mardi 3 décembre 2013

Fatwa : la femme qui se baigne dans la mer commet l'adultère et doit être punie

Ce n’est pas croyable la folie qui s’empare de l’homme avec des idées aussi tordues.
Plus fou que ça, tu meurs.

La misogynie, littéralement "haine des femmes", est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment de mépris, éventuellement d'hostilité, à l'égard des femmes.(Wikipédia)

Lorraine

 
Haram! Interdit!
Des fatwas sexistes sont également promues au Québec. Lire à titre d'exemle, la capture d'écran de fatwas publiées sur le site internet de la mosquée Assuna de Montréal (site récemment supprimé).
Femme-voilee-a-la-mer
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«Quand une femme se baigne dans la mer (un mot masculin en arabe), l'eau (masculine) touche ses parties intimes, ce qui fait d’elle une adultère, et elle doit être punie ». – Résumé du rapport intitulé «Les fatwas erronées des Frères musulmans et des salafistes » publié dans le Al Masry Al Youm.
Un rapport d'un comité mis en place par Al Azhar, une des plus anciennes et prestigieuses universités islamiques du Caire, afin d’étudier les fatwas émises par les Frères musulmans et les salafistes révèle comment les islamistes considèrent les femmes. Les conclusions du rapport ont été publiées dans le journal égyptien Al Masry Al Youm. Le comité a étudié 51 fatwas émises par les Frères musulmans et les salafistes durant la présidence de Mohamed Morsi.
Selon le rapport, «les fatwas émises par les deux groupes (Frères musulmans et salafistes) voient les femmes comme des créatures étranges créées uniquement pour le sexe. Ils considèrent la voix des femmes, leurs regards et leur présence à l’extérieur des murs de la maison comme une 'offense'. Certains sont allés jusqu’à considérer la femme au complet comme offensante». 
Une autre fatwa interdit aux femmes de «manger certains légumes ou même de toucher des concombres ou des bananes» car leur forme phallique pourrait les entraîner sur la mauvaise voie.  Une fatwa ordonne aux femmes de « fermer les climatiseurs à la maison quand leurs maris sont absents pour éviter de signaler aux voisins qu’elles sont seules à la maison, ce qui pourrait les conduire à commettre l’adultère avec elles. ».
Une fatwa décrète que les filles doivent être mariées dès l’âge de 10 ans «pour les empêcher de s’écarter du droit chemin». Une autre interdit aux filles de fréquenter une école située à plus de 25 km de leur domicile. Et une étrange fatwa stipule que le mariage d’un couple sera annulé s’ils se dénudent pendant les rapports sexuels.
Fait intéressant, une fatwa qui a fait les manchettes partout dans le monde a été publiée par l'université Al Azhar et appelle les femmes à «allaiter les hommes de leur entourage pour en faire des membres de leur famille, ce qui permet la mixité». La fatwa a toutefois été rétractée.
Dans le même temps, des fatwas ont également autorisé l’utilisation des femmes comme boucliers humains pendant les manifestations violentes.
Dans un précédent rapport, le Gatestone Institue indiquait que pendant la présidence de Morsi, les Frères musulmans et les salafistes ont émis des fatwas appelant à la destruction des pyramides et du sphinx ; à l’annulation des accords de Camp David ;  à l’exécution de toute personne manifestant contre le président déchu Morsi ; interdisant aux musulmans de saluer les chrétiens ; interdisant aux chauffeurs de taxi musulmans de transporter des prêtres chrétiens ; interdisant les émissions de télévision se moquant des islamistes ; et interdisant aux femmes d’épouser tout homme impliqué dans le gouvernement de Moubarak.
Source : Fatwa: Women who swim in the sea commit adultery, should be punished, India Today, 29 novembre 2013. Traduction par Poste de veille

lundi 2 décembre 2013

Lettre à Maria Mourani: la laïcité inclusive ou l'aveuglement volontaire

Madame Mourani, vous avez non seulement signé, mais vous faites la promotion du groupe des indépendantistes en faveur d'une laïcité qui s'autoproclame inclusive. Inclusive parce qu'elle serait ouverte au port de signes religieux en général et en particulier au foulard islamique. J'avais une grande admiration pour votre combat contre la traite et la prostitution des femmes. Parce qu'ainsi vous combattez une conception du droit individuel de certaines femmes de se prostituer, ce qui se traduit par une grave menace aux droits collectifs des femmes de ne pas être considérées comme des marchandises.

Le voile et la prostitution : même combat
C'est pourquoi je ne peux comprendre qu'une femme articulée comme vous ne peut saisir qu'il s'agit du même débat pour ce qui est du voile. Il semble que, sur ce dossier, vous optiez pour une exigence religieuse sexiste et le droit individuel de le porter et de diffuser un message d'infériorité des femmes, à savoir que les femmes sont responsables de cacher leurs cheveux pour ne pas provoquer le désir de l'homme. Vous adoptez cette fois-ci la position en faveur des droits individuels et contre les droits collectifs des femmes.
Je vous rappelle qu'autrefois, les femmes ont lutté pour que les victimes de viol ne soient pas déclarées coupables, responsables du viol : c'est la femme qui n'était pas au bon endroit, ni à la bonne heure, ni habillée correctement, ou qui n'était plus vierge, etc. C'est exactement le même message qui est envoyé avec le voile. Les hommes ne sont pas responsables de leurs désirs ; ce sont uniquement les femmes qui doivent voir à ne pas les provoquer en ne cachant pas leurs cheveux. Votre décision de vous joindre à ce groupe participe au recul qu'on est en train d'imposer à l'histoire de l'émancipation des femmes.
Accepter le voile n'ouvre pas les portes du monde du travail
Vous invoquez le droit au travail et affirmez qu'il nous faudrait permettre le voile pour que ces femmes puissent travailler, acquérir leur autonomie financière et s'intégrer. Je crois que vous auriez avantage à consulter le Plan d'action 2012-2015 issu des États généraux sur la situation des femmes immigrées et racisées. Vous constateriez que ce magnifique travail qui vise une véritable intégration des femmes immigrantes et racisées ne mentionne aucunement qu'il faille respecter des exigences religieuses pour les intégrer par l'emploi.
Par contre, je vous ferais remarquer que vous, vous n'avez aucune étude ni preuve scientifique qui confirme que l'obtention d'un travail sera facilitée par le port de signes religieux. Tout au contraire, vous favoriserez le profilage ethnico-religieux informel. En effet, c'est déjà un fait que, pour éviter de se retrouver avec du personnel portant des signes religieux, on évite d'engager des personnes d'origine maghrébine qui pourraient enlever le voile le temps de l'entrevue et qui le remettraient après. Beaucoup de femmes n'ont pas trouvé de travail à cause de cette surenchère d'accommodements qui fait peur à plusieurs employeurs. Oui le chômage est malheureusement élevé au sein de la communauté maghrébine, mais le foulard islamique est-il la solution ? Non ! Tout au contraire.
Je croyais vous connaître comme une femme réfléchie et déterminée à faire triompher les droits collectifs des femmes. Auparavant, je ne vous ai jamais vue complice des forces réactionnaires qui essaient de contrôler la sexualité des femmes et des petites filles.
Je suis pleinement consciente qu'en tant que députée d'un comté largement multiethnique et multiconfessionnel, vos calculs électoraux ont déjà été faits: votre position sur le voile sera beaucoup plus rentable pour votre réélection.

La Burqa vient du Culte d'Astarté dans la Mésopotamie antique.



Ataturk, un grand homme

Pour honorer la déesse de l'Amour Physique, toutes les femmes sans exception devaient se prostituer une fois l'an dans les bois sacrés qui entouraient les temples de la déesse.

Pour ne pas être reconnues, les femmes de la haute société prirent l'habitude de se voiler totalement.
Mais voilà que :

Mustapha Kemal, alias Ataturk, 1er président de la Turquie, de 1923 à 1938, avait trouvé la bonne astuce pour clouer le bec aux intégristes de l'époque.
Il avait mis un terme au port de la burqa, en faisant une loi toute simple : Avec effet immédiat, toutes les femmes turques ont le droit de se vêtir comme elles le désirent. Toutefois toutes les prostituées doivent porter la burqa. Dès le lendemain, on ne voyait plus de burqa en Turquie.
Et c'est toujours en vigueur.
Rose

Un petit plus :
http://les-derniers-belgoristes.blogspot.ca/2013/12/ataturk-un-grand-homme.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/TUdme+%28LES+DERNIERS+BELGORISTES%29

dimanche 1 décembre 2013

Les suicides de soldats de retour d'Afghanistan soulèvent des questions

Publié le 28 novembre 2013 à 22h31 | Mis à jour le 29 novembre 2013 à 00h01
Près du tiers des soldats canadiens ayant pris part au conflit afghan ont demandé de l'aide psychologique à leur retour de mission, selon une étude.
PHOTO ARCHIVES REUTERS

MURRAY BREWSTER
La Presse Canadienne
Au-delà des messages de condoléances, le gouvernement Harper et les Forces canadiennes semblaient incapables, jeudi, d'expliquer les suicides survenus au cours des dernières semaines parmi des vétérans de la guerre en Afghanistan.

Le cas le plus récent, survenu il y a quelques jours, concerne un sous-officier de la base de Petawawa, au nord-ouest d'Ottawa. La police militaire a ouvert une enquête et n'a révélé aucun détail. Le nom du soldat n'est pas connu.

Une enquête du ministère de la Défense est également en cours au sujet de deux autres décès de militaires dans l'ouest du pays, a indiqué le ministre de la Défense, Rob Nicholson, devant la Chambre des communes jeudi.

«Nos pensées et nos prières vont aux familles, aux amis et aux collègues de ces personnes disparues, et je souhaite à tous les proches de ces personnes la paix en ce temps difficile», a déclaré M. Nicholson d'un air grave.

Plus tôt dans la journée, le ministre avait qualifié ces décès de «très troublants», tout en soulignant que depuis 2011, le gouvernement conservateur a consacré des millions de dollars supplémentaires pour le traitement et le soutien psychologique des soldats de retour d'Afghanistan.

Le commandant des Forces canadiennes s'est lui aussi dit perturbé par les récents décès de militaires.

«Je suis ébranlé par la perte de trois de nos soldats», a dit le lieutenant-général Marquis Hainse.

«Les Forces canadiennes se soucient profondément de chaque soldat. Cela va sans dire que nous prenons chaque décès au sérieux et, en ce sens, nous étudierons toutes les facettes de ces situations afin d'en tirer des leçons et réduire le risque d'autres événements similaires, tout en fournissant le meilleur appui aux familles de militaires quand un décès survient.»

Les données rendues publiques l'été dernier par le ministère de la Défense nationale indiquent que 22 soldats à temps plein se sont enlevé la vie en 2011. Les données pour 2012 n'ont pas été rendues publiques.

Certains ont mis en doute ces chiffres parce qu'ils ne portent que sur les membres réguliers des Forces canadiennes et excluent les réservistes, dont le statut à temps partiel signifie qu'ils sont sous la juridiction d'entités civiles dans leur province de résidence.

La Gendarmerie royale du Canada enquête sur la mort, mardi, d'un soldat dans une résidence située près de la base des Forces canadiennes à Shilo, au Manitoba.

Les autorités n'ont pas publié son nom, mais des amis l'ont identifié comme étant le caporal-chef William Elliott.

En Alberta, les autorités enquêtent sur la mort, lundi à l'hôpital, d'un réserviste qui a été retrouvé en situation de détresse dans un centre correctionnel de Lethbridge. L'homme, identifié par ses amis comme étant Travis Halmrast, était détenu en lien avec des allégations de violence conjugale.

L'armée mènera une enquête pour chaque décès, une procédure de routine qui examine les circonstances et les questions institutionnelles qui pourraient avoir mené à un incident particulier.

Mais cela ne suffit pas pour le porte-parole du Nouveau Parti démocratique en matière de défense, Jack Harris, qui accuse le gouvernement d'abandonner ses soldats revenus d'Afghanistan. Quelque 50 enquêtes militaires sur des suicides commis depuis 2008 restent incomplètes, souligne-t-il.

«Nous avons des soldats qui ont défendu le Canada lorsque nous leur avons demandé de le faire. Nous devrions les défendre à notre tour et je ne pense pas que nous le fassions», a déclaré M. Harris.

Les commissions d'enquête sur les suicides se déroulent souvent derrière des portes closes et les proches n'ont pas automatiquement accès aux conclusions de l'enquête, souligne un expert en droit militaire.


Au Royaume-Uni, tout décès de soldat, que ce soit au pays ou à l'étranger, fait l'objet d'une enquête du coroner, indique le colonel à la retraite Michel Drapeau.

Il s'agit d'un meilleur système qui permet aux proches en deuil de connaître toutes les preuves recueillies et de participer à l'enquête, souligne M. Drapeau.

«La question n'est pas de blâmer l'armée», affirme-t-il. «La question est de nous assurer que nous tirons les leçons de chacune de ces tragédies et que nous prévenions la prochaine.»

http://www.lapresse.ca/actualites/national/201311/28/01-4715788-les-suicides-de-soldats-de-retour-dafghanistan-soulevent-des-questions.php