jeudi 22 décembre 2016

Women wage peace : des milliers de femmes en marche pour la paix !

Le pacifisme n'a pas la faveur des médias. Pourtant, cette initiative mériterait qu'on y regarde de plus près. Mieux, elle mériterait qu'on l'encourage ! Par Axel Leclercq -

La paix (la vraie) s’obtient rarement par les armes. Pour un monde sans guerre, ni conflits, on n’a rien inventé de mieux que le respect, l’amour et la tolérance. Fortes de ce constat irréfutable, des milliers de femmes juives, musulmanes, chrétiennes et athées, ont décidé d’unir leurs forces dans un magnifique combat pour la paix en Israël et en Palestine… Des images fortes, belles et pleines d’espoir.

Mujeres palestinas e isralíes marchan para exigir la paz

La Marcha de la Esperanza exigió el reinicio de las negociaciones entre los Gobiernos de Israel y Palestino por la paz de las futuras generaciones.
telesurtv.net

Ce mouvement a été baptisé Women Wage peace. Il a connu son premier coup d’éclat le 19 octobre dernier, quand une immense foule de femmes vêtues de blanc ont défilé pacifiquement devant la résidence du premier ministre israélien. De toutes confessions et de tous bords politiques, elles n’étaient là que pour une chose : réclamer la paix.

Depuis, de nombreuses autres marches similaires ont été organisées un peu partout en Israël, en Palestine et en Cisjordanie. Objectif : qu’un véritable dialogue s’instaure entre les différentes parties en conflit. Une démarche apolitique qui, peu à peu, prend une véritable ampleur, comme en témoignent ces magnifiques photos !
Amelia Navarro @AmeliaNavarroA
Miles de mujeres hebreas, musulmanas y cristianas marchan x la PAZ en Israel @WomenWagePeacehttp://youtu.be/YyFM-pWdqrY http://www.periodistadigital.com/opinion/politica/2016/12/10/video-ano-2016-mujeres-conmocionan-mundo-caminando-paz-palestina-israel.shtml#.WE06qX7oRnl.twitter 

. reports on Women Wage Peace's movement in Israel-Palestine calling for conflict resolution and dialogue

Alessandra Pinello @alepinello
Oggi a Mediterraneo @TgrRai ore 12,25 su @RaiTre con il @Cissong per parlare del video e del @WomenWagePeace @TgrSicilia

WomenWagePeace @WomenWagePeace
We are here, outside the Knesset, demanding that our elected officials report on their efforts to promote a diplomatic agreement

Lapido Media @LapidoMedia
In , @WomenWagePeace unites & women to build case for peace. @naomidarom @csmonitor http://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2016/1102/In-deeply-divided-Israel-Jewish-and-Arab-women-build-case-for-peace 
Le mouvement est tel qu’il a inspiré une superbe chanson à Yael Deckelbaum, en collaboration avec d’autres artistes de différentes religions. Ça s’appelle Prayer of the mothers (la prière des mères) et le clip reprend des images des manifestations pacifistes… Regardez cet extrait, c’est juste magnifique !

Ici, le clip dans son intégralité :
Les initiatives de paix sont nombreuses mais, bizarrement on en entend très peu parler. Comme si l’on préférait donner systématiquement la parole à ceux qui font le choix de la guerre…

Il est grand temps que les pacifistes aient aussi voix au chapitre. Donnons leur l’audience qu’ils méritent et, alors, peut-être que les choses finiront enfin par changer !

Vive Women wage peace !
 

L’indignation sélective des féministes : « marre du rose » mais pas des burkas

« Marre du rose » est le nom de la dernière campagne d’Osons le féminisme et des Chiennes de garde.

Marie Delarue
Ecrivain, musicienne, plasticienne

L’odieux sexisme des jouets : voilà le thème récurrent de l’indignation féministe en cette période de Noël. C’est le « marronnier » de circonstance, le disque rayé qui revient chaque année en décembre même si, à cette date, on récolte plutôt les marrons à l’étal des confiseurs que dans les cours d’école.


« Marre du rose » est le nom de la dernière campagne d’Osons le féminisme et des Chiennes de garde. Factuellement, elles n’ont pas tort lorsqu’elles dénoncent :

« À l’approche de Noël, que nous propose-t-on dans les magasins de jouets au “rayon filles” à mettre dans notre caddie ? Maquillage, manucure, bijoux, robe de mariée, chaussures à talons, robes de princesse, poussette, dînette, serpillière et balai ! Renvoi à la sphère domestique et obsession de l’apparence. Rose, rose et toujours rose pour bien marquer que ces jouets ne sont surtout pas destinés aux garçons. »

Elles auraient même pu ajouter qu’en dehors des périodes de fête, justement, où l’on propose force tutus de mousseline et autres collants pailletés, il est extrêmement difficile de trouver des vêtements pour fillette qui ne soient pas rose pisseux, rose thé ou rose layette, lie-de-vin, bordeaux et maronnasse à tendance prune. Vrai, aussi, qu’on trouve au « rayon garçons » « de multiples répliques d’armes, des super-héros valorisant force et domination, des jeux de construction, des jeux scientifiques valorisant la capacité à construire et imaginer ».

Avant de pousser plus avant, je répondrai donc à ces dames que nul n’est obligé de tomber dans ce manichéisme crétin, et que le choix des cadeaux est (encore) une liberté parentale : dis-moi ce que tu offres, je te dirai qui tu es. Je leur dirai aussi de passer le nez, à l’occasion, dans la chambre des enfants et de les regarder jouer entre frères et sœurs. On pourra ensuite reparler des stéréotypes…

Ce qui me frappe davantage, ici, c’est une fois de plus l’indignation extrêmement sélective de ces mouvements : osons le féminisme, oui, mais ne sortons surtout pas des clous ! Indignons-nous là où l’on ne risque rien. Car il est évidemment plus facile de dénoncer le sexisme des marchands de jouets que l’esclavagisme des barbus. Ou de s’en prendre à Miss France, cette odieuse compétition de dindes en maillot de bain et talons aiguilles, plutôt qu’à ceux qui enferment leurs femmes sous la bâche.

En témoigne, ainsi, la liste de leurs campagnes : l’abolition de la prostitution, « Take Back the Metro » pour être tranquille dans les transports en commun (en opérant la ségrégation des sexes ?), « Aux grandes femmes la patrie reconnaissante » pour leur entrée au Panthéon, la suppression du mot « Mademoiselle » dans les courriers administratifs, « Bougez pour l’IVG » ou encore les vidéos « Osez le clito ». Enfin, pour la prochaine Saint-Valentin, le retour de la campagne LesBieFamily : « Ta meuf, tu l’as rencontrée où ? », « Avec ta meuf, c’est pour quand le mariage ? », etc.

Une image ou ne serait-ce qu’une ligne contre le port du voile ? Non, aucune, pas même pour défendre ces petites filles qu’on cache sous les chiffons dès la poussette (on en voit dans le métro). Pas un mot sur ces femmes qui ne peuvent se rendre dans les services de soins qu’accompagnées, dont les maris barbus et tortionnaires mettent parfois la vie en danger parce qu’ils refusent qu’un médecin homme les examine. Rien sur toutes celles qui vivent enfermées dans leur gourbi et ne parlent toujours pas un mot de français après vingt ans de présence sur le territoire.

A-t-on vu les associations féministes relayer la campagne de ces femmes courageuses qui ont tourné leur vidéo dans les rues de Sevran, épurées de toute présence féminine parce qu’« ici, c’est comme au bled » ? Vous connaissez la réponse.
http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/lindignation-selective-des-feministes-marre-du-rose-mais-pas-des-burkas,301219?mc_cid=88d4173ecc&mc_eid=4975bfe108

vendredi 4 novembre 2016

« Comment vaincre le cancer islamiste », aux éditions l’Harmattan

Publié par Dreuz Info
Les éditions l’Harmattan viennent de publier « Comment vaincre le cancer islamiste* » de Jean Roquevène.

L’ouvrage explique que la meilleure façon de rendre le Coran moins toxique serait de faire de telle sorte que le principe musulman de l’abrogation donnant la priorité aux versets belliqueux du livre sacré soit inversé au profit des versets prônant la paix et la compassion.

Les musulmans auraient ainsi la possibilité d’entrer dans une plus grande spiritualité et les appels au meurtre auraient moins d’effet sur eux.

Après avoir fait le tour des différentes solutions, l’ouvrage interroge les hommes qui nous gouvernent sur le principe de laïcité.

Si ce principe oblige l’État à rester neutre devant chaque croyance, doit-il refuser de demander aux musulmans qu’ils réforment leur religion quand celle-ci favorise l’extrémisme le plus absolu ?

Des innocents sont quotidiennement assassinés par des islamistes, à travers le monde, et il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende parler de leurs méfaits. Mais, alors que les islamistes s’inspirent directement du Coran, les musulmans traditionalistes voudraient nous faire croire que ces extrémistes n’ont rien à voir avec l’islam.

Pour tenter de trouver le remède à cet islamisme radical qui gangrène le monde chaque jour un peu plus, l’auteur s’est attaché à étudier les textes sacrés de la religion musulmane. Ses recherches l’ont amené à découvrir que c’est le faible niveau de spiritualité de l’islam traditionnel qui génère l’extrémisme et le fanatisme chez certains musulmans.

Si une réforme de l’islam se révèle nécessaire, elle ne devrait pas se limiter à adapter le code islamique au monde moderne, mais à retrouver l’essence spirituelle de cette religion. Cette révision pourrait s’inspirer du soufisme, un courant de l’islam qui lui apporte une tout autre dimension. Cœur même de l’islam, le soufisme représente un véritable espoir pour la majorité de musulmans qui ne le pratiquent pas encore, puisqu’il leur permettrait d’atteindre les plus hauts niveaux de conscience.

Ayant entrepris de consacrer sa vie à un travail intérieur Jean Roquevène a connu des expériences qui ont totalement changé sa vie. Il est persuadé que l’humanité ne parviendra pas à transcender les difficultés actuelles sans développer une véritable spiritualité. Cette démarche devrait, selon lui, permettre à l’homme de renouer avec sa conscience.

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samedi 3 septembre 2016

Le burkini, version aquatique du hidjab

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe

 Il faudrait interdire le burkini au Québec, mais aussi avoir le courage de légiférer sur le port de signes religieux à l’école et dans les garderies. Vous souvenez-vous du sketch dans le film de Woody Allen Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander, dans lequel Allen lui-même, fourré dans un burkini tout blanc, incarnait un spermatozoïde ? C’était en 1972, l’époque d’après Mai 68, celle de la révolution sexuelle où l’on se libérait des tabous et du carcan moral de la religion catholique par rapport au sexe. L’époque où l’on enseignait Wilhelm Reich, Freud avec son Malaise dans la culture et Marcuse avec son fabuleux Éros et civilisation. C’était aussi l’époque de la révolution féministe avec La femme eunuque de Germaine Greer, La politique du mâle de Kate Millett et le percutant Ainsi soit-elle de Benoîte Groulx.

Au Québec, les années 1970 furent celles du premier écrit féministe avec l’audacieux L’Euguélionne de Louky Bersianik, livre-culte qui connut un succès immédiat auprès des femmes. Ce fut aussi, en 1978, la présentation au TNM de la très irrévérencieuse pièce Les fées ont soif de Denise Boucher, qui avait provoqué la colère des catholiques, ceux-ci ayant même demandé une injonction pour la faire interdire. Des manifestations eurent lieu et des appuis de partout se firent entendre pour dénoncer la censure des catholiques.

Dans les années 1970, ça discutait fort et on avait l’impression que le Québec prenait enfin le virage féministe et que tous les espoirs étaient permis. Les femmes prenaient conscience de leur aliénation, conscience de l’existence du patriarcat à qui la morale catholique servait d’idéologie. Elles luttèrent alors pour l’obtention de droits reproductifs parce qu’elles ne voulaient plus laisser l’époux, le curé ou le médecin définir leur vie et contrôler leur propre corps. Dites, vous souvenez-vous de cela ?

Mais à quoi auront servi tous ces efforts si c’est aujourd’hui pour se prosterner devant le burkini de ces femmes déguisées en spermatozoïde et qui, dans les années 1970, auraient passé pour des saintes nitouches ? Sommes-nous tombés sur la tête ? Est-ce cela, l’émancipation des femmes ? Que sert d’avoir la liberté d’aller à la plage seulement si nous cachons tout notre corps ? Sommes-nous assez naïves pour penser que celles qui « choisissent » le burkini auraient pu tout aussi bien choisir le bikini ? Et comment se fait-il qu’aucun homme ne fasse jamais ce choix ? Ils sont libres, eux aussi, non ?

Même morale étriquée
Le burkini participe de la même idéologie, de la même morale étriquée que celle du hidjab. Une morale patriarcale et sexiste qui définit les femmes comme des objets sexuels appartenant aux hommes. Faut-il rappeler que le Coran interdit aux femmes musulmanes d’épouser un non-musulman, sauf si l’époux se convertit à l’islam ?

Le burkini tout comme le hidjab ont la même fonction sociale : soustraire les femmes musulmanes aux regards des hommes qu’elles pourraient épouser, minimisant ainsi les occasions de séduction. C’est la raison pour laquelle les femmes voilées ne se dévoilent qu’en présence des hommes de leur famille et cachent leurs cheveux, leur cou, leurs oreilles, leurs bras et leurs jambes aussitôt qu’elles se retrouvent dans l’espace public. Le burkini n’est que la version aquatique du hidjab, symbolisant l’un comme l’autre l’absence de liberté sexuelle des femmes musulmanes de même que l’instrumentalisation de leur corps au profit de la communauté. Cela rappelle l’époux, le curé et le médecin, vous ne trouvez pas ?

Le burkini comme indice de pénétration de l’islamisme

L’immense controverse qui fait rage en France à propos du burkini est révélatrice du succès des islamistes à imposer leur idéologie patriarcale et à contrôler le corps des femmes musulmanes jusque sur les plages. La stratégie des islamistes est fort simple. Dans un premier temps, faire accepter le burkini sur les plages en nous le présentant comme un maillot de bain qui va permettre aux femmes burkinisées de profiter de la plage comme tout le monde. Bref, nous culpabiliser de vouloir interdire cet accoutrement sexiste et faire pleurer dans les chaumières.

Si nous ne résistons pas fermement à ce chantage émotif, cela aura pour effet d’augmenter la pression sur les femmes musulmanes qui refusent de porter le burkini, les incitant à rester chez elles plutôt que de s’exposer au harcèlement des burkinisées. Une fois les femmes musulmanes mises au pas, les islamistes s’attaqueront aux femmes non musulmanes, avec cette fois-ci la rhétorique de la femme qui, en choisissant le burkini, refuse d’être un objet sexuel. Et au nom de l’émancipation des femmes, les plages deviendront bondées de saintes nitouches. Ainsi soient-elles…

La morale islamiste a pénétré depuis plusieurs années nos écoles publiques, là où sont socialisés la plupart des jeunes Québécois. Elle s’affiche dans le hidjab des fillettes et des jeunes filles, dans celui des enseignantes et dans celui des éducatrices en garderie.

À la suite des recommandations faites par le Conseil du statut de la femme en 1978, le gouvernement modifia sa politique en matière d’édition de manuels scolaires afin d’en retirer toute référence à des stéréotypes sexistes dans le but exprès de promouvoir l’égalité des sexes. Alors qu’aujourd’hui nous exposons les jeunes au sexisme outrageant du hidjab des enseignantes et des éducatrices voilées au nom de l’ouverture à la différence. Le sexisme n’est devenu qu’une simple différence. Voilà où nous en sommes après quarante ans de luttes féministes.

Interdire le burkini au Québec ?
Oui, il faudrait interdire le burkini au Québec, mais avant de penser à légiférer sur les plages, il faudrait avoir le courage de légiférer sur le port de signes religieux à l’école et dans les garderies. Car si tout le monde ne va pas à la plage, tous en revanche doivent fréquenter l’école, qui est une institution publique.

J’ai souvenir d’un gouvernement qui, il y a à peine trois ans, a voulu, au nom de la laïcité, légiférer sur le port de signes religieux dans les institutions publiques. Les appuis furent nombreux dans la population et les attaques des multiculturalistes, des islamistes et des groupes religieux furent virulentes. Nous savons comment tout cela s’est terminé.

Les péquistes se sont retrouvés dans le confessionnal des curés du multiculturalisme, à se repentir d’avoir été trop loin. Tellement qu’aujourd’hui, bon nombre de politiciens, péquistes comme caquistes, se cramponnent au rapport Bouchard-Taylor, devenu soudainement La Mecque de la laïcité, le meilleur rempart contre les accusations de racisme et d’islamophobie.

Mais savez-vous que ce rapport autorise le port de signes religieux chez les enseignantes et les éducatrices en garderie ? À trop vouloir ne pas faire de vagues, on risque bien de se noyer. L’été tire à sa fin et bientôt les plages seront désertes. Il serait peut-être temps d’envisager le retour en classe…