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mardi 26 avril 2016

Aimez-vous Barbs ?



La journée où nous verrons des clips arabes un peu rigolos avec quelques femmes voilées ou non voilées qui seront en nomination au MTV Video Music Awards vous me le ferez savoir.
Lorraine
 

http://www.bvoltaire.fr/


Qui a dit que les pays arabes n’avaient rien inventé de fulgurant ? Voici le Barbs – qui, en dialecte saoudien, signifie « se lâcher » -, mis en scène dans un clip aux vingt millions de vues par son chanteur Majed-el-Esa. Vous êtes prêts ?

On tourne un pied, on tourne l’autre, on bascule la tête en arrière et, un pied toujours devant l’autre, en avant pour onduler suggestivement : ça vous colle un air bête, bien dans l’air du temps ! Depuis quelques mois, le phénomène ne cesse d’ailleurs de prendre de l’ampleur, au point d’irriter profondément les instances d’Arabie saoudite. On a beau siéger au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, faut tout de même pas charrier, dans la péninsule Arabique, on ne badine pas avec la charia. À Abou Dabi, par exemple, deux troufions, dont l’un hilare, s’exerçant à l’exercice dans une vidéo postée sur Internet, en ont fait les frais : et hop ! case prison.

Bon, mais qu’est-ce qu’il lui a pris, à ce grand brun aux chaussures rouges, pour défier ainsi son pieux pays ? Selon Rym Ghazzal, éditorialiste au quotidien émirati anglophone The National, c’est à cause « des conflits et des crises ». Mouais, pas migratoires, en tout cas… Parce que « les gens cherchent des moyens d’échapper aux dures réalités de la vie en faisant ce que beaucoup d’entre nous aiment faire : danser ». Mais les affronter, ce ne serait pas mieux, plutôt, l’un n’empêchant pas l’autre, d’ailleurs ? Dénoncer la pauvreté d’un tiers des Saoudiens, un exemple. Ou œuvrer pour la libération de son compatriote Raef Badaoui, emprisonné pour dissidences multiples, autre exemple. En cherchant bien, on devrait même en trouver d’autres. Cependant, il faut bien l’admettre, ce serait beaucoup moins amusant et, somme toute, bien plus dangereux.

Bon, au début, madame Ghazzal admet qu’elle trouvait cela « un peu idiot », et puis, à force de « barbasser » (c’est elle qui le dit), elle a fini par être transportée… Vous me direz, on s’habitue à tout, il paraît. Sauf les médias saoudiens. Certains d’entre eux voient la vidéo comme une preuve que les influences occidentales abîment leur société et appellent publiquement au boycottage de cette danse. À observer nos pauvres valeurs occidentales d’aujourd’hui, ce n’est pas faux.

Les jeunes Saoudiens, qui subissent malheureusement une théocratie totalitaire, devraient-ils pour autant ressembler à ces « enfants du rock débile », « nourris de soupe infra-idéologique cuite au show-biz » et ayant reçu « une imprégnation morale leur faisant prendre le bas pour le haut », ainsi que l’écrivait le journaliste Louis Pauwels, en une du Fig Mag, en 1986, propos rappelés récemment par l’écrivain Jean Raspail ? Où en sommes-nous, trente ans plus tard ? À voir un tube débilitant devenir planétaire – le gangnam-syle – récompensé d’une statue au centre de Séoul, et un autre en train de prendre le même chemin. Que vaudra un Barbs, bête comme ses pieds, cette fois, hors son propre pays ?

Finalement, si c’est ça, vouloir ressembler à l’Occident : se lâcher au lieu de se fâcher…

vendredi 14 février 2014

Ca c’est l’islam: interdiction aux sauveteurs d’entrer dans une université pour femmes: une étudiante meurt


En Arabie Saoudite, Etat islamique où l’on pratique le vrai islam, rapporte Associated Press sur Gulf News (lien ci dessous), une étudiante de l’université Roi-Saoud de Riyad est morte parce que les responsables de l’université ont interdit aux ambulanciers hommes de pénétrer sur le campus des femmes la secourir.
Les règles des universités du pays appliquent une ségrégation islamique stricte entre les hommes les femmes, et interdisent aux hommes de se trouver sur le campus des femmes. C’est aussi le cas pour les écoles, les restaurants et les cafés, où existent des sections séparées pour les femmes et sont interdites aux hommes. L’autorité islamique la plus respectée du Royaume a d’ailleurs mis en garde contre la mixité, expliquant qu’elle est une menace pour la chasteté des femmes et la société en général. Ca c’est le vrai islam qu’aucun bon musulman n’oserait contester.
2 hartensteinabroad Segregated McDonalds in Riyadh
Ségrégation dans les restaurants
Mercredi dernier 5 février, une étudiante a été victime d’une crise cardiaque. Les ambulanciers sont rapidement arrivés sur place, et ont apparemment dû patienter une heure avant de pouvoir intervenir. Quand ils ont enfin été autorisés à entrer après d’interminables discussions, l’étudiante était morte.
Suite à l’incident, des professeurs ont demandé une enquête. “Nous avons besoin d’une direction qui peut prendre des décisions rapidement sans se demander ce que la famille ou la culture vont dire” a déclaré le professeur Aziza Yousuf.
Sur les murs de l'université
Sur les murs de l’université
Une des employées de l’université témoin de la scène a déclaré que l’ambulance n’a pas été appelée immédiatement, et ajoute que la permission d’entrer sur le campus a été retardée, et que la directrice de l’université et celle du collège ont paniqué. L’employée a témoigné en gardant l’anonymat de peur que l’université se venge contre elle.
En revanche, le recteur de l’université, Badran al-Omar, qui n’était pas sur place, nie cette version des faits et affirme que les ambulanciers ont été admis dès leur arrivée et que tout a été mis en oeuvre pour sauver la vie de la jeune femme.
“Elles ont appelé l’ambulance à 12h35, elle est arrivée à 12h45, et elle est entrée immédiatement. Personne ne leur a interdit l’accès. Et ils sont entrés par une porte secondaire,” a déclaré Omar.
En 2002 déjà, une quinzaine d’élèves d’une école de La Mecque ont été brûlées vives, ont témoigné des groupes de défense des droits de la personne, quand les policiers religieux ont refusé de les laisser sortir de l’établissement en flammes parce qu’elles n’étaient pas vêtues correctement – elles n’avaient pas le corps entièrement couvert. là encore, personne n’a été autorisé à enquêter sur cette version des faits.
Le président français François Hollande a déclaré en Tunisie que l’islam est compatible avec la démocratie. Tout dépend de ce qu’on entend, dans ce monde révisionniste, par démocratie. Si c’est la démocratie façon Arabie Saoudite, il a tout à fait raison.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.
Source : Associated Press pour GulfNews.com
- See more at: http://www.dreuz.info/2014/02/ca-cest-lislam-interdiction-aux-sauveteurs-dentrer-dans-une-universite-pour-femmes-une-etudiante-meurt/#sthash.mPb4Kwtr.dpuf
vu ici 

dimanche 29 décembre 2013

Grande-Bretagne: une synagogue sauvée par les musulmans


La synagogue de Bradford sauvée par la communauté musulmane. Une initiative qui a noué des liens forts entre juifs et musulmans dans cette ville du Yorkshire.
Sans la communauté musulmane locale, il n’y aurait plus de synagogue à Bradford, dans le Yorkshire. C’est le quotidien britannique The Guardian qui relate cette histoire d’un coup de pouce dû au hasard, qui a contribué à tisser des liens entre deux communautés religieuses.
 
L’année dernière à la même époque, les juifs libéraux de Bradford voyaient leur synagogue classée se dégrader sans parvenir à payer les réparations. Le rabbin Rudi Leavor, 87 ans, avait alors envisagé la solution inéluctable: vendre cet édifice de type mauresque, vieux de 132 ans.
La communauté s’apprêtait à accepter le fait de se séparer de son lieu de culte, quand Rudi Leavor, relate le Guardian, s’est vu demander de l’aide par le responsable d’un restaurant populaire de Bradford, de confession musulmane. Pour le remercier, celui-ci l’a introduit auprès d’une entreprise sociale locale, le Carlisle business center, qui accorde des subventions à des causes d’intérêt général. Ainsi, la synagogue a pu obtenir une aide pour la réfection de son toit.
Fêtes partagées
 
Dans la foulée, un homme d’affaires musulman de la ville, Khalid Pervais, a fait un don de 1.400 livres (1.700 euros). Et le responsable de la mosquée, Zulfi Karim, a aidé à effectuer une levée de fonds. Ainsi, avant l’année 2014, plus de 100.000 livres (120.000 euros) ont été réunis pour financer la globalité des travaux. Auxquels viennent s’ajouter 25.000 livres (30.000 euros) promis par le conseil municipal.
 
Les choses ne se sont pas arrêtées là, puisque l’aide financière a contribué à tisser des liens spirituels. Juifs et musulmans ont même invité la communauté chrétienne locale à se joindre à des initiatives interreligieuses. Un repas du shabbat, une fête de Ramadan ou une célébration votive sont autant d’occasions pour inviter les autres communautés.
Quant à la clef de la synagogue, souligne le Guardian, Rudi Leavor la confie désormais à Zulfi Karim, le responsable de la mosquée de la ville, quand il part en vacances.

vendredi 27 décembre 2013

Une mosquée pour homosexuels au Canada

Une mosquée pour homosexuels au Canada

 Au Canada, un groupe d’homosexuels dit « de confession musulmane » souhaite ouvrir une mosquée qui leur serait dédiée.
Encore une ineptie des sociétés dites « modernes », après l’ouverture à Paris de la première mosquée « progressiste » en Europe « pour tous » (mais dont l’adresse est gardée secrète pour les non-membres de l’association). A Halifax, ville de Nouvelle-Écosse, « un groupe de musulmans » a également l’insensé projet d’ouvrir un lieu de culte dédié aux homosexuels, transgenres  et où les femmes pourraient diriger la prière. Cette mascarade est menée par Syed Adnan Hussein, qui explique que : « On peut être gay, mais on ne peut pas afficher son homosexualité quand on est dans un lieu religieux comme une mosquée » . Faut-il rappeler à ce jeune homme que dans une mosquée la seule identité à avoir est celle de musulman ?
« Et Lot quand il a dit à son peuple: Allez vous commettre une turpitude concernant laquelle personne dans l’univers ne vous a précédé? Certes vous assouvissez vos désirs charnels avec des hommes et pas avec des femmes. Mais vous êtes plutôt un peuple outrancier ».
Sourate Al A’raf : verset 80-81
Perversité et non-religion
Une nouvelle fois, des imposteurs de la religion musulmane affichent leurs déboires au grand public et invitent à la désobéissance divine tout en se qualifiant de « soumis à Dieu ». Il est facile de voir que sous ce faux prétexte religieux se cache le désir d’assouvir un désir et une passion perverse. L’Islam n’a rien à voir avec cela et désavoue entièrement ces individus réellement dans un profond égarement.

mardi 24 décembre 2013

De quoi ébranler la foi musulmane


"Acrobatic Engineering", Rob Gonsalves
 
Texte mis à jour le 19 novembre 2013.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser,  je ne ressens pas de plaisir particulier à tenter d'ébranler la foi des musulmans, surtout celle des modérés.  Cependant, je considère que la dangerosité de plusieurs aspects de la doctrine musulmane nous donne pas vraiment le choix de le faire car plus il y aura de musulmans et plus il y aura d'intégristes musulmans qui s'en prendront à des non-musulmans (et même à d'autres musulmans).  Cela dit,  j'aimerais rappeler à ceux qui me lisent peut-être en ce moment qu'il n'est pas nécessaire d'adhérer à l'islam pour adorer un dieu unique si jamais c'est là l'aspect de l'islam qui compte le plus à vos yeux.
Voici donc quelques liens susceptibles de mettre à l'épreuve certaines musulmanes et qui soulèvent de sacrées bonne questions sur l'islam, (une chose que la doctrine de cette religion n'encourage pas tellement). ATTENTION: ce sont les liens eux-mêmes et non celui de mon blog qui devraient être donnés à des musulmans lorsqu'on ne sait pas s'ils sont intégristes ou modérés.  Sinon, avec toutes les listes de versets et de hadiths violents qu'il y a sur ce blog, autant donner des allumettes à un pyromane!   Vous pouvez faire un copier-coller des liens sur un document Textup (http://textup.fr), ils vont s'activer si vous cochez la case appropriée.  De plus, étant donné que l'apostasie et le prosélytisme non musulman sont considérés comme des crimes dans certains pays musulmans, il peut être risqué de tenter d'y ébranler la foi d'un musulman.
Enfin, veuillez prendre note que le choix des liens suivants n'équivaut pas nécessairement à une approbation tacite de tout le contenu des sites d'où ils sont tirés.  D'autres liens viendront s'ajouter prochainement.  Veuillez prendre note que ce texte a sa propre catégorie et que celle-ci est été reclassée (elle est passé de la 41e place à la 5e).   Bonne lecture.

Le mythe d'Allah:
L'invention d'Allah
Allah, le dieu-lune
À l'origine de l'islam, le culte païen du dieu-lune

Le mythe du Coran arabe, parfait et incréé:
Chapitre 0 - Résumé du Coran
Le Coran a-t-il été trafiqué?
L'origine syro-araméenne du Coran
Une lecture araméenne du Coran confirmée par le turc
Coran et absence de points diacritiques: des brouillons de prédication?
Les origines de l'islam: loin des falsifications historiques
Deux ouvrages récents prouvent que le Coran a été falsifié
Le Coran et la science
L'inavouable vérité des manuscrits de Sanaa
Manuscrits de Sana'a - Wikipedia (le lien refuse de s'activer alors prière de faire une recherche par mots-clefs)
L'islam des interdits (entrevue avec Anne-Marie Delcambre pour le Figaro magazine le 13 décembre 2003)
L'invention d'Allah, du Coran, de l'islam et de Mahomet
Histoire du Coran : Les différents rédacteurs du Coran

Le mythe de Muhammad, messager d'Allah et parfait modèle:
Il est temps de démasquer Mahomet
Un juif nommé Mahomet - Mahomet a-t-il existé?
Les combats de Mahomet: escarmouches, grandes batailles... et crimes de guerre?
Le vrai Mahomet
Liste des expéditions de Mahomet - Wikipedia

Plusieurs musulmans prétendent que Jésus avait annoncé la venue de Muhammad (Mahomet) et s'appuient en cela sur un faux évangile apocryphe, l'Évangile de Barnabé:
Évangile de Barnabé: à propos d'un évangile apocryphe
Évangile de Barnabé - Wikipedia

Le mythe de la Ka'aba
Origines de l'islam: ses racines paiennes matriarcales
La mystérieuse pierre noire 'hypothèse' (troisième et quatrième commentaires)
Islam et paganisme : La Kaaba et la pierre noire
 
Le mythe des houris
Des houris et des hommes
Des houris & des hommes (c'est un article différent malgré le titre semblable)

Tout cela ensemble:
L'invention de l'islam
vu ici

lundi 23 décembre 2013

SOS Irréligieux Ex musulmans

Merci à Franchesca Bonito sur Facebook

La liberté d'expression récemment et difficilement acquise en Tunisie est menacée de toutes parts, comme le prouve l'emprisonnement d'artistes, journalistes et autres. Toutefois, alors que les différents acteurs de la société civile se mobilisent sans grande difficulté contre l'harcèlement d'un journaliste ou la destruction d'une œuvre d'art, un silence surprenant et hypocrite entoure les affaires sérieuses liées à la liberté de conscience et l' « atteinte au sacre ». Plusieurs raisons peuvent expliquer cette torpeur dont la grande sensibilité populaire et « électorale » a ce sujet « tabou ». Entre-temps, ceux qui déclarent leur athéisme ou leur sortie de l'Islam, qui critiquent les préceptes islamiques (comme on peut critiquer n'importe quelle pensée et idéologie), dénoncent les abus des « oulémas » ou militent tout simplement pour une société libre qui respecte les minorités, sont constamment menacés, harcelés et même emprisonnés comme le démontre le cas Jabeur Mejri. Tout ceci dans l'impunité la plus totale et l'absence de soutien, de solidarité et d'organisation. SOS Irréligieux Tunisien veut contribuer à arrêter cette injustice.

dimanche 22 décembre 2013

Les musulmans modérés ont plus peur des islamistes radicalisés que des Occidentaux

Suite à l’article, http://allumelesjanettes.blogspot.ca/2013/12/le-silence-des-musulmans-moderes-par.html

 Fawzia m’a envoyé un autre commentaire sur Facebook.

Je l’adore cette fille-là, elle répond exactement à ce que je voulais entendre de la part d’une musulmane modérée.
Fawzia, ne te gène pas de continuer de donner ton opinion et je me fais un plaisir de la partager sur ce blog.
Merci
Lorraine


Fawzia Zaghbouni Très bon article et il est parfaitement compréhensible que le monde s'étonne devant l'apparente inaction des musulmans modérés! Il faut dire qu'ils ont plus peur des islamistes radicalisés que les Occidentaux. Il faut toujours faire l’effort d'observer les choses dans leur contexte et réalité. Un musulman modéré qui vas condamner l'attitude d'autres musulmans radicalisés, vas être traité d'apostat, d'impie et de traître, qui dénonce et renie sa propre religion. Et le châtiment réservé aux apostats est pire que celui réservé aux athées ou membres d'autres religions!

Quand on vit dans un pays de dictature et d'injustices à tous les niveaux (et c'est le cas de tous les pays musulmans), on signe son arrêt de mort du moment qu'on critique les groupes radicalisés. Il est plus facile d'exécuter une personne qui vie au Liban, en Égypte, en Algérie en Syrie, en Irak et (en Tunisie depuis que les islamistes radicaux ont pris le pouvoir), que de mettre ses menaces à exécution dans un pays occidental assez protégé. Ce sont parmi les principales raisons qui poussent les musulmans modérés à se méfier plus que les Occidentaux, habitués à la libre expression et qui disposent de lois qui peuvent les protéger contre les intimidations et persécution des islamistes.

D'un autre coté, même les musulmans modérés qui ont immigré ailleurs et vivent dans des sociétés qui peuvent les protéger! ils ne sont pas à l’abri des menaces des islamistes, vu qu'en général ils vont intimider et s’en prendre à leurs familles dans leur pays d'origine. Les radicalismes islamistes ont tendance à être plus hargneux et enragée contre un des leurs qui critique sa propre religion ( selon eux bien sûr), que s'il s'agissait d'un occidental! ceci par ce qu'une critique d’intérieure à plus de poids, de pertinence et de véracité qu'une critique venant d'ailleurs! Et les islamistes expatriés détestent que leurs compatriotes leur mettent les batons dans les roues, et soient plus royalistes que le roi.

Comment voulez vous qu'ils soient moins agressifs et barbares envers quelqu'un qui vas offrir les arguments pour les sortir de leur jardin d'éden !!! C'est là toute la question. Précision: le mot islamiste ne veut pas dire musulman, mais plutôt un opportuniste qui utilise la religion musulmane à des fins politiques. Et les musulmans ne sont pas tous des intégristes radicalisés. Toutefois on est d'accord que ces extrémistes islamistes donnent une extrême mauvaise image à la religion et à ses autres adeptes. C'est la raison pour laquelle tous les jours depuis 2ans des hommes et des femmes se battent, s'insurgent, vivent dans la peur et l'incertitude, et meurent en Égypte et en Tunisie, pour contrer cette montée du radicalisme islamiste. Il ne faut pas oublier que chez nous en Tunisie et ailleurs dans le Maghreb, nous avons vécu fin des années 70 début 80, l'invasion de se groupe des frères musulmans venus d’Égypte. Ils étaient décidés à nous convertir de grès ou de force à leur islam radical, et nous imposer leur tenue islamique ( le voile).

Nous avons vécu l’horreur et les affres des persécutions, menaces et intimidations durant mes 4 années d'université! À coup de matraque et d'acide qu'on déverse sur les visages des femmes récalcitrantes, de viol et toutes sortes d'intimidations! On a payé et réellement vécu l’horreur et la monstruosité de ces fanatiques bornés et nos systèmes n’étaient pas capables de nous aider à nous en départir. Cela laisse des traumatismes et de grosses séquelles qu'on ne souhaite pas que vous viviez à votre tour. Alors il faut profiter de cette exceptionnelle chance du soutien de votre gouvernement pour vous protéger illico, avant que d'autres politiques ne pactisent avec le diable.
facebook

Le problème avec l'islam

 

Musulmane mais libre


Irshad Manji a écrit un best-seller aujourd'hui traduit en 15 langues (dont certaines versions sont téléchargeables gratuitement) qui fait beaucoup de bruit depuis septembre 2003, The Trouble with Islam (publié en français sous le titre Musulmane mais libre), dans lequel elle dresse la liste des révolutions que doit opérer l’islam sous peine de rester une religion opprimante, dont donner du pouvoir aux femmes, garantir le respect des minorités religieuses et encourager le débat d'idées. Quant à l’Occident, il doit cesser de se laisser endormir par l'idée du multiculturalisme.

"The Trouble with Islam : A Wake Up Call for Honesty and Change" est une lettre ouverte, la voix d’une musulmane en faveur de la réforme. Une lettre envoyée aux citoyen-nes du monde entier, musulman-es ou non. C’est à propos de ma communauté, de ma croyance, de la façon dont elle doit parvenir à accepter la pluralité des idées, des croyances, des peuples dans cet univers et aussi à propos de la façon dont les non-musulman-es ont un rôle central à jouer pour nous y aider.

Les thèmes que j’aborde sont :
- l’infériorité de traitement des femmes dans l’islam
- l’antisémitisme que tant de musulman-es embrassent sans retenue
- la persistance de l’esclavage dans des pays islamiques.

Chaque foi a ses littéralistes. Les chrétiens ont leurs évangélistes. Les juifs ont leurs ultra-orthodoxes. Même les bouddhistes ont leurs fondamentalistes. Mais ce que mon livre martèle, c’est que l’islam est la seule religion où le littéralisme est répandu. Lorsqu’il y a des abus, la plupart des musulman-es n’ont pas de clefs pour discuter, débattre ou réformer.

"Le problème avec l’islam" parle de ce silence, notre silence. Il montre aux musulman-es comment nous pouvons redécouvrir la tradition perdue de la pensée indépendante, l’"ijtihad"*, une notion propre à rendre l’islam compatible avec le 21e siècle. Cette opportunité est plus facile à saisir pour les musulman-es d’Occident, qui profitent de la liberté d’expression et peuvent ne pas craindre les représailles de l’État. Les musulman-es vivant dans le monde islamique doivent eux aussi connaître ce don de Dieu qu’est le droit de penser par soi-même.

Ma famille et moi sommes arrivées comme réfugiées d’Ouganda d’Idi Amin en 1972 à Vancouver. J’ai grandi en suivant deux écoles, l’école publique laïque et, plusieurs fois par semaine, l’école islamique (la madrassa). J’ai eu du mal à concilier le monde ouvert et tolérant de l’école publique avec celui, rigide et bigot, de la madrassa. Ma première question à la madrassa fut "pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas diriger les prières?" En grandissant, je n’ai pas cessé de poser des questions dérangeantes : "si le Coran a été révélé au Prophète comme un message de paix, comment se fait-il qu’il a commandé à son armée de tuer une tribu juive dans son ensemble?" Vous pouvez imaginer combien mes questions irritaient au plus haut point mon professeur qui passait son temps à maudire les femmes et les juifs! Je suis arrivée à l’impasse ultime quand j’ai demandé des preuves de la conspiration juive contre l’islam. Cette dernière question, posée à 14 ans, me conduisit à la porte.

À ce point, j’avais un choix à faire. Soit j’abandonnais ma foi musulmane et devenais une jeune américaine émancipée, soit je donnais à l’islam une seconde chance. J’ai donné à l’islam une autre chance, et puis une autre et une autre. Depuis 20 ans, je me documente sur l’islam. Mais je demeure une musulmane ambivalente, à cause de ce qui se passe sur le terrain, violations des droits humains, contre les femmes, contre les minorités, et tout cela au nom de Dieu. Les musulman-es libéraux disent que ce que je décris n’est pas le vrai islam. Mais ces musulmans doivent se rappeler que le Prophète a dit que cette religion était la manière dont nous nous conduisons les un-es envers les autres. Dans ce cas, si l’islam c’est la manière dont se comportent les musulman-es, nous devons faire face à la dure réalité. C’est ce pour quoi je me bats. C’est ce qui fait que je suis passionnée. Et ce qui me conduit à dire tout haut tout ce qui me cause de la peine avec l’islam.

Comme je le vois, le problème avec l’islam, c’est que nos vies sont trop courtes et que les mensonges que nous trouvons pour excuser cette dérive sont trop gros. Au début de mon livre, je dis que je suis une refuznik musulmane. Cela ne signifie pas que je refuse d’être musulmane, mais que je refuse de rejoindre une armée d’automates au nom de Dieu.

Je pose aux musulman-es d’Occident une question très simple : allons-nous rester spirituellement infantiles, conformistes ou allons-nous devenir mûr-es et citoyen-nes, défendant un pluralisme qui nous permettra de faire partie de ce monde à la première place?

Ma question aux non-musulman-es est tout aussi basique : aurez-vous peur d’être traités de racistes et d’islamophobes, ou allez-vous nous pousser, nous musulman-es, à prendre notre rôle au sérieux concernant cette religion?

Irshad Manji est une jeune Canadienne musulmane et lesbienne. Elle a été promue féministe du 21e siècle par Ms Magazine et l'une des 100 leaders de demain par Maclean’s. Après avoir produit et animé Queer Television, une émission traitant de la culture gaie et lesbienne sur les ondes de Citytv de Toronto, elle est aujourd'hui à la barre de Big Ideas, une émission de débat à TVOntario. Présidente de Verb TV, un canal qui encouragera les jeunes à devenir des citoyens globaux, elle est aussi en train de mettre sur pied un institut pour la libre pensée dans l'islam.

Par Irshad Manji via la revue ProChoix, n° 26-27, automne 2003 (exceptionnellement, la version intégrale de ce numéro intitulé "Islamophobes ou simplement laïques?" est accessible en ligne)
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*L’"ijtihad" est une incitation à recourir au raisonnement personnel, encouragée par Mahommet lui-même, dès lors qu’une recommandation n’est pas explicitée par le Coran ou les hadiths.
Vu ici

Washington : l’imam gay qui marie des couples homosexuels

« Je crois que nous sommes à l’aube d’un mouvement naissant : un islam beaucoup plus inclusif en Amérique ». C’est par ces mots que débute son intervention Daayiee Abdullah, le seul imam ouvertement homosexuel de tout l’hémisphère occidental, rapporte The Washington Post.
Le public est composé de militants des droits des homosexuels venus assister à la projection du documentaire « I Am Gay and Muslim » (« Je suis homosexuel et musulman ») mais n’en croit pourtant pas ses oreilles quand le religieux se déclare « disponible » pour « célébrer des unions entre couples de même sexe ».
En France, la première mosquée « inclusive » ouverte aux homosexuels et lesbiennes a fait son inauguration officielle dans le plus grand secret en novembre dernier, en banlieue parisienne, sous l’impulsion de Ludovic-Mohamed Zahed, lui-même musulman et homosexuel et auteur de Le Coran et la chair, dans lequel il décrit son parcours personnel. Outre-Atlantique, l’imam de la mosquée « Lumière de la Réforme », célèbre déjà des unions entre personnes de même sexe au sein même du lieu de culte, à Washington D.C., la capitale, où de telles unions sont légales depuis l’année dernière.
Un « Harvey Milk musulman »
L’imam, un Afro-Américain converti, conseille les couples qui veulent convoler en justes noces, et leur demande surtout de faire profil bas avant et même après la cérémonie. Un des fidèles de la mosquée, marié à un Américain de 40 ans de confession quaker, confie ainsi avoir dû demander à leurs invités de se montrer discrets sur les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, par peur des représailles contre leurs familles dans leur pays d’origine. Pour de nombreux musulmans, l’homosexualité reste un tabou, et les homosexuels élevés dans des familles musulmanes préfèrent souvent ne pas révéler leur sexualité.
« C’est un peu le Harvey Milk des leaders musulmans homosexuels d’Amérique, explique Abdelilah Bouasria, professeur de sociologie arabo-musulmane, qui dresse un parallèle entre l’imam Abdullah et le célèbre homme politique, premier conseiller municipal ouvertement gay de San Francisco, assassiné avec le maire en 1978. Pour Abdelilah Bouasria, dont le cours s’intitule « le Moyen-Orient interdit », « il est important que les Américains sachent qu’il existe de nombreux musulmans progressistes ».
Évidemment, Daayiee Abdullah doit subir en contrepartie les foudres d’une armée de détracteurs, depuis ses collègues imams qui refusent de le saluer dans la rue aux commentaires acides sur Internet, où il est qualifié de « taré » et de « pervers », dont les idées sont « clairement prohibées par l’islam ».
Fait-Religieux.com

Qu'est-ce donc qu'un musulman modéré ?



Que ce soit dans les médias, dans les discours politiques ou dans les discussions populaires, le terme « musulman modéré » est utilisé couramment. Il serait intéressant d’examiner ce terme afin de comprendre l’intérêt de son utilisation. Dans quel sens l’Islam doit-il être « modéré » ? Pour quelles raisons a-t-on besoin de préciser qu’un musulman est « modéré » ?

Tout d’abord, il convient de déterminer précisément le terme « modéré ». Cet adjectif est utilisé généralement pour indiquer « l’éloignement de toute forme d’excès ». En politique, il désigne « l’éloignement de toute forme d’extrémisme ».

Ensuite, une connaissance de l’Islam s’impose pour traiter un tel sujet. La religion musulmane est un système complet qui définit clairement les extrêmes en les excluant. En effet, la parole du Très Haut (1), le Prophète (2) (paix et prières sur lui) et l’ensemble des savants (3) sont unanimes pour ne pas considérer comme musulmans les groupes extrêmes qui ne respectent pas le crédo authentique de l’Islam.
Par exemple, tout anthropomorphiste ou tout agnostique n’est pas considéré comme musulman. Ou encore, celui qui affirme que commettre un grand pêché conduit inexorablement en enfer n’est pas musulman ; de même que celui qui affirme que commettre un grand pêché est automatiquement pardonné grâce à un haut degré de foi.
L’Islam n’a donc pas besoin d’être « modéré », les formes d’extrémismes ne font pas partie de cette religion qui est qualifiée de « religion du juste milieu ».

D’autre part, on sait que le terme « modéré » était utilisé en France durant la 3ème république pour désigner les républicains qui se sont écartés de leur base pour évoluer vers une position plus libérale.
Cela nous amène à la conclusion que deux définitions sont possibles pour le terme « musulman modéré » :
- Soit c’est un pléonasme, car un musulman devrait, par définition, être éloigné de toute forme d’extrémisme.
- Soit cela signifie que le « musulman modéré » est celui qui s’écarte de sa base (l’Islam) pour évoluer vers une position plus libérale. Par extension, cela signifie que l’Islam est un concept trop extrême pour être accepté tel quel ; que le « musulman modéré » doit s’émanciper pour être accepté.

Il est clair qu’aucune de ces deux définitions ne devrait convenir aux musulmans. Ils n’ont pas à utiliser un pléonasme pour se présenter. Comme ils n’ont pas à remettre en question leur base saine pour se faire accepter.
Admettre cette appellation revient à donner raison aux personnes et aux politiques qui n’acceptent pas l’Islam en tant que tel. Ceux-là même qui stigmatisent constamment les musulmans en les insultant. Effectivement, traiter un musulman d’extrémiste est l’insulte la plus grave en Islam car elle l’exclue de sa religion.

Face à cette problématique, il convient de revoir la communication entre les musulmans et les non musulmans. Les musulmans doivent connaître leur religion afin de l’expliquer de façon tout à fait claire. Ils doivent également avoir une pratique exemplaire ce qui aura deux avantages :
- renforcer leur foi en Dieu et en Sa religion, ils comprendraient qu’ils n’ont aucun besoin de s’émanciper ;
- rassurer les non musulmans en leur faisant découvrir que leur religion n’a pas besoin d’être « modéré », ils prendraient conscience que les comportements extrêmes sont condamnés par l’Islam.

La définition de l’Islam n’appartient pas à ses détracteurs. Ce n’est pas à eux de fixer les limites de l’extrémisme. Leurs motivations sont compréhensibles, ils ont tout intérêt à déstabiliser un système, une force qui leur fait de l’ombre. Malheureusement, cette façon d’agir n’est un bien pour personne, on cultive la peur de l’autre, on se fait des ennemis… Il convient d’affirmer haut et fort que les pratiques islamiques n’ont rien d’extrême : le prieur, la jeûneuse, le barbu, la voilée, le pudique n’ont pas à être marginalisés !
Le terme « musulman modéré » n’a donc pas lieu d’être. Une connaissance des bases de l’Islam montre qu’un musulman doit être productif, honnête et engagé dans la société dans laquelle il vit. Il doit, en outre, être respectueux des lois de son pays pour autant que celles-ci n’aillent pas à l’encontre des libertés de culte.


RG, le 12 juin 2009

(1) Sourate Al-Baqarah, verset 143 : « Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins pour les gens, comme le Messager sera témoin pour vous. »

(2) Il est authentiquement rapporté que le Messager d’Allah (paix et prières sur lui) a dit : « Prenez garde à l’exagération dans la religion, car les gens ont autrefois péri à cause de cela. ».
Abou Hourayra rapporte que le Prophète (paix et prières sur lui) a dit : « La religion est aisance et facilité. Jamais quelqu’un ne cherchera à rivaliser de force avec la religion sans que celle-ci ne l’écrase. Suivez plutôt la voie sage du juste milieu, rapprochez-vous en douceur de la perfection et soyez optimistes…» (rapporté par Al-Bukhâri).

(3) Selon Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-Sheikh, « L’Islâm est la religion du juste milieu et de la modération, c’est la religion qui lutte contre l’exagération et l’interdit ».
vu ici

Les silences complices de l’Islam modéré

- 2 juillet 2012
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Scène de la vie égyptienne en 2012. Photo de Tarek Fatah.

Cette photo m’a déclenchée. Elle vient du torontois Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman Canadien, un organisme pro-Occident, et qui se bat contre l’islamisme, même au péril de sa vie.
Pas contre l’Islam. Contre l’islamisme. L’Islam radical. C’est pas la même chose, même si la souche est commune. Du moins, je veux continuer de croire que ce n’est pas la même chose.
Ces femmes sont égyptiennes. J’imagine que la nouvelle première dame du pays, qui porte l’abaya noire, doit se baigner ainsi. Si elle se baigne.
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Najlaa Mahmoud, la nouvelle première dame égyptienne.

Avancez en arrière !
Avancez là où les rebelles islamistes à Timbouctou, ceux qui ont détruit au cours des derniers jours une partie du patrimoine culturel de l’humanité, au nom la charia, veulent mener le monde. Prenant exemple sur  les Talibans qui ont fait exploser les Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan. Pour faire plaisir à Allah.
Avancez en arrière, là où veut mener le monde ce Norvégien converti à l’Islam qui s’entraînerait en ce moment au Yémen pour “planter” un avion de ligne américain au milieu du stade olympique de Londres. Une nouvelle rapportée hier par le sérieux Sunday Times.
Avancez en arrière avec les Frères musulmans. La charia. La polygamie. Et le moratoire sur la lapidation proposé par Tariq Ramadan.
Avancez là où des islamistes africains qui vont brûler des églises remplies de chrétiens veulent nous mener. C’est la nouvelle mode.
La semaine dernière, sur Facebook, j’ai fait un commentaire sur la nature barbare de certaines coutumes inspirées ou dictées par la religion. J’ai cité les femmes hindoues qu’on fait brûler sur le bûcher de leur mari décédé, les Sati. Bien qu’interdite, cette coutume existe encore en Inde.
Et certaines pratiques de l’Islam, pointant du doigt la lapidation en exemple.
Le ciel s’est ouvert sur ma tête. J’ai plusieurs amis FB d’origine algérienne. Des gens modernes, ouverts. Intégrés à la vie québécoise. Des journalistes. Des gens qui ont vu, dans leur pays d’origine, pendant la “Décennie noire”, tout le mal, toute la barbarie, dont l’islamisme est capable.
Des dizaines de milliers de femmes et d’enfants ont eu la gorge tranchée au beau milieu de la nuit.
La réaction d’un Algérien que je connais et que j’aime bien à mon commentaire: “Barbare ? Quoi ? Selon qui ?”
Vu ici
J’ai oublié de respirer en lisant ça.
Je suis triste de le constater, mais trop de musulmans modérés ou laïcs se mirent dans un angle mort quand vient le temps de regarder la réalité islamiste en face.
Comme l’a écrit Tarek Fatah, il est temps que les musulmans modérés disent haut et fort: “Houston, we have a problem”.
L’image de ces femmes sur une plage en Égypte nous montre une réalité barbare. Détruire les tombeaux et la mosquée de Sidi Yahia (15e siècle) au Mali parce que selon la charia, une tombe ne peut dépasser de plus de 15cm du sol, c’est barbare. Vouloir faire écraser un avion dans un stade bondé, c’est barbare. Le 11 septembre, c’était barbare. Interdire à ta propre mère d’assister à tes funérailles parce qu’elle une femme (une exigence de Mohammed Attah, boss du 11 septembre), c’est barbare. Couvrir les femmes d’abris Tempo en tissu noir sous des climats où il fait 50 degrés à l’ombre, c’est barbare.  Des mariages collectifs organisés par le Hamas à Gaza et auxquels les mariées ne sont pas invitées, c’est barbare (une nouvelle de Radio-Canada qu’on ne peut accuser d’être pro-Israël).
N’y pensez même pas: J’en ai assez qu’on nous reserve le passé pas toujours brillant des autres religions monothéistes. Ou se faire dire ce que font les Américains dans le monde, c’est pire. Ou prendre en exemple de notre barbarie les fous racistes comme Breivik.
Le sujet aujourd’hui, c’est l’Islam radical. Les comparaisons n’excusent pas l’inacceptable.
Oui, il y a des choses barbares dans l’Ancien testament mais a-t-on remarqué qu’il y a quelques milliers d’années que ce n’est plus pratiqué ? Et que l’Inquisition catholique, c’est terminé depuis très longtemps ? Qu’il y a belle lurette en Amérique qu’on ne brûle plus les sorcières ?
Pourquoi nous sentons-nous obligés de répéter ces évidences ? C’est pas normal.
De grâce, arrêtons de voir des équivalences culturelles où il n’y en a pas. Tout n’est pas égal.
Mon objectif aujourd’hui n’est pas de faire la liste de ce qui est barbare dans la religion ou ce qui ne l’est pas. Mon but c’est de poser la question: “Pourquoi l’Islam modéré ou laïc en Occident semble accepter, voire défendre l’inacceptable ? Est-ce un réflexe contre un racisme perçu ou réel ? Une réaction identitaire ? La peur des radicaux ? Un peu tout ça ?
Quoi qu’il en soit, à mes yeux, les musulmans parmi nous ont le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable d’un point de vue des droits de la personne dans une société comme la nôtre.
Sans cela, leur intégration sera un échec. Et leur silence, ou la rationalisation des faits, une caution de l’inacceptable.

"Le silence des musulmans modérés", par Ayan Hirsi Ali

   Dans une chronique publiée dans le NY Times, Ayaan Hirsi Ali écrit que l’islam modéré sera un vœu pieux tant qu’il n’y aura pas un grand nombre de musulmans prêts à faire passer leur sens de la compassion avant l’obéissance aux prescriptions coraniques brutales et archaïques. 
Point de bascule a traduit  une chronique signée Ayan Hirsi Ali publiée dans le New York Times du 7 décembre 2007

« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier (Coran 24 :2)
 
«    Au cours des dernières semaines, trois épisodes largement médiatisés nous ont fait voir la justice islamique en action d’une manière qui devrait inciter les musulmans à s’indigner.
 
Une femme de 20 ans de Qatif en Arabie saoudite a porté plainte après avoir été séquestrée et violée à répétition par 7 hommes. Les juges ont toutefois conclu que la victime elle-même était coupable du crime de « fréquentations illégales ». Au moment de l’agression, elle se trouvait dans une voiture avec un homme n’appartenant pas à sa famille immédiate, ce qui est illégal en Arabie saoudite. Le mois dernier, elle a été condamnée à 6 mois de prison et 200 coups de fouet.
 
   Deux cents coups de fouet suffisent à tuer un homme fort. D’habitude les femmes ne reçoivent pas plus de 30 coups à la fois ce qui signifie que durant sept semaines, la « jeune femme de Qatif », comme on l’appelle souvent dans les media, vivra dans la hantise de subir la justice islamique. Lorsqu’elle sera relâchée, sa vie ne reviendra certainement jamais à la normale. On rapporte que son frère a tenté de la tuer parce que son «  crime » aurait entaché l’honneur de la famille.
 
   On a vu aussi la justice islamique en action au Soudan lorsque l’institutrice britannique de 54 ans Gillian Gibbons a été condamnée à 15 jours de prison avant que le gouvernement ne la gracie cette semaine. Elle aurait pu recevoir 40 coups de fouet. Lorsqu’elle a entrepris un projet de lecture sur les oursons en peluche avec les enfants de sa classe, elle a suggéré aux enfants de lui trouver un nom. Ils ont choisi Mahomet et elle les a laissé faire, ce qui a été considéré comme un blasphème.
 
   Et il y a Taslima Nasrin, l’écrivaine bangladeshi de 45 ans qui a courageusement défendu les droits des femmes dans le monde musulman. Forcée de fuir le Bangladesh, elle vivait en Inde. Mais des groupes islamistes indiens réclament son expulsion et l’un d’eux a offert une récompense de 500 000 roupies pour sa tête. En août, elle a été agressée par des militants islamistes à Hyderabad. Au cours des dernières semaines elle a dû fuir Calcutta et puis le Rajasthan. Son visa expire l’année prochaine et elle craint qu’elle ne sera plus autorisée à vivre en Inde.
 
   On dit souvent que l’islam a été détourné par un petit groupe extrémiste de fondamentalistes radicaux et que la vaste majorité des musulmans sont modérés. Mais où sont les modérés ? Où sont les musulmans qui protestent contre les terribles injustices que révèlent ces incidents ? Combien de musulmans sont prêts à se lever debout et à dire, dans le cas de la jeune femme de Qatif, que cette forme de justice est ép0uvantable, brutale et archaïque et que cela ne devrait plus se faire – peu importe qui a dit que c’était la chose à faire et depuis combien de temps il l’a dit.
 
   Les organismes musulmans comme l’Organisation de la conférence Islamique sont prompts à dénoncer tout ce qui porte atteinte à l’image de l’islam. L’Organisation, qui représente 57 États islamiques, avait envoyé 4 ambassadeurs rencontrer le chef de mon parti politique aux Pays Bas pour lui demander de m’expulser du Parlement après que j’aie accordé une entrevue à un journal en 2003 où j’observais que selon les normes occidentales, certains comportements de Mahomet seraient inconcevables.
 
   Quelques années plus tard, des ambassadeurs musulmans au Danemark ont protesté contre les caricatures de Mahomet et demandé que les auteurs soient poursuivis. Mais alors que les incidents en Arabie saoudite, au Soudan et en Inde ont fait bien plus pour ternir l’image de la justice islamique qu’une douzaine de caricatures de Mahomet, l’Organisation de la conférence islamique - qui s’était mobilisée pour protester contre l’odieuse offense danoise à l’islam - est maintenant muette.
 
   Je souhaiterais qu’il y ait davantage de musulmans modérés. J’apprécierais, par exemple, des indications du fameux théologien musulman modéré Tariq Ramadan. Mais en présence de souffrance réelle et de véritable cruauté au nom de l’islam, nous entendons d’abord un discours de déni de toutes ces organisations qui se disent pourtant tellement préoccupées par l’image de l’islam. Nous entendons que la violence ne fait pas partie du Coran, que l’islam signifie paix, qu’on a affaire à une perversion par des extrémistes et à une campagne de salissage et ainsi de suite. Mais les preuves s’accumulent.
 
   La justice islamique est une institution fière à laquelle souscrivent plus d’un milliard de personnes, du moins en théorie. C’est la loi du pays au cœur du monde islamique. Jetez un coup d’œil au verset cité en exergue. L’exhortation au croyant de ne démontrer aucune pitié est plus impérieuse que celle de flageller les fornicateurs. C’est ce commandement de préférer Allah à sa conscience et à sa compassion qui emprisonne les musulmans dans une mentalité archaïque et extrémiste.
 
   Si les musulmans modérés croient qu’on ne doit pas éprouver de compassion pour la jeune femme de Qadif - alors qu’est-ce qui en fait des modérés ?
 
Quand son sens de la pitié et sa conscience entrent en conflit avec les prescriptions d’Allah, le musulman « modéré » devrait choisir la compassion. À moins que cela ne se généralise, l’islam modéré restera un vœu pieux. »
 
Ayaan Hirsi Ali est une ex-député du Parlement hollandais. Elle collabore maintenant au American Enterprise Institute. Elle est l’auteur de « Infidèle ».
Vu ici

samedi 21 décembre 2013

L' "islamisme modéré" n'existe pas, affirme Jeannette Bougrab


Suite à la lettre de Fawzia
Je me pose la question : Existe-t-il un Islam modéré ?
Certains disent oui d’autres non, alors c’est à nous de nous renseigner.
J’essaie aujourd’hui en ce beau samedi d’hiver avant la tempête de retrouver le plus d’articles sur ce sujet afin d’avoir un point de vue un peu plus objectif.
 Lorraine

samedi 3 décembre 2011
Les illusions, c'est pour la gauche molle des rêveur
Mieux que nos commentateurs, la ministre sait de quoi elle parle

D'origine arabe, elle est en mesure d'affirmer qu' il n'existe pas d'" islamisme modéré" et que des lois fondées sur la charia, la loi coranique, sont "nécessairement une restriction des droits et libertés ".

La secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, a apporté samedi la contradiction aux humanistes européens qui banalisent la portée du succès électoral des islamistes au Maroc. Dans un entretien au journal Le Parisien aux , en Tunisie et en Egypte. Elle est elle-même d'origine algérienne, fille de harki, le nom donné aux supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

"C'est très inquiétant"
"Je ne connais pas d'islamisme modéré. Il n'y a pas de charia "light". Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l'on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience", a-t-elle ajouté.
Lien PaSiDupes: "Le roi du Maroc à la journaliste Anne Sinclair: 'les arabes ne sont pas intégrables' "

Interrogée sur le fait de savoir si le discours de la diplomatie française devrait être plus ferme face aux islamistes portés au pouvoir par les urnes, elle répond: "je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d'origine arabe".


Le chef de la diplomatie française prône une tentative de dialogue

Alain Juppé est dans l'expectative Il met des conditions au dialogue avec les partis islamistes, même " modérés ", comme Ennahda en Tunisie ou le Parti Justice et Développement (PJD) au Maroc: ils ne doivent pas franchir pas certaines "lignes rouges", que sont le respect des élections, l'Etat de droit, les droits de l'homme et de la femme. Autant demander l'impossible !

Les "modérés" doivent mériter le préjugé favorable européen
Les présidents tunisien et égyptien "Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux", poursuit Jeannette Bougrab.

" Mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu'elles ne portaient pas le voile ".

Jeannette Bougrab désapprouve les Tunisiens de France
La ministre s'insurge contre ceux d'entre eux qui ont voté à environ 30% pour Ennahda aux élections d'octobre. " Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux ", déclare-t-elle. Mais la tolérance des institutions et de l'Education françaises est responsable, au même degré que les imams de France, dans ce pays laïc.

" Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution ", affirme-t-Jeanette Bougrab, amère.

L'Histoire pourrait se répéter

La béatitude de la gauche actuelle rappelle en effet étrangement l'aveuglement des humanistes illuminés de l'entre-deux guerres: les pacifistes.

Les fondamentalistes religieux, les toqués de paix et les écologistes radicaux sont de dangereux fanatiques .
Vu ici