mercredi 29 janvier 2014

La charte des valeurs menace l'économie du Québec, selon le PDG de Cogeco


Le président et chef de la direction de Cogeco s'est prononcé, mardi, contre la charte des valeurs proposée par le gouvernement péquiste.

Louis Audet a déclaré que la charte, qui limiterait le port de signes religieux pour les employés de l'État, nuirait à l'économie québécoise.

Lors d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, M. Audet a affirmé que la charte aurait pour effet de diminuer le nombre d'immigrants adoptant la province comme terre d'accueil et, par le fait même, réduirait la richesse que ces nouveaux résidants contribuent à créer.

Il a également dénoncé ce qu'il a décrit comme les préjugés défavorables au milieu des affaires, qui seraient de plus en plus forts au Québec.

Louis Audet a mentionné un récent sondage effectué par CROP pour Cogeco selon lequel la moitié des Québécois croient que les entreprises privées ne profitent pas à la société.

D'après M. Audet, les entreprises privées jouent un rôle essentiel dans la création d'emplois et de richesse, en plus d'être nécessaires pour soutenir les programmes sociaux.

Source : La Presse 

Couillard met en garde le Québec contre la volonté de se distinguer


Saint-Félicien — Le chef libéral Philippe Couillard a prévenu que le Québec ne peut choisir un modèle de diversité qui se distingue de ses voisins en Amérique du Nord, comme le propose le Parti québécois avec la charte des valeurs, sans risquer d’en pâtir sur le plan économique.

« Nous ne sommes pas en Europe. Nous ne sommes pas des Européens déplacés. Nous sommes des Nord-Américains et nous fonctionnons dans un contexte nord-américain », a affirmé Philippe Couillard en marge du caucus de son parti. « Les sociétés nord-américaines, par nature, sont diverses. La nôtre devient également de plus en plus diversifiée. »

Selon lui, les investisseurs étrangers, avant de placer leurs billes au Québec, tiendront compte de « la façon dont cette diversité est gérée, non pas comme source de tensions ou de divisions, mais comme un actif pour la société et une source de prospérité ». Cela fera partie des multiples facteurs qui seront évalués, a-t-il précisé.

« La diversité chez nous, ce n’est pas une menace. Nous ne sommes pas menacés au Québec », a-t-il insisté.

Le chef libéral, qui croit réelle la possibilité que Pauline Marois déclenche des élections sous peu, juge que la population sera placée devant un choix entre « deux modèles de société complètement différents » : le Parti libéral misera sur la croissance économique pour assurer le financement adéquat des services publics. « Sur le plan social, alors que d’un côté, le gouvernement divise, nous, on veut rassembler. On veut créer une identité québécoise, maintenir et promouvoir une identité québécoise qui rassemble tous les Québécois », a-t-il fait valoir. Philippe Couillard proposera un projet de société « qui envoie le message que nous, les Québécois, nous sommes forts, confiants ».

À ses yeux, le projet du PQ « est largement basé sur l’humiliation, la peur, le retrait — on est des assiégés, le monde entier nous en veut, on a peur des autres ».

Le déclin démographique au Québec est amorcé et l’accroissement du nombre des ménages provient « très largement » de l’immigration, a signalé le chef libéral qui a dit citer les plus récentes statistiques.

Les libéraux sont en mode électoral, a reconnu Philippe Couillard. Au caucus, huit candidats ont été présentés aux députés.

Même si par les temps qui courent le chef libéral parle beaucoup de la charte des valeurs, il voudra éviter de se laisser entraîner sur ce terrain lors de la campagne électorale. « On va en parler mais on ne fera pas notre campagne là-dessus. On va faire campagne sur l’économie, l’emploi, la richesse collective des Québécois. »

La position libérale sur la charte des valeurs, qui comprend le maintien du crucifix au Salon bleu de l’Assemblée nationale, est maintenant connue. « Cette question, pour nous, c’est réglé », a-t-il soutenu.

Plusieurs députés libéraux jugent d’ailleurs que la défense du crucifix manifestée par leur chef, Philippe Couillard, se traduira par des votes pour leur parti à la prochaine élection générale.

À l’entrée du caucus libéral, le député de Maskinongé, Jean-Paul Diamond, a dit croire que « les gens veulent garder le symbole », particulièrement dans les circonscriptions rurales comme celle qu’il représente. « Je suis dans un comté rural, c’est excellent », a-t-il indiqué en parlant de la position du Parti libéral du Québec qui vient de trancher : le crucifix, accroché au Salon Bleu par Maurice Duplessis en 1936, y restera.

Dans le débat sur la charte des valeurs, s’engager à conserver le crucifix au Salon bleu, « ça fait une différence » dans sa circonscription, estime le député chevronné, dans un contexte où une majorité de ses électeurs sont pour la charte. « Il y en a qui sont pour, il y en a qui sont contre, mais la plupart sont pour la charte », a-t-il affirmé.

Pour le député de Mégantic, Ghislain Bolduc, cette défense du crucifix aura « un effet positif » pour les libéraux même s’il avance que la charte des valeurs ne suscite pas d’intérêt « dans nos régions ».

« On va parler maintenant de choses réelles », a soutenu Philippe Couillard, déplorant « que l’on consacre 250 heures de travaux de l’Assemblée nationale à un enjeu largement théorique et une fiction du Parti québécois ».

« Il n’y a aucun policier qui porte de signes religieux alors qu’il y a 350 000 chômeurs au Québec », a martelé le chef libéral.

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Crucifix : un « flip flop » électoraliste de Couillard, selon la CAQ

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, voit dans le « flip flop » de Philippe Couillard une manoeuvre bassement électoraliste. « Ce n’est pas très fort », a-t-il lancé mardi après-midi.

Cela dit, le chef du deuxième groupe d’opposition s’est dit « content » de la profession de foi libérale en faveur du maintien du crucifix dans le Salon bleu. « On a toujours été d’accord pour garder le crucifix au Salon bleu », a souligné M. Legault. Pourtant, la députée Nathalie Roy indiquait la semaine dernière que la CAQ appuierait le retrait du crucifix de l’Assemblée nationale si la « majorité des Québécoises, des Québécois » le demandait. « Écoutez, si les gens veulent qu’on le déplace, on le déplacera », a répété l’élue caquiste en commission parlementaire.

Selon M. Legault, une élection référendaire sur le projet de charte de la laïcité profiterait au Parti québécois. « Le plus vite [la première ministre Pauline Marois] déclenche des élections, on garde le focus sur la charte. C’est ce qu’elle souhaite. [Mais] on ne parlera pas seulement de la charte », a-t-il averti.

Source : Le devoir

La panique !


Gilles Toupin
Les manifestations de panique se multiplient ces jours-ci chez les opposants à la Charte de la laïcité proposée par le gouvernement Marois. Le navire coule et l’on se rue vers les canots de sauvetage sans regarder où l’on met les pieds.
Ainsi le PLQ de Philippe Couillard se rabat sur le crucifix non pas par ferveur religieuse comme nous aurions pu le penser, mais parce que cela, affirment candidement plusieurs élus libéraux, pourrait leur attirer des votes de plus aux prochaines élections. Je n’invente rien. Ce sont les élus libéraux qui le disent. Peu conscient en général de la portée de ses gestes – comme il nous le démontre jour après jour - le chef libéral n’a aucun scrupule, avec cette parodie de politique, à tirer la société québécoise vers le bas, l’entraînant dans un débat marginal et inutile, pour se sortir de la situation désespérée dans laquelle il se trouve. Il est même prêt à vouer le Québec à sa propre perte en nous enjoignant à renoncer à ce qui nous distingue et à nous fondre dans le grand tout anglo-saxon nord-américain. Cet homme n’a aucune fierté.
Il n’est pas le seul à perdre les pédales. Le quotidien La Presse s’est fait le défenseur des souverainistes qui militent pour une laïcité « inclusive » en publiant un grand article sur eux, ayant pris bien soin de ne pas dire un mot sur la conférence de presse de militantes de PDF-Q qui ont lancé un cri d’alarme contre l’intimidation subie par des femmes d’origine maghrébine ou moyen-orientale à la suite de leurs témoignages devant la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 60.
Dépouiller la laïcité
Quoi qu’il en soit, on a vu les « inclusifs » faire feu de tout bois. Ce qu’André Pratte aurait bien aimer démontrer, c’est que la famille souverainiste a éclaté et que ceux qui posent la bombe au milieu du salon sont des gens de bon sens, sous-entendu « puisqu’ils pensent comme moi ».
Il ne voit pas, ou plutôt il feint d’ignorer, que les malencontreusement auto baptisés « inclusifs » n’ont rien compris à la laïcité puisque celle-ci, par définition, est on ne peut plus inclusive ; elle garantit l’égalité de tous les citoyens et, aussi, de toutes les religions. Ce que les « inclusifs » étalent au grand jour, c’est leur ignorance. Ils ne comprennent pas que fondamentalement et par définition la laïcité n’est pas antireligions pas plus qu’elle n’est proreligions ? Leur posture consiste ni plus ni moins à dépouiller la laïcité de son caractère d’universalité et de neutralité ; c’est pour cela qu’ils l’affublent de l’épithète « ouverte ».
Or la « laïcité ouverte » est un non-sens ; elle est l’antithèse de la laïcité puisqu’elle consiste à nier la liberté de conscience de ceux qui exigent que l’État ne leur fasse pas affront en se faisant le panneau-réclame de manifestations politico-religieuses liberticides. Mais pour en arriver à cette conscience citoyenne de la véritable laïcité, il aurait fallu que les « inclusifs » fassent preuve de logique et poussent leur réflexion, ne s’arrêtant pas en route à une prétendue innocence de l’ostentatoire ? Ce déni du signifiant des signes politico-religieux ostentatoires est une aberration à laquelle on ne s’attend pas lorsque l’on veut s’associer, comme l’a fait implicitement Jean Dorion, aux « sages » de la nation.
Une étourderie renversante
Les « inclusifs » nous entraînent ainsi avec une étourderie renversante dans la multiconfessonnalisation de l’espace civique (celui des institutions de l’État) et ils nous éloignent à mille lieux de la déconfessionnalisation qui marque l’histoire du Québec depuis déjà un certain temps. Ils exacerbent l’encouragement des particularismes ethniques et religieux et, en ce sens, ils vont à l’encontre du projet humaniste, celui de réunir des hommes et des femmes au-delà de leurs croyances et de leurs appartenances religieuses.
L’approche des « inclusifs » en est une de dépolitisation des problèmes. Avec des lunettes roses bonbons, ces hérauts du multiculturalisme anglo-saxons se voilent la face devant l’islamisme politique et ses stratégies d’entrisme. Ils se croient dans une fable alors qu’ils sont confrontés à des lobbys politico-religieux bien réels. Ils ne voient pas que « tout le monde il est pas beau et que tout le monde il est pas gentil » dans cette affaire. Ils ne savent pas qu’on ne peut édifier une société harmonieuse sur les bases de cette forme d’angélisme.
Accepter ce communautarisme débilitant et source de conflits au sein des institutions de l’État (en particulier lorsqu’il véhicule une conception inégalitaire de l’homme et de la femme), c’est faire de l’État le complice de ces idéologies obscurantistes, rétrogrades et inégalitaires ; c’est affaiblir la puissance régalienne de l’État. C’est un recul inacceptable de l’État de droit.
L’État responsable
Un État responsable, confronté au retour du religieux sur la scène internationale, n’a-t-il pas l’obligation de réfléchir à la situation et à apporter des solutions ? Ah oui c’est vrai j’oubliais ! « Le droit ne peut pas changer », nous disent ces apôtres de la bien-pensance et de l’« inclusion ». À ce compte-là, l’État ne pourrait jamais être garant de la paix sociale puisque son corpus de lois ne pourrait s’adapter aux changements sociaux.
Alors, affirmer haut et fort comme le font les « inclusifs » que le projet citoyen de la Charte - qui fait en sorte que le Québec se donne ses propres règles à propos de la place des dieux dans la cité - ira à contre-courant du projet indépendantiste est une vue de l’esprit qui ne résiste pas à l’analyse. Dépendre d’une constitution et d’une Charte des droits que l’on nous a imposées n’est certainement pas une condition de l’affirmation nationale des Québécois. Décider pour nous-mêmes et par nous-mêmes des règles de notre vivre-ensemble, selon une optique républicaine dégagée des lourdeurs du monarchisme à la canadian, est bien au contraire un geste souverain d’affirmation et de maturité, n’en déplaise à Philippe Couillard.
Et que l’on cesse de dire que la Charte repousse des communautés entières au Québec ; que l’on cesse cette démagogie de bas étage ! La laïcité de l’État, de par le caractère absolu de sa neutralité, est rassembleuse et respectueuse de chacun. Et elle ne doit pas souffrir de l’instrumentalisation-victimaire de groupes politico-religieux.
Sauver les meubles du multiculturalisme
Ceux qui s’élèvent avec tant de véhémence, avec si peu d’arguments, multipliant les déclarations fausses et non fondées, contre ce projet de société, ceux qui le diabolisent pour sauver les meubles du multiculturalisme à la Trudeau (un piège dans lequel même Lucien Bouchard est tombé), pour nous aliéner encore davantage au sein d’un Canada de plus en plus toxique pour la nation québécoise, ceux-là manifestent par leurs sorties irrationnelles un état de panique comparable à celui du camp du NON à la veille du référendum de 1995. Ils tentent, en jouant à la victime, de nous faire accepter l’inacceptable, soit l’intrusion pernicieuse par ses signes ostentatoires d’une idéologie mortifère qui se nourrit d’intolérance et de violence. Si c’est cela « l’inclusion », non merci !
Cette dramatisation des enjeux par les opposants à la Charte – tel cet article, publié sur trois colonnes et sur fond noir, de Lucien Bouchard dans La Presse d’avant-hier – est démesurée en regard de ce qui est proposé. Faut-il rappeler que ce qui fait litige dans ce débat ce n’est que l’obligation, pendant les heures de travail, faite aux représentants de l’État de s’abstenir de porter des signes OS-TEN-TA-TOI-RES dans le respect des croyances et des non-croyances de tous les citoyens ? Rien dans ce projet de charte ne s’oppose à la liberté de religion. Nous sommes ici dans la sphère du « raisonnable », du civisme et du vivre-ensemble. Il n’y a nulle violation de droits fondamentaux, nulle manifestation d’intolérance, seulement un appel au caractère universel des lois de l’État. Pas de quoi dramatiser. S’il y a un « régime d’interdits » dans cette proposition, c’est tout simplement celui de rejeter la politisation de l’espace civique afin d’assurer à tous la liberté de conscience. Car ne nous faisons pas d’illusions, les signes religieux ostentatoires ont bien plus à voir avec le politique qu’avec le religieux.
vu ici

"Facteurs de radicalisation" produisant des djihadistes : l'Institut du Monde Arabe en cause?



(En cas de censure la version Youtube est ici)

Documentaire présentant les ouvrages de Charia de l'Institut du Monde Arabe. Les différents contenus sont éloquents :

Djihad contre les mécréants, assommer les moines, tuer les Juifs, lapider les fornicateurs, couper les têtes des apostats, violer les femmes captives issues du butin de guerre, la conversion ou la mort, payer l'impôt islamique ou la mort, interdiction d'édifier des églises, interdiction de faire sonner les cloches...Autant de prescriptions de l'islam classique, lues dans les livres présents dans la boutique pour touristes de l'IMA !

Pourquoi le parquet anti terroriste de Paris ne lancerait-il pas une perquisition dans l'Institut dirigé par Jack Lang, afin de saisir les ouvrages mentionnés ? Poser la question est déjà y répondre…

Observatoire de l'islamisation, janvier 2014.
vu ici