dimanche 2 février 2014

Ça c’est le québec… !


Confrontation et Rupture

Ferid Chikhi


Avant que je n’arrive à Montréal, Katarina, une amie allemande, qui avait appris mon départ pour le Canada, m’a demandé : Dans quelle ville vas-tu t’installer ? Montréal, capitale économique du Québec... Le Québec !? C’est quoi ? Je répondis spontanément c’est une province du Canada comme l’est le Baden Württemberg ou la Hesse - avec un sous-entendu bien compris, à proximité de la France. C’est entre autres, l’ours polaire, l’orignal, les lacs, les grandes étendues de neige et les traîneaux à chiens… Je me tus quelques instants. Elle poursuivit avec un Et après !?

Surpris par ces deux mots, j’ai continué ma citation : le phoque et le béluga, le castor, l’écureuil et le renard…Donc, c’est un land de grands espaces et d’animaux… Non ! Dis-je avec un empressement empreint de cordialité, il y a aussi l’érable, le bleuet, les forêts de sapin baumier et de pin gris… la poutine ! C’est aussi le St Laurent et son fameux rétrécissement ; le Richelieu… C’est aussi quatre cents ans d’histoire et de cohabitation avec les Inuits et les Amérindiens … c’est la diversité de celles et de ceux qui sont venus de partout de par le monde pour édifier une nouvelle nation… C’est ça le Québec !

Quelques années plus tard, bien installé dans mon petit coin de paradis, même si tous les hivers ça gèle, je découvre que ce sont aussi des industries de pointe, les biotechnologies, l’aérospatiale… avec Bombardier et Pratt & Whitney. C’est bien entendu une langue et son accent particulier… Une littérature et ses grands écrivains mais aussi ses poètes : Honoré Beaugrand, Lionel Groulx… ses peintres : Jean-Paul Riopelle, Cornelius Krieghoff… Est-ce suffisant pour en faire un pays, une nation ? Non ! Répliquent avec véhémence les opposants de divers horizons… C’est là où je découvre une décolonisation inachevée… une révolution freinée… Oui ! Crient haut et fort les nationalistes, les souverainistes, les indépendantistes... J’applaudis et je me permets de paraphraser Hakim Laâlam, qui publie une chronique quotidienne dans le Soir d’Algérie, intitulée : Pousse avec eux  :’Je fume du sirop d’érable pour rester éveillé et si le cauchemar continue je veux voir la suite’’. 


En fait, le Québec c’est bien plus… ce sont avant tout des hommes et des femmes, une société, des institutions… et des changements qui vont au rythme des plus conscients, des plus éclairés et des plus pragmatiques. 2014 ! Nous y voici, nous y sommes. Février est le mois le plus court de cette année qui a débuté, comme le diraient les pilotes de bolides, sur des chapeaux de roues. Son ainé de l’année s’est achevé avec bien d’heureux évènements et, d’autres qui constituent des catastrophes dues essentiellement au facteur humain - les conséquences du déraillement du train à Lac Mégantic, l’incendie gigantesque de la résidence de personnes âgées de l’Isle Verte, la vétusté des ponts, etc. - Il y a eu aussi diverses activités les unes plus absorbantes que les autres. Ça c’est le Québec !


Il faut se le dire, il s’agit bel et bien d’une conjoncture particulière avec des incidents, des surprises, des découvertes et des énoncés politiques, économiques, sociaux et culturels assez édifiants. On dit souvent que ‘’les faits sont têtus’’ ; en l’espace de quelques semaines quelques-uns sont survenus pour confirmer cette assertion. Cependant, l’essentiel reste, au-delà du devoir de mémoire pour les disparus, que la société évolue, progresse, se développe pour le meilleur de ses citoyennes et de ses citoyens. Ça c’est le Québec !


Oui ! Diront les plus optimistes et même les plus réalistes ainsi que les plus pragmatiques, même s’il existe des confrontations, des oppositions et des adversités qui retardent le parachèvement de ces changements. C’est ainsi que cela fonctionne dans les pays les plus développés, dans les démocraties et bien entendu différemment dans les autres. Les idées s’entrechoquent. Les arguments les uns plus persuasifs que les autres sont mis de l’avant. Ça c’est le Québec !


Le Québec d’hier à demain !


L’attitude et l’image projetée, lorsque l’énoncé est délivré ont leur importance. Un jeu de rôles disent certains, du charisme disent d’autres. Ce qui importe c’est de se parler, de dialoguer, de communiquer, d’informer, de convaincre … par le mot, par le verbe sans coercition. C’est ce qui détermine et qualifie les peuples civilisés. Cependant, lorsque les certitudes sont prégnantes et enracinées dans les esprits, ne deviennent elles pas, pour les idées progressistes, un mur insurmontable ? Oui ! Ça c’est le Québec !


Depuis le début de l’année 2014 des thèmes sont développés dans des espaces de discussions. L’Économie et le Social pour les uns sont ceux qui devraient mobiliser tout le monde parce que cela concerne à la fois le travail, le revenu et la participation au budget national ainsi que le bien être individuel et collectif. Ils disent que c’est Ça c’est le Québec !


La Culture, soutiennent d’autres est un attribut de la personnalité et de l’identité nationales, elle ne saurait être ignorée et encore moins négligée. Ça c’est le Québec !


La Politique, en raison de la portée des actes des élus du peuple sur toute la société aux trois niveaux gouvernementaux, encadrent le tout et c’est par elle que les valeurs, les références, les principes sont énoncés et tracent le chemin à suivre par tous. C’est dire que la mauvaise ou la bonne conception de l’une ou l’autre ne saurait avoir la primauté sur l’ensemble. Ils doivent être considérés en fonction de la conjoncture et des besoins de la société toute entière. Toutes doivent s’ajuster en tenant compte de l’évolution et des progrès réalisés par la grande communauté, sans pour autant négliger les plus démunis, les précaires et les plus vulnérables. 

Ça c’est le Québec !

Les spécialistes déclarent, chacun dans son champ de compétences, que rien n’est possible si l’on n’accorde pas l’importance qui s’impose à leur domaine d’activité, aux études, aux statistiques, aux indicateurs socio-économiques, etc. par exemple à ceux de l’ethnologie, de l’anthropologie, de la sociologie, de la stratégie, de la gestion… En fait, il s’agit de la confrontation des idées mais sous le couvert de ‘’La chapelle’’, vous connaissez. Nous savons mieux que vous autres. Ça c’est le Québec !


Il est vrai que d’aucuns considèrent qu’en cette période d’incertitude pour La Belle Province, l’un des domaines parmi les plus cruciaux est sans conteste celui de la consolidation des valeurs québécoises : notamment l’égalité des sexes et la préservation de la langue française. S’agissant de l’affermissement des contours du projet de société initié depuis le début des années ‘’60’’. Oui ! Ça divise le peuple, sous l’œil approbatif et vaniteux du Reste du Canada. Ce RoC, a montré, depuis plus de cinquante ans, son rejet d’une société francophone, égalitaire, interculturaliste et surtout distincte. Ça c’est le Québec !


Ils ne sont pas seuls à s’opposer au projet de loi proposé par le gouvernement du Québec. Il y a des fédéralistes, des libéraux, des solidaires, des Caquistes, des journalistes, des religieux, des islamistes, des immigrants conservateurs, etc. des professeurs d’universités, des intellectuels et même des lucides, ayant perdu tout sens et repères et, tous niveaux confondus. Ça c’est le Québec !


En fait, des groupes d’envergure inconsistante, en perte de leadership et de visibilité fonctionnant comme le grain de sable dans la machine, proclament sans gêne leur opposition, pourtant la majorité exprime son soutien à un changement, à un renforcement du projet de société déjà initié depuis fort longtemps. Ce projet figure le peuple, la société civile émancipée qui constitue, qui acquiesce et approuve, qui consent et adhère, qui encourage… un développement pluriel, inclusif, rassembleur et surtout cohérent d’une société égalitaire et laïque. Ça c’est le Québec !


Une culture de convergences et de productivité à même de créer et d’innover. Une communauté sachant mobiliser ses chercheurs, ses institutions et ses entreprises pour le développement du Québec. Une communauté avec une culture intégrative qui sait favoriser l’atteinte de ses objectifs de développement socio-économique territorial et environnemental… culturel et identitaire, la richesse de sa diversité et l’utilisation durable de ses ressources… Une communauté de jeunes et de moins jeunes, de femmes et d’hommes de souche et venant d’ailleurs, ouverts d’esprit et jaloux de leurs places et d’un milieu de vie partagé, qu’ils bâtissent intelligemment pour le meilleur de leurs enfants, en accord avec un socle commun et rassembleur : La laïcité. Ça c’est la rupture et c’est le Québec de demain !


vu ici

Harper en Israël: le Québec face au conservatisme religieux

Le récent voyage de Stephen Harper en Israël a fait couler beaucoup d'encre. L'acoquinement du premier ministre avec différents groupes chrétiens évangélistes traduit l'influence d'une certaine droite morale au sein du gouvernement conservateur et ses grands déploiements de symbolique religieuse n'ont pas laissé indifférents la plupart des défenseurs de la laïcité. En un mot, le voyage de Stephen Harper en Israël fait prendre conscience à plusieurs Québécois(e)s que ce pays ne leur ressemble pas.

De quel conservatisme parle-t-on ?

Dans un récent article, le philosophe Michel Seymour établissait un parallèle entre le gouvernement Harper et le gouvernement de Pauline Marois. Sur son blogue au Huffington Post, il affirmait que le nationalisme québécois était engagé dans un tournant que l'on pouvait qualifier de «conservateur». Il stipulait ainsi que le Québec s'engageait sur la voie du «repli identitaire» en mettant de l'avant sa Charte des valeurs québécoises. Qu'en est-il vraiment ?

Il est plutôt étrange que des gens puissent percevoir la laïcité comme une mesure conservatrice alors qu'historiquement, la plupart des partis de droite s'y sont opposés. La laïcité a beau viser principalement l'interdiction d'un symbole religieux associé par la gauche à une minorité culturelle opprimée (voir mon dernier blogue), il n'en demeure pas moins que la laïcité est une mesure progressiste exprimant une aversion profonde envers l'empiétement du religieux dans la sphère publique.

Si le gouvernement Marois est véritablement conservateur, ses politiques reflètent donc un «conservatisme laïque» qui n'a absolument rien à voir avec le conservatisme canadien de Stephen Harper et les méthodes qui l'accompagnent. Le puritanisme anglo-saxon, une composante idéologique incontournable des partis conservateurs de l'Amérique du Nord anglophone, est difficilement assimilable à l'esprit désinvolte de la laïcité à la française.

Contrairement aux États anglo-saxons qui ont toujours valorisé une liberté religieuse devenue plutôt liberticide, le Québec est traversé par la pensée laïque. Le Québec est une nation privilégiée qui a reçu en héritage des pans importants de la pensée républicaine et ce n'est pas demain la veille qu'il troquera ce noble patrimoine pour le multiculturalisme.

Encourager le sionisme, mais pas n'importe lequel

Il ne s'agit pas ici de discréditer la politique étrangère de M. Harper concernant Israël. L'État d'Israël a le droit d'exister et les critiques extrémistes qui plongent l'État hébreu dans un état de solitude absolu ne devraient pas influencer outre mesure nos politiciens.

Mais Stephen Harper ne s'est peut-être pas rendu en Israël pour les bonnes raisons. Évidemment, plusieurs personnes parlent des enjeux électoralistes derrière le pèlerinage de M. Harper. Ses affinités idéologiques - voire théologiques - avec certains groupes chrétiens évangélistes sont évidemment à la source d'une telle théâtralisation.

Il ne faut pas s'y méprendre: certains de ces groupes religieux croient que le retour des Juifs en Palestine est une étape préfigurant le retour du Messie. Selon certaines associations protestantes fondamentalistes, le sionisme serait indispensable à la Parousie du fils de l'homme.

Au courant de la seconde partie du XXe siècle, un nouveau messianisme chrétien et juif est apparu et il représente maintenant une véritable théologie de l'histoire qui sert les intérêts de certains partis politiques. Parmi ces derniers, nous retrouvons le Parti conservateur au Canada et les partis israéliens qui s'inspirent toujours des idées de Zvi Yehouda haCohen Kook, l'un des principaux leaders du sionisme religieux.

Ce n'est pas très surprenant: si le sionisme demeure l'aboutissement d'une évolution idéologique plutôt laïque et surtout nationaliste, l'État d'Israël est avant tout une construction religieuse dont les premières aventures sont toujours racontées dans certains livres de la Bible.

En bref, toutes ces fioritures théologiques ne ressemblent guère au caractère laïque de l'identité québécoise, et c'est pourquoi jamais le «conservatisme» du Parti québécois, tel que décrit par Michel Seymour, ne s'apparentera de près ou de loin à celui du Parti conservateur canadien. Le support à Israël n'est aucunement illégitime. Cependant, ce n'est pas la dimension religieuse de l'État hébreu qui devrait être encouragée par un Québec souverain, mais bien sa matrice démocratique, nationale et humaniste.

http://quebec.huffingtonpost.ca/jerome-blanchet-gravel/quebec-conservatisme-religieux_b_4683189.html

Un grand pas vers l’égalité homme-femme

Les femmes du Québec franchiront un jalon important dans leur longue marche vers l’égalité si les élus adoptent la charte de la laïcité, soutient Claire L’Heureux-Dubé. La juge à la retraite insiste : le projet de loi 60 — y compris l’interdiction du port de signes religieux pour les employés de l’État — ne porte pas atteinte à la liberté de religion.

« Rien dans le projet de loi 60 n’entrave la croyance religieuse et la pratique de la religion », souligne Mme L’Heureux-Dubé.

Elle a accepté de confier ses réflexions sur la charte de la laïcité à quelques jours de son passage à l’Assemblée nationale aux côtés des Juristes pour la laïcité et la neutralité religieuse de l’État. « La religion est d’abord et avant tout un engagement intérieur, une croyance », explique-t-elle dans un entretien avec Le Devoir. Ainsi, « les signes religieux font partie de l’affichage de ses croyances religieuses et non pas d’une pratique de la religion », précise-t-elle.

Une infirmière contrainte de retirer son hidjab après l’entrée en vigueur de la charte de la laïcité pourrait difficilement dénoncer une atteinte à la liberté de religion. En contrepartie, elle pourrait montrer du doigt une atteinte à sa liberté d’expression. « Tous les employés de l’État sont soumis à des restrictions dans leur liberté d’expression politique. En quoi une restriction similaire quant à leur liberté d’expression religieuse serait-elle différente ? » interroge-t-elle.

« Toutes fondamentales qu’elles soient », les libertés civiles protégées par les chartes québécoise et canadienne « ne sont pas absolues ». « Elles sont sujettes à des limites raisonnables dans une société démocratique et — une fois le projet de loi adopté — laïque », argue l’ex-juge de la Cour suprême.

Gouvernement des tribunaux

La charte de la laïcité entraîne son lot de « conséquences pour la collectivité » comme l’interdiction du port des signes religieux ostensibles pour les employés de l’État, admet Mme L’Heureux-Dubé. « Elle n’en est pas moins légitime », soutient-elle vigoureusement.

Dénonçant les « diktats de la religion », Mme L’Heureux-Dubé tentera de dissuader les élus d’opposition de se rallier à la position défendue par le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne. À ses yeux, ces deux organismes proposent à l’État de confier un « choix de société » au « gouvernement des tribunaux ». « Le rôle des tribunaux n’est pas de gouverner ni d’entraver les choix démocratiques que se donne une société, mais plutôt de réprimer les abus, s’il y en a, au regard des droits fondamentaux que protègent les chartes », affirme Mme L’Heureux-Dubé qui a siégé au plus haut tribunal du pays de 1987 à 2002.

L’ex-juge de la Cour suprême conteste l’idée reçue selon laquelle une éventuelle charte de la laïcité serait à coup sûr invalidée par les tribunaux. Les juges appelés à se pencher sur la « loi 60 » pourront difficilement faire fi du contexte social propre au Québec dans lequel a été adoptée la charte, estime-t-elle.

Dans un Québec marqué pendant des décennies par une « symbiose » entre l’Église et l’État, les femmes du Québec ont entrepris une « marche ardue vers l’égalité » balayées par le vent des « diktats de la religion », raconte Mme L’Heureux-Dubé.

Du coup, plusieurs femmes ressentent aujourd’hui un « malaise profond » par rapport à des « manifestations de coutumes venant d’ailleurs qui offusquent leur vision d’égalité qu’elles ont mis tant de temps et d’énergie à obtenir ».

Balises

La juge à la retraite privilégiera en commission parlementaire l’établissement de principes directeurs afin de baliser les accommodements religieux comme le propose le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville. « Le cas par cas facilite une mosaïque de décisions souvent contradictoires qui créent plus d’incertitude », indique-t-elle.

Elle prendra ainsi clairement le contre-pied du président de la Commission des droits de la personne, Jacques Frémont, sur cette question. « Le mémoire [de la Commission] pèse des oeufs de mouche avec des balances de toiles d’araignée », déplore-t-elle.

Claire L’Heureux-Dubé n’est guère plus tendre à l’égard du mémoire du Barreau du Québec. « Le mémoire est décevant par son négativisme. »

Elle s’explique mal l’observation de la bâtonnière du Québec, Johanne Brodeur, selon laquelle le projet de loi 60 ne s’appuie sur « aucune donnée réelle ». Les coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles, Gérard Bouchard et Charles Taylor « ont entendu les représentations des citoyens, ont fait des études… » « Et, ils en sont venus à la conclusion qu’il y avait lieu pour le Québec de se doter d’une loi sur la laïcité. Ils ont eux-mêmes recommandé une limite au port des signes religieux pour certains employés de l’État », rappelle-t-elle.

Par ailleurs, la magistrate à la retraite juge curieux que le Barreau du Québec n’ait pas consulté ses membres avant d’y aller d’une « charge à fond » de train contre le projet de loi 60 du gouvernement Marois.

La membre de l’Ordre du Canada profitera de son passage à l’Assemblée nationale pour partager son « admiration » pour le « courage » de la députée Fatima Houda-Pepin, exclue du caucus libéral il y a près de deux semaines pour avoir refusé de se rallier à l’approche légaliste de son chef Philippe Couillard dans le débat sur la charte.

 Mme L’Heureux-Dubé, qui a enregistré un nombre record de dissidences à la Cour suprême, se plaît à le rappeler : « les dissidences sont très souvent la voix du futur ». « À preuve, mes dissidences nombreuses qui sont pour un très grand nombre aujourd’hui devenues la loi », fait-elle fait remarquer.

Source : Le Devoir

Sociétés canadiennes soumises à la Charia



Voici une liste image d’entreprises canadiennes qui se soumettent à la Charia, à différents niveaux. Plusieurs proposent des produits financiers « Shariah-compliant ». Ces produits sont dits « éthiques », en ce sens qu’ils respectent les diktats du coran en matière de finances. Notamment, il est interdit d’investir dans les entreprises porcines. Étant donné qu’il s’agit d’un des principaux secteurs de l’économie agricole au Québec, l’éthique islamique signifie donc de lutter contre l’économie québécoise. Bien entendu, cette éhtique signifie aussi de soutenir la ségrégation sexuelle à l’encontre des femmes, phénomène que nous documentons largement dans notre blog.

Liste de sociétés d’investissement canadiennes chariantes

CIBC Wood Gundy – Le site web officiel de l’entreprise contient deux micro-sites de représentants qui font la promotion des investissements Halal (Khaled Sultan) et de « Shariah Compliant Investing » (Omar Abbas).

BMO Pyrford – The fund aims to provide a stable stream of returns that beats the rate of inflation over the long term while at the same time minimising changes in the share price of the fund and aiming to protect investors from losses as compared to the S&P Global BMI Shariah index. Shariah compliance risk: if the securities held by the fund are no longer listed on the relevant Shariah index, the fund must dispose of those securities within ninety days, and, as a result, the fund may have to dispose of the securities in circumstances that are less than ideal for the fund.

Lire la suite sur Pyrford Shariah Global Equity Fund.

BLG Borden Ladner Gervais – ISFIN, le réseau mondial de juristes spécialistes de la finance islamique vient d’intégrer le cabinet BLG à titre de membre pour le Canada. Le Canada représente un marché très attrayant pour les investissements islamiques et nous estimons que BLG a les compétences et les connaissances voulues pour faciliter cette expansion en Amérique du Nord.

Lire la suite sur notre blog

Jovian Capital Corporation – TORONTO, May 27 /CNW/ – Jovian Capital Corporation (« Jovian ») (TSX: JOV) is pleased to announce an agreement with UM Financial Inc. (« UM »), Canada’s premier Islamic financial services company, to explore the launch of a co-branded, Shariah-compliant investment product (the « Shariah Product »).

Lire la suite sur newswire.ca

Bullion Management Group – The BMG BullionFund and the BMG Gold BullionFund have been endorsed by the Islamic Financial Advisory Board (IFAB) as a Shariah-compliant investment as of April 26, 2012.

Lire la suite sur bmgbullion.com

Global Iman Fund - One of the first investment solutions offered by Global Growth Assets Inc., this Shari’ah-compliant fund is tailored to Canadians who make investment decisions based on their personal principles. This ethical fund invests in equities around the world. It is also Shari’ah compliant since it particularly avoids interest-based investments, and excludes certain industries.

Lire la suite sur globalgrowth.ca

Cooperators - Quelque 114 sociétés proposent aujourd’hui des produits takaful dans le monde, c’est-à-dire des produits d’assurance islamique qui reposent sur la charia – la loi islamique – «interdisant l’incertitude (gharar), le jeu (maysir) et l’usure (riba)». Au Québec, seule Cooperators offre ce service.  « Nous avons développé un programme d’assurances Takaful, basé sur les principes de la charia, afin de répondre à des besoins exprimés par deux coopératives d’habitation, l’une à Toronto et l’autre à Montréal, confirme Martin-Éric Tremblay, premier vice-président de Cooperators. Une trentaine de nos clients bénéficient de cette assurance de type propriétaire-occupant.»

Lire la suite sur RIBH – Le journal de la finance islamique

Toronto Financial Services allianceIslamic Finance Working group - « Making Toronto the North American Centre for Islamic Finance: Challenges and Opportunities » – Les entreprises et institutions suivantes ont constitué en 2010 un groupe de travail pour étudier l’opportunité de faire de Toronto la Mecque des services financiers islamiques en Amérique du Nord: KPMG, Deloitte, Ontario Ministry of Economic Development, PricewaterhouseCoopers, Ogilvy Renault, Ontario Financing Authority, Hill & Knowlton Canada, North American Muslim Foundation, Borden Ladner Gervais, BMO, Scotiabank, RBC Financial

Deloitte – Deloitte fournit des services aux entreprises pour les aider à se conformer à la Charia. Elle publie notamment une entrevue avec le cheikh Taqi Usmani, un des savants de l’islam les plus réputés au monde en matière de finance islamique. Ce monsieur a publié de nombreux volumes sur divers sujets reliés à l’islam. Il contribue notamment à promouvoir la ségrégation vestimentaire à l’encontre des femmes. « Islam requires a man to wear that which conceals what is between his navel and his knees, and that a woman conceal her entire body with the exception of her face, hands and feet. » Ainsi, Deloitte conseille ses clients en prenant entre autres références un individu qui soutient clairement que les femmes musulmanes sont soumises à des diktats ségrégationnistes.

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