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jeudi 6 février 2014

Insulter les Québécois est un sport populaire ! (partie 2)


Québec-Canada : vidéo 29

Au Québec, même les pierres nous insultent !
Depuis la conquête de 1760, les insultes destinées à blesser les Québécois se sont matérialisées dans la pierre et le métal un peu partout au Québec. Le Québec, de ce point de vue, est unique au monde !
C’est le sujet de la présente vidéo.

Bon visionnement,
vu ici

jeudi 9 janvier 2014

La grande marche des Janette


Un grand jour à ne pas oublier.
Le jour où le Québec s'est officiellement réveillé !
La grande marche des Janette !




vendredi 27 décembre 2013

Alain Finkielkraut : Toutes les batailles du Québec pour rester lui-même ont-elles été menées en vain ?


Alain Finkielkraut – Radio Canada
      Le Québec a su conserver son identité contre l’hégémonie anglo-américaine, face au multiculturalisme, il résiste beaucoup moins bien.        
source
vu ici 

mercredi 18 décembre 2013

Unis contre la Francophobie

http://www.francophobie.org/

La déclaration :

Uni-e-s contre la francophobie

Au Québec, dans tous les milieux, on condamne de plus en plus haut et fort la misogynie, l’homophobie, l’intimidation, l’islamophobie et les préjugés contre les Autochtones. Une autre forme de discrimination, la francophobie, tend à réapparaître. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour la dénoncer!

La période post-référendaire sur la question linguistique a été qualifiée par certains de « paix linguistique ». Ce fut aussi l’époque du mouvement  « partitionniste » et du « Québec bashing » que des sociologues ont reconnu comme des dérapages racistes à l’égard du Québec. On a tenté de réprimer toute réaction aux affaiblissements de la Charte de la langue française et au déclin du français au Québec et au Canada en les qualifiant pour les minimiser de « vieilles chicanes stériles ».

Le fait de défendre la langue et la culture françaises a été taxé de fermeture d’esprit, de repli culturel et de passéisme. Pourtant, avoir une langue et une culture commune est un facteur d’inclusion de tous les citoyens à une société d’accueil. Il existe des lois linguistiques partout dans le monde, soit dans quelque 190 États et 110 pays, dont le Canada et les États-Unis. Pourquoi le Québec ferait-il exception à la règle?

En somme, les indépendantistes, les francophones, les francophiles, le Québec français au grand complet sont qualifiés d’intolérants, sinon de racistes, dans plusieurs médias anglophones au Québec et au Canada, y compris dans certains médias francophones.

Plusieurs de ces médias auraient peut-être un certain examen de conscience à faire. Nous ne saurons probablement jamais s’il y a eu un lien de causalité entre l’attentat et le meurtre perpétré le soir de l’élection du Parti québécois le 4 septembre 2012 et la campagne francophobe véhiculée dans certains médias, mais, chose certaine, nous pouvons affirmer qu’elle n’a pas contribué et ne contribue toujours pas à faire baisser la tension. Aujourd’hui, nous condamnons l’agression du 4 septembre et les propos qui auraient pu encourager le présumé auteur à agir!

Ce n’est pas d’hier qu’au Canada anglais on tente d’intimider et de culpabiliser les promoteurs et les défenseurs de la langue française. L’opposition à des services en français pour les communautés francophones et acadiennes y est souvent exprimée avec acrimonie.

Ces allégations contre l’aménagement linguistique québécois sont éminemment discriminatoires, car une même politique est jugée différemment selon qu’elle s’applique au Québec ou au Canada anglais. L’accès à tous les services en anglais pour toute la population en tout temps et partout au Québec serait un droit fondamental, alors que dans le reste du Canada, on passe sous silence l’absence généralisée des services en français aux francophones. Voilà un bel exemple des deux poids, deux mesures. Et on omet de rappeler qu’à partir des débuts du régime britannique jusqu’aux années 1960, des provinces canadiennes sont devenues majoritairement anglophones en ayant recours à des lois prohibant l’usage du français aux francophones dans les écoles et dans les institutions publiques. Plus de 75% des francophones hors Québec ont été anglicisés par ces mesures assimilationnistes.

Depuis quelques années, malgré ce discours dénigrant, plusieurs personnalités sont sorties publiquement pour s’opposer aux reculs du français et de l’aménagement linguistique. Voyant les défenseurs de la langue française se mobiliser, le vrai visage de la francophobie se dévoile peu à peu. Depuis que le Parti québécois parle de bonifier la Charte de la langue française, la diabolisation des francophones va jusqu’à associer au nazisme les groupes pacifiques de défense et de promotion du français. Les injures ont atteint une rare et inquiétante intensité dans le cadre du débat sur la laïcité au Québec.

Ces étiquettes accolées aux francophones entretiennent des préjugés de façon durable. Ces accusations abusives créent la division en suscitant la peur et la méfiance chez les nouveaux arrivants et les anglophones, les aliénant de la société québécoise ou canadienne-française. Elles tendent à délégitimer le français comme langue commune et d’intégration, et le droit du peuple québécois à l’autodétermination.

Nous n’affirmons pas qu’il y ait plus ou moins de racisme ou d’intolérance au Québec qu’ailleurs. Aujourd’hui, nous unissons nos voix pour dire que nous n’accepterons plus de nous faire intimider en nous laissant qualifier collectivement de racistes! Nous considérons que le dénigrement généralisé n’est acceptable envers aucun groupe d’appartenance ou de communauté culturelle.

Aujourd’hui, nous invitons les citoyennes et les citoyens du Québec, du Canada et de partout à se lever pour rejeter le discours d’intimidation et de mépris et clamer bien haut qu’un débat démocratique doit se fonder sur le respect et la dignité. 

Signez la déclaration !


Nous invitons les québécoises et les québécois de toutes origines et de toutes allégeances à signer cette DÉCLARATION CONTRE LA FRANCOPHOBIE.

Affirmez votre rejet de ce discours d’intimidation et de mépris.

jeudi 12 décembre 2013

La contre-campagne féminine : A propos du suffrage féminin


Documents of Québec History / Documents d'histoire du Québec
La contre-campagne féminine : A propos du suffrage féminin.
[1922]

Le Canada de samedi annonçait que les initiatrices du mouvement en faveur du suffrage féminin se proposent de faire déposer l’Assemblée législative un projet de loi en forme. Il ajoutait qu'un « comité local sera organisé dans chaque comté de la province dans le but de poursuivre  une campagne systématique et énergique afin  d'en arriver à un résultat unanime si possible ». A l’heure où nous écrivons ces lignes (lundi matin), rien n'est encore venu contredire ces deux assertions. Elles devront donc inciter les femmes qui ne veulent pas du suffrage à appuyer avec netteté et ensemble le mouvement contre. Autrement, il y aurait danger que les quelques manifestations pour qui se sont déjà produites fissent illusion sur le sentiment de l’immense majorité des femmes de la province. (Il est d'ailleurs très probable que l'opposition n’est point confinée aux milieux canadiens-français. On nous affirme qu'à Québec la pétition abondamment signée par les Canadiennes françaises a recueilli sa part de signatures anglaises. Il est intéressant, à ce propos, de noter que la Winchester Press disait récemment: « Nous croyons que la grande majorité des femmes de l’Ontario préféreraient n’avoir pas le suffrage » et quel'Orillia Packet, autre journal ontarien, ajoutait:  «Nous ne croyons pas qu'une femme sur dix désirât le suffrage et des milliers d’entre elles seraient maintenant très heureuses (heartily glad) d’en être débarrasées. »)

En fait, les femmes qui font campagne contre le suffrage n'auraient pas dû avoir à se mêler d'une pareille besogne. Le sentiment traditionnel, chez nous, le souci de garder à chacun sa place normale auraient dû être suffisamment forts, assez énergiquement manifestés pour leur éviter cette corvée, qui doit profondément leur répugner. Mais c’est un fait que l’état des mœurs n’est pas tel qu’il ait pu la leur épagner. L’attitude du premier ministre est là-dessus particulièrement significative. Nous le constatons sans la moindre intention désagréable à l’endroit de M. Taschereau, uniquement comme symptôme. La solidarité ministérielle est l'une des assises de notre régime politique. Sur toute question d'intérêt général, le cabinet a sa politique — agriculture, colonisation, voies ferrées, etc. Un ministre qui ne partage pas là-dessus l'avis de son chef n'a d'autre alternative que de remiser ses opinions pour des jours meilleurs ou de sortir du cabinet. Sur cette question du suffrage, le premier ministre, qui (avec raison, pensons-nous) est contre, jette tout de suite au premier plan le trésorier provincial, qui est pour et proclame que ses collègues pourront prendre sur ce point l'attitude qui leur conviendra. C'est donc dire que ce problème — nous ne voulons pas l'accuser de manquer de courage — lui apparaît comme d'une importance tellement secondaire qu'il ne vaut point la peine que  le gouvernement, comme gouvernement, prenne sur le sujet l’attitude tranchée qu'il prendrait sur toute question de politique générale. Et pourtant, partisans et adversaires s’accorderont à dire qu'il s’agit d’un problème qui intéresse seulement l’ordre politique, mais l’ordre social et la vie familiale, les sources mêmes de la grandeur nationale.

Encore une fois, nous ne cherchons pas ici de querelle à M. Taschereau; nous ne relevons dans son attitude de neutralité officielle qu’un symptôme de la situation anormale qui a contraint à descendre dans la rue les femmes qui ne veulent pas qu'on les jette dans l'arène électorale. Et, dans cette situation même, nous apercevons la plus forte raison d'aider celles-ci dans la contre-campagne qu’elles ont eu le courage d'entreprendre et qui vient de leur valoir un si haut encouragement.

Les femmes qui ne veulent pas de l'action électorale n'auraient pas dû être obligées de défendre de la sorte leur point de vue; mais puisqu'elles y sont contraintes et qu'elles organisent cette salutaire contre-campagne, le moins que nous puissions faire, c'est de les féliciter et de les aider.

D'après les renseignements que nous avons déjà publiésd'après ceux qui nous ont été personnellement apportés, la contre-campagne prend des proportions considérables. Elle ne fait au reste que donner forme publique et expression directe au sentiment de l'immense majorité des femmes de la province. Là-dessus, nous ne croyons pas que les observateurs désintéressés se puissent faire la moindre illusion. La dernière campagne électorale fédérale — la seule qui ait été faite avec le suffrage féminin généralisé et qui ait donc pu permettre de prévoir les conséquences du  régime — a même rejeté de côté des antisuffragistes un certain nombre de femmes auxquelles la perspective des luttes électorales ne répugnait d'abord point. Nous avons déjà noté en ce sens des exemples topiques. Un Québecois [sic] en vedette nous disait l'autre jour que le nombre des femmes de député (et il s'agit de femmes dont les maris ont largement bénéficié du suffrage féminin) qui ont signé la contre-pétition des antisuffragistes est particulièrement remarquable.

Plus la contre-campagne sera forte, active, généralisée, mieux cela vaudra. On dit que la grande majorité des députés sont fortement opposés au suffrage féminin. Quelques-uns peuvent redouter qu’un vote hostile, si le projet de loi est présenté, leur vaille des représailles féminines. Quelques autres peuvent s’inquiéter de l’exploitation qu'on ferait dans les autres provinces, de ce même vote hostile. Une expression d'opinion nette et générale de la part des femmes de notre province calmera cette double inquiétude.

Souhaitons donc à la contre-campagne féminine le plus large succès. Aidons-la dans toute la mesure de nos forces.

Source: Omer HÉROUX, « La contre-campagne féminine. A propos du suffrage féminin. » Éditorial dans Le Devoir, 20 février 1922, p. 1. Document transcrit par Christina Duong. Révision par Claude Bélanger.


Un peu d'histoire... le droit de vote des femmes

Droit de vote des Québécoises

Pas à pas, la quête des Québécoises pour l’égalité politique



1791 -1849 : Un pas en avant, deux en arrière…

L’Acte constitutionnel de 1791 accorde la qualité d’électeur à certains propriétaires et locataires sans distinction de sexe. C’est ainsi que certaines femmes du Bas-Canada qui ont les qualités requises interprètent cet « oubli » constitutionnel comme une autorisation pour voter. Elles sont, semble-t-il, les seules dans l’Empire britannique à se prévaloir de ce droit . Cependant, l’air du temps n’est pas féministe et l’histoire se charge de ramener les femmes à leurs activités domestiques. Dans La Minerve du 3 février 1834, Louis-Joseph Papineau exprime clairement la mentalité de l’époque : « Il est odieux de voir traîner aux hustings des femmes par leurs maris, des filles par leurs pères souvent contre leur volonté. L’intérêt public, la décence, la modestie du sexe exigent que ces scandales ne se répètent plus » . Tant et si bien qu’en 1849, sous le ministère La Fontaine-Baldwin, on corrige cette « irrégularité historique » en interdisant formellement aux femmes de voter.

1912 - 1922 : Les débuts du mouvement suffragiste

Au Québec, il faut attendre le 20e siècle pour que s’amorce un véritable mouvement de lutte pour l’abolition de la discrimination électorale faite aux femmes. C’est d’abord sur le front fédéral que s’amorce la lutte. En 1912, la Montreal Suffrage Association mobilise ses forces pour l’obtention du droit de vote à ce palier. La cible est atteinte en 1918.
Dans les autres provinces, les suffragettes sont actives. Le Manitoba est la première province à accorder le droit de vote aux femmes en 1916, suivie dans la même année par la Saskatchewan et l’Alberta. En 1917, la Colombie-Britannique et l’Ontario se joignent au mouvement. La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, et l’Île-du-Prince-Édouard autorisent respectivement le droit de vote aux femmes en 1918, 1919 et 1922.
Seules les Québécoises sont exclues de la vie politique et il leur faudra attendre encore plusieurs années pour que leur droit soit rétabli.

1922 - 1940 : La croisade des suffragettes pour l’égalité

  • Les militantes s’organisentLe mouvement suffragiste québécois est essentiellement urbain et l’oeuvre d’une minorité de femmes avant-gardistes pour l’époque.

    C’est en 1922 que le Comité provincial pour le suffrage féminin (CPSF) voit le jour. Les membres de cette organisation sont pour la plupart issus de la Montreal Suffrage Association et de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste. Les militantes anglophones et francophones s’unissent donc pour la même cause. Au début, le Comité est coprésidé par Mme Marie Gérin-Lajoie et Mme Walter Lyman. Une scission intervient au sein du groupe en 1927. Dès lors, deux femmes prennent le leadership du mouvement suffragiste, Idola Saint-Jean avec l’Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec et Thérèse Casgrain avec le Comité du suffrage provincial qui devient, en 1929, la Ligue des droits de la femme.

  • Les adversairesLa quête pour les libertés démocratiques est longue et la route pavée d’écueils. Les adversaires sont nombreux. Le clergé, les politiciens, les journalistes, la majorité des femmes, bref, la société en général ne souscrit pas à l’idée de voir les Québécoises devenir des citoyennes à part entière. Pour comprendre cette attitude, il faut se rappeler les mœurs et les valeurs véhiculées à l’époque. L’affranchissement politique des Québécoises signifie, pour la plupart des opposants, la fin d’un ordre social dont le fondement repose sur l’exclusion des femmes. Exclusion confirmée dans le Code civil adopté en 1866, lequel consacre, entre autres, l’incapacité juridique des femmes mariées.

    Pour l’essentiel, les arguments contre le droit de vote portent sur la place des femmes au foyer et sur leur rôle de gardienne de la race canadienne-française.

    La lutte des femmes pour le suffrage universel donne lieu à des débats houleux. Les propos suivants traduisent bien les obstacles et les préjugés auxquels sont confrontées les suffragettes :

    « L’entrée des femmes dans la politique, même par le seul suffrage, serait pour notre province un malheur. Rien ne le justifie, ni le droit naturel, ni l’intérêt social; les autorités romaines approuvent nos vues qui sont celles de tout notre épiscopat. » (Propos du cardinal Bégin (source : Cap-aux-Diamants, no 21, printemps 1990, p. 23).
    « On invoque l’argument de similitude avec les autres provinces, comme si pour certains le progrès consiste à singer ce que font les autres. Québec a ses traditions, ses coutumes et elles sont sa force et sa grandeur. Advenant l’adoption de ce bill, la femme ressemblerait à un astre sorti de son orbite. » (L.-A. Giroux, conseiller législatif (Wellington), extrait des débats du 25 avril 1940 à l’Assemblée législative.)
    « …les Canadiennes françaises risquent de devenir des « femmes publiques », « de véritables femmes-hommes, des hybrides qui détruiraient la femme-mère et la femme-femme ». (Henri Bourassa, fondateur du quotidien Le Devoir, (source : Cap-aux-Diamants, no 21, printemps 1990, p. 20).
  • La stratégie de combatC’est donc dans ce contexte que la lutte des femmes s’inscrit. Le combat s’organise sur deux axes. D’abord, les militantes initient des opérations médiatiques auprès de la population en général. Manifestations publiques, utilisation des médias, campagnes d’information savamment orchestrées permettent au mouvement suffragiste de « transformer » petit à petit les mentalités et de s’allier une opinion publique largement réfractaire au départ.

    Simultanément à cette opération marketing, elles font du lobbying auprès des parlementaires à l’Assemblée législative du Québec. En 1922, puis à partir de 1927 jusqu’à la victoire, les suffragettes marchent littéralement sur Québec. Chaque année, elles trouvent un parlementaire favorable à leur cause pour parrainer les projets de loi sur le suffrage. C’est le député Henry Miles qui accepte d’introduire le premier de ces projets de loi. De nombreux pèlerinages et quatorze projets de loi sont nécessaires avant de remporter la victoire.

    Soutenu par le premier ministre Joseph-Adélard Godbout, le Projet de loi 18, sanctionné le 25 avril 1940, met fin à la discrimination électorale faite aux femmes. Les Québécoises peuvent désormais voter et se faire élire.

1940 - 2000 : Soixante ans après

Le 25 avril 1940 marque la fin d’une dure bataille et le début d’une ère nouvelle où les femmes poursuivent le combat pour leurs droits et l’amélioration de la société. Toutefois, ce n’est qu’en 1961 qu’elles ont une voix dans l’enceinte parlementaire. Cette voix, c’est Marie-Claire Kirkland-Casgrain. Première femme élue et la première à être ministre, elle fait avancer la cause des femmes en présentant un projet de loi qui, en 1964, met fin à l’incapacité juridique des femmes mariées.
Cependant, la présence significative des femmes à l’Assemblée nationale ne se fait sentir que dans les années 80. Il faut attendre 1985 pour que les candidates élues dépassent la dizaine : 18 en 1985, 23 en 1989 et 1994, pour atteindre finalement 29 aux élections générales de 1998, soit 23 % des sièges.
L’égalité politique des femmes et leur accès au pouvoir ont permis de faire évoluer les lois et d’initier de nombreuses mesures qui ont contribué à l’évolution de la société québécoise. À cet égard, rappelons que depuis l’adoption de la Charte québécoise des droits et libertés en 1975, toute discrimination fondée sur le sexe est interdite.
La lutte des femmes pour leurs droits s’est faite pas à pas où, comme le disait Thérèse Casgrain à propos du combat des femmes pour le suffrage universel : « Si on y met le temps, on arrive à cuire un éléphant dans un petit pot! »

2 octobre 2000

Le 2 octobre 2000, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), le Conseil du statut de la femme, la Commission de la capitale nationale et l'Assemblée nationale ont procédé au dévoilement d'une affiche soulignant le 60e anniversaire du droit de vote des femmes. « L'artiste, Mme Brigitte Labbé, nous offre une femme sereine, une femme qui appartient à toutes les époques, une femme " libre de faire entendre sa voix ". L'affiche produite à partir de cette oeuvre se veut un hommage à toutes les femmes, car il n'est pas de démocratie sans elles. »

--------------------------------- Et pour nos consoeurs de France --------------------------------

LA CITOYENNETÉ POLITIQUE DES FEMMES
le vote et l'éligibilité des femmes...
... vers la parité



jeudi 5 décembre 2013

Montrez-moi une lesbienne féministe voilée

par Ann Robinson, professeure à la retraite
Je suis née en mille neuf cent quarante-quatre. Une année avant la fin de la guerre. Une année avant le début du baby-boom. J’ai vécu la course folle à la rencontre de la statue de la Vierge que les autorités de l’Église promenaient dans les rues de mon village et des villages environnants pendant l’Année Sainte mille neuf cent cinquante. J’ai grandi sous la protection du Petit Jésus de Prague que maman idolâtrait. Durant ces années d’enfance j’ai surtout vécu la peur panique du « troisième secret de Fatima ». « Pauvre Canada », disait le pape Pie XII. Voilà pire que la menace d’une guerre nucléaire !
Pensionnaire à l’adolescence dans un couvent catholique tenu par des religieuses qui ont contribué à parfaire mon éducation de future parfaite épouse d’un bon catholique et de mère aimante d’une nombreuse progéniture. J’ai survécu aux levers à l’aube pour assister à la messe quotidienne à jeun pour communier, j’ai survécu à la pudeur maladive des bonnes sœurs qui nous obligeaient à nous laver sous la robe de nuit, j’ai survécu à la promiscuité des dortoirs occupés par une centaine de jeunes filles. J’ai appris à me servir d’une dactylo en même temps que le piano et la diction. Et j’ai trouvé à la bibliothèque du pensionnat, côtoyant les vies de saints et de saintes, quelques livres profanes qui ont meublé mes loisirs et m’ont permis de réaliser qu’il existait une vie en dehors de l’Église catholique.
Adolescente, élève d’un collège classique pour jeunes filles, lorsqu’en philosophie j’ai voulu faire une recherche sur les écrits de Simone de Beauvoir, la directrice du collège a exigé que j’écrive à l’évêque de mon diocèse pour obtenir une permission spéciale afin de lever l’interdiction de lecture de ses livres. C’était en mille neuf cent soixante-quatre. Et pourtant une première femme, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, avait déjà réussi à se faire élire à l’Assemblée nationale.
Au milieu des années soixante, j’étudiais à la faculté de droit de l’Université d’Ottawa. En droit criminel le professeur faisait toujours sortir systématiquement les rares filles de sa salle de cours lorsqu’il abordait les crimes à caractère sexuel. Nos chastes oreilles devaient, semble-t-il, éviter d’entendre les descriptions grivoises entourant les diverses formes d’agression sexuelle.
En mille neuf cent soixante-huit, je n’ai eu d’autre choix qu’un mariage religieux, le mariage civil n’existait pas dans notre droit québécois. À cette occasion, j’ai juré fidélité et obéissance à mon époux puisqu’à cette époque au Québec, le mari détenait toujours la puissance maritale et l’autorité paternelle. Il occupait la fonction de chef de la famille et l’épouse devait habiter là où il fixait la résidence familiale. Je me souviens que notre professeur en droit de la famille affirmait sans rire que les femmes s’en trouvaient très bien puisque le mari « était tenu de l’y recevoir ». En d’autres mots, il ne peut la jeter dehors sauf s’il entreprend des démarches de divorce. Quel réconfort !
C’est dans la foulée de l’évolution du droit criminel par l’adoption du fameux Bill Omnibus libéralisant entre autres l’avortement et les relations homosexuelles entre adultes consentants que des études ont été entreprises pour reconnaître des droits aux femmes canadiennes. C’était l’époque de la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada à la fin des années soixante. Et moi, devenue juriste, je faisais carrière à l’Université Laval, j’aimais mon mari et je voulais des enfants. J’en ai eu, quatre, dont un seul, le dernier, avec congé de maternité défini dans notre première convention collective. Mais la société n’était pas encore prête à reconnaître à une mère le droit de faire carrière, mon mari s’est rangé du côté de l’opinion publique, mon mariage s’est effondré.
Inexorablement, les Québécoises ont continué à accumuler des droits et se sont libérées du joug de l’Église et des mâles dominants de leur entourage, père, frères, oncles, mari. Planification des naissances, droit à l’avortement, congé de maternité, acquisition de l’autorité parentale qui remplace l’autorité paternelle, disparition de toute forme de puissance maritale laissant place à une égalité totale entre les époux, instauration de la prestation compensatoire visant à rétablir l’équilibre financier des époux au moment de la dissolution du mariage, et au début des années mille neuf cent quatre-vingt-dix, adoption de la notion de patrimoine familial.
Mais la société tardait à suivre cette évolution juridique. Il a fallu du temps et de l’énergie pour lutter contre le machisme et le sexisme d’une société imprégnée si profondément des valeurs religieuses depuis la nuit des temps. Inlassables, les féministes ont travaillé ferme pour déconstruire le patriarcat, si catholique au fond. Et lorsque les églises se sont dépeuplées, les femmes ont commencé à prendre la place qui leur revenait. Elles travaillent toujours à bâtir une société basée sur l’égalité entre les sexes, une société juste, une société imprégnée de valeurs fondamentales de non-discrimination, une société laïque.
Certes, nous n’y sommes pas tout à fait. Des femmes sont encore battues, violées, discriminées dans leurs lieux de travail, plusieurs assument seules la responsabilité des enfants, vieillissantes elles sont souvent isolées, malmenées, abusées. Elles ne représentent toujours qu’une infime portion de la classe politique et de la classe économique. Elles sont encore moins riches que les hommes.
Les Québécoises sont parvenues à se libérer du joug de l’Église catholique. En général, les femmes ont les enfants qu’elles désirent au moment où elles le désirent, se marient ou vivent en couple avec qui elles veulent et, si elles le veulent, achètent en copropriété les biens de consommation importants, font carrière dans les domaines qu’elles choisissent.
Ainsi moi, je suis mariée à une femme que j’aime. Depuis quelques années, les couples de même sexe ont acquis les droits qui leurs reviennent tout naturellement. Le droit de vivre en couple au grand jour, le droit de se marier, le droit de devenir parents. Le droit à l’indifférence, le droit de vivre tout simplement.
Mais tout de même, je suis inquiète. Très inquiète. De plus en plus inquiète. Les débats actuels me questionnent au plus haut point. L’élection du parti conservateur au parlement canadien a ramené dans l’actualité la question de l’avortement. Les attaques viennent de toute part sur la question du statut du fœtus.
Le regain pour la spiritualité religieuse me fait peur. Le discours des intégristes, des fondamentalistes de toute religion m’inquiète. L’utilisation à outrance des principes du multiculturalisme mis de l’avant par le Canada pour prôner les droits individuels au détriment des droits collectifs me fait entrevoir des lendemains pénibles pour mon Québec francophone, si différent avec ses valeurs de liberté, d’autonomie et de souveraineté.
Devrai-je retourner dans la rue pour empêcher quiconque de nous enlever des droits ? D’en restreindre l’exercice ? J’appréhende ce que l’avenir réserve à mes petits-enfants. Pourront-ils vivre librement en profitant des luttes déjà menées et de celles actuelles ? Pourront-ils vivre pleinement dans une société laïque qui ne les contraint aucunement ? Ou au contraire devront-ils se battre pour réclamer des droits perdus ?
Parfois j’ai bien peur que mon Québec ne retourne dans la Grande Noirceur.
L’auteure
Ann Robinson est professeure de droit à la retraite, et membre associée, Chaire Claire-Bonenfant, Femmes, Savoirs et Sociétés
Mis en ligne sur Sisyphe, le 5 décembre 2013
http://sisyphe.org/spip.php?article4622

samedi 30 novembre 2013

Le cours Éthique et culture religieuse : transmission des connaissances ou endoctrinement ?



Résumé de l'étude


LE COURS ÉTHIQUE ET CULTURE RELIGIEUSE (ÉCR) anime depuis un certain temps la controverse politique et médiatique. Plusieurs lui reprochent d’avoir été improvisé à la hâte pour correspondre à certaines exigences politiques ou ministérielles. Mais loin de relever de l’improvisation pédagogique ou technocratique, le cours ÉCR a été préparé depuis plusieurs années dans les différentes instances de l’État québécois et vise explicitement la transformation radicale de la société québécoise en la reprogrammant à partir du logiciel idéologique du multiculturalisme. Ce cahier de recherche de l’Institut de recherche sur le Québec analyse la structure conceptuelle et les finalités politiques déclarées du cours Éthique et culture religieuse. Il fait aussi le portrait des différentes objections qui y ont été formulées, notamment celle provenant de la Coalition pour la liberté en éducation qui lui reproche son relativisme moral, celle provenant des milieux laïques qui s’opposent à la présence d’un enseignement religieux à l’école et celle critiquant justement les aspects dénationalisants du cours ÉCR sur le plan identitaire.

vendredi 22 novembre 2013

La construction de l’islamité et l’intégration sociale des musulmans


Collection « Les sciences sociales contemporaines »
Ali DAHER, “ La construction de l’islamité et l’intégration sociale des musulmans
selon la perspective des leaders musulmans au Québec. ” (1999) 



Résumé

L'auteur s'intéresse aux processus de construction d'une islamité québécoise. Dans cet article, il analyse tout d'abord la conception de l'intégration à la société québécoise dans le discours que les leaders musulmans adressent à leurs coreligionnaires. Cette conception de l'intégration prend appui sur une interprétation de ce que doivent être les relations entre musulmans et non-musulmans, sur une perception particulière des politiques d'intégration canadienne et québécoise et sur une volonté de consolider le plus possible la communauté musulmane. L'auteur examine par la suite les effets de la politique d'«accommodement raisonnable» en vigueur au Québec et s'interroge sur les effets pervers potentiels de celle-ci, eu égard à la tendance au repli communautaire.

Mots-clés: islam, Québec, intégration sociale, accommodement raisonnable, leadership, identité, communauté.

Summary

The author focuses on the process of constructing a Québecois Islamity. In this article, he begins by analyzing how integration into Québec society is conceived in the discourse addressed by Muslim leaders to fellow members of their religion. This conception of integration is based on an interpretation what the relationship between Muslims and non-Muslims ought to be, on a particular view of Canadian and Québec integration policies, and on a desire for the greatest possible consolidation of the Muslim community. The author then examines the effects of the prevailing «reasonable accommodation» policy in Québec, and reflects on its potentially perverse effects with regard to the trend towards community withdrawal.

Key-words: Islam, Québec, social integration, reasonable accommodation, leadership, identity, community.

Resumen

El autor se interesa en los procesos de construcción de una islamidad quebequense. En este artículo, analiza en un comienzo la concepción de la integración a la sociedad quebequense en el discurso que los líderes musulmanes dirigen a sus correligionarios. Esta concepción de la integración se apoya sobre una interpretación de lo que deben ser las relaciones entre musulmanes y no-musulmanes, sobre una percepción particular de las políticas de integración canadiense y quebequense y sobre una voluntad de consolidar todo lo posible a la comunidad musulmana. Tras ésto, el autor examina los efectos de la política de «acomodamiento razonable» en vigor en Quebec y se interroga sobre sus efectos perversos potenciales, debida cuenta de la tendencia al repliegue comunitario.

Palabras claves: Islam, Quebec, integración social, acomodamiento razonable, liderazgo, identidad, comunidad.


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  • Le Québec n’a aucune raison de s’y conformer

    Alain RABY
    Tribune libre de Vigile 
    jeudi 21 novembre 2013


    Le cadre constitutionnel canadien est illégitime.
    Le gouvernement et les partis politiques au Québec doivent sortir du cadre constitutionnel contraignant et illégitime.
    Charles Taylor et Gérard Bouchard ont écrit dans l’introduction de leur rapport : " Nous avons décidé d’inscrire notre réflexion(et en particulier la recherche de solutions aux problèmes que nous mettons en lumière) dans les limites du cadre constitutionnel". Voilà où se trouve le blocage. Il faut plutôt désobéir à cette constitution canadienne qui n’a jamais reçu l’assentiment des Québécois.
    Le mieux, pour que la Nation québécoise devienne libre de ses choix, serait que l’Assemblée nationale déclare unilatéralement l’indépendance du Québec dès que ce sera possible pour ensuite obtenir l’aval du peuple Québécois par référendum, comme cela se fit ailleurs dans le monde.
    Quand comprendra-t-on que ce blocage est factice et qu’il n’en tient qu’à nous d’en faire fi."Jamais l’embâcle n’a empêché le printemps". Robert Laplante. Et, de grâce, arrêtez de penser et de dire que c’est impossible parce que non-constitutionnel. Il est temps de se positionner en mode non- coopération, en mode désobéissance civile, en mode résistance non-violente, mais en mode déterminée.
    Gandhi disait que les citoyens ont pour devoir moral de désobéir aux mauvaises lois.
    Nos législateurs, en premier, doivent apprendre à transgresser l’inéquitable et coloniale constitution canadienne.
    http://www.vigile.net/La-constitution-illegitime

    jeudi 21 novembre 2013

    Jefferson au Québec Publié: 18 Novembre, 2013


    traduction google

    LETTRE
    Jefferson au Québec
    Publié: 18 Novembre, 2013

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    Selon Martin Patriquin (Op-Ed, le 13 novembre), le Québec vit une «Partie instant de thé."
    Nous préférons dire que c'est de vivre un "moment Jefferson, " depuis le projet de loi l'écrivain pense est régressif serait en fait enchâsser dans la loi de Jefferson " mur de séparation entre l'Église et l'État. "

    Québec était un endroit très religieux jusqu'en 1960 , quand il s'est déplacé progressivement vers la sécularisation. Pour la majorité des Québécois qui appuient le projet de loi , déclarant l'égalité des sexes primordiale lors de l'examen des demandes confessionnelles de logement ou demander aux employés publics de ne pas porter de signes religieux ostensibles à l' emploi sont juste logique des prochaines étapes.

    Ces mesures sont prises à la fois de la croissance de l'Islam au Québec , comme partout ailleurs . Mais la législation n'est pas spécifique à une religion . Et , afin de rendre le tout encore plus clair, notre parti, le Parti québécois, propose désormais le retrait du crucifix qui pend à l'Assemblée législative .

    Dans ce cas et de nombreux domaines, des choix à l'esprit indépendant du Québec hérissent parfois plumes , surtout chez les multiculturalistes , encore forte au Canada. Mais plumes ébouriffant est ce trend-setters font. Ne demandez pas le Tea Party . Demandez Jefferson.

    BERNARD DRAINVILLE
    JEAN- François Lisée
    Montréal, le 16 novembre 2013

    Les auteurs sont, respectivement, le ministre québécois des institutions démocratiques et son ministre responsable de la région de Montréal et les affaires internationales.
    http://www.nytimes.com/2013/11/19/opinion/jefferson-in-quebec.html?_r=1&

    original

    LETTER

    Jefferson in Quebec


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    For Op-Ed, follow@nytopinion and to hear from the editorial page editor, Andrew Rosenthal, follow@andyrNYT.
    According to Martin Patriquin (Op-Ed, Nov. 13), Quebec is living a “Tea Party moment.”
    We’d rather say it’s living a “Jefferson moment,” since the proposed legislation the writer thinks is regressive would in fact enshrine into law Jefferson’s “wall of separation between church and state.”
    Quebec was a very religious place until the 1960s, when it gradually moved toward secularization. For the majority of Quebecers who support the legislation, declaring gender equality paramount when considering religious-based requests for accommodations or asking public employees not to wear conspicuous religious symbols on the job are just logical next steps.
    These steps are taken at a time of growth of Islam in Quebec, as everywhere else. But the legislation is not specific to any religion. And, in order to make this even clearer, our party, the Parti Québécois, now proposes the removal of the crucifix that hangs in the legislature.
    In this and many fields, Quebec’s independent-minded choices occasionally ruffle feathers, especially among multiculturalists, still strong in Canada. But feather-ruffling is what trend-setters do. Don’t ask the Tea Party. Ask Jefferson.
    BERNARD DRAINVILLE
    JEAN-FRANÇOIS LISÉE
    Montreal, Nov. 16, 2013
    The writers are, respectively, Quebec’s minister for democratic institutions and its minister responsible for the Montreal region and international affairs.

    mardi 19 novembre 2013

    Menaces de mort contre des institutrices non voilées en Tunisie et petite histoire du Québec

    En voyant un article sur le Facebook de Anilié, je me suis mise à penser.

    Aujourd'hui, s’il fallait dire ça aux enseignants et aux personnels de nos belles institutions, je serais la première à vouloir m’expatrier.
    Lorraine

    Merci Alinée, tu me fais réfléchir.
    Lire la suite de mon propos après l'article

       

    Le secrétaire du syndicat régional des enseignants de base de Sidi Bouzid, Abdelkrim Baccari affirme que le directeur de l’école primaire Abou El Kacem Chebbi a reçu une lettre de menace d’ordre religieux.
    S’adressant au directeur, l’auteur de cette lettre l’avise d’informer les enseignantes qu’il qualifie « d’impies et de prostituées » que leur sort sera fatal très prochainement.
    Pour finir avec un extrait d’un verset du coran « Coupable est donc celui qui témoigne d’un blasphème et ne le change pas ».
    Un climat de confusion et de peur dans les rangs des enseignants s’est installé à la suite de la réception de cette lettre.
    Aussitôt alertées, les forces de sécurité se sont dépêchées sur les lieux. Des mesures sécuritaires urgentes ont été prises aux alentours de ladite école.
    http://www.resistancerepublicaine.eu/2013/tunisie-menaces-de-mort-contre-des-institutrices-non-voilees/?
    source

    Je continue...
    Je ne suis pas de la génération des «X», «Y» et «W», je suis de la dernière génération des Baby-boomers alors je me souviens encore très bien de la mainmise de l’Église qui dirigeait la marche à suivre dans l’Éducation et dans le milieu Hospitalier. C’était toute une affaire de changer le Bonnes Sœurs en professeur laïques et se retrouver dans les hôpitaux avec des infirmières et non des Sœurs en capine (qui ressemble étrangement au hidjab). J’étais encore très jeune, mais je ne me souviens pas à voir vu l’Église se promener dans les rues en manifestant ce changement. Pourtant c’était tout un changement qui durait depuis des centaines d’années.

    S’il y en a parmi vous autres qui peuvent démentir dans l’histoire du Québec cette information alors j’attends vos commentaires et vos sources avec plaisir.
    Lorraine

    Un ptit peu d’histoire du Québec ne nous fera pas de mal.
    La révolution Tranquille
    En premier lieu, la Révolution tranquille est une période de transformation politique. Elle marque la fin du règne de l'Union nationale qui était au pouvoir depuis plus de 15 ans. L'État québécois se transforme à la suite de la création d'une série de sociétés d'État et de la professionnalisation de la fonction publique. De grandes réformes sociales marquent également cette période. La santé, l'éducation et les services sociaux, longtemps contrôlés par le secteur privé, et en particulier par l'Église catholique, sont pris en charge par l'État.

    Les bouleversements qui secouent le Québec sont également économiques. L'un des objectifs premiers des différents gouvernements qui se suivent entre 1960 et 1980 est de favoriser la prise en main par la majorité francophone de l'économie québécoise dominée alors par le capital anglo-américain. Parmi les réformes importantes, on notera la nationalisation de l'électricité et la mise en place de sociétés d'État. Celles-ci ont pour principal objectif de développer l'entrepreneuriat québécois (Caisse de dépôts et placement, Société générale de financement (SGF), etc.). Le slogan adopté par le Parti libéral du Québec, lors de l'élection de 1962 portant sur la nationalisation de l'hydroélectricité, C'est le temps que ça change, illustre bien ce nouveau nationalisme économique.

    Finalement, la Révolution tranquille est une période de transformation de l'identité et de la culture des habitants du Québec. Dans un premier temps, elle marque un déclin majeur de la pratique religieuse et de l'importance de l'Église catholique dans la société québécoise. Elle correspond à une période de libéralisation des moeurs. Dans un deuxième temps, les Canadiens français deviennent des Québécois. Le nationalisme conservateur de la période précédant la Révolution tranquille tournait autour de la défense de la langue, de la religion catholique et de l'autonomie provinciale. Le nationalisme québécois associé aux années 1960 et 1970 est plutôt conquérant et vise à accentuer les zones d'autonomie du Québec, ceci soit à l'intérieur de la fédération canadienne, pour le Parti libéral du Québec, soit comme pays souverain, pour le Parti québécois.

    http://panorama-quebec.com/cgi-cs/cs.waframe.content?topic=27073&lang=1