Peu importe que pendant 15 ans son père l’ait élevée.
Peu importe que ses parents soient mariés et vivent ensemble depuis des années.
Peu importe que ses parents soient fidèles ou pas.
Soumeiya
est une bâtarde parce que l’islam dit que sa mère est une apostate en
se mariant avec un non musulman, que son mariage est invalide, qu’elle
commet l’adultère en couchant avec son mari non musulman, alors Soumeiya
leur fille est une bâtarde.
Soumeiya dont le père l’a élevée
refusera désormais de s’affilier à son père, car selon l’islam, l’enfant
naturel/illégitime (hors mariage) est automatiquement affilié à la mère
et ne peut se prétendre être l’enfant de son père.
Comme le
mariage des parents de Soumeiya est invalide en islam, son père n’est
pas son père et sa mère est une apostate commettant l’adultère en
dormant chaque soir avec son mari non musulman.
Soumeiya tellement
convaincue d’être dans le vrai, d’être dans le bien, tellement
convaincue qu’elle doit préserver sa mère de l’enfer, n’hésite pas à
rappeler à sa mère qu’elle est apostate selon l’islam.
La mère tout aussi apeurée et endoctrinée, pleure et pleure ne sachant que faire.
La
mère avait pourtant bien dit au père dès le début qu’elle ne se
marierait jamais avec un non musulman, le père s’était donc converti… Un
cas typique de l’hypocrisie forcée par l’islam. Mais chassez le naturel
il revient au galop. Après avoir épousé la jeune musulmane, le père
annonça qu’en fait, il était resté chrétien.
La mère prise de court et déjà enceinte, se résigna à rester avec lui… Peut-être qu’au fond elle l’aimait tout simplement !
Mais qu’est-ce que l’amour comparé à la vérité absolue d’un dogme révélé par une divinité absolue et régentant tout ?
L’amour qui pousse à mentir et se convertir.
L’amour
qui pousse à faire croire que l’on ne savait pas que l’autre au fond
mentait, l’amour qui pousse à rester malgré ses croyances dogmatiques.
L’amour qui n’est rien comparé à la soumission (traduction de soumission en arabe : islam).
Soumeiya
comme beaucoup d’autres personnes de la génération Y, a appris l’islam
sur internet. Soumeiya a été victime de la déferlante prosélyte
islamique cybernétique.
La mère de Soumeiya elle, a sûrement
appris l’islam par les traditions, par la famille, de façon moins
théorique peut-être, de façon peut-être plus cool.
Soumeiya elle, a
ingurgité des tonnes de copiés-collés prosélytes, de fatawas,
d’échanges sur des réseaux sociaux et autres forums, de vidéos youtube.
Ce
parcours ne rappelle-t-il pas celui de la plupart des jeunes
djihadistes d’aujourd’hui ? De la plupart des auto-radicalisés
contemporains ?
Soumeiya a appris l’islam sur internet, sur des
textes, des copiés-collés qui défilent et cette jeune musulmane
autodidacte en sait certainement plus sur l’islam des textes que
d’autres nés dans une culture pseudo-islamique où ne règne pas vraiment
l’islam littéral.
Prenons les mains de fatmas, les superstitions,
certains traditions, etc., ceci n’est pas vraiment légal d’un point de
vue purement basé sur l’islam des textes.
L’islam de certaines cultures est souvent moins dangereux que l’islam des textes.
Les musulmans pour certains sont plus appréciables que l’islam lui-même et ses textes.
Soumeiya
la jeune bâtarde autoproclamée lance un sos sur internet et, de ses
coreligionnaires, aucun ne l’encouragera à respecter ses parents, non.
Le
respect des parents en islam ne vaut que si ces derniers se soumettent à
l’islam en tant que musulman ou en tant que dhimmi qui ne boira pas son
rouge à midi parce qu’il reçoit sa fille la fondamentaliste qui se
couvre de la tête aux pieds.
Soumeiya ne recevra aucun
encouragement à entretenir la paix entre ses parents, non Soumeiya
recevra au mieux des conseils la redirigeant vers des « savants », au
pire des messages de soutien ressemblant à des condoléances comme si
Soumeiya venait de perdre un parent.
L’histoire de Soumeiya montre le gouffre abyssal dans lequel entraînent ces textes dogmatiques pleins d’obscurité.
Que de délires dans ces histoires totalement hors d’âge, hors de raison, hors de justesse.
Et qui pourtant se passent en 2013, en France.
Sabrina Azar
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