mercredi 10 septembre 2014

Si j’étais militant péquiste

Merci à Solange
Si j’étais militant péquiste

Photo : Annik MH De Carufel Archives Le Devoir
Où que je sois, je garde un œil quotidien sur l’actualité québécoise. J’observe cette pré-course au PQ en me demandant si la suite des choses amènera un certain retour aux sources ou la disparition pure et simple de ce qui a déjà été quelque chose comme un grand parti.

Si j’étais militant péquiste, je chercherais minimalement les attributs suivants chez le prochain primus inter pares:

- Engagement de tenir un congrès de refondation auquel les souverainistes, tous partis confondus, seraient invités. Non pas un congrès du PQ ouvert à tous, mais bien un congrès de refondation duquel naîtrait un nouveau grand parti souverainiste avec des gens de tous les horizons et toutes les ressources regroupées en son sein. Parce que la majorité nécessaire au projet ne se trouvera jamais dans l’un ou l’autre des sous-groupes (gauche, droite, jeunes, vieux) mais seulement dans l’ensemble.

- Engagement de faire en sorte que le Québec perçoive tous les impôts payés sur son territoire, soit un rapport d’impôt unique. Parce que le Québec est le seul au Canada à en avoir deux, entrainant des dédoublements administratifs se chiffrant en centaines de millions de dollars chaque année. Souverainiste ou fédéraliste, la situation actuelle ne peut être souhaitée par qui que ce soit.

- Engagement d’utiliser les sommes annuelles ainsi épargnées pour instaurer, de la petite enfance au doctorat, la gratuité scolaire balisée. Parce qu’on peut expliquer aux romantiques que c’est la meilleure façon d’avoir une société plus responsable et équitable, et aux homo economicus que c’est la meilleure façon d’avoir une société plus riche et productive. La santé passe par l’éducation. Des finances publiques saines passent par l’éducation. La protection de l’environnement passe par l’éducation. La paix sociale passe par l’éducation. De bons élus aussi.

- Engagement de procéder à une réforme du mode de scrutin pour y ajouter une composante de proportionnalité. Parce le système actuel ne respecte pas le vote populaire dans l’allocation des sièges. Il faudra un jour se soucier de faire passer un principe démocratique de base comme la représentativité avant la volonté détestable de bénéficier d’une alternance qui a trop étouffé l’imagination, détourné la recherche de l’intérêt collectif et neutralisé le renouveau politique.

Si j’étais militant péquiste, je souhaiterais aussi qu’on ne redonne pas au même équipage le Costa Concordia. Les naufrageurs «entourageux» seront toujours bienvenus comme passagers, mais pas trop près de la cabine du capitaine.

Je m’inquiéterais certainement qu’on propose de repousser l’audace à un deuxième mandat alors qu’elle n’aura jamais autant de traction qu’en arrivant au pouvoir. Retarder l’audace, c’est ne pas en avoir. Reporter une urgence, c’est ne pas la reconnaitre. Je crois fermement que les convictions assumées peuvent encore faire gagner des élections.

Il y a certes un niveau de difficulté beaucoup plus élevé à vouloir convaincre qu’à simplement identifier ce que les gens veulent entendre a priori. Dans le premier cas, c’est du leadership. Dans le deuxième, c’est avouer tristement qu’un robot-sondeur pourrait être le plus grand des chefs.

Si j’étais militant péquiste, au fond, je voudrais simplement du vrai leadership. Y en aura-t-il?

samedi 19 juillet 2014

Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.


Merci Christine
TEXTE DE MARTIN NIEMÖLLER (1892 - 1984) S.V.P. ..... Prenez 2 minutes pour le lire !

Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes.
Texte de Martin Niemöller (1892-1984)

Un homme dont la famille faisait partie de l'aristocratie allemande, avant la seconde guerre mondiale, possédait un certain nombre de grandes usines et de propriétés. Quand on lui demandait combien d'allemands étaient de véritables nazis, il faisait une réponse qui peut guider notre attitude au regard du fanatisme.

« Peu de gens sont de vrais nazis, disait-il, mais nombreux sont ceux qui se réjouissent du retour de la fierté allemande, et encore plus nombreux ceux qui sont trop occupés pour y faire attention. J'étais l'un de ceux qui pensaient simplement que les nazis étaient une bande de cinglés. Aussi la majorité se contenta-t-elle de regarder et de laisser faire. Soudain, avant que nous ayons pu réaliser, ils nous possédaient, nous avions perdu toute liberté de manœuvre et la fin du monde était arrivée. Ma famille perdit tout, je terminai dans un camp de concentration et les alliés détruisirent mes usines.»

La Russie communiste était composée de russes qui voulaient tout simplement vivre en paix, bien que les communistes russes aient été responsables du meurtre d'environ vingt millions de personnes. La majorité pacifique n'était pas concernée.

L'immense population chinoise était, elle aussi, pacifique, mais les communistes chinois réussirent à tuer le nombre stupéfiant de soixante-dix millions de personnes.

Le japonais moyen, avant la deuxième guerre mondiale, n'était pas un belliciste sadique. Le Japon, cependant, jalonna sa route, à travers l'Asie du sud-est, de meurtres et de carnages dans une orgie de tueries incluant l'abattage systématique de douze millions de civils chinois, tués, pour la plupart, à coups d'épée, de pelle ou de baïonnette.

Et qui peut oublier le Rwanda qui s'effondra dans une boucherie. N'aurait-on pu dire que la majorité des Rwandais était pour «la Paix et l'Amour» ?

Les leçons de l'Histoire sont souvent incroyablement simples et brutales, cependant, malgré toutes nos facultés de raisonnement, nous passons souvent à côté des choses les plus élémentaires et les moins compliquées : les musulmans pacifiques sont devenus inconséquents par leur silence.

Aujourd'hui, des «experts» et des «têtes bien pensantes», ne cessent de nous répéter que l'Islam est la religion de la paix, et que la vaste majorité des musulmans ne désire que vivre en paix. Bien que cette affirmation gratuite puisse être vraie, elle est totalement infondée. C'est une baudruche dénuée de sens, destinée à nous réconforter, et, en quelque sorte, à diminuer le spectre du fanatisme qui envahit la Terre au nom de l'Islam.

Le fait est que les fanatiques gouvernent l'Islam, actuellement. Ce sont les fanatiques qui paradent. Ce sont les fanatiques qui financent chacun des cinquante conflits armés de par le monde. Ce sont des fanatiques qui assassinent systématiquement les chrétiens ou des groupes tribaux à travers toute l'Afrique et mettent peu à peu la main sur le continent entier, à travers une vague islamique.

Ce sont les fanatiques qui posent des bombes, décapitent, massacrent ou commettent les crimes d'honneur. Ce sont les fanatiques qui prennent le contrôle des mosquées, l'une après l'autre. Ce sont les fanatiques qui prêchent avec zèle la lapidation et la pendaison des victimes de viol et des homosexuels. La réalité, brutale et quantifiable, est que la «majorité pacifique», la «majorité silencieuse» y est étrangère et se terre.

Les musulmans pacifiques deviendront nos ennemis s'ils ne réagissent pas, parce que, comme mon ami allemand, ils s'éveilleront un jour pour constater qu'ils sont la proie des fanatiques et que la fin de leur monde aura commencé.

Les Allemands, les Japonais, les Chinois, les Russes, les Rwandais, les Serbes, les Albanais, les Afghans, les Irakiens, les Palestiniens, les Nigériens, les Algériens, tous amoureux de la Paix, et beaucoup d'autres peuples,sont morts parce que la majorité pacifique n'a pas réagi avant qu'il ne soit trop tard.

Quant à nous, qui contemplons tout cela, nous devons observer le seul groupe important pour notre mode de vie : les fanatiques.

Enfin, au risque de choquer ceux qui doutent que le sujet soit sérieux et détruiront simplement ce message, sans le faire suivre, qu'ils sachent qu'ils contribueront à la passivité qui permettra l'expansion du problème.

Aussi, détendez-vous un peu et propagez largement ce message.

Espérons que des milliers de personnes, de par le monde, le liront, y réfléchiront et le feront suivre...

«Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu'ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester.»

«Texte de Martin Niemöller (1892-1984), pasteur protestant arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau .. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

On ne peut s’empêcher de repenser à cette phrase de l’un de nos congénères les plus éclairés, lui aussi allemand d’origine :

«Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.»
Albert Einstein

vendredi 28 février 2014

UN islamisme "laïcophobe" très militant


par Rakia Fourati, membre fondatrice de la Ligue tunisienne de la défense de la laïcité et des libertés (LDLL) et membre de l’association Égalité et Parité
Si la laïcité, l’appel à l’égalité, la liberté sont synonymes « d’islamophobie », eh bien, je suis une musulmane islamophobe et les islamistes sont des « laïcophobes ».

Je suis désolée de constater que certains partis politiques croient aider la femme en autorisant le port du voile et en se substituant aux islamistes, alors qu’ils devraient l’aider à mieux s’intégrer, à comprendre et partager les principes et les valeurs de la société où elle est censée vivre, travailler et éduquer ses enfants.

Après mon passage à l’Assemblée nationale pour défendre la charte de la laïcité, j’ai eu des menaces et de l’intimidation de la part de certains islamistes de Montréal, mais j’ai aussi eu des encouragements de plusieurs musulman-es qui disent que je les ai éclairé-es sur certaines notions qu’ils ou elles ignoraient. À la suite d’une petite enquête faite autour de moi et qui ne concerne que l’aspect de la charte de la laïcité et sa répercussion dans la communauté musulmane, j’ai distingué deux sortes d’approches.

1) Les personnes qui comprennent les principes de la laïcité, qui s’intègrent et s’adaptent facilement dans n’importe quelle société, ont en général une bonne culture (je ne parle pas du niveau d’instruction). Elles n’ont pas de préjugés religieux discriminatoires, elles sont dotées d’une grande personnalité et n’ont aucune gêne ni complexe à partager et épouser la culture du pays d’accueil et à y adapter la leur.

2) Les gens qui confondent laïcité, athéisme et mécréance et n’ont personne pour les éclairer sont vite récupérés par des islamistes. Ces derniers les parrainent et leur expliquent que la laïcité c’est la mécréance et éloigné de l’islam et que leur identité réside dans le port du voile, le rejet de l’occident et l’application de la charia.

On leur explique qu’être un bon musulman, c’est ne jamais critiquer, douter, ou contester les paroles de dieu, de Mohamed et du coran, de peur d’être dénigré, rejeté et exclu par leurs proches ici et dans leur pays d’origines. Certaines dames à qui j’ai parlé m’ont manifesté leur admiration de me voir mener la vie et exprimer les idées que je souhaite. D’autres m’ont avoué qu’elles ne portaient pas le foulard dans leur pays d’origine et qu’elles le portent ici par intimidation depuis la présentation de la charte des valeurs.

Certaines m’ont confié qu’elles luttaient contre les islamistes chez elles mais qu’elles se sentent obligées d’être solidaires et de combattre avec eux ici parce qu’ils leur ont fait croire que l’islam serait en danger si la laïcité était instaurée. Certains ont eu le courage de me demander si la charte allait interdire la religion musulmane au Québec !!!

Les gens avec qui j’ai discuté m’ont demandé si je n’avais pas l’impression de me renier ou de renier ma religion et mes origines en défendant la laïcité, en m’investissant avec les « Janette » et en défendant les valeurs québécoises. Une dame m’a demandé ce que veut dire la laïcité. Je lui ai expliqué que « c’est la séparation de l’État et de la religion ». Je lui ai dit : « Vous, vous pouvez continuer à être de bons musulmans pour aller au paradis, et nous, les laïques, nous nous occupons de la protection de vos acquis, la défense de vos droits et la sauvegarde de votre dignité. Ainsi vos maris ne pourront jamais vous répudier, ni en épouser une autre, ni vous imposer leurs lois. »

Elle a ri et m’a remerciée de l’avoir éclairée en m’avouant que son mari l’a prévenue de ne jamais parler aux laïques parce qu’ils sont mécréant-es.

Inutiles de préciser que toutes ces craintes et ces psychoses sont l’œuvre des islamistes qui ont monté les musulman-es contre la laïcité, la charte et les lois de l’État afin d’imposer ultérieurement leur charia, comme ils le font actuellement dans plusieurs pays et en se basant sur la Déclaration des droits de l’homme en islam, adoptée au Caire le 5 août 1990.

L’article 24 de cette Déclaration stipule : « Tous les droits et libertés énoncés dans la Déclaration sont soumis à la charia islamique », et l’article 19 : « Il n’y aura pas de crime ou de peine, sauf tel que prévu dans la charia ».

L’auteure

Rakia Fourati est co-signataire de la lettre des Janette, membre de l’Association Égalité et Parité, membre de la Ligue tunisienne pour la défense de la laïcité et des libertés, et psychothérapeute à la retraite.

- Elle a aussi présenté un mémoire à la Commission parlementaire sur le projet de loi 60 (charte des valeurs, laïcité et neutralité religieuse de l’État, égalité des femmes et des hommes et balises des accommodements). Lire ce mémoire très remarqué.

Mis en ligne sur Sisyphe, le 27 février 2014
vu ici

Le monde est en train de changer