dimanche 5 janvier 2014

Résister face à l’islam, mais pas de manière suicidaire…

J’écris pour la première fois un article, en réponse à tout ce que je lis depuis quelques mois sur votre site, pour apporter mon soutien et mon humble témoignage de vie. L’histoire d’Erika, et de tant d’autres, parfois plus graves telle que celle de Marie-Ange, ne peuvent pas laisser indifférent. L’incroyable mauvaise foi de nos politiques, et de nos médias, ainsi que celle de certains de nos concitoyens heurtent ma logique, face à ce que nous vivons pour beaucoup au quotidien.
Depuis longtemps je suis confrontée à cette société multiculturelle, ayant grandi en cette pleine période de mutation de notre société, glissant lentement vers ce que nous constatons aujourd’hui: la disparition de notre identité et de nos valeurs au profit d’une autre.
Ma grand-mère, parisienne, qui a porté parmi les premières la petite robe trapèze flashie et ce faisant pour cela traitée de « légère » pour être polie, a vu petit à petit la femme s’émanciper, pour ensuite être le témoin navré d’un retour en arrière, un recul des mentalités, grâce à notre nouvelle richesse qu’est l’assimilation non réussie de nos nouveaux arrivants… Je suis heureuse pour elle qu’elle ne soit plus de ce monde depuis deux ans, elle reste dans mon cœur et mes pensées.
Au fil de ma petite vie, j’ai vu tout cela aussi glisser lentement, en fermant bien les yeux comme beaucoup, au nom de la tolérance!
A l’adolescence, je me souviens des réflexions à la cantine parce que je mangeais du porc. Selon mes quelques camarades de cantine musulmans, peu nombreux à l’époque, mon acnée était due à mon mode d’alimentation impure. Comme toute ado rebelle, je répondis (peu poliment, à vous d’imaginer la phrase).
Face au racket, devenu banal aussi au fil des ans, la petite femme que j’étais se rebiffa encore. Bien sûr on me traita de raciste, mot facile. Ma réponse déjà se voulait logique et neutre, car j’avais déjà compris à cette époque que quoiqu’on dise, on brandirait l’horreur du racisme contre moi! Donc, j’ai répondu à Mohammed (ah ben oui, le racketteur, quel hasard), que s’il se nommait Roger ou Bertrand, ça ne changerait rien, je ne me laisserais pas taxer… Bref, s’ensuivit une longue semaine d’escorte, où 5 gentils musulmans du quartier me suivaient au pas dans une voiture, à m’insulter, m’intimider et me menacer de mort pendant  que j’allais à pied au lycée. Je passais mon bac à cette époque.
En pleine période de révisions, je subissais un tapage infernal jusqu’à 4 heures du matin, je m’imaginais échouer à l’examen, et j’ai dû réadapter mon sommeil et mon mode de vie,  pour pouvoir réviser au calme : révisions jusqu’à 23h, boules quiès ensuite puisque le tapage commençait, et levée à 4 heure, puisque c’était calme pour réviser les cours, et ensuite partir au lycée.
Ca me rappelle le séjour d’Erika  à l’hôpital, et ça fera écho aussi à beaucoup de lecteurs.
J’avais dix-sept ans, en France, dans une petite cité de province, il y a 23 ans……
Je constate avec effroi que les problèmes actuels avaient déjà commencé à cette époque, et comme tout bon citoyen lambda, je fermais les yeux sur ce qui se passait, ne voulant pas glisser vers l’horrible racisme décrié déjà par SOS racisme et tous les bien-pensants.
Les années passent et je ne compte pas vous faire une autobiographie. Mes jours s’écoulaient plus ou moins heureux dans le sud ouest, sans trop de problème, avec l ‘illusion d’une société s’harmonisant.
Retour à Paris, travail en milieu international… Je me retrouve confrontée au problème.
J’ai ouïe dire que je ne méritais pas de vivre car je n’avais pas d’enfant, retour aux réflexions parce que je mange du porc, travailler deux fois plus pendant les abandons de poste des collègues pour la prière, se voir refuser des jours de congé ou travailler doublement car c’est ramadan.
Me faire siffler et insulter dans mon quartier parce que je suis blanche (même pas en mini-jupe, j’ai perdu toute coquetterie en arrivant dans la grisaille de Paris).
Comment faire pour répondre sans se faire traiter de raciste et avoir de toute façon tort ???
Là est la question !!
Alors je me suis tue (pour un temps), j’ai écouté et observé, j’ai appris. Un jour en feuilletant Sun tzu, j’ai eu le déclic : apprendre de son ennemi.
Ma lettre commence à être longue alors je vais essayer de faire court : soyons, nous aussi de mauvaise foi !
Ma chère Erika, face book et autres réseaux sociaux ne sont PAS des pages perso, c’est même dangereux de s’exprimer, d’ailleurs ça l’est devenu partout. A ta place, j’aurais demandé à mes amis de me rapporter un Christ, et une Bible, et pourquoi pas faire venir un prêtre, j’aurais prié à voix forte moi aussi et bref, puisque eux ont le droit de pratiquer leur religion, pourquoi pas nous ? Même si je ne suis pas pratiquante, j’aurais forcé le trait. Œil pour œil, prière pour prière…Mais je comprends votre réaction à cet instant, c’est insupportable.
Je donne uniquement du porc aux associations, ne mange pas dans des kébabs, quitte à  ne pas manger si il n’y a rien d’autre.
Je serre bien la main aux musulmans, après tout c’est une forme de politesse pour moi. On se fait même la bise.
Je ne comprends pas ce qu’ils veulent dire, et comme eux je fais toujours semblant de ne pas comprendre leur culture.
Ou alors j’interviens quand ils parlent dans leur langue, en ponctuant « ça c’est clair », « non, là il te dit n’importe quoi ». Je ne comprends rien, bien sûr, mais ça les énerve, et sous couvert de bonne humeur et de blagounette, ce sont eux les plus gênés. Pas de racisme là dedans, juste une trouble-fête qui veut plaisanter. Je reste sympa, donc on ne peut rien me reprocher.
Je m’insurge contre le racisme anti-blancs (en général devant témoins) si on m’attaque, après tout je suis moi aussi victime de discrimination puisque je suis une femme !
J’apprécie tous mes collègues, même étrangers, et nous vivons en parfaite harmonie apparente, nous échangeons bien, moi par désir de récolter le maximum d’informations sur leur culture et leurs failles, eux se croyant ainsi intégrés. Leur système clanique me permet d’être défendue par…. Eux-mêmes puisqu ‘ils m’apprécient. J’ai même été défendue lorsque j’ai fait l’objet d’un harcèlement sexuel !
Voyez-vous où je veux en venir ?? Restez discrets, faites croire à l’assimilation pour mieux faire entendre votre voix et votre culture ! Cela ne vous rappelle-t-il rien ?
Donnez du porc aux restos du cœur, et votez aussi.
Ignorez leur culture, soyez même ingénu et étonnez vous de leurs propos. Enfin, comprenez vous aussi ce qui vous arrange ! Notre réaction bien naturelle d’indignation ne fait que leur donner trop d’importance, et de poids.
Au quotidien, mon cœur fait des bonds et ma tension aussi bien sûr, il n’est pas plaisant non plus de sourire à son ennemi, mais c’est tellement jouissif de leur clouer le bec sans pouvoir être traité de racistes !! Là, il n’y a plus de défense possible pour eux !
J’ai plein d’exemples de mauvaise foi à pratiquer au quotidien, mais ma lettre est longue et je ne voudrais pas vous ennuyer. Mais essayez, c’est même amusant  de parfois jouer les andouilles.
Un grand hommage à ce groupe de femmes qui réinvestissent les cafés en nombre et pacifiquement, devenus trop masculins, et provoquant ainsi la gêne de nos amis musulmans! J’adore!
Quant aux bonnes copines gochos qui ne me comprennent pas, car en privé je défends mes idées, je leur demande de réfléchir au statut de la femme vu par le Coran (ha ben non, elles ne l’ont pas lu), et si elles souhaiteraient un jour ne plus pouvoir sortir que voilées et accompagnées d’un homme, elles qui vivent en célibataires, divorcées, ou mariées, mais libres ???
RESISTANCE ! Oui, mais pas n’importe comment, pas pour que cela se retourne contre nous ! Je ne prétends pas donner des leçons, mais peut-être vous faire entrevoir une autre optique de combat contre cette gangrène, puisque crier se retourne contre nous, les « racistes ». Restons discrets au quotidien pour ne pas être catalogués et utilisés par la presse, mais répondons selon leurs propres armes : la mauvaise foi ! Peu à peu, ceux qui restent encore aveugles ou trop lâches, et qui se réfugient dans l’accusation de racisme, par facilité, ne pourront plus argumenter trop longtemps. A nous d’être patients.
Et surtout, votons ! J’en ai assez de tous ces Français qui clament leur raz-le-bol et n’osent pas voter ce qu’ils disent, parce que c’est pas bien la droîiiiiite !! A eux de lire les programmes politiques, de lire le Coran aussi. A nous avec patience (mais on a peu de temps), de reprendre notre place que nous laissons car nous baissons les yeux trop souvent. C’est dur, je sais, je le vis au quotidien, mais ça paie, je vous assure.
Et rendez-vous le 26 !!
Merci à Christine Tasin et Pierre Cassen d’exister. Merci de pouvoir encore s’exprimer un peu.
Anna Aquebar

«Féminisme» islamique: quand le masque tombe, le hijab reste...


Trouveriez-vous normal de voir des Juifs se montrer favorables au nazisme en arborant fièrement la croix gammée ? Ou de voir des Afro-américains se promener travestis de draps blancs en appui au Ku-Klux-Klan ? Ne ressentiriez-vous pas un vague malaise, pour ne pas dire un profond sentiment d'incompréhension devant semblables incohérences, devant pareil mépris de soi ?

C'est exactement ce que j'éprouve devant le spectacle de femmes déambulant dans l'espace public affublées du voile islamique. Même en région, nommément à Trois-Rivières, on en voit de plus en plus. Bien sûr, je sympathise avec celles qui se voient contraintes par un conjoint rétrograde à porter pareil oripeau, mais je reste perplexe devant les autres, celles qui prétendent le revêtir par choix et qui vont même jusqu'à en revendiquer âprement le port.

Vous avez dit féminisme... islamique ?

Le concept même de féminisme islamique, chez les musulmanes les plus militantes qui prétendent vouloir affirmer au grand jour leur identité religieuse, y compris dans la fonction publique, me semble une contradiction dans les termes, au même titre que l'expression « discrimination positive », aimablement remplacée par notre gouvernement par « action positive ». Cette nouveauté a - également - le mérite relatif de dissimuler une pratique incongrue sous une dénomination qui pourrait frauduleusement la faire passer pour de l'engagement social.

C'est à ces prétendues féministes islamiques que l'on doit d'avoir vu la Fédération des femmes du Québec infiltrée par Présence Musulmane - favorable à Tarik Ramadan et à son moratoire (sic !) sur la lapidation - et par le Conseil islamique canadien - militant des tribunaux islamiques en Ontario - en vue de faire fléchir ce regroupement féministe, jadis emblématique, en faveur de la laïcité dite ouverte et de l'opposition à l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique. Le tout, bien sûr, par l'intermédiaire de Québec solidaire, tenant désormais sous sa férule la FFQ, au cas où il faudrait le rappeler.

C'est également devant la commission Bouchard-Taylor, au moment où la présidente de la FFQ de l'époque, Michèle Asselin, déclarait que le hijab ne contrevenait pas vraiment à l'égalité homme femme, qu'une délégation de « féministes » islamiques avait attiré l'attention d'un participant, Denis Gaumont, retraité de l'UQAM. Il relate ainsi leur intervention:
« Structurées et bien documentées, ces jeunes femmes ont ébloui les commissaires. Elles ont défendu avec aplomb le port du voile, le respect de l'époux, la charia appliquée à la famille, la bonté d'Allah, leur auto-exclusion si nécessaire. Un travail bien fait. Classique. Au point que messieurs les commissaires ont remercié mielleusement ces émissaires, de toute évidence en service commandé et bien escortées. Pour en rajouter une couche, les commissaires les ont explicitement félicitées pour la qualité de leur «féminisme» à la sauce musulmane! »
À souligner, au crayon rouge, que ces prétendues féministes, en se déclarant favorables à « la charia appliquée à la famille », trahissent on ne peut plus clairement leur adhésion aux tribunaux islamiques. Que les deux commissaires se soient prosternés avec leur obséquiosité ordinaire devant semblables représentantes de l'islam politique ne surprendra personne, mais n'est-il pas inquiétant de constater qu'ils ne sont pas les seuls ?

Des idiots utiles à Djemila

C'est au nom des nobles principes que sont « le refus du racisme, des stigmatisations, de toutes les formes de domination et d'inégalité quelles qu'elles soient » qu'une centaine d'intellectuels se sont sentis obligés de s'opposer à la Charte de valeurs québécoises du ministre Drainville, en brandissant la Déclaration universelle des droits de l'homme votée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations unies, qui reconnaît la liberté « de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé ».

Voilà une - autre - définition qui gagnerait à être revue et corrigée à la lumière de l'échec du multiculturalisme en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou en Espagne, pour ne nommer que ces pays occidentaux, déroute ayant pour dénominateur commun la montée de l'islam politique, une évidence qui ne semble pas émouvoir outre mesure ces intellectuels épris d'un Disneyworld multiculturel utopiste.

« Cette démarche (la charte NDA) nourrit le fantasme d'une définition non conflictuelle de la collectivité québécoise », écrivaient-ils. Et moi qui croyais que c'était justement le multiculturalisme qui nourrissait cette illusion...

Concernant cet autre mirage, le féminisme islamique, Djemila Benhabib publiait récemment dans Facebook le statut suivant :
« Quelques mots au sujet du féminisme islamique - Celles qui portent le voile islamique et se revendiquent du féminisme véhiculent une énorme aberration. Puisque ces dernières ne remettent nullement en cause les dogmes religieux en matière d'héritage, de mariage, de divorce, de garde des enfants, d'autorité parentale, de liberté et d'orientation sexuelles, de témoignage devant un tribunal, ou d'accessibilité à certaines fonctions ou professions. Ce concept sert tout simplement de paravent à l'islam politique pour mettre en difficulté, voire discréditer, l'universalité des droits des femmes. Cette entreprise vise uniquement à liquider les acquis des femmes et isoler les luttes des femmes musulmanes des luttes des femmes dans le monde. Durant les quatre-vingts dernières années, les femmes ne se sont pas émancipées en s'appuyant sur les dogmes religieux, mais en prenant leur distance avec le religieux. Sans surprise, les droits des femmes ont pris leur envol une fois la distinction entre les pouvoirs temporel et spirituel a été établie. En ce sens, la laïcité est une condition nécessaire à l'égalité entre les femmes et les hommes. »
Les hijab Barbies

Parlant de Djemila Benhabib, je m'en voudrais de passer sous silence sa participation, claire, documentée et articulée, à l'émission Tout le monde en parle le 29 septembre dernier, mais si je mentionne l'événement, c'est surtout à cause de son interlocutrice de la soirée, Dalila Awada.

Cette jeune femme a été simplement présentée par Guy A Lepage comme une étudiante en sociologie à l'UQAM, née au Québec de parents originaires du Liban. C'est par l'entremise des médias sociaux, encore une fois plus vifs que les médias traditionnels, ou que les recherchistes de l'animateur, que l'on devait apprendre que cette musulmane était en fait une militante de Québec solidaire, membre du comité femmes immigrantes de la FFQ, et qu'elle entretenait, par cousine interposée, en l'occurrence Leila Bdeir, des liens avec Présence musulmane, organisation mentionnée plus haut dans ce texte, favorable aux tribunaux islamiques et entièrement dévouée à Tarik Ramadan, petit-fils de Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans, organisation islamiste des plus rétrogrades.

Dalila Awada reste à ce jour l'incarnation la plus représentative de l'ambassadrice islamique, douce, jolie, séduisante, mais mandatée afin de nous faire gober un double discours analogue à celui de Ramadan. Tout en admettant que le hijab peut être utilisé à des fins répressives dans les pays islamistes, elle affirme qu'une telle orientation n'est pas près de survenir au Québec, si civilisé. Et on accusera ensuite les régions de vivre repliées sur elles-mêmes !

À notre époque de mondialisation économique, politique et médiatique, on voit mal comment le Québec, dans un contexte planétaire où l'islam politique radical gagne sans cesse du terrain devant l'indolence occidentale, resterait le dernier petit village à résister encore à l'envahisseur. Sans doute détenons-nous une potion magique qui saura nous en préserver ? Au fait, ai-je bien dit « envahisseur »...

http://quebec.huffingtonpost.ca/olivier-kaestle/feminisme-islamique-quebec_b_4073631.html

samedi 4 janvier 2014

Le Danemark se prépare à des mesures extrêmes pour stopper l’immigration.

    
blasphem-islam_Danemark
Aujourd'hui le Danemark se prépare à des mesures extrêmes pour stopper l'immigration. Que s'est-il donc passé?
Ce pays, de haute tradition éthique, a d'abord été très ouvert; dignité protestante oblige, bonté envers les étrangers; qu'ils viennent du Sri Lanka ou du Maghreb, d'Irak ou d'Iran, "on leur donnait tout", dans les belles années 70-80.

"Tout": travail, subventions, allocation chômage conséquente; une vraie prise en charge de l'autre; parce que c'est "nous", et que "nous", on est bons. (Pourquoi "nous" sommes si "bons" et sans aucune condition, on ne se le demande pas, ça va de soi; on est meilleurs que les autres, c'est tout.)
On aurait pu questionner ce don-pour-rien, fait à l'autre sans contrepartie, comme un acte moral qu'on est heureux d'accomplir. Que cache-t-il d'autre? n'est-il pas un peu suspect? Au contraire, on va droit vers l'universel, sans entrer dans les détails, les singularités de l'autre ou de la relation. Et puis, on est riche: tout le monde est imposé à 50% au moins de ses revenus, on a de quoi s'offrir cette bonté universelle.
Et voilà qu'à l'épreuve du temps, ça se gâte: beaucoup d'enfants de ces immigrés, qui parlent danois, se révèlent arrogants et violents; ne s'estiment pas assez reconnus; veulent faire la loi morale; ne veulent plus de ces Danoises très dévêtues sur les plages (sont-elles trop libres? trop désirables?). Des quartiers de la capitale, jadis sans problèmes, deviennent dangereux. Et surtout, ils traitent les Danois de "racistes"; stupeur.
L'accusation insiste: vous ne respectez pas les immigrés. Les Danois, eux, sont sidérés: Mais on leur a tout donné !
A croire que la transmission est une épreuve de vérité: le passage d'une génération met à nu le refoulé. Les Danois ont fait du "racisme" à l'envers (l'autre ne doit manquer de rien, parce que c'est l'autre, parce que c'est nous), et ils reçoivent du "racisme" à l'endroit. A l'endroit où ça fait mal: là où l'on était parti pour la bonté pure, désintéressée, authentiquement chrétienne ou humaniste, universelle directe. Là où l'on était sûr de sa supériorité naturelle. Quelle condescendance…, vous lance la génération suivante, en toute incompréhension.
Car les accusateurs ne comprennent pas ce dans quoi ils sont pris, notamment leurs problèmes avec leurs parents, leurs origines, etc. Mais les responsables de cet état des choses, eux, comprennent: et comme la blessure est vive, ils imposent la censure sur ces questions.
Si des Danois ont peur de sortir le soir, ou d'être pointés comme "racistes", il ne faut pas en parler, ni se demander pourquoi, on ne le sait que trop, on sait que ça remonte au temps où l'on a été "trop bon" ou "trop con"… Or est-ce vraiment une affaire de "trop"? Ce n'est que la mise en question radicale d'une prétention universelle qui méprise le rapport d'échange; une vision où l'autre est une image de moi, où donc il n'y a pas de différence; une façon d'imposer le don pur, où l'"on est responsable pour l'autre", en ignorant qu'il y a mieux qu'une différence: un entre-deux mouvementé, où l'on combine, on négocie, on s'affronte.
Nous avons critiqué ailleurs l'éthique du "répondre-pour-l'autre" , dans laquelle l'autre vous suit quand cette dépendance lui convient, mais ses enfants doivent la rejeter pour exister, et c'est l'impasse. Il est plus dur d'aider l'autre à trouver en lui du répondant qu'il puisse leur transmettre. Etre répondable (ou responsable, c'est construire un lien symbolique qu'on puisse tenir et transmettre; cela suppose d'être partagé, que l'autre l'est aussi, et qu'on dialogue sur cette base.
Etre trop entier ou narcissique dans le rapport à l'autre, cela se paie cher plus tard.
En attendant, tout un courant de citoyens se réveille, se questionne; mais, fort opportunément, ils ont des porte-paroles excessifs, extrémistes; on peut donc ignorer leurs amertumes. Le malaise n'en est pas moins profond. Et lors des conférences internationales, il apparaît souvent que les Danois sont en déficit de connaissance et d'ouverture par rapport à leurs pairs occidentaux. Est-ce à dire qu'ils avaient, dans leur splendide isolement, un tel besoin de reconnaissance, qu'ils l'ont comblé très vite en épatant ces immigrés qu'ils recevaient avant que leurs descendants n'inversent les rôles, en donnant un grand coup de pied dans le self righteousness des dirigeants "magnifiques"? qui appliquaient la bonté biblique incarnée par Jésus sans faire entrer la parole sainte dans un processus de débat, de mise en question, voire d'interprétation? De fait, quand on détient la vérité, à quoi bon questionner, analyser les conditions.
S'il n'y avait pas eu, au départ, cette prétention éthique humiliante pour l'autre, les enfants de ces immigrés auraient eu une dette d'honneur envers le pays d'accueil. Mais c'est tout le contraire, c'est eux qui mettent en dette ou en faute les Danois, et leur demandent des comptes.
C'est logique: le pays d'accueil paie aujourd'hui l'hypocrisie naturelle de l'énoncé: "Je suis bon". Personne n'est inclus dans l'être-bon, c'est la relation d'un sujet à un autre, d'un groupe à un autre qui est bonne, et encore, un certains temps – car elle peut tourner mal si on ne la travaille plus. Quand elle est "bonne", c'est parce qu'on a réussi à y mettre de la justice, non pas celle des bons sentiments, mais celle d'une justesse dans le rapport à l'être. Je pense à une loi de la vieille Bible (pré-chrétienne) qui dit: si l'âne de ton ennemi croule sous le fardeau, tu dois le secourir. Les commentateurs précisent: à condition que ton prochain mette la main à la tâche. Aider l'autre, ce n'est pas le prendre en charge, c'est le ré-engager dans le jeu de vie où il avait renoncé.

"La liberté d'expression est le terrorisme de l'Occident"
Quant à la blessure narcissique de s'être fait avoir par soi-même (car après tout, ces immigrés n'en demandaient pas tant, ils voulaient juste du travail pour ramasser de l'argent et revenir la tête haute dans leur pays d'origine, pourquoi pas?), c'est une blessure assez vive puisqu'elle entraîne des mesures extrêmes comme celles que vont prendre les Danois, qui remettent en cause leurs engagements européens.
Comme quoi l'extrémisme n'atteint pas que les extrémistes, et traduit des blessures narcissiques qu'on a du mal à panser.
Daniel SIBONY

Danemark : auteurs et artistes se censurent devant les islamistes

La liberté d’expression est menacée, selon un sondage réalisé chez les auteurs et artistes danois.
Près de la moitié –47%– des auteurs, dessinateurs, directeurs de galeries et de musées du Danemark estiment que la liberté d’expression est menacée, révèle un sondage quatre ans après la publication dans un grand quotidien du pays de caricatures du prophète Mahomet.
http://allumelesjanettes.blogspot.ca/2013/12/sacrees-caricatures.html

Danemark – L'ambassadrice du Pakistan justifie les attentats

"Cessez de nous provoquer avec vos libertés, censurez vos médias et vos artistes, cessez de résister à la dhimmitude, et nous cesserons notre odieux chantage !"

Les illusions perdues du Printemps arabe

Frank Nouma est un journaliste indépendant.

Le 17 décembre 2010, un jeune Tunisien, Mohamed Bouazizi, s'immolait par le feu, donnant ainsi naissance à la révolution du jasmin, puis au Printemps arabe. Certes, le monde démocratique avait toutes les raisons de se réjouir de ces révoltes. Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kaddafi en Libye, trois dictateurs dont la chute permettait donc, pensa l'Occident, la libération aussi inattendue qu'inespérée de peuples opprimés depuis de longues années. Mais force est de constater, si l'on dresse un premier bilan objectif, que c'est plutôt un hiver islamiste qui se profile à l'horizon. En Libye, les milices surarmées, anarchiques et hors de contrôle prolifèrent. En Égypte, les Frères musulmans sont sur le point d'instaurer une dictature religieuse. Enfin, en Tunisie, le fondamentalisme islamiste est en train de s'installer au coeur de la société.

Ce sont en effet les partis intégristes qui règnent désormais en maîtres, avec la probable inscription dans les futures Constitutions de la charia, cette rétrograde et obscurantiste loi islamique où le statut des femmes mais également ceux des homosexuels, des laïcs, des juifs et des chrétiens subissent un effroyable bond en arrière.

Dictature théocratique

C'est précisément l'un des enjeux du référendum que le président égyptien Mohamed Morsi, soutenu par les Frères musulmans, a soumis à son peuple, qui a favorablement répondu à cet appel identitaire. Car, il faut bien le reconnaître, il n'y a pas plus de démocratie en Égypte aujourd'hui que sous l'ère Moubarak. Au contraire, une nouvelle dictature théocratique est en train de se substituer à la dictature politique de l'ancien régime, avec une dérive autoritaire encore plus affirmée que la précédente. Elle dénie toute liberté de pensée, de parole, de culte autre que l'islam, et opprime les consciences en ce qu'elles ont de plus intime et « sacré ». Qu'il suffise, pour s'en convaincre, d'interroger les différentes minorités chrétiennes, dont les Coptes, qui furent pourtant jadis un des piliers culturels de l'Égypte. Les sociétés égyptienne, libyenne et même la société tunisienne sont en train de régresser de manière significative sur le plan des libertés individuelles. C'est une involution plus qu'une évolution, où toute référence à la laïcité, condition sine qua non de toute véritable démocratie, est bannie de la nouvelle loi.

Dans ces conditions, le grand critère de la démocratie - un régime politique dans lequel seul le peuple est souverain -, s'il est nécessaire, s'est révélé insuffisant. Certes, cette ultime définition est proche du sens étymologique du mot « démocratie » (pouvoir du peuple).

Seulement voilà, ce qui pouvait apparaître au départ comme un bien précieux, sinon une vertu, peut aussi se transformer, in fine, en une autre tyrannie : la dictature des masses. Surtout lorsque ces dernières s'expriment au détriment de la liberté des individus.

Démocratie

C'est le danger qui guette aujourd'hui, par-delà leurs indéniables mérites, les révolutions arabes, fussent-elles parées du beau nom - malheureusement galvaudé - de « démocratie ». Car c'est une étrange idée de la démocratie que se font ces nouveaux émirs de Tunis, de Tripoli ou du Caire : un système qui, contrairement à ce que préconisa Montesquieu dans De l'esprit des lois, ne connaît pas la séparation des pouvoirs en trois instances distinctes et indépendantes.

C'est dire qu'il ne saurait y avoir de démocratie, à moins d'en donner une définition tronquée, là où il n'y a pas de séparation entre les pouvoirs législatif (le Parlement), exécutif (le gouvernement) et judiciaire (la justice). C'est cette évidence que bon nombre de nos responsables politiques, nos intellectuels, ainsi que nos médias semblent ignorer lorsqu'ils qualifient de « démocratique » ce largement surévalué Printemps arabe. Sauf à limiter la démocratie au seul comptage des bulletins de vote et à en sacrifier l'esprit humaniste et universaliste. D'où cette question, si l'on veut véritablement aider, sans leurre ni hypocrisie, sans fausses promesses ni faux espoirs, les jeunes générations à emprunter, en ces terres tourmentées, le difficile chemin de la vraie liberté : qu'ont donc de si « démocratiques », à moins d'infirmer notre propre vision de la démocratie, ces prétendues révolutions arabes, lesquelles ne sont tout au plus que des révoltes populaires ?

Il est des avenirs prétendument radieux qui se révèlent parfois, faute de clairvoyance tout autant que de résistance, d'interminables et tragiques cauchemars.