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mardi 11 avril 2017

« Ça allait bien avant de me marier »


WOWWW!!! Le gros bon sens...
C'est rare que je m'énerve mais là, l'éléphant n'est pas assez gros dans le magasin.
Merci Xuan pour ce lien de la Presse.
Lolo
Le parcours de
Sivaloganathan Thanabalasingham
11 octobre 2004
M. Thanabalasingham arrive au Canada à Vancouver, en demandant le statut de réfugié politique.
2005
Le statut de réfugié politique lui est accordé.
24 février 2007
Il devient résident permanent du Canada.
5 décembre 2011
Première arrestation pour violence conjugale.
2 janvier 2012
Deuxième arrestation pour violence conjugale.
30 mai 2012
Troisième arrestation pour violence conjugale. Il reste détenu.
29 juin 2012
Il plaide coupable et obtient sa remise en liberté en attendant le prononcé de sa peine.
11 août 2012
Sa femme meurt égorgée, il est accusé du meurtre.
11 janvier 2013
Il reçoit sa peine pour les dossiers de violence conjugale.
6 avril 2017
Le juge Alexandre Boucher décrète l’arrêt du processus judiciaire dans le dossier de meurtre.
10 avril 2017
Date prévue pour le début du procès. L’homme se retrouve plutôt devant la CISR.
Actualités

« Ça allait bien avant de me marier »

L’accusé de meurtre libéré par l’arrêt Jordan a comparu hier devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.

L’homme qui a échappé à son procès pour le meurtre de sa femme en raison de l’arrêt Jordan, la semaine dernière, fait maintenant l’objet d’un avis d’expulsion au Sri Lanka.
Il peut le contester et les procédures prennent des années. Pour l’instant, il reste détenu, mais cela pourrait changer dès jeudi. « Je n’ai jamais rien fait de mal. Tout allait bien avant de me marier », a soutenu Sivaloganathan Thanabalasingham alors qu’il comparaissait hier devant la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR).
« C’est arrivé une journée, c’est arrivé juste avec une personne. Je m’entends bien avec les gens. Je n’embête pas les gens, et les gens ne m’embêtent pas », a fait valoir l’homme de 31 ans, dans le cadre de cette première audience devant la CISR.
M. Thanabalasingham est arrivé sans menottes, escorté par des agents. L’audience pour enquête et révision de détention a duré environ trois heures.
« L’éléphant dans la pièce, c’est qu’une personne est morte, et vous n’avez pas dit que vous ne l’avez pas tuée, alors que vous aviez l’occasion de le faire. »
— La commissaire Diane Torrdof
« On n’est pas dans une cour criminelle, je ne peux pas dire que vous êtes coupable de meurtre. Mais ce que j’ai devant moi montre un pattern de violence conjugale. Je ne sais pas ce qui vous a provoqué dans le passé. Je ne sais pas si, dans le futur, une autre relation pourrait arriver à ce résultat », a ajouté la commissaire.
Elle a également relevé que vendredi dernier, jour où il a eu un premier entretien avec un représentant de l’immigration, il n’avait pas manifesté de remords pour les voies de fait commis à l’égard de sa femme. Quand on lui a demandé avec quelle arme il l’avait frappée, il a répondu de le lui demander à elle, alors qu’elle est morte il y a presque cinq ans.
Le frère
Le frère aîné de M. Thanabalasingham a également témoigné. Il n’est pas au courant de tous les détails, mais il sait que son frère était en prison « pour avoir tué sa femme ». Il se dit prêt à prendre son frère chez lui et à le surveiller. Il peut mettre de l’argent en garantie, provenant de deux immeubles qu’il possède avec sa femme. Mais voilà, celle-ci n’était pas présente, hier, et la commissaire ne pouvait être certaine qu’elle y consentait. Elle a refusé d’accorder la liberté, mais une autre audience est fixée pour jeudi.
M. Thanabalasingham n’était pas citoyen canadien quand il a commis des voies de fait à l’égard de sa jeune femme, Anuja Baskaran, en décembre 2011, ainsi qu’en janvier et en mai 2012. Il était résident permanent. Il a été condamné à cinq mois de prison.
Hier, la commissaire a indiqué qu’une peine de moins de six mois permettait de faire appel de son avis d’expulsion.
Délais déraisonnables
Rappelons que le procès de meurtre de M. Thanabalasingham devait commencer lundi, à Montréal, avec le choix du jury. Jeudi dernier, le juge Alexandre Boucher a décidé de mettre fin au processus, comme le demandait l’avocat de la défense, Joseph La Leggia, pour cause de délais déraisonnables. Cette requête s’appuyait sur l’arrêt Jordan, rendu l’été dernier par la Cour suprême, qui limite à 30 mois les délais pour être jugé en Cour supérieure.
Dans le cas présent, le délai était de 57 mois depuis l’arrestation. Le juge Boucher a attribué la responsabilité de presque tout le délai à la Couronne et au système de justice. Et il a conclu que le délai de transition ne pouvait pas excuser tous les délais institutionnels, dans toutes les causes.
La Couronne n’a pas encore décidé si elle fera appel du jugement Boucher, nous a-t-on indiqué au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, hier matin.
Extraits de ce que M. Thanabalasingham a dit : 
« Je ne suis pas violent… Elle a tout inventé. »
« Ma vie allait bien avant de me marier, je vivais bien. Je travaillais, j’avais acheté un appartement, une voiture, je payais mes taxes et tout. Après, je me suis marié, et c’est arrivé. »
« Maintenant, je suis libre, je suis OK. Je vais acheter une maison, faire des affaires, maintenant, je suis OK. »
« La violence contre les femmes est inacceptable. Avez-vous des remords, vous sentez-vous mal pour ça ? », lui a demandé la commissaire.
« C’est sûr que je me sens mal pour ça, j’ai fait cinq ans de prison. »
Arrêt Jordan : Ottawa promet d’agir
La ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, a assuré vouloir travailler étroitement avec les provinces en vue de régler les conséquences de l’arrêt Jordan, notamment la libération d’un accusé de meurtre, Sivaloganathan Thanabalasingam, la semaine dernière au Québec. Une rencontre fédérale-provinciale est prévue à la fin du mois. « Il n’y a pas une solution unique aux délais dans les tribunaux, et nous allons nous assurer de faire tout ce qui est possible pour nous coordonner », a indiqué la ministre en marge de la Chambre des communes. Une certaine confusion semble toutefois persister par rapport au nombre de sièges de juge vacants au Québec. La ministre de la Justice dit en avoir dénombré 6, alors que la province réclame 14 nouveaux postes. Le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval a estimé qu’Ottawa faisait preuve de « négligence » en ne nommant pas plus vite de nouveaux juges à la Cour supérieure du Québec.
— Maxime Bergeron, La Presse

samedi 3 septembre 2016

Le burkini, version aquatique du hidjab

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe

 Il faudrait interdire le burkini au Québec, mais aussi avoir le courage de légiférer sur le port de signes religieux à l’école et dans les garderies. Vous souvenez-vous du sketch dans le film de Woody Allen Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, dans lequel Allen lui-même, fourré dans un burkini tout blanc, incarnait un spermatozoïde ? C’était en 1972, l’époque d’après Mai 68, celle de la révolution sexuelle où l’on se libérait des tabous et du carcan moral de la religion catholique par rapport au sexe. L’époque où l’on enseignait Wilhelm Reich, Freud avec son Malaise dans la culture et Marcuse avec son fabuleux Éros et civilisation. C’était aussi l’époque de la révolution féministe avec La femme eunuque de Germaine Greer, La politique du mâle de Kate Millett et le percutant Ainsi soit-elle de Benoîte Groulx.

Au Québec, les années 1970 furent celles du premier écrit féministe avec l’audacieux L’Euguélionne de Louky Bersianik, livre-culte qui connut un succès immédiat auprès des femmes. Ce fut aussi, en 1978, la présentation au TNM de la très irrévérencieuse pièce Les fées ont soif de Denise Boucher, qui avait provoqué la colère des catholiques, ceux-ci ayant même demandé une injonction pour la faire interdire. Des manifestations eurent lieu et des appuis de partout se firent entendre pour dénoncer la censure des catholiques.

Dans les années 1970, ça discutait fort et on avait l’impression que le Québec prenait enfin le virage féministe et que tous les espoirs étaient permis. Les femmes prenaient conscience de leur aliénation, conscience de l’existence du patriarcat à qui la morale catholique servait d’idéologie. Elles luttèrent alors pour l’obtention de droits reproductifs parce qu’elles ne voulaient plus laisser l’époux, le curé ou le médecin définir leur vie et contrôler leur propre corps. Dites, vous souvenez-vous de cela ?

Mais à quoi auront servi tous ces efforts si c’est aujourd’hui pour se prosterner devant le burkini de ces femmes déguisées en spermatozoïde et qui, dans les années 1970, auraient passé pour des saintes nitouches ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Est-ce cela, l’émancipation des femmes ? Que sert d’avoir la liberté d’aller à la plage seulement si nous cachons tout notre corps ? Sommes-nous assez naïves pour penser que celles qui « choisissent » le burkini auraient pu tout aussi bien choisir le bikini ? Et comment se fait-il qu’aucun homme ne fasse jamais ce choix ? Ils sont libres, eux aussi, non ?

Même morale étriquée
Le burkini participe de la même idéologie, de la même morale étriquée que celle du hidjab. Une morale patriarcale et sexiste qui définit les femmes comme des objets sexuels appartenant aux hommes. Faut-il rappeler que le Coran interdit aux femmes musulmanes d’épouser un non-musulman, sauf si l’époux se convertit à l’islam ?

Le burkini tout comme le hidjab ont la même fonction sociale : soustraire les femmes musulmanes aux regards des hommes qu’elles pourraient épouser, minimisant ainsi les occasions de séduction. C’est la raison pour laquelle les femmes voilées ne se dévoilent qu’en présence des hommes de leur famille et cachent leurs cheveux, leur cou, leurs oreilles, leurs bras et leurs jambes aussitôt qu’elles se retrouvent dans l’espace public. Le burkini n’est que la version aquatique du hidjab, symbolisant l’un comme l’autre l’absence de liberté sexuelle des femmes musulmanes de même que l’instrumentalisation de leur corps au profit de la communauté. Cela rappelle l’époux, le curé et le médecin, vous ne trouvez pas ?

Le burkini comme indice de pénétration de l’islamisme

L’immense controverse qui fait rage en France à propos du burkini est révélatrice du succès des islamistes à imposer leur idéologie patriarcale et à contrôler le corps des femmes musulmanes jusque sur les plages. La stratégie des islamistes est fort simple. Dans un premier temps, faire accepter le burkini sur les plages en nous le présentant comme un maillot de bain qui va permettre aux femmes burkinisées de profiter de la plage comme tout le monde. Bref, nous culpabiliser de vouloir interdire cet accoutrement sexiste et faire pleurer dans les chaumières.

Si nous ne résistons pas fermement à ce chantage émotif, cela aura pour effet d’augmenter la pression sur les femmes musulmanes qui refusent de porter le burkini, les incitant à rester chez elles plutôt que de s’exposer au harcèlement des burkinisées. Une fois les femmes musulmanes mises au pas, les islamistes s’attaqueront aux femmes non musulmanes, avec cette fois-ci la rhétorique de la femme qui, en choisissant le burkini, refuse d’être un objet sexuel. Et au nom de l’émancipation des femmes, les plages deviendront bondées de saintes nitouches. Ainsi soient-elles…

La morale islamiste a pénétré depuis plusieurs années nos écoles publiques, là où sont socialisés la plupart des jeunes Québécois. Elle s’affiche dans le hidjab des fillettes et des jeunes filles, dans celui des enseignantes et dans celui des éducatrices en garderie.

À la suite des recommandations faites par le Conseil du statut de la femme en 1978, le gouvernement modifia sa politique en matière d’édition de manuels scolaires afin d’en retirer toute référence à des stéréotypes sexistes dans le but exprès de promouvoir l’égalité des sexes. Alors qu’aujourd’hui nous exposons les jeunes au sexisme outrageant du hidjab des enseignantes et des éducatrices voilées au nom de l’ouverture à la différence. Le sexisme n’est devenu qu’une simple différence. Voilà où nous en sommes après quarante ans de luttes féministes.

Interdire le burkini au Québec ?
Oui, il faudrait interdire le burkini au Québec, mais avant de penser à légiférer sur les plages, il faudrait avoir le courage de légiférer sur le port de signes religieux à l’école et dans les garderies. Car si tout le monde ne va pas à la plage, tous en revanche doivent fréquenter l’école, qui est une institution publique.

J’ai souvenir d’un gouvernement qui, il y a à peine trois ans, a voulu, au nom de la laïcité, légiférer sur le port de signes religieux dans les institutions publiques. Les appuis furent nombreux dans la population et les attaques des multiculturalistes, des islamistes et des groupes religieux furent virulentes. Nous savons comment tout cela s’est terminé.

Les péquistes se sont retrouvés dans le confessionnal des curés du multiculturalisme, à se repentir d’avoir été trop loin. Tellement qu’aujourd’hui, bon nombre de politiciens, péquistes comme caquistes, se cramponnent au rapport Bouchard-Taylor, devenu soudainement La Mecque de la laïcité, le meilleur rempart contre les accusations de racisme et d’islamophobie.

Mais savez-vous que ce rapport autorise le port de signes religieux chez les enseignantes et les éducatrices en garderie ? À trop vouloir ne pas faire de vagues, on risque bien de se noyer. L’été tire à sa fin et bientôt les plages seront désertes. Il serait peut-être temps d’envisager le retour en classe…

samedi 27 août 2016

La question du burkini n'est en rien un débat sur la liberté de choix


https://fr.sott.net/article/28885-


burkini 
Je ne voulais vraiment pas en parler, tant le sujet relevait pour moi de l'évidence. Apparemment, à part chez quelques individus et veilleurs indépendants, toute pensée un tant soit peu cohérente a été définitivement anéantie dans la sphère politico-médiatique.
La question du burkini n'est en rien un débat sur la liberté de choix, sur la tolérance de nos sociétés, sur « le droit à s'habiller comme l'on veut », comme j'ai pu le lire sous la plume de quelques ravis de la crèche néo-libéraux ou socialistes.

Placer la discussion sur ce terrain serait revenu à défendre en 1933 le droit aux fringants jeunes gens nommés les SA de porter ces jolis brassards ornés d'une croix gammée, comme s'il s'agissait d'un simple choix vestimentaire.

Le burkini n'est ni un choix vestimentaire parmi d'autres, ni un signe religieux, ni même un vêtement propre aux femmes d'une communauté. 
Le burkini est un uniforme, un vêtement de combat d'une armée totalitaire en ordre de bataille, ne rêvant que de faire la peau à l'occident et plus généralement d'écraser tous ce qui n'est pas eux. Qui plus est, ces rêves de destruction et de domination sont devenus leur seule raison d'être et le seul moteur de leur existence, sans qu'aucun accomplissement positif ne vienne s'y glisser.

L'armée totalitaire est bien organisée, coordonnée, dispose de plans et d'instructions précises. Autour d'eux, tous les musulmans ne font pas partie des troupes de choc comme tous les allemands n'appartenaient pas aux SA. Mais c'est maintenant la majorité d'entre eux qui éprouve une sympathie pour les meneurs, tout comme à un certain point, une majorité d'allemands avait fini pas basculer : il faut avoir le courage de le dire.

Trop de silence, d'inaction et de victimisation complices valent collaboration : le non soutien des musulmans aux islamistes ne redeviendra crédible que lorsqu'ils cesseront de se déclarer seulement inquiets pour eux-mêmes lorsqu'un homme chinois a été battu à mort, un enfant juif tué d'une balle dans la tête à bout touchant, des centaines d'innocents écrasés ou égorgés et torturés. Egalement qu'ils cessent de trouver des excuses ou circonstances atténuantes aux exécuteurs.

Enfin lorsqu'ils assumeront leur propre devoir, c'est-à-dire celui de prendre les armes et de corriger eux-mêmes sévèrement ceux qui emploient leur religion comme instrument du nouveau totalitarisme. Ne pas voir que nous en sommes arrivés là, c'est vivre dans de très rares cercles privilégiés, préservés aussi bien de cette réalité que de celle du « peuple qui empeste » et les empêche de vivre dans leurs rêves.

Placer le débat sur le plan des libertés politiques et des libertés de l'individu est proprement hallucinant, et ne peut être défendu que soit par quelques ravis de la crèche néo-libéraux, soit par des pré-collabos de l'islamo-gauchisme émargeant chez Edwy Plenel, au PIR ou au NPA. Il est cocasse de voir les néo-libéraux communier ainsi avec le gauchisme radical, mais cela n'est en rien surprenant : le relativisme moral généralisé de 1968 a finalement bien transmis ses gènes à ses deux rejetons préférés. Que les soi-disant « libéraux » évoquant les mânes de Von Mises à tout bout de champ se rappellent ce que Von Mises a dû fuir et comment les épisodes de sa vie se sont enchaînés.

Certains principes ne se négocient pas, ne se soumettent pas à la marchandisation. Car électoralement, le salafisme possède une valeur marchande élevée, même pécuniaire par le sponsoring actif des pétromonarchies. Le libéralisme politique n'a jamais consisté à laisser à la « régulation par le marché des idées» le jugement à porter sur des idéologies inacceptables : être nazi ou raciste n'est pas une opinion mais un délit, il devrait en être de même du salafisme.

L'exemple du scénario corse aurait pourtant dû ouvrir les yeux à certains. La petite virée en burkini n'était pas un festival de choix vestimentaires de femmes entièrement libres de leurs actions. Elle était accompagnée d'une privatisation de la plage occupée et d'une interdiction ne serait-ce que de regarder ce territoire conquis, jusqu'à usage de la violence.

Ne pas voir que les significations charriées par le burkini sont immanquablement associées à cette mentalité d'intimidation et de guerre de territoire est le degré zéro de l'analyse politique. Certains vêtements et accessoires ont des sens symboliques extrêmement forts, qui font qu'ils ne sont plus précisément de simples vêtements. Les voir sous l'angle du goût et de l'habillement nous ramène à ce lâche credo du « pas d'amalgame », pensant naïvement que pour la plupart des musulmans, il ne s'agit que d'affaire de goût et de fripes.

Il y a sans doute eu des inconscients pour penser que lorsqu'un allemand prêtait allégeance à la croix gammée dans son habillement, il pouvait ne rien avoir de commun avec les méchants excités qui se livraient à toutes les exactions dans les années 1930.

La défense des libertés civiques n'a jamais consisté à autoriser n'importe quoi, en particulier lorsqu'il s'agit de menaces claires comme de l'eau de roche. Il est pénible de devoir rappeler la simple définition : « la liberté s'arrête là où commence celle des autres », pourtant à la base de toute liberté politique digne de ce nom, mais la bouillie mentale de la pensée dominante ignore ces principes élémentaires.

Le propre du post-modernisme est de penser la liberté comme une palette de nombreux choix indifférenciés, c'est-à-dire une absence de choix véritable. Le relativisme moral ne mène pas à la liberté mais à l'insipide, puis par voie de conséquence à l'aveuglement et à la passivité, préparant toutes les servitudes.

mardi 26 avril 2016

Espagne : bientôt la trempette-apartheid

http://www.bvoltaire.
La dernière trouvaille en date au pays des corridas et d’Isabelle la Catholique : réserver des plages privées pour les femmes musulmanes.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur
Podemos en Espagne, comme SYRIZA en Grèce ou Macron en France 1, c’est le chouchou de la presse à sensation. Alors, pour « être dans le journal », la bande à Iglésias – pas Julio, mais l’autre, Pablo l’Ibère, un barbichu de 38 ans, plus jeune que Macron et bien plus jeune que Valls – invente à jet continu des trucs nouveaux et rigolos. La dernière trouvaille en date va vous faire rire : il s’agit, au pays des corridas et d’Isabelle la Catholique, de réserver des plages privées pour les femmes musulmanes.

Je vous le dis carrément : c’est une idée formidable. Mais il faut quand même rendre justice à la vérité : l’inventeur de la formule, ce n’est pas Podemos mais Hollande qui, cet été, a privatisé une plage de Vallauris au profit d’un musulman, et on ne va pas chipoter sur le sexe des bénéficiaires.

Formidable, vous dis-je, car cette idée crée les conditions idéales d’un retour vers le passé telles que n’en rêvent pas les plus farouches archéo-conservateurs. Après tout, l’Espagne a été arabo-musulmane pendant 800 ans et l’était encore il y a 520 ans. Qu’elle le redevienne sous la poussée d’acné de jeunes gens pressés, indifférents à l’Histoire, n’étonnera que ceux qui imaginent encore que la conduite sérieuse des affaires est réservée à une « caste » que se plaît à dénoncer Podemos.

Formidable, car des gens ont fait couler des milliers de litres de sang pour que soient enfin arrachés du sol de leur pays des panneaux indiquant « White Only » et, aujourd’hui, là où il n’y a aucune ségrégation, ces bambins rêvent de voir fleurir des écriteaux « Muzz Only ».

Formidable, car ils s’abritent derrière l’existence de plages réservées aux nudistes pour pousser leur idée. L’assimilation musulman/nudiste est osée ! Mais, mes chéris, pensez-vous qu’il y ait outrage public à la pudeur justifiant la trempette-apartheid du simple fait qu’une musulmane se baigne à côté d’une non-musulmane ou de son compagnon ?

Formidable, car on sent se lever un vent chaud et fraternel de douce réciprocité. On rapporte que l’extrême gauche française, un peu jalouse du bruyant voisin du sud et sous la bannière de Mélenchon, s’apprête à demander au roi d’Arabie Salmane ben Abdelaziz Al Saoud d’autoriser les jolies touristes occidentales à bronzer seins nus sur les plages de Yanbu, d’al-Khobar ou de Djeddah. Demandé si gentiment et à condition de brandir l’exemple Podemos, le monarque va accepter, c’est sûr.

Formidable, car l’idée de Podemos est aussi éloignée d’un clientélisme criard et racoleur que peut l’être le timbre de son enveloppe ou la bernique de son rocher. En ce domaine, les vieilles méthodes éculées, usées jusqu’à la corde par les partis traditionnels honnis, ont fait leurs preuves et Podemos les garde, caramba !

Le Monde diplomatique, journal austérissime, dans un article sur Podemos datant de janvier 2015, titrait : « Et si la gauche se montrait simple, sympathique, voire… drôle ? » Pari gagné. ¡Dios salve Podemos!

Notes:Macron, acronyme d’un mouvement politique nouveau dont le nom développé est : « Mer… À Ces Ramollos Obsolètes, Nom-d’un-chien ! »

lundi 4 avril 2016

Des hôtesses d’Air France refusent de se voiler lors des escales en Iran



J’aurais bien aimé publier le commentaire d’un ami qui m’a fait bien rire face à cette polémique, mais finalement je le trouvais un ptit peu trop politiquement  NO correct.
Ce qu’il disait en gros…
Non vraiment c’est pas disable, je pourrais me faire arrêter pour indécence intellectuelle
Lorraine
 

source:Le Monde
 Plusieurs hôtesses d’Air France refusent d’avoir à porter le voile en atterrissant à Téhéran, capitale de l’Iran vers laquelle la reprise des vols depuis Paris est programmée pour la mi-avril, a annoncé samedi 2 avril le Syndicat national du personnel navigant commercial (SNPNC).

En vue de la réouverture de la liaison Paris-Téhéran, la direction d’Air France a diffusé une note interne obligeant le personnel navigant féminin à « porter un pantalon durant le vol, une veste ample et un foulard recouvrant les cheveux à la sortie de l’avion », a expliqué Christophe Pillet, élu du SNPNC au comité central d’entreprise, confirmant une information du site Francetvinfo.
« Atteinte à la liberté de conscience »

« Tous les jours, nous avons des appels d’hôtesses de l’air inquiètes, qui nous disent qu’elles ne veulent pas porter le foulard », a affirmé ce responsable syndical. Lors d’une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, vendredi, il a demandé à la direction, conjointement avec l’UNSA, de « mettre en place un volontariat » afin de ne « pas porter atteinte à la liberté de conscience » de certaines hôtesses.

« Mais la direction campe sur ses positions, alors que ça fait des mois qu’on l’alerte là-dessus. Elle parle de sanctions pour celles qui refuseront », a regretté M. Pillet. Selon lui, Air France « a le temps de recenser les personnels volontaires, qui pourraient suffire à assurer la liaison ».
Air France invoque la loi

De son côté, Air France a expliqué que ses équipages étaient « tenus, comme tous les visiteurs étrangers, de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent ».

« La loi iranienne impose le port d’un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s’applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République d’Iran. »

La compagnie fait valoir que l’obligation du port d’un foulard dans certaines escales « n’est pas nouvelle », puisqu’elle fut appliquée par le passé notamment en Arabie saoudite, et à l’époque où Air France desservait Téhéran.

Air France a annoncé en décembre la réouverture à partir du 17 avril de la liaison Paris-Téhéran, suspendue en 2008 à la suite de sanctions internationales contre la République islamique, à raison de trois vols hebdomadaires.

dimanche 14 septembre 2014

Elle a choisi d’être une musulmane égoïste plutôt qu’une bonne infirmière

Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
samedi 13 septembre

Un chroniqueur bien connu a raconté l’histoire suivante. Un monsieur de 74 ans est dans son appartement de l’avenue du Mont-Royal, un bras dans le plâtre jusqu’à l’aisselle et un gros abcès dans le dos. Il attend l’infirmière du CLSC du Plateau-Mont-Royal qui doit venir changer son pansement. Elle arrive et elle porte le hidjab. Le monsieur lui fait savoir aussitôt qu’il est contre le port du voile, il ajoute qu’il a travaillé en Tunisie du temps de Bourguiba. En Tunisie du temps de Bourguiba, les femmes n’étaient pas voilées : le voile était même interdit ce qui n’empêchait pas les femmes d’être de bonnes musulmanes. Alors pourquoi le portez-vous ?
L’infirmière, s’en retourne aussitôt au CLSC sans donner les soins pour lesquels elle s’est déplacée. Elle justifiera son départ en disant qu’elle se sentait menacée.
Le monsieur devra attendre la fin de l’après-midi avant qu’une autre infirmière vienne changer son pansement.
La commissaire aux plaintes du CSSS déplorera que le patient ait dû attendre toute la journée la visite d’une seconde infirmière mais excusera le départ précipité de la première. Elle était en droit de le faire si elle se sentait menacée. Opinion reprise, début août, par le Protecteur du citoyen.
A mon avis, la Commissaire aux plaintes et le Protecteur du citoyen ont manqué de jugement. Le citoyen qui est ici à protéger, c’est le malade qui a besoin de soins. Ce n’est pas l’employée du CLSC qui est dans l’obligation de rendre un service.
Cette infirmière aurait dû faire passer son devoir d’infirmière avant ses susceptibilités de musulmane qui a eu une réaction de vierge offensée devant l’opinion d’un patient qui était contre le port d’un signe ostentatoire pour une employée de l’Etat pendant ses heures de travail. Et qui était donc pour la Charte des valeurs du gouvernement Marois.
J’irais même plus loin. Il est évident qu’elle a volontairement inventé une menace qui n’existait pas. j’en conclus que son inquiétude imaginaire était un geste politique. Son message est le suivant : vous n’avez pas le droit d’approuver l’interdiction de porter des signes ostentatoires pour les infirmières, les enseignants, les fonctionnaires etc comme le propose la Charte à Drainville. Si vous vous opposez à ce que je porte le voile pendant mes heures de travail, vous n’aurez pas le service auquel vous avez droit et en plus vous serez blâmé par le Protecteur du citoyen et la commissaire aux plaintes. Ces hautes autorités n’ont manifestement pas vu ou voulu voir la dimension politique de son geste égoïste et non fraternel.
L’islam authentique fait passer le service à autrui avant les réactions de prima donna. Tu aimeras ton prochain comme toi-même, n’est-ce pas un principe universel que l’on retrouve dans les grandes religions du Livre ? En vertu de cette règle d’action, l’infirmière voilée n’aurait pas dû se sauver d’une menace qui n’existait pas. Ce qui doit être premier, c’est le service à rendre. Tout ce qui s’y oppose, tout ce qui le compromet, est à blâmer.
Si la religion ne rend pas plus fraternel et plus humain, à quoi sert-elle, je vous le demande ?
 http://www.vigile.net/Elle-a-choisi-d-etre-une-musulmane

jeudi 13 février 2014

Fatima Houda-Pépin : «On est dans le siècle des intégrismes»

Comment combattre l’intégrisme ? Voici un extrait de l’entrevue que Fatima Houda-Pépin a accordée à L’actualité avant de déposer son projet de loi.

Aujourd’hui indépendante, Fatima Houda-Pépin estime que le débat sur la neutralité de l’État qu’a déclenché le projet de loi 60 — aussi important soit-il — escamote le vrai problème, celui qui grandit à l’abri des regards, dans les temples, les mosquées, les églises, les centres pour les jeunes : l’intégrisme religieux.

Comment la députée de La Pinière combattrait-elle ces intégristes, présents, selon elle, à Montréal et à Québec ? Avant de déposer son projet de loi en Chambre, elle a tracé pour nous quelques pistes. Voici un extrait de l’entrevue que vous pouvez retrouver en intégralité en cliquant ici (réservé aux abonnés) ou en se procurant le numéro de mars 2014 de L’actualité, en vente en kiosque ou sur iTunes et Google Play, pour tablettes et téléphones intelligents.

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Comment se manifeste l’intégrisme au quotidien ?

Il touche d’abord les femmes. Les intégristes s’attaquent à leur comportement, à leur autonomie, à leur apparence. À leurs rapports avec les hommes et la société, autant en privé qu’en public. Les femmes sont un élément central de leur lutte. Mais pour justifier leur oppression, il faut une raison majeure. Ce n’est pas facile. En prétextant la liberté de religion, ça passe mieux.

Par exemple, dans les écoles et les universités, des intégristes surveillent les jeunes femmes musulmanes et leur interdisent de partager leur table avec des mécréants ou de faire leurs travaux avec des hommes.

Certaines communautés veulent soustraire les enfants à l’école, parce que le programme scolaire n’est pas conforme à leur vision du monde. On le voit dans plusieurs communautés, notamment chez les juifs hassidiques.

Il n’y a pas que l’islam aux prises avec l’intégrisme…

Bien sûr que non. L’intégrisme, c’est le gouvernement de Dieu. Peu importe le dieu. Il y a la montée de la droite religieuse américaine qui nous rattrape, on le voit à la Chambre des communes, à Ottawa, avec les évangéliques, qui tentent de rouvrir le débat sur l’avortement avec des projets de loi. Ça touche encore le droit des femmes. On est dans le siècle des intégrismes. Il faut s’y attaquer, mais avant, il faut le comprendre.

Comment peut-on lutter contre ce phénomène ?
3 % : le pourcentage de Québécois de confession musulmane
Source : Statistique Canada, 2011
On ne doit pas mettre en péril les droits acquis avec l’arbitraire de l’accommodement religieux, le cas par cas. Il faut établir des balises claires. Par exemple, il est inacceptable que quelqu’un refuse d’être servi par une femme qui travaille pour l’État. Ce n’est pas négociable. Quelqu’un ne peut pas arrêter de travailler pour aller prier, ça entrave le fonctionnement de l’État. On doit intégrer la neutralité religieuse de l’État dans la Charte des droits et libertés. Tout comme les autres partis à l’Assemblée nationale, je suis d’accord avec ce volet du projet de loi 60, qui veut encadrer les demandes d’accommodements.

Mais vous n’êtes pas d’accord avec l’aspect le plus controversé de la charte du PQ, celui qui interdit les signes religieux dans la fonction publique et parapublique ?

Le projet de loi 60 fait du « mur à mur » inutilement. Le plus loin où je propose d’aller, c’est une interdiction pour les personnes en position d’autorité, comme les policiers, les juges ou les gardiens de prison. C’est le consensus qui se dégage dans la société et on peut l’utiliser comme socle sur lequel construire la lutte contre l’intégrisme.

Car ce n’est pas du tout avec cette disposition sur les signes qu’on va lutter contre l’intégrisme. On ne touche pas aux comportements, aux gestes, au prosélytisme. C’est là où se trouve le véritable enjeu. L’État doit être neutre dans ses actions, pas dans son code vestimentaire, sauf pour les symboles dégradants pour la femme, comme la burqa, le niqab et le tchador.

Vous avez préparé un projet de loi pour lutter contre l’intégrisme. Que contient-il ?

J’ai l’intention de le présenter à l’Assemblée nationale et le contenu doit rester secret jusque-là. (À lire : «La députée Fatima Houda-Pépin dépose son projet de loi sur l’intégrisme»)

Pour l’instant, je peux dire que nous devons d’abord documenter le phénomène de l’intégrisme, y compris la façon dont il évolue dans un contexte québécois. Je propose de créer un organisme de surveillance. Et pas seulement un groupe d’académiciens qui jasent de théories. Je parle de gens sur le terrain, qui suivent ce qui se passe, qui comprennent la langue et la façon de penser des intégristes. Après, on saura quoi faire pour le contrer, comment s’ajuster.

Les intégristes nous connaissent sous toutes nos coutures. Nos lois, nos règlements, nos leaders, nos politiques… Mais nous, nous ne les connaissons pas, et c’est à leur avantage. Ils savent comment manipuler. Et ils sont super bien financés, notamment par l’Arabie saoudite.
« Le combat n’est pas entre les chrétiens et les musulmans, mais entre les démocrates et les intégristes de toutes les religions. »
- Fatima Houda-Pépin
Ensuite, il faut cesser de faire de l’amalgame. Tous les croyants ne sont pas des intégristes. La majorité des croyants pratiquants considèrent les intégristes comme l’ennemi de l’islam, qui tentent de contrôler leur foi et qui veulent la transformer en combat politique.

En 2007, lors des élections qui ont eu lieu après la motion contre la charia que j’avais fait voter à l’Assemblée nationale, les intégristes disaient de ne pas voter pour la députée qui avait fait échouer l’arrivée de la charia au Québec. En plus de leurs discours, ils ont distribué des brochures dans plusieurs langues. Dans ma circonscription, des gens m’ont prévenue après la prière du vendredi. Beaucoup étaient scandalisés qu’on leur dise comment voter. Les intégristes ne sont pas l’islam et les musulmans le leur ont fait sentir. J’ai été réélue. Il faut tendre la main aux gens des communautés qui ne sont pas dans l’intégrisme.

Les discours d’exclusion m’inquiètent, y compris le débat sur les signes religieux dans la fonction publique.

http://www.lactualite.com/actualites/politique/fatima-houda-pepin-on-est-dans-le-siecle-des-integrismes/

mardi 11 février 2014

Exclusif : 84% des salariés sont pour la neutralité religieuse dans les entreprises


C'est une quasi-unanimité : 84% des salariés interrogés par l'institut Sociovision pour son enquête annuelle sur la société française préfèrent que les religions restent en dehors de l'entreprise. L'ampleur du consensus a de quoi surprendre : peu importe leur âge, leur sexe, leur statut, tous pensent à une forte majorité que « l'entreprise doit rester un endroit neutre et ne pas prendre en considération les revendications d'ordre religieux ». Les trois quarts des pratiquants d'une religion sont d'accord ! Mais cette préférence laïque s'inscrit sur un fond de crispation et de moindre tolérance envers les étrangers. Fait-religieux publie en exclusivité les principaux résultats, commentés ici par Catherine Caron, directrice d'études chez Sociovision

La question de la religion au sein de la sphère professionnelle est une problématique qui prend de l'ampleur. Dans une France devenue plurielle en termes d'origines ethniques et culturelles, les dirigeants d'entreprise et les DRH se voient de plus en plus souvent confrontés à des salariés qui revendiquent un droit d'expression religieuse au sein de l'entreprise : possibilité de prendre un temps pour la prière au cours de la journée, jours de congés accordés pour les fêtes religieuses, autorisation du port de signes religieux sur le lieu de travail, etc.

Si les managers s'interrogent légitimement sur l'attitude à adopter face à ces nouvelles demandes, l'opinion des salariés sur la prise en considération de la religion dans l'entreprise ne laisse pas de place à l'ambiguïté : la très grande majorité d'entre eux se prononcent en effet pour le  respect d'un principe de laïcité : 60% partagent « tout à fait » l'idée que « l'entreprise doit rester un endroit neutre et ne pas prendre en considération les revendications d'ordre religieux » et 24% y souscrivent « plutôt », soit un total de 84%.

69% de musulmans favorables à la neutralité

Un score conséquent qui ne révèle pas de différences significatives liées au sexe, à l'âge ou au statut. La pratique religieuse est, en revanche, un critère plus clivant. Le taux d'adhésion à la neutralité de l'entreprise est moindre chez les salariés pratiquant une religion (74%) que chez les non-pratiquants ou athées (84%) ; de même, le type de religion a une incidence : les salariés se réclamant de l'islam, qu'ils soient pratiquants ou non-pratiquants, sont moins enclins à se déclarer pour la laïcité dans l'univers du travail (69%), que les catholiques (87%), par exemple. Des écarts relativement mineurs néanmoins, qui ne remettent pas en cause le large consensus autour du principe de neutralité religieuse de l'entreprise. Celui-ci reste nettement majoritaire dans toutes les catégories.

Lorsqu'il s'agit des implications concrètes dans le fonctionnement interne de l'entreprise, les salariés s'expriment très majoritairement, et de plus en plus, dans le même sens : 23% seulement trouvent aujourd'hui « normal que l'on aménage le lieu, les horaires de travail ou la restauration collective pour tenir compte des pratiques religieuses » ; ils étaient 30% en 2010.

Crispations vis-à-vis des étrangers

Une moindre acceptation des entorses faites à la laïcité qui intervient dans un contexte de crispation vis-à-vis des étrangers. Alors que la situation économique se dégrade et que la cohésion nationale apparaît fragilisée, l'ouverture à l'autre tend à s'effriter, notamment quand « l'autre » est d'origine étrangère (et a fortiori lorsqu'il est de culture et de religion différentes). Aujourd'hui, à peine 52% des Français pensent que « la présence d'étrangers appartenant à d'autres cultures est une chance pour la diversité et l'avenir de la France », soit 7points de moins par rapport à 2010, et près de deux sur trois (63%) estiment qu'« il y a trop d'étrangers en France », contre un peu plus d'un sur deux il y a quatre ans (55%).

L'expression moins décomplexée des croyances religieuses et la montée des revendications dans ce domaine, en particulier quand il s'agit de l'islam, avive le sentiment que les valeurs républicaines sont menacées et contribue à revigorer l'attachement à la laïcité comme liberté fondamentale collective. La religion est, de fait, réaffirmée comme relevant du domaine strictement privé.

Un réflexe de défense face aux intérêts particuliers, qui montre aussi que les salariés sont particulièrement soucieux que l'entreprise, qu'elle soit privée ou publique, demeure un creuset d'intégration républicaine, dans la fidélité à l'un de ses principes fondamentaux. Néanmoins une conception un peu différente de la laïcité semble se dessiner chez les salairés se réclament de l'islam. On, l'a vu 69% d'entre eux se disent favorables à la neutralité religieuse de l'entreprise, mais ils sont 63% à trouver « normal que l'on aménage le lieu, les horaires de travail ou la restauration collective pour tenir compte des pratiques religieuses ». Dans 95% des cas, les demandes à caractère religieux concernent l'islam, selon l'étude Institut Randstad/Observatoire du Fait Religieux en Entreprise de mai 2013.

Source : L'Observatoire de Sociovision. Enquête annuelle réalisée chaque année en juin-juillet auprès d'environ 2000 personnes de 15 à 74 ans, représentatives de la population française, quota Insee. 
Echantillon salariés : 1031 dans la vague 2010, et 1062 dans la vague 2013.

http://www.fait-religieux.com/france/laicite-1/2014/02/11/exclusif-84-des-salaries-sont-pour-la-neutralite-religieuse-en-entreprise

Port du burkini: ​Labeaume invite les gens à la «compassion»

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué qu'il n'avait aucun problème à laisser les femmes porter de tels maillots.

Définition de burkini: un vêtement de bain féminin en deux pièces qui couvre tout le corps à l’exception du visage, des mains et des pieds.

Les baigneurs de la piscine du centre communautaire Lucien-Borne, dans l'arrondissement La Cité-Limoilou, ont vu apparaître il y a quelques jours une affiche qui précise que le port du «burkini» est dorénavant permis.
Québec — Le maire de Québec Régis Labeaume a invité la population à ne pas s'en prendre aux femmes musulmanes qui sont «obligées» de se couvrir entièrement le corps pour se baigner dans les piscines publiques.

Mardi matin, Le Soleil de Québec révélait que la piscine Lucien-Borne avait posé des affiches signalant que les maillots de bain recouvrant tout le corps, les «burkinis», étaient permis.

Interpellé sur d'autres sujets vers midi, le maire Labeaume a tenu a lancer un appel au calme dans ce dossier afin d'éviter les dérapages.

«Ya des gens qui pourraient être tentés de blâmer ces femmes-là. Je voudrais dire à ceux qui pourraient être tentés de faire ça à Québec de ne pas le faire. De surtout avoir beaucoup de compassion pour ces femmes-là qui sont obligées de s'attriquer de cette façon-là à cause de préceptes religieux, à cause d'interprétations d'une religion qui quant à moi sont fausses.»

M. Labeaume a par ailleurs indiqué qu'il n'avait aucun problème à laisser ces femmes porter de tels maillots. «De toute façon, des nageurs professionnels ont à peu près le même», a-t-il dit.

Il n'a pas caché par ailleurs qu'il les plaignait beaucoup et espérait qu'elles «se révoltent un jour».

À une journaliste qui lui demandait s'il permettrait à des sauveteurs employés par la ville de s'habiller ainsi, il a par ailleurs indiqué que ce ne serait probablement pas permis.

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/399648/labeaume

Oui aux burkinis, non aux camisoles à l'Amazoo

(Granby) Oui aux burkinis, non aux camisoles à l'Amazoo. C'est ce qu'a appris avec étonnement Émilie Papineau lors d'un récent passage au parc aquatique.

Le 1er août dernier, deux minutes après son entrée dans Hurakan, une piscine à vagues avec effets spéciaux, la Granbyenne s'est fait avertir par une sauveteuse de retirer son débardeur pendant qu'elle se trouvait à l'intérieur du plan d'eau.

Surprise, la dame quitte la piscine pour aller porter sa camisole quand elle croise dans l'eau une femme vêtue d'un burkini, un maillot de bain islamique qui la couvre de la tête aux pieds. Mme Papineau s'est alors demandé pourquoi les règlements interdisaient le port d'une camisole, mais non celui d'une combinaison intégrale avec capuche. Un accommodement déraisonnable? s'interrogeait-elle en substance dans une lettre envoyée à La Voix de l'Est.

«Quand j'ai vu le règlement, j'ai trouvé ça un peu ridicule. Moi, ça ne me dérange pas du tout qu'ils acceptent les burkinis, mais je devrais pouvoir porter une simple camisole», a-t-elle raconté hier en entrevue.

 Source:  La Voix de l'Est


Régis Labeaume révolté par le port du burkini

«Il n'y a aucun problème pour que ces femmes-là se baignent avec cet accoutrement-là. C'est juste regrettable que ces femmes-là soient obligées d'être attriquées de cette façon-là pour se baigner. C'est incroyable. Incroyable. On va espérer qu'elles se révoltent un jour», a déclaré Régis Labeaume.

(Québec) Le maire de Québec est révolté par le port du burkini et appelle ses concitoyens à la compassion envers les femmes qui sont «obligées» de se baigner avec «cet accoutrement».

Le Soleil révélait aujourd'hui que les responsables des piscines de l'arrondissement La Cité-Limoilou avaient reçu la directive d'afficher que le port du maillot islamique, aussi appelé burkini, est permis. Cette décision a été prise à la suite de la demande formulée par une mère musulmane qui voulait s'inscrire à un cours avec son enfant à la piscine Lucien-Borne.

Le burkini, un maillot intégral qui couvre le corps des chevilles à la tête et ne laisse voir que les pieds, les mains et le visage, est fait d'un tissu conçu spécifiquement pour la baignade, avait expliqué au Soleil une porte-parole de la Ville. C'est pour cette raison que la municipalité a permis son utilisation dans ses piscines.

Aujourd'hui, Régis Labeaume, appelé à commenter cette décision administrative, a d'abord déploré que les fonctionnaires qui ont pris la décision aient omis d'en aviser les élus.

«Le problème, c'est que je l'ai appris dans le journal à matin. Il n'y a pas un élu qui est au courant, alors il y a quelqu'un à l'arrondissement qui n'a pas eu l'intelligence de nous informer. C'est un peu regrettable. On lui envoie un signal pour la prochaine fois: on aimerait ça qu'il ait l'intelligence de nous informer.»

D'autre part, il a livré un plaidoyer déplorant que certaines femmes aient à porter le maillot intégral, même si, techniquement, rien ne l'interdit dans les piscines publiques. «Il n'y a aucun problème pour que ces femmes-là se baignent avec cet accoutrement-là. C'est juste regrettable que ces femmes-là soient obligées d'être attriquées de cette façon-là pour se baigner. C'est incroyable. Incroyable. On va espérer qu'elles se révoltent un jour.»

Le maire Labeaume a fait appel à la «compassion» de la population et, craignant les débordements, il demande à ce que personne ne s'en prenne aux femmes qui portent la longue combinaison de polyester. «Avec la photo ce matin [dans Le Soleil], il y a des gens qui pourraient être tentés de blâmer ces femmes-là. Je veux dire à ceux et celles qui auraient le goût de faire ça à Québec de ne pas le faire. De surtout avoir de la compassion pour ces femmes-là qui sont obligées de s'attriquer de cette façon-là à cause de préceptes religieux, à cause d'une interprétation d'une religion qui quant à moi est fausse. (...) Je suis certain que ce n'est pas leur choix.»

Pour le maire de Québec, elles obéissent à «quelqu'un, quelque part, qui leur impose de s'attriquer comme ça».

Le maire s'en prend par ailleurs à tous les vêtements religieux féminins, de la burqa au tchador, en passant par le burkini. Pour lui, leur port dans n'importe quelle ville du monde, à la piscine ou au centre commercial, est «ridicule». Il a raconté que lors d'un voyage à Copenhague, par une journée très chaude, il avait croisé avec sa femme un couple. La dame portait un vêtement qui la couvrait des pieds à la tête et l'homme était en bermudas, en t-shirt et en sandales. «Ma femme m'a retenu pour ne pas que j'aille lui arracher la tête en lui disant : "Hey ducon. As-tu vu comment t'es habillé et as-tu vu comment ta femme est habillée?"»

Par son intervention, M. Labeaume souhaite éviter les «dérapages» qui pourraient se produire. «Surtout actuellement, c'est très fragile.»

Quant au port du burkini chez les sauveteurs qui travaillent dans les piscines municipales, le maire a fermé la porte hermétiquement. «Je ne pense pas qu'on va accepter ça, non, non. Un sauveteur, c'est habillé comme ça doit être habillé à Québec.»

Source : Le Soleil

Le «burkini» permis dans les piscines de La Cité-Limoilou

Le «burkini», une contraction des mots burqa et bikini, est un maillot de bain qui couvre le corps des chevilles à la tête et qui ne laisse voir que les mains, les pieds et le visage.
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

(Québec) Le port du maillot de bain islamique, appelé «burkini», est officiellement permis dans les piscines de l'arrondissement La Cité-Limoilou.

Depuis quelques jours, les baigneurs qui fréquentent la piscine du centre communautaire Lucien-Borne ont vu apparaître une affiche qui précise que le port du burkini est permis.

Le burkini, une contraction des mots burqa et bikini, est un maillot de bain qui couvre le corps des chevilles à la tête et qui ne laisse voir que les mains, les pieds et le visage. Les musulmanes le portent à la piscine ou à la plage pour se baigner en respectant les préceptes de leur religion.

Jusqu'à tout récemment, les règles vestimentaires à respecter à la piscine passaient sous silence le port du burkini. Les responsables du service des sports, des loisirs et de la vie communautaire de la Ville de Québec ont dû se pencher sur la question quand une mère musulmane a demandé si elle pouvait enfiler la combinaison de polyester pour participer à un cours avec son enfant à Lucien-Borne, explique la porte-parole Cathy Baillargeon.

Consigne transmise

«Comme c'est un vêtement qui est spécifiquement conçu pour la baignade, c'est permis de le porter à la piscine», a-t-elle indiqué.

La consigne a donc été transmise à toutes les installations de l'arrondissement du centre-ville, qui autoriseront clairement le port du vêtement. Les employés sur place en ont aussi été informés.

La permission s'applique aux baigneurs, et, à la Ville, on affirme qu'on ne s'est pas questionné sur le port du burkini chez les sauveteurs puisque personne n'en a formulé la demande pour le moment.

Source : Le Soleil


PDF Québec dit oui à la Charte de la laïcité - 16 janvier 2014

PDF Québec dit oui à la Charte de la laïcité pour mieux protéger les droits des femmes et la liberté de conscience de tous les citoyens et citoyennes.

– « Un État moderne se doit d’être laïque afin de respecter tous ses citoyens et citoyennes, quelle que soit leur appartenance religieuse. Et il doit être décrété une fois pour toutes que le droit à l’égalité et à la dignité des femmes doit prévaloir sur des coutumes ou des règles religieuses qui n’ont pas leur place dans la vie citoyenne et particulièrement dans les institutions publiques. » C’est en résumé ce que la présidente de PDF Québec, Michèle Sirois, a déclaré aux membres de la commission parlementaire qui examinent le projet de loi 60. Et comme l’ajoutait la jeune Naomie Caron, membre de PDF Québec, « L’avancement de notre société est reconnu internationalement et attire des gens de partout. Il ne faut jamais reculer, ou stagner, mais toujours progresser socialement vers une meilleure coexistence. »

Le caractère laïque de l’État et la nécessaire neutralité des institutions publiques

La gouvernance d’un État moderne repose sur des règles établies démocratiquement et non sur des règles religieuses. Cela est encore plus nécessaire dans les sociétés cosmopolites comme la nôtre où se côtoient tous les jours des citoyennes et des citoyens aux appartenances culturelles, politiques, religieuses très diverses. Plus particulièrement, les sociétés qui se veulent égalitaires doivent rejeter la vision entretenue par les religions quant aux femmes et aux homosexuels.

Il faut également assurer la plus stricte séparation entre les religions et l’État et la neutralité des institutions publiques. Celle-ci passe par la neutralité de ses agents, qui se doivent d’être au service de tous les citoyens et citoyennes. PDF Québec appuie donc sans réserve l’interdiction des signes religieux ostentatoires par les employé-e-s des services publics et parapublics.

En effet, on ne peut absolument pas prétendre que l’affichage d’un symbole est sans signification et sans effet. « L’affichage d’un symbole, c’est le contraire de la neutralité, » a fait valoir Michèle Sirois. « Si ces symboles n’avaient aucune signification, ils ne seraient pas portés. Or, ce sont les gens qui travaillent dans les institutions publiques qui incarnent ces institutions. Il y a un fort consensus pour que les juges, les policiers et les gardiens de prison ne portent pas ces symboles religieux. C’est donc dire que ces symboles ont une signification et ils ne peuvent la perdre simplement parce qu’ils sont portés par une enseignante ou un médecin. »

Radia Kichou, Québécoise récemment immigrée et membre fondatrice de PDF Québec, a fait part de son étonnement en arrivant au Québec face à la présence des signes religieux ostentatoires dans les services publics. « Avant d'émigrer au Québec, on avait signé un document pour confirmer notre adhésion aux valeurs du Québec comme la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes et la primauté du droit, souligne Mme Kichou. Quelle ne fut pas notre surprise de constater que des fonctionnaires affichaient des symboles religieux et leurs convictions religieuses ! »

PDF Québec a également rappelé la Convention internationale contre les discriminations à l’égard des femmes (CEDEF) et souligné que le Québec a beaucoup investi pour éliminer le sexisme dans la société et dans son appareil public. Il serait aberrant qu’aujourd’hui, au nom de certains préceptes religieux, les institutions publiques acceptent en leurs murs certains symboles sexistes, en particulier s’ils sont portés par le corps enseignant. Selon Mme Sirois, « Quel message veut-on lancer aux enfants ? Que le sexisme est acceptable s’il se pratique au nom de la religion ? »

Les accommodements religieux

PDF Québec croit que les accommodements religieux devraient faire l’objet d’une analyse sérieuse avant de leur donner une existence juridique définitive. En effet, ces accommodements se distinguent des autres à bien des égards. En fait, il s’agit de demandes de la part de personnes qui, au nom de leur appartenance à un groupe religieux, veulent faire prévaloir leurs lois et leurs règles religieuses sur les lois démocratiquement adoptées par la société. Or, les religions contiennent des dispositions discriminatoires particulièrement à l’égard des femmes, des homosexuels et des adeptes d’autres confessions. Ces revendications communautaristes sont davantage une contestation de choix de société comme l’égalité hommes –femmes, qu’un moyen de pallier à une situation subie. Jusqu'à présent, faute d’une charte sur la laïcité, les tribunaux ont beaucoup de mal à prendre en considération le bien commun face à une demande d’accommodement individuelle si celle-ci est faite au nom de la liberté religieuse.

Une charte incomplète

PDF Québec aurait souhaité que la Charte aille plus loin pour couvrir les questions de la neutralité des élus, du crucifix de l’Assemblée nationale qui devrait être déplacé du salon de l’Assemblée nationale, du financement des écoles religieuses et des exemptions fiscales inappropriées. « Si le Québec se veut vraiment laïque, il doit pousser son raisonnement jusqu’au bout, » de conclure la présidente de PDF Québec.

PDF Québec (Pour les droits des femmes du Québec) est un groupe féministe, mixte, citoyen et non partisan qui défend les droits des femmes.

-30-

Source : Michèle Sirois, présidente de PDF Québec

http://www.pdfquebec.org/communiques.php

lundi 10 février 2014

Une école privée laïque doit revoir son règlement


Une rare intervention de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en matière d'accommodement religieux a récemment poussé une école secondaire privée entièrement laïque à changer son règlement interne afin de permettre à une élève de porter son voile en classe.

L'affaire commence en septembre 2010. Pour la première fois de son histoire, le collège Letendre de Laval accueille alors parmi ses nouvelles élèves une jeune musulmane voilée.

L'établissement est entièrement laïque; à la direction, on ne sait pas quoi faire.

«On a été pris par surprise, convient le directeur général, Yves Legault. À l'époque, tout le débat [sur la religion] n'était pas dans l'actualité. On n'avait pas encore fait de réflexion à ce sujet», dit-il.

La direction rencontre l'élève afin de comprendre son choix. On lui demande si elle pourrait envisager d'enlever son voile en classe afin de respecter les valeurs de laïcité de son école. Elle refuse.

«Personne ne m'a imposé ça. Ma mère ne le porte même pas», répond la jeune fille alors âgée de 13 ans.

Sur le coup, le directeur se rend à ses arguments et accepte de l'accommoder. La jeune fille s'intègre bien. Elle a de bonnes notes et elle fait même du bénévolat lors des portes ouvertes de l'école. Mais son hijab dérange.

«On s'est rendu compte qu'on n'avait pas de politique claire sur la question, dit Yves Legault. On s'est dit: si on ne veut pas se retrouver avec une avalanche de demandes du genre, il faut dire qu'on est contre. On est une école laïque. Il n'y a aucun symbole religieux entre nos murs.» Pas même une croix.

Le collège décide donc d'adopter un nouveau règlement qui interdit noir sur blanc le port de signes ostentatoires chez ses élèves pour la rentrée scolaire suivante. La mère de l'élève, Leila Sayadi, en est avisée par écrit durant les vacances d'été.

«Ils m'ont envoyé une lettre en même temps que le bulletin pour me dire que ma fille ne pourrait pas retourner dans cette école si elle gardait son voile», raconte-t-elle dans une entrevue accordée à La Presse.

Furieuse, elle s'adresse à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, qui juge sa plainte recevable.

Le règlement interdisant les symboles religieux contrevient à la loi, selon l'organisme. L'établissement accepte de le retirer de son code de vie et l'adolescente est officiellement réadmise à l'école juste à temps pour la rentrée. «On n'a jamais voulu contrevenir à la loi, assure M. Legault. Dès qu'on a eu les avis légaux, on a décidé de revenir au règlement d'avant.»

Au terme d'une médiation, la direction s'engage aussi à dédommager financièrement la famille de l'adolescente en plus de tenir une conférence publique sur la laïcité devant élèves, parents et membres du personnel.

Mais pour l'élève, il est trop tard. «À 13 ans, quand un milieu que tu aimes te montre qu'il ne veut pas de toi, c'est très difficile pour l'estime de soi», dit Mme Sayadi.

Elle raconte que dès le début de sa deuxième année au collège Letendre, sa fille a été victime d'intimidation. «Les autres filles riaient d'elle. Chaque jour, elle revenait de l'école dans un état émotionnel très instable.»

Un mois à peine après le début des cours, et même si on lui permet de continuer à aller en classe avec son hijab, sa mère décide de la changer d'école. «C'était trop lourd.»

Le directeur Legault assure pour sa part que la jeune fille a été bien accueillie, même après la plainte de sa mère.

Depuis son départ, l'école n'a pas reçu d'autres élèves portant un signe religieux visible. «S'il y en a, on va leur expliquer nos valeurs de laïcité, mais on ne le leur interdira pas.»

Accommodements et contradictions

Les élèves qui portent le hijab sont nombreuses à l'école publique Marguerite-De Lajemmerais de Montréal. Pour les accommoder, l'établissement a voulu, il y a quelques années, intégrer le voile à l'uniforme officiel. Les élèves devaient se le procurer chez le même fournisseur où elles achetaient les polos, chemises, jupes et pantalons au logo de l'école. Le hijab arborait lui aussi l'écusson de l'école. Mais en 2010, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a statué que cette politique «portait atteinte au principe de neutralité religieuse de l'État» et pouvait «être interprétée comme favorisant l'exercice d'une religion en particulier, dans ce cas la religion musulmane». Depuis, l'école demande plutôt à ses élèves de porter un voile blanc ou noir qui s'harmonise à l'uniforme officiel. Le logo de l'école a été retiré.

Symboles religieux: deux cas opposés

Depuis plusieurs années, le collège privé très multiethnique Marie de France de Montréal interdit le port de symboles religieux entre ses murs. Le règlement de l'établissement du chemin Queen-Mary, inspiré de la loi française, est plus sévère encore que ce que propose la Charte des valeurs du ministre Bernard Drainville. Non seulement les membres du personnel doivent s'abstenir de porter des signes religieux, mais les quelque 2000 élèves aussi. Le but: «Maintenir la paix sociale, instaurer un climat de confiance et de coopération indispensable à la réussite de chacun» et éliminer «les éléments de distinction, de discrimination ou de prosélytisme», dit le règlement interne de l'école. Bien sûr, l'établissement est soumis aux lois canadiennes et à la Charte des droits et libertés. Sa position sur les symboles religieux pourrait être contestée. Elle ne l'a jamais été.

Voile et couvre-chef

En 2010, de jeunes réfugiées irakiennes ont été inscrites à l'école secondaire des Pionniers de Trois-Rivières. Malgré un règlement interdisant le port de couvre-chefs dans l'établissement, la direction a accepté qu'elles gardent leurs voiles après avoir demandé un avis légal à la commission scolaire. La décision a causé un tollé.

Des citoyens ont demandé publiquement à l'école de revenir sur sa décision. «Tout ce qui peut avoir une référence à une culture ou à une religion est accepté», avait tranché la commission scolaire en se basant sur la Charte canadienne des droits et libertés. Une élève avait aussi publié une lettre ouverte dans les journaux pour appuyer ses nouvelles camarades de classe. «Quand je me mets dans leur peau, je me dis qu'elles doivent vivre un gros choc culturel. On doit au moins leur donner une chance, leur démontrer que le Québec est accueillant et chaleureux. En même temps, c'est très enrichissant pour l'ensemble des élèves de notre école», écrivait Clothilde Champagne, 13 ans.

Source:  La Presse

mercredi 5 février 2014

Québec : Quand la police est priée de se conformer à la charia

Ci-dessous, des extraits d'une chronique de Richard Martineau. Il publie le témoignage ahurissant d'un policier traduit devant un comité de discipline pour n'avoir pas observé la charia dans le cadre d'une intervention. Les accommodements mènent à la situation absurde où le musulman qui bat sa femme se pose en victime, et le policier qui exécute son devoir est poursuivi. C'est le monde à l'envers !



M. Martineau fait aussi allusion à l'affaire des policiers de Windsor discutée dans deux billets sur ce blogue, ici et ici.



Lire aussi :

Canada : La police de Windsor s'excuse d'avoir offensé les musulmans lors d'une arrestation

Canada : Le syndicat des policiers mécontent des excuses du chef aux musulmans

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Mettre ses culottes ou enlever ses bottes

«Je suis policier pour la Ville de Québec depuis bientôt six ans. J'adore mon travail, mais je commence à ressentir des frustrations de plus en plus lourdes.

«Il y a quelque temps, j'ai dû me présenter à l'appartement d'un couple de musulmans avec une de mes collègues pour une histoire de violence conjugale. L'homme nous a demandé d'enlever nos bottes pour entrer chez lui, car il ne voulait pas qu'on «imprègne sa maison de traces de policiers racistes». Disons que ça part mal! J'ai refusé poliment en disant qu'un policier ne doit jamais, et sous aucun prétexte, se départir d'une pièce de son équipement.

«Une fois dans l'appartement du couple, l'homme s'est empressé de pousser ma collègue à l'extérieur de sa résidence en lui criant des injures. Nous avons donc procédé à l'arrestation du monsieur pour voies de fait et insulte à un agent de la paix...»

FEMME INTERDITE

«Reconnu coupable quelques mois plus tard, l'homme a déposé une plainte en déontologie. Pour la première fois de ma carrière, je me suis retrouvé avec une plainte sur le dos et j'ai dû justifier mes actions. On m'accusait d'avoir effectué une arrestation abusive, de ne pas avoir informé le suspect de ses droits (ce qui était totalement faux), etc.

«L'accusation est tombée pour faute de preuves. Mais l'arbitre m'a quand même dit que rien de cela ne serait arrivé si j'avais docilement accepté d'enlever mes bottes et si j'avais fait appel à un collègue masculin pour compléter mon intervention, au lieu d'entrer dans l'appartement de l'homme en compagnie d'une policière!

«Imaginez... Je me pointe dans une maison pour un cas de violence conjugale, et il faudrait que je prenne tranquillement mon temps pour enlever mes bottes! Et il faudrait que je dise à ma collègue de rester dans l'auto!

«Vous ne trouvez pas ça ridicule?»

DES SYMBOLES NEUTRES

L'autre jour, je parlais de l'histoire surréaliste du chef de police de Windsor à Djemila Benhabib, l'auteure du livre Ma vie à contre Coran. Elle n'en revenait tout simplement pas.

«Un policier est le représentant de l'État, m'a-t-elle dit. Il est sexuellement neutre. Ce n'est ni un homme ni une femme, c'est un symbole. Je ne vois pas pourquoi on permettrait à un citoyen de choisir le sexe de l'agent de police qui l'interpelle!»

Moi non plus, je ne comprends pas. Mais c'est la réalité. De plus en plus, c'est l'État qui plie sur ses principes pour accommoder les citoyens, non l'inverse.

Source : Mettre ses culottes ou enlever ses bottes, Richard Martineau, Journal de Montréal, 23 novembre 2009 (Extraits
vu ici

mardi 24 décembre 2013

Si nos coutumes de Noël choquent des islamistes, qu’ils rentrent chez eux égorger leurs moutons !

 


 LA CRECHE
 UNE CRECHE CHOQUANTEIl est plus que vraisemblable que c’est un intolérant pratiquant de la religion islam qui, une nouvelle fois,  vient de faire preuve d’ingérence dans nos coutumes de Noël, en réclamant le retrait d’une crèche exposée par les cheminots de Villefranche.
Heureusement ces cheminots ne s’en laissent pas conter et s’opposent à leur direction régionale de la SNCF-Toulouse qui, se vautrant lâchement, comme beaucoup de décideurs dans notre pays, devant cette autoritaire et envahissante religion,   leur enjoignait de retirer, au plus vite, la crèche que depuis dix ans ils avaient coutume de mettre en vitrine, suite à « la plainte d’un usager choqué de voir un signe religieux ostensible dans un lieu public » !
Non mais, pincez-moi, je rêve ? Un usager émet une plainte et aussitôt « on » donne des ordres pour que l’on cesse immédiatement de le choquer !
Quid de tous les autres usagers, natifs de France qui se réjouissent de toutes les marques de cette fête, qui est avant tout celle ces enfants ? Auraient-ils moins d’importance aux yeux de la direction de la SNCF ?
Sans nul doute cette personne est originaire d’un pays islamique, en tous cas, pratiquant islamiste, car JAMAIS encore un bouddhiste, un hindouiste, ou tout autre pratiquant d’une quelconque religion n’a eu l’immense toupet de se dire choqué par une innocente crèche de Noël, dans un pays dont les racines sont mondialement connues comme étant judéo-chrétiennes ! 
Dans ce cas, que fait donc cette personne sur notre sol si nos coutumes la choquent tant  ? Et à plus forte raison si, il ou elle est « naturalisé » Français ! Car de deux choses l’une, soit il ou elle est étranger, alors  qu’il ou elle retourne bien vite dans son pays d’origine, si la France l’indispose, soit il ou  elle a souhaité devenir Français, et dans ce cas il ou elle devra supporter de voir chaque fin d’année les marques de la fête de Noël … tout comme nous les Français d’origine et de cœur, devons supporter le gavage qui nous est imposé chaque année, sous leur impulsion,  au moment des écœurantes fêtes du Ramadan ou de l’Aïd !
Par ailleurs on croit vraiment halluciner devant l’expression « un signe religieux dans un lieu public » ! Eux qui nous gonflent avec leurs voiles, niqab, burqa, djellaba, barbes … envahissant nos rues, malgré la loi française, et refusant d’obtempérer lorsque des policiers les rappellent à l’ordre, préférant provoquer une émeute en rameutant leurs copains, pour obtenir gain de cause (c’est à dire faire ce qui leur plaît sur notre territoire !).
Eux qui prient dans la rue pour pouvoir ensuite exiger la construction de plus en plus de  mosquées (il n’y en a jamais assez à leur goût), pendant que dans leurs pays on détruit systématiquement les églises …
Eux qui exigent de la nourriture halal, dans les cantines scolaires, les sociétés, les hôpitaux, les aéroports …  et le bannissement de la viande de porc dans ces mêmes établissements, entraînant ainsi une grave crise dans l’industrie porcine …
Eux qui veulent des emplacements réservés aux femmes dans les piscines municipales, ou distincts des mécréants dans les cimetières …
C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité !
 CE QUI CHOQUE NOS ENFANTSJ’en ai plus qu’assez d’apprendre chaque jour un nouveau fait divers à propos d’une ou plusieurs personnes, « choquée(s) » ayant réclamé le retrait, d’une crèche, d’un sapin et même l’annulation de la venue du Père Noël dans une école ou une crèche !
Marre que de fieffés  hypocrites prétendent que ledit Père Noël pourrait effrayer leurs enfants, alors que précisément ces mêmes enfants se repaissent de tueries et de scènes sanglantes lors de la scandaleuse fête de l’Aïd …
 ON COMMENCE TRES JEUNEChaque année c’est la même chose, et depuis que les collabos socialos sont au pouvoir c’est encore pire, puisqu’ils se sont mis en tête de faire un échange standard de citoyens, en nous remplaçant, nous les fiers descendants de valeureux ancêtres (ce qui les défrise fortement) contre une majorité de  populations maghrébines qu’ils jugent plus souples que nous (je me marre …), donc en cédant à tous leurs caprices.
Mais il va falloir que cela change, car les patriotes Français, ne sont plus décidés à se laisser marcher sur les pieds, puisqu’il semblerait qu’il n’y ait aucune limite à la muflerie de ces populations sans-gênes ; la plaisanterie a assez duré, le vent tourne, et même les associations « droitdelhommistes » ou auto-proclamées anti-racistes, ne peuvent nous accuser de racisme parce que nous voulons pratiquer la religion de notre choix, et nos coutumes, chez nous, comme nous l’entendons, sans rendre de compte à qui que ce soit !
Et au risque de choquer certains je ne vais pas me gêner pour souhaiter à tous les lecteurs de Riposte Laïque de
JOYEUSES FETES 2-1
Et surtout un très beau Noël !
Aude Alajoie