Je me révolte, donc nous sommes. Albert Camus Il y a pire que le bruit des bottes, c' est le silence des pantoufles. Auteur inconnu. Le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge, mais la conviction [principalement religieuse]. F.Nietzsche
En France, et à l’heure où j’écris ces lignes, seule Marine Le Pen a nommé l’ennemi : l’islamisme. Une nouvelle fois, des massacres au nom d’Allah ont été commis. Samedi soir, à Orlando, un islamiste a ouvert le feu dans une boîte de nuit gay, faisant 49 tués et 53 blessés. En France, c’est un couple de policiers qui a été assassiné hier soir, chez eux et par un de leurs voisins, aux cris de « Allah Akbar ». Seul leur fils de 3 ans a survécu. Dans les deux cas, l’État islamique a revendiqué l’attaque et les islamistes étaient déjà connus des services de police. Bref, la chanson est connue.
En France, et à l’heure où j’écris ces lignes, seule Marine Le Pen a nommé l’ennemi : l’islamisme. Les autres, allant de François Hollande jusqu’à Juppé tout en passant par Sarkozy, se refusent de mettre « islam » et « terrorisme » dans la même phrase. Le mot d’ordre est également connu : « pas d’amalgame ».
Cependant, et il faut bien le reconnaître, les musulmans sont en effet les premières victimes de l’islam, du moins numériquement. C’est logique, car dans toute idéologie totalitaire, les non-conformistes et opposants sont toujours les premières victimes. Italie fasciste, Allemagne nazie, URSS ne sont que de tristes exemples.
L’islam est un totalitarisme, car il ne contrôle pas seulement la vie spirituelle, mais aussi tout l’aspect juridique, politique, économique, social, culturel et sexuel qui peut entourer un individu, et cela que l’on soit ou non musulman. Ces derniers ne sont donc pas des ennemis en soi, mais des individus qui doivent obéissance aux lois d’Allah, sinon ils se retrouvent, comme nous, dans « la maison de la guerre » (Dar al-Harb). En somme, plus une société s’islamise, plus la liberté de conscience s’efface.
Quant à la « maison de la guerre », elle est mondiale : – en Thaïlande et en Birmanie, l’islam est en guerre contre les bouddhistes ; – en Inde, l’islam est en guerre contre les hindous ; – en Israël, l’islam est en guerre contre les juifs ; – aux Philippines, l’islam est en guerre contre les catholiques ; – en Afrique, l’islam est en guerre contre les animistes ; – en Europe et aux USA, l’islam est en guerre contre les agnostiques, les athées et les chrétiens de toutes nuances.
Dans son livre Le Choc des civilisations, Samuel Huntington explique très bien que, lorsque l’islam rencontre l’Autre, il y a conflit. Ou, pour le citer : « L’islam a des frontières sanglantes. ».
Nombreux sont ceux qui ne veulent pas s’exprimer publiquement, par crainte d’être traité « d’islamophobe », synonyme d’intolérance, un de nos tabous suprêmes. Cependant, la phobie est une maladie mentale qui se résume par une « peur irrationnelle ». À travers le monde, beaucoup ont peur de l’islam, mais à la lumière de l’actualité et de l’Histoire, il n’y a absolument rien d’irrationnel dans cette peur. Au contraire, elle est saine et reflète un instinct de conservation. Le jour où notre peur légitime envers le djihadisme sera supérieure à celle d’être insultés, alors nous commencerons à avoir une chance de gagner cette guerre.
http://www.bvoltaire.fr/ Peut-on dire à des enfants que toutes les femmes qui ne sont pas voilées sont des prostipéripatétipute ?
Peut-on dire à des enfants que toutes les femmes qui ne sont pas voilées sont des prostipéripatétiputes ? Hani Ramadan (le petit frère de Tariq) vient de répondre à cette épineuse question devant une classe d’élèves suisses : « Une femme est comme une perle dans un coquillage. Si on la montre, elle crée des jalousies. Ici, la femme sans voile est comme une pièce de deux euros. Visible par tous, elle passe d’une main à l’autre. ». Élégant !
Venu pour régler des problèmes d’islamophobie de cette classe (ne riez pas, dans le fond), Hani avait pourtant bien commencé en comparant la femme à une perle… Mais la perle se transforme vite en une pièce de deux euros, passant de main à main : de perle rare à vulgaire monnaie, il n’y a qu’un voile ! On notera l’intelligence toute particulière du professeur ou du directeur d’établissement qui, pour régler des problèmes d’islamophobie, s’amuse à inviter des personnes qui, justement, la provoquent de plus en plus par leurs discours…
Il fallait pourtant s’y attendre, Hani Ramadan, tout comme son frère Tariq, est le descendant du fondateur des Frères Musulmans. Mais si, cher lecteur, les Frères musulmans, c’est le groupe musulman islamiste plus modéré que les islamistes, mais plus islamiste que les musulmans modérés selon nos médias en fonction de là où il se situe sur le globe : en France, il s’agit de radicalisés proches de Daech ; au Maghreb, les chantres de la liberté des printemps arabes… Comprenne qui pourra !
Le journalMarianne ne s’en remet pas d’une telle bêtise faite par l’établissement et tente de se donner bonne conscience en remettant en cause la légitimité des frères Ramadan, ou en affirmant qu’ils défendent un islam radical qui fait peur, une mauvaise vision de l’islam, bla-bla-bla… Cependant, et les Français le constatent chaque jour dans la rue, il y a de plus en plus de musulmanes suivant les préceptes des Ramadan, qui s’affichent notamment en voile intégral, ou même simplement voilées. Par contre, on ne sait pas s’il y a beaucoup de musulmans qui lisent Marianne et qui en appliquent les principes coraniques républicains…
Entre l’islam rêvé par nos élites, pouvoir et contre-pouvoir, et l’islam que les Européens vivent au quotidien dans la rue, il y a un gouffre béant…
Pour en revenir à Hani, il avait déjà défendu la lapidation (charia oblige) des mêmes perles qu’il évoque aujourd’hui ! C’est dire à quel point il est un habitué de ce genre de sorties dans le domaine public. D’ailleurs, le bougre est directeur du Centre islamique de Genève et organise, en somme, la vie communautaire et spirituelle de la ville : un rôle public qui démontre à quel point les Frères musulmans progressent dans nos sociétés plus vite que n’importe quel prétendu « islam républicain ». Du reste, le musulman aujourd’hui se réfère bien plus volontiers aux Ramadan qu’à Boubakeur (preuve en est, ce n’est pas Boubakeur qui a été invité)…
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/469653/refugies-en-region-arriver-et-partir-de-loin Photo: Jacques Nadeau Le DevoirUn groupe de réfugiés syriens a été initié à la cabane à sucre… sans les oreilles de Christ, bien entendu.Au Québec, les quelque 1000 réfugiés syriens qui sont parrainés par l’État sont installés en région. Récit des défis d’intégration, dans la très francophone ville de Saint-Hyacinthe. Premier d’une série de trois textes.
Des femmes portant le hijab regardent avec une certaine méfiance un plat d’oreilles de Christ. « Ça, c’est non », disent en agitant l’index les interprètes et les travailleurs sociaux qui ont organisé une sortie à la cabane à sucre pour les familles de réfugiés syriens nouvellement arrivés à Saint-Hyacinthe. Les musulmans, ce qu’ils sont tous, ne mangent, bien sûr, pas de porc. « Mais dans la soupe aux pois, il n’y en a pas beaucoup », risque une serveuse vêtue d’une chemise à carreaux. Ce n’est pas la quantité, mais la présence qui compte, explique patiemment l’un des interprètes.
Des scènes comme celle-là, les Syriens et les Maskoutains en vivront certainement plusieurs au cours des prochains mois. Car Saint-Hyacinthe, une technopole agricole où 96 % de la population dit parler français à la maison, s’ouvre de plus en plus à l’immigration.
Au Québec, des 5500 réfugiés débarqués jusqu’ici, la grande majorité (4500) ont été parrainés au privé. La plupart de ces parrainages ont lieu à Montréal. L’intégration des Syriens est facilitée par leur prise en charge directe par de la parenté ou des groupes de citoyens particulièrement conscientisés. C’est aussi dans la métropole montréalaise que vit la plus grande communauté syrienne au Canada.
Ailleurs au Québec, c’est une autre histoire. Les réfugiés syriens qui se retrouvent en région dans l’une des treize villes choisies selon leur capacité à accueillir les nouveaux arrivants font surtout l’objet d’un parrainage par l’État (à peine 1000). Ils n’ont ni famille ni repères. Et la métropole montréalaise — surtout le fameux marché Adonis — leur semble bien loin.
Des familles démunies Étudiante en technique de travail social, Paola est stagiaire à la Maison de la famille des Maskoutains, l’organisme qui s’occupe, entre autres, des réfugiés à Saint-Hyacinthe. Depuis quelques mois, elle confronte ses recherches à la réalité du terrain. « C’est une chose d’étudier une réalité sur papier. Mais c’est autre chose de la vivre », admet la jeune femme, qui a eu bien des surprises.
Elle constate que les Syriens parrainés par l’État proviennent de milieux beaucoup plus pauvres et démunis, où l’éducation manque parfois cruellement. « Certains sont complètement analphabètes. Les parents ont rarement un niveau de scolarité qui va au-delà de la 6e année du primaire. » Les sept familles que Saint-Hyacinthe accueille — elles étaient huit, mais l’une d’elles est partie dès le début en Ontario — ont été recrutées dans les camps en Jordanie et en Turquie. « Ils vivaient sous le seuil de la pauvreté. Ils ont dû traverser la Syrie à pied pour s’enfuir. »
« Les familles sont plus “traditionnelles” », remarque pour sa part Marthe Duhaime, travailleuse sociale et chargée du jumelage à la Maison de la famille des Maskoutains. « Leurs parcours sont très diversifiés, mais il n’y a personne du milieu “professionnel” proprement dit. L’un est fabricant de fromage, l’autre est musicien ou fabricant de fenêtres. » Et les familles — l’une d’elles a même des jumeaux lourdement handicapés — sont nombreuses. « Des équipes de soccer ! » lance Mme Duhaime.
Défis logistiques Avec neuf enfants — âgés de 14 mois à 16 ans —, la famille d’Ibrahim Hussein pourrait effectivement s’inscrire dans une ligue. Après trois ans dans les camps de Jordanie, sa femme et lui ont eu l’occasion de venir ici pour tout recommencer à zéro. « Il se sent Canadien », traduit un interprète marocain, venu bénévolement offrir son aide pour l’activité cabane à sucre. « Vous savez, il n’y a pas de mot, ni en arabe ni dans aucune autre langue, pour désigner un enfant qui meurt. C’est quelque chose qui n’est pas normal, dans la vie. Ces gens-là sont heureux et reconnaissants, parce que, pour la première fois, ils vont vivre dans un pays en paix. »
Les sept familles syriennes — seize adultes et trente-sept enfants au total — sont arrivées en plein hiver, à quelques jours d’intervalle, entre décembre et février. L’équipe d’intervenants de la Maison de la famille n’a reçu les détails qu’à quelques jours d’avis. Il leur a fallu tout faire en même temps : les bilans de santé, les logements — plutôt rares pour d’aussi grosses familles — et l’inscription à l’école. Cela donne lieu à certains ratés, comme installer dans un logement au 2e étage une famille dont le papa est handicapé d’une jambe ou encore faire des visites à domicile sans qu’aucun interprète ne soit disponible.
Somme toute, la communauté demeure très ouverte, se surprend Marthe Duhaime. « Jusqu’à maintenant, à mon grand étonnement, la réceptivité des gens est très, très bonne. Les réfugiés viennent de camps où ils n’étaient pas les bienvenus, et ici, ils disent que c’est tout le contraire. Ça me réjouit d’entendre ça. »
Le b.a.-ba de l’installation À travers ce marathon de l’installation, il faut leur donner un cours de vie au Québec 101, aussi élémentaire soit-il : le fonctionnement du micro-ondes et de la douche, les horaires des autobus, en passant par un petit cours sur comment s’habiller en hiver. « On est débordés et eux aussi », dit Paola, qui étudie au cégep du Vieux Montréal.
Faire l’épicerie, geste banal, devient une corvée. « On met des choses dans le panier et on regarde le chiffre sur la caisse », résume Ibrahim Hussein, qui ignore tout du français, en mangeant une bouchée de pain dans le sirop.
Les adultes viennent tout juste de recevoir leurs papiers pour commencer la francisation. Alors qu’ils ont fort à faire dès leur arrivée, la francisation n’est guère une priorité. « Mais ce qui est beau, c’est qu’il y a beaucoup d’entraide de la communauté arabe déjà établie », souligne l’étudiante. À la mosquée où ils se rencontrent, certains leur proposent même de les emmener à Montréal pour acheter de la viande halal. Sans sirop d’érable !
Paola reconnaît que le choix de les emmener à la cabane à sucre était discutable, mais le jeu en valait la chandelle, croit-elle. « Le but de l’activité était qu’ils passent du temps entre eux pour parler. Ils sont éparpillés dans la ville et ne se voient pas souvent », explique-t-elle, admettant avoir trouvé « touchy » tout ce porc dans les plats. « On s’est questionnés sur l’intégration dans l’équipe. On n’a pas tous la même vision. »
Contrairement à l’afflux massif des réfugiés, le débat sur les classiques du folklore québécois, lui, ne se tarit pas.
Quelque 48 % des musulmanes canadiennes se couvrent la tête avec un voile en public, selon un sondage Environics, comparativement à 38 % en 2006. Par ailleurs, 6 % des répondantes portaient le tchador ou le niqab.
Le sondage a été mené auprès de 600 répondants de novembre 2015 à février 2016, alors que le débat sur le niqab dominait la dernière campagne électorale fédérale.
Les musulmanes moins éduquées et récemment arrivées au Canada demeurent celles qui ont le plus tendance à porter le voile. Toutefois, le port du hijab est en plus forte augmentation parmi les jeunes femmes ayant un diplôme postsecondaire.
Nombre de ces femmes ressentent davantage le besoin d'afficher leur religion, à la suite des attentats en France et Belgique, notamment.
Sadaf Khan, une autre musulmane de Mississauga, en banlieue de Toronto, raconte qu'un inconnu a même arraché le niqab que portait son ancienne collègue au centre commercial local.
Fierté canadienne
Par ailleurs, 83 % des musulmans disent être « très fiers » d'être Canadiens, une augmentation de 10 points de pourcentage depuis 2006. Ce niveau de fierté est partagé par 73 % des répondants non musulmans.
Parmi les répondants disant que leur religion et leur nationalité sont très importantes pour eux, la moitié affirme que l'islam est plus important, comparativement à 28 % pour les non musulmans.
Ce sentiment d'appartenance religieuse était encore plus fort chez les jeunes musulmans (61 %).
Le tiers victime de discrimination
Pas moins de 35 % des répondants disent avoir été victimes de discrimination à cause de leur religion et de leur culture au cours des cinq dernières années.
Il s'agit de l'enjeu principal auquel la communauté fait face, selon le sondage : 62 % des musulmans se préoccupent beaucoup ou moyennement de la discrimination. Ce chiffre passe à 72 % parmi les jeunes et à 83 %, pour les musulmans nés au Canada.