauts qui la secouent alors qu’elle-même fait souffler une tornade sur le monde ?

L’islam n’a jamais été en péril, il est lui-même un péril pour les siens et l’humanité comme en attestent la tragédie syrienne et les persécutions sanguinaires des chrétiens du nord du Nigéria. Mais les défenseurs autoproclamés de l’islam préfèrent tirer des boules puantes sur ceux qui lient violence et islam qui interpellent et mettent à nu les textes dits sacrés et la personnalité mythifiée et embellie de leur prophète. Adeptes de la takkyia, elles se font fort de dissimuler leurs intentions malveillantes en cherchant des artifices judiciaires pour islamiser insidieusement  la république avec ses propres lois d’une part et de clouer au pilori les islamo-incompatibles. Sous couvert de défense de l’indéfendable, ils désignent à la vindicte populaire ceux qu’ils jugent comme ennemis de l’islam et des musulmans, et ce en violation flagrante de la loi sécurité et liberté et plus grave encore, ils font planer de sérieuses menaces sur leur vie.

Des ligues de défense qui présentent pourtant un réel danger pour les fondements de la république, semblent fonctionner comme de tribunaux inquisitoriaux où le mis en cause est jugé coupable et condamné pour ses idées  irrépréhensibles aux yeux de la justice républicaine et répréhensibles au regard de la charia.

A cause de la mansuétude bienveillante de la république, on assiste aujourd’hui au développement d’une nouvelle forme de justice   excelle dans la multiplication des effets d’annonce des dépôts de plainte qui sont de véritables réquisitoires contre les outrecuidants.   Dans les affaires d’apostasie ou d’atteintes au sacré, on a pas besoin dans le droit musulman de  procès juste et équitable, il suffit de déclarer un individu ayant renoncé à sa foi ou comme étant un ennemi de l’islam pour rendre licite son exécution. . .

Quelle que soit la suite donnée à leur plainte, le jugement est déjà rendu et il revient aux musulmans de l’exécuter en vertu d’un fatwa que n’importe quel imam peut décréter.

Malgré les évidences, les musulmans continuent  à seriner partout que l’islam est une religion de paix et de tolérance alors qu’il est fermé au dialogue et allergique à la compréhension mutielle. Il ne connait du dialogue que sa propre vision de la vérité dont il veut faire l’unique vérité pour tout le monde.

Si l’islam n’était pas hégémonique, expansionniste et totalitaire, ne sanctifiait pas le racisme, l’antisémitisme, les inégalités sociales et sexuelles, ne prônait pas la suprématie des musulmans sur les autres, n’appelait pas au meurtre des apostats, n’octroyait pas le statut de dhimmis aux gens du livre, n’appelait pas à la destruction des systèmes de valeurs qui n’avaient pas son essence, ils auraient certainement adopté une toute autre posture que de vouloir anéantir ceux qui brisent la loi de silence dont ils veulent faire une loi universelle inviolable comme si elle avait valeur de Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Quand on a pas peur du langage de la vérité, on doit rester zen et poli, plutôt que de sabrer les voix discordantes.

Personnellement et qu’il n’en déplaise à mes procureurs-djihadistes, je ne corresponds en rien au portrait diffamatoire qu’ils brossent de ma personne et qui n’est que le reflet de leur propre mépris et aversion d’eux-mêmes. On projette sur les autres ce qu’on est soi-même. Je ne suis ni vendu, ni mécréant, ni un chien, ni un renégat, ni un mercenaire de la plume, ni un apostat de l’islam, je suis un homme à la pensée libre, guidé par mes seules préoccupations humanistes et  inquiet par la montée du péril musulman dans son expression radicale qui semble être la vraie nature de l’islam dans la pure tradition mahométane, longtemps occultée par cette image erronée d’un islam apaisé.

Aujourd’hui c’est le véritable islam qui reprend ses droits, celui que Mahomet a laissé en héritage à ses fidèles dont ses nouveaux défenseurs-inquisiteurs, qui veulent retourner les lois de la république en leur faveur pour censurer et anéantir la liberté de pensée avant d’achever la république elle-même.
Si l’islam ne prêchait pas la violence, pourquoi en font-ils alors une arme de défense de leur religion et ont la haine de ceux qui bravent leurs interdits et défient leurs dogmes sans jamais s’attaquer aux personnes ?

http://salembenammar.wordpress.com/2014/01/29/les-ligues-de-defense-de-la-virginite-de-lislam-veulent-criminaliser-la-liberte-dexpression/


Une histoire anodine. Une femme voilée dans un lieu public

(Québec) Une histoire anodine. Une femme voilée dans un lieu public. Pas d'incident ni de mots échangés. En fait, il n'y aurait pas d'histoire si ce n'était d'une photo et de quelques lignes dans un journal mensuel.

Le reportage est sobre et factuel. Il n'incite pas à la haine, au mépris ou à l'intolérance. À première vue, rien de dommageable.

Il en a pourtant résulté une poursuite de 150 000 $ contre le journal Les immigrants de la Capitale. La cause sera entendue le 5 juin.

Le problème vient de la photo. On y voit une femme en niqab avec un homme en t-shirt, coiffé d'une casquette, barbu. Son conjoint.

Sauf pour des proches, il semble impossible de reconnaître la femme et difficilement son conjoint. La Cour devra en décider.

La question fondamentale est cependant celle-ci : était-il d'intérêt public de montrer cette photo?

Dans le contexte de la charte, toute référence aux signes religieux et à l'expression d'intégrismes dans l'espace public semble pertinente.

Mais la frontière est parfois mince entre curiosité publique et intérêt public. On est ici à cette frontière, délicate, entre liberté de presse et protection de la vie privée.

La Cour suprême (Aubry c. Vice-Versa) a statué que le consentement est requis pour la publication d'une photo, sauf si celle-ci est en lien direct avec un événement public.

La scène du marché aux puces était-elle un événement public? Il y a ici place à débat.

Que le couple gagne sa cause ou pas, il n'obtiendra pas les 150 000 $ réclamés. Dans l'affaire Vice-Versa, les dommages ont été établis à 2000 $. Ça donne un ordre de grandeur.

Cette poursuite soulève aussi des enjeux sociaux et on sent ici un malaise.

L'avocat qui avait signé la poursuite s'est retiré pour des «raisons personnelles». Il a demandé à ne pas être nommé. Celui qui conseille le journal refuse aussi de s'identifier.

La communauté musulmane marche sur des oeufs. «Aucun commentaire. C'est une affaire entre un journal et un citoyen», se limite à dire le Centre culturel islamique de Québec.

Cette singulière histoire commence au Marché aux puces de Sainte-Foy le 10 juin 2012. Il est possible qu'elle ait commencé avant, mais pour les besoins du récit, on la fera partir de ce dimanche matin, de bonne heure.

La place du marché grouille de promeneurs. Le journaliste Mihai Claudiu Cristea, qui publie Les immigrants de la Capitale, y est aussi.

Il remarque la femme en niqab avec une poussette d'enfant.

De longs gants noirs et un voile qui ne laisse voir que ses yeux, «mis en évidence de façon très coquette par un contour de fard bleu ciel», note-t-il.

Le journaliste perçoit de la «consternation» et un «choc culturel» dans le public à la vue du niqab. Il en fait état dans son texte mais note qu'il n'y a pas eu d'incident. À distance, il prend une photo.

Lorsqu'il apprend par hasard le malaise causé par son reportage, le journaliste offre au couple de l'espace dans son journal. Les choses semblent s'arranger.

La poursuite atterrit six mois plus tard, en décembre 2012. Ahlem Hammedi et Saber Briki réclament des dommages pour perte de jouissance de la vie, atteinte à sa liberté de religion, à sa dignité et à sa réputation.

Mme Hammedi dit «avoir ressenti comme une grave atteinte à son honneur» et à celui de son mari, le passage voulant qu'elle ait été maquillée.

«Si une femme musulmane qui porte le niqab se maquille sous ce voile, elle est malhonnête et fausse», dit-elle.

«Notre cliente ne se maquille pas sous son niqab et elle n'est pas coquette», insiste l'avocat qui signe la procédure.

Ahlem Hammedi portait le niqab en Tunisie et a continué à le porter à son arrivée à Québec en 2011.

Par «conviction» et par choix personnel». C'est un «symbole de chasteté, de pudeur et surtout un signe de soumission à Dieu», a-t-elle expliqué.

Elle a fait ce choix «fièrement, librement et volontairement». Il ne lui a pas été imposé par son conjoint, précise la poursuite.

Le couple affirme avoir eu un «énorme déplaisir» à la vue de la photo, un «vif sentiment d'humiliation», de la «honte»et de «l'impuissance».

Dans une mise en demeure envoyée un mois après la publication, Mme Hammedi affirmait «ne plus se sentir à l'aise en marchant dans la rue car je crains qu'à tout moment, on pourrait me photographier sans que je le sache».

Six mois plus tard, elle n'osait toujours pas sortir, sauf pour aller au CLSC et chez le médecin. Même ses amis ne voulaient plus s'afficher à ses côtés.

Son épouse ne sortant plus, le conjoint a dû faire seul toutes les courses, ce qui affecte ses études, allègue la poursuite.

Je suis allé cogner à la porte du couple, dans une grande conciergerie près de l'Université Laval. Je n'ai pas eu de réponse ni de suivi à la note que j'ai glissée dans le cadre de porte.

J'avais plusieurs questions.

Mme Hammedi porte-t-elle encore le niqab?

La crainte d'être montrée du doigt dans la rue ne vient-elle pas davantage du niqab lui-même que d'une photo dans un petit journal?

Comment un étudiant et son épouse à la maison ont-ils pu payer plus de 13 000 $ de frais d'avocat pour la poursuite?

Pourquoi avoir changé d'idée après avoir accepté un arrangement?

Je lui aurais aussi demandé s'il y a eu des demandes ou des pressions dans la communauté musulmane pour lancer cette poursuite.

Je vous ai dit que l'histoire commence au Marché aux puces, mais qu'elle avait peut-être commencé avant.

Le journaliste Cristea le pense. Il voit dans cette poursuite une «vengeance» des «musulmans intégristes de Québec», pour ses écrits passés.

Dans son éditorial de janvier 2013, M. Cristea suggère que «le couple d'immigrants tunisiens a fini par prêter l'oreille aux chants de quelques "sirènes" [très minoritaires heureusement] de l'intégrisme islamique à Québec».

En mai 2007, le journal Les immigrants de la Capitale avait rapporté un entretien lors d'une journée portes ouvertes au Centre culturel islamique de Québec. Son interlocuteur exposait l'art de donner une «petite tape corrective» à son épouse. L'affaire avait fait remous.

En mai 2010, le journal avait rapporté les propos de l'imam égyptien Abdeladhim Ibn Badawy de passage à l'Université. Il était cette fois question de polygamie. Autre remous.

«Mes articles de juin dernier ont été la goutte qui a fait déborder le vase. Aujourd'hui, c'est le moment de la vengeance», perçoit M.Cristea.

Arrivé au Québec en 2001, le journaliste confie avoir été ébranlé par la poursuite. Il a depuis prolongé un «congé sabbatique» qu'il passe avec sa famille à Timisoara, en Roumanie, son pays d'origine, d'où il continue de diriger son journal.

S'il perd son procès, il fermera ce journal et ne reviendra plus au Québec, explique-t-il dans un courriel au Soleil.

«Question de principe. On va rester en Roumanie. Ou on va s'installer en France, là où, comme vous savez, pour le port du niqab dans la rue, on reçoit des amendes, pas des «dommages» ahurissants au tribunal, comme l'espèrent nos poursuivants plus ou moins visibles de Québec».

Un comité de soutien au journal Les immigrants de la Capitale et à la liberté de presse a été formé en février 2013. Ce comité assure ne pas avoir «de caractère islamophobe» et croit que l'islam a, comme les autres religions, sa place dans la société.

Des détails à l'adresse : http://www.soutien.immigrantscapitale.qc.ca.

dimanche 26 janvier 2014

Pour incitation à la haine, la page Facebook Femen Québec supprimée




mon commentaire : fb a fermé cette page des femens, autant vous dire que je suis contre. vous n'avez pas besoin d’être de mon avis, a chacun son opinion, mais pour moi, c discriminatoire. fb ne bloque pas les propos et les pages ou groupe haineux contre Mme Marois ou M. Drainville, pas plus que ceux contre nous, les pro-charte. mais ils jugent que les femens eux, sont haineuse. c faux. ont a le droit de critiquer une religion que ce soit la chrétienté, l’hindouisme ou l'islam. si les femens sont christianophobe, alors moi aussi, je le suis !

quand des chrétiens sont attaqué et tué parce qu’ils sont chrétiens, je suis d’accord, mais quand vous vilipender ces femmes courageuses qui osent critiquer votre religion, comme elle critique d’autres religions homophobe et sexiste, alors je dis, stop. assez. et quand vous crier christianophobie, moi je crie femenophobie ! a bon entendeur !

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Un de nos lecteurs (merci D. L. !) m’a signalé hier qu’après avoir fait le 31 décembre dernier un signalement, il a obtenu la fermeture de la page Facebook de Femen Québec. Voici le message qu’il a obtenu de l’administration de Facebook.

Vous avez signalé FEMEN Québec pour incitation à la haine.

Fermer

Statut : Cette Page a été supprimée

Détails : Nous avons examiné la Page que vous avez signalée comme contenant des propos ou des symboles haineux. Nous avons déterminé qu’elle allait à l’encontre de nos Standards de la communauté et l’avons supprimée. Nous vous remercions pour votre rapport Nous informons FEMEN Québec que sa Page a été supprimée, mais pas qui l’a signalée. Facebook ne révèle jamais l’identité de l’expéditeur du signalement.

Report : Date 31 décembre 2013

Owner FEMEN Québec

Raison : Discours ou symbole incitant à la haine

Bravo à notre lecteur !

Pour obtenir la suppression d’images ou de contenus inconvenants, voyez ici !

Pour obtenir la dissolution de Femen France et l’expulsion de sa meneuse Inna Shevchenko, voyez là !


http://www.christianophobie.fr/breves/pour-incitation-a-la-haine-la-page-facebook-femen-quebec-supprimee